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Paysage dit marais de Notenno (Trébeurden)

Dossier IA22007790 réalisé en 2005

Fiche

Appellationsdit marais de Notenno
Dénominationsespace littoral
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Perros-Guirec
AdresseCommune : Trébeurden
Lieu-dit : Toëno
Cadastre : 1987 A1 A2

Ethno-écologie des marais littoraux : Toenno et Notenno (synthèse proposée par Guy Prigent d'après le rapport de J.P. Pinot "L'évolution du littoral autour de la baie de Lannion et sur la Côte de Granit Rose", SMVM de la baie de Lannion, 1993) : L'évolution des usages pastoraux du marais de Toenno montre comment la végétation d'un marais littoral peut évoluer en fonction des activités humaines. Jusqu'au 3ème quart du 20ème siècle, les cultivateurs-éleveurs de Trébeurden faisaient encore paître leurs vaches sur le marais de Toenno ; lesquelles broutaient de préférence l'Obione portulacoïdes, qui ne pouvait donc pas s'étendre dans les parcelles où elles avaient accès, et ne dominaient que les abrupts où elles ne pouvaient pas s'aventurer. La progression de cette plante grasse était régulée par cet usage qui indirectement limitait la sédimentation et l'envasement du marais, colonisé par cette invasive. Lorsque cet usage s'est arrêté, l'Obione a envahi le marais et les joncs eux-mêmes ont reculé sur presque toute le pourtour de chacun des îlots qu'ils formaient. Des deux chemins qui traversaient jadis le marais, le plus septentrional existe toujours, plus large et plus vaseux, le second a disparu. Enfin, le recul du tombolo, mais aussi la circulation des voitures sur son revers, ont provoqué l'invasion du fond du marais par les sables dunaires, et le marais par conséquence, a reculé d'une quinzaine de mètres. Joint au recul des joncs à l'autre extrémité, cela aboutit aujourd'hui à ce que la surface du marais n'est plus guère que la moitié de ce qu'elle était autrefois. Le marais de Notenno est plus vaste : 6 hectares actuellement et beaucoup moins fréquenté. Depuis la levée de carte des ingénieurs hydrographes en 1774, il avait perdu un peu de sa surface sur sa bordure externe. Le plan de ses étiers avait complètement été modifié. Tout au fond, à sa bordure d côté des terres émergées, en direction de Prajou-Menhir, deux parcelles lui avaient été enlevées et étaient devenues des polders cultivées, bien que leur sol soit resté en-dessous du niveau des plus hautes mers : un mur en pierre les séparait du marais, et les eaux en étaient évacuées par une vanne. Elles sont redevenues aujourd'hui marais mais font l'objet d'une surveillance et d'une attention particulière, avec l'objectif d'introduire des animaux pour le pacage, et peut-être ensuite des formes de cultures. Dans son histoire récente, le marais de Notenno a subi les différentes atteintes des marées noires de 1967 en servant de dépotoir à sédiments mazoutés, en perdant 2 ha, et de 1978, où le pétrole très fluide a envahi toutes les surfaces, jusqu'à son complet nettoyage. Cependant, ce furent davantage les moyens utilisés pour évacuer le mazout que la pollution elle même qui ont bouleversé l'intégrité du marais : ouverture d'une route dans le marais, étiers tronçonnés, remblaiements sauvages, qui ont modifié tout le plan de drainage, nouvelle répartition de la végétation. Heureusement, le marais se reconstitue aujourd'hui et continue à remplir ses fonctions biologiques de producteur de matière organique et de lieu de croissance des juvéniles pour les espèces côtières de poissons et de crustacés. Le nettoyage des marais en cas de marée noire devrait donc être prioritaire au nettoyage d'autres sites comme les plages, à la productivité biologique moindre. Les murets et les vannes ont été remis en état par le Conservatoire du Littoral entre 200 et 2006 et une gestion agricole et durable de l'espace en amont est en cours d'expérimentation.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 20e siècle

Le marais de Notenno a rreetrouvé aujourd'hui son étendue et davantage : il couvre environ 10 hectares et est divisé en six parcelles, dont deux situés au coeur du marais. La saulaie est à l'état sauvage à cause de la déprise agricole, cependant, l'introduction de vaches Froment du Léon et d'un système de pacage et de fauche régulière, devrait permettre à la fois la préservation du marais et son ouverture au public.

États conservationsremanié, restauré
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • 20072205858NUCB : Mairie de Trébeurden

Références documentaires

Bibliographie
  • PINOT, Jean-Pierre. Rapport sur l'évolution du littoral autour de la Baie de Lannion et sur la côte de Granit Rose, SMVM de la baie de Lannion. Brest : Laboratoire de Géographie de la Mer, UBO, 1993.