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Outil de pêche : drague à praires

Dossier IM22004867 réalisé en 2005

Fiche

Dénominationsmatériel professionnel
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Erquy
Lieu-dit : Tu-es-Roc

Raymond Pays a inventé la 1ère drague à praires de Bretagne Nord en 1951. Initialement cette drague lui servait pour aller pêcher les oursins sur les graviers, lorsqu'il s'est mis à pêcher par hasard une "panneraie" ou panier de praires (environ 15 kg), en morte eau, à basse mer. Ces praires "rouillées avec de grosses lèvres" selon son expression, étaient pêchées dans le bassin du Grand Pourier, au lieu dit les "Rohinet", devant Erquy. Le deuxième gisement facilement accessible se trouvait dans le basin de la Grosse juste avant le chenal. On y pêchait de belles praires blanches. La technique consistait à draguer plusieurs fois au même endroit pour faire un "nid". Cependant, il vrillait régulièrement sa drague, pas assez lestée. L'embarcation utilisée était un bateau de 11 pieds le "Risque tout", avec peu de puissance (3 cv). La drague a été confectionnée à partir d'anciens burins forgés par Adrien Blanchet, le forgeron d'Erquy. Dans un premier temps, les dents étaient réalisés avec des tiges de soupapes, qui se sont avérées trop fragiles à l'usage. La technique de la drague s'est ensuite améliorée avec la montée en puissance des bateaux et la réalisation de dragues plus lourdes et plus longues (155 cm de longeur et 44 cm d'ouverture). Les Granvillais allaient par la site, 10 ans plus tard le modèle de la drague à praires de Raymond Pays. Cette nouvelle technique de pêche allait permettre le renouvellement des pêches à Erquy après les oursins et ouvrir la voie à la coquilles Saint-Jacques (ricardiaux), dans les années 1960. La drague à praires était virée à la main avant que ne soit utilisé un "virois" en frêne à deux vitesses. Le premier cabestan fut confectionné à partir d'un pont de voiture (de marque C4), pou enclencher les clabots.

Période(s)Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1951
Auteur(s)Auteur : Raymond Pays auteur

Cadre en fer forgé constitué de plusieurs éléments assemblés et soudés entre eux : une lame équipée de dents fabriqués avec des anciens burins forgés (robillards des carriers) et deux tiges de morceaux de lit reliés entre elles pour former un V, terminé par un anneau de traction. Un grillage devait couvrir l'ensemble pour faire soufflet. Mesures : 50 cm de largeur de lame et 67 cm de hauteur hors-tout.

Catégoriesferronnerie
Structuressuspendu
Matériauxfer
Précision dimensions

h = 67 ; la = 50

États conservationsen état de marche
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Annexes

  • La pêche côtière vivrière (Guy Prigent)

    Démographie des pêches :

    En 1914-1915, la pêche côtière à Erquy n'était qu'une activité d'appoint toute saisonnière. Une quinzaine de chaloupes à voile pêchait le maquereau à la journée et trois bisquines pour la pêche un peu plus au large, constituaient la flottille de pêche d'Erquy. Les bateaux étaient désarmés pendant l'hiver. Les hommes travaillaient aux carrières ou s'embarquaient pour Terre-Neuve ou le commerce au long cours. La pêche à pied était principalement le métier des femmes et des enfants. De 1925 à 1930, la pêche côtière était abondante mais restait un moyen de faire du troc avec les cultivateurs. C'était une activité vivrière sans débouché commercial.

    De 1930 à 1942, la vogue des fruits de mer apportée par le tourisme et le développement de la voie ferrée du second réseau sur le littoral, permirent à la fois le transport des produits de la mer et la rencontre avec ces nouvelles populations urbaines, qui bousculaient les habitudes alimentaires et sociales.

    L'évolution technologique liée à la mécanisation des bateaux permit des rotations en mer plus rapides. En 1942, la pêche des oursins améliora les revenus des pêcheurs.

    En 1930, Erquy comptait parmi sa population un tiers de cultivateurs. Environ la moitié des jeunes gens s'orientaient vers les métiers de la mer mais l'on trouvait 1 pêcheur pour 17 marins. La profession n'était pas structurée et se montrait très individualiste, par rapport au monde agricole plus solidaire et mieux nanti.

    En 1938, la commune comptait 2930 habitants. Le nombre de marins pêcheurs était peu élevé. On pouvait recenser 7 doris armés par 2 hommes (pour les petites pêches et le goémon) et trois chalutiers à voile de 10 mètres, pratiquant le chalut à perche : "la Mouette", "La Sarcelle" et la "Rose Marie", armés par 4 hommes d'équipage par bateau. Le seul caboteur attaché au port était la "Sainte-Jeanne", armée en 1935. D'autres bateaux fréquentaient le port d'Erquy pour le cabotage, dont un vapeur.

    En 1939, la flottille comportait 37 unités.

    De nouvelles techniques et productions des pêches :

    Les oursins au filet et les praires et coquilles à la drague

    La période 1945-1962 représente une période de transition, avec l'apparition de nouvelles techniques de pêche à la drague, des bateaux plus grands et mieux équipés, la mise en place de nouveaux circuits de distribution et l'aménagement des infrastructures portuaires. La pêche des praires et des oursins à partir des années 1950 a été le point de départ d'une évolution sensible du monde des pêcheurs, passant de l'autarcie à la pêche artisanale.

    Le recul de la pêche aux oursins à cause d'une mauvaise gestion des stocks (les petits oursins étaient écrasés au lieu d'être rejetés à la mer), coïncidait avec l'amorce de la pêche à la coquille Saint-Jacques. La technique de pêche aux oursins utilisait un "faubert", appelé encore "radasse", sorte de vieux filer pour la sardine, en corde, terminé par un anneau en métal, relié à une chaîne. Ces filets étaient achetés en Bretagne sud. L'influence de cette pêche sur l'amélioration des outils de production fut perceptible sur des canots de moins de trois tonneaux, qui allongèrent leur longueur à la flottaison, s'équipèrent d'un cabestan et d'un moteur plus puissant de 10 à 25 chevaux ; le diesel remplaçant le moteur à essence. Cependant, ces unités ne changèrent pas leur catégorie de navigation et leurs possibilités restent limitées.

    Si De 1952 à 1958, le nombre de marins-pêcheurs n'évolua pas sensiblement, 84 à 110, par contre les pêcheurs de praires augmentaient de 30 à 91 en 6 ans. Plus du tiers des bateaux s'orientaient sur les praires. Nombre de marins locaux commençaient à abandonner le grande pêche, le cabotage ou la navigation de commerce pour venir pratiquer cette pêche. Les marins d'autres ports des Côtes du Nord vinrent pêcher sur le gisement très productif d'Erquy. L'abondance des apports provoqua la saturation du marché et l'affaissement des prix. Les pêcheurs compensèrent cette chute des cours par des prises plus importantes. L'originalité de cette pêche tient à ces conditions d'exercice, à son essor et à ses techniques particulières. Cette pêche a été pendant plus de 30 ans en constante recherche d'équilibre entre l'amélioration de ses outils, la gestion de sa pêcherie, de sa commercialisation et de la demande du marché, avec une labellisation récente du produit spécifié. Les conditions de pêche se sont modifiés avec une pêche en dérive du courant ou pratiquée aux allures charretières, avec ces dragues plus performantes et des bateaux plus puissants en motorisation.

    L'histoire locale rappelle que la 1ère drague à praires puis à coquilles Saint Jacques fut le résultat d'un ingénieux et audacieux marin pêcheur Raymond pays, qui bricola une première drague à partir de bouts de ferraille (anciens outils de carrier) et de carcasse de lit, qu'il allait chauffer et marteler à la forge du carrier Rault de Tu Es Roc. La drague fut améliorée avec un cadre de forme incurvée pour mieux pénétrer le fond sableux. La poche initiale à soufflet fut transformée en poche rigide pour prendre plus tard la forme d'une cage métallique oblongue.

    La régulation du marché des coquillages se mit en place au cours des années 1960. Le premier syndicat des marins pêcheurs sur la côte fut celui des pêcheurs d'Erquy en 1957, après celui de Trédrez Locquémeau.

    Néanmoins, il faut rappeler que la pêche des coquilles Saint-Jacques en baie de Saint-Brieuc est fort ancienne selon un rapport de J.L. Bagot, ancien maire de Saint-Brieuc, en 1785, qui précise que les couvertures des maisons des villages de sous la tour de Cesson étaient garnies d'ardoises. Cette pratique nous a été confirmée pour certaines maisons du port de la Noë en Erquy. Le congrès des pêches maritimes de 1909 rapporte cependant sous la plume de Joubin, que les gisements de la baie étaient peu exploités. L'invasion des pieuvres en 1950 aurait ruiné les bancs. C'est le hasard d'un coup de chalut en 1961 qui révèlera la reconstitution des stocks et la relance possible de cette pêche. En effet, c'est en février de cette année là que deux tonnes de coquilles sont débarquées au Légué par le bateau "Le Grain de sel", dont le patron Bourel, avait repéré un gisement entre le petit Léjon et les Comtesses ; il fut suivi par six chalutiers du Légué, venus le rejoindre, qui débarquèrent en décembre 1961 20 tonnes de coquilles, puis par 18 bateaux d'Erquy, qui mettront à terre cette année 1962, 438 tonnes de coquilles.

    En 1958, la production de praires connut un net ralentissement de 704 tonnes en 1958 à 72 tonnes en 1963, avec un ralentissement du marché. Cependant, les conditions techniques, psychologiques et sociales des marins sont favorables à l'adaptation de la profession à de nouvelles productions, dans un système des pêches qui demeure aléatoire. La coquille allait représenter à la fin des années 1970, 90 % de la production totale du port d'Erquy. En 1979, 1800 tonnes de coquilles seront pêchées par le seule station maritime d'Erquy par 160 bateaux. Le quota en 2005 était de 7000 tonnes de coquilles pour l'ensemble des pêcheurs du département. Cette différence trouve son explication 25 ans plus tard dans une meilleure gestion des pêcheries, avec un souci permanent de renouvellement du stock (avec cependant des limites comme le destruction des zones de reproduction du gisement de Kafa), et par une redistribution des zones de pêche et un redéploiement de la profession vers des pêches polyvalentes et la pêche au large. Cette nouvelle politique des pêches a cependant eu comme effet négatif la diminution importante des marins pêcheurs dans la port d'Erquy et dans le département.

    Il est cependant intéressant de remarquer que le phénomène des pêches à Erquy a participé du développement à la fois démographique de la commune entre 1962 et 1980 (par rapport aux autres communes du canton de Pléneuf Val André) et de son développement identitaire. La commune étant repérée par ce marquage symbolique de la pêche à la coquille Saint-Jacques qui a oblitéré en quelque sorte l'histoire des carrières de grès.

  • Témoignage de Pierre Huby, marin-pêcheur

    Vers une pluri-activité des pêches

    Avant la seconde guerre mondiale, et jusqu'aux années 1950, les bateaux de pêche étaient peu nombreux à Erquy et de petit tonnage, 16 ou 18 pieds de long.

    La pêche aux araignées se pratiquaient au printemps en doris, à la gaule muni d'un crochet. On jetait une nappe d'huile de table à la surface de l'eau, qui devenait transparente. Le maquereau était pêché à l'affare à l'hameçon dans le courant pendant la belle saison. L'affare ou la bouette était composée de farine de tourteau mélangée à du poisson écrasé. L'hiver, on faisait une "dorissée" de moules, une tonnés pêchée à la fourche sur les rochers.

    La coupe du goémon se pratiquait en doris pour engraisser les jardins du quartier de Tu-Es-Roc. Le débarquement s'effectuait devant le café "l"abri des flots", pour l'enlèvement par les chevaux attelés.

    Le bouleversement a eu lieu dans les années 1950-1960, lorsqu'un "failli marin" s'est mis à pêcher des oursins. A l'époque, il y avait un surpeuplement d'oursins, des petits oursins qu'on appelait des "lanternes". On les transportait en cageots, à la brouette. Ils étaient expédiés par le petit train jusqu'à Paris. Cependant, cette sur-pêche a fini par ne laisser que les spécimens les plus gros.

    Sur le plateau du Gros Rohinet, à marée basse, on pêchait des praires au râteau, puis à la fourche à cailloux. On a tout ratiboisé. Ensuite, on a utilisé un râteau emmanché avec un manche de 5-6 mètres. Raymond Pays est arrivé avec son petit bateau (un moteur de 3cv), avec une petite drague de sa confection ; mais ça ne marchait pas. Au mois d'août, on n'avait rien à faire à cause des pieuvres, les "minards". Michel, un autre pêcheur pris la drague à Raymond et avec son canot motorisé un peu plus fort (moteur de 7cv), il arrive à draguer et à rapporter un peu plus. La drague était trop légère ou pas assez lesté. On ne savait pas. On a fait une barre avec une vis de pressoir, pour parvenir à pêcher environ 30 praires. Les forgerons du pays se sont mis ensuite à faire des dragues, puis à copier les dragues des pêcheurs de Grandcamp, qui venaient déjà pêcher en baie de Saint-Brieuc. Ca a marché ! Plusieurs bateaux sont allés pêcher à l'est de l'îlot Saint-Michel ; ce fut vite rentable jusqu'à sur-pêcher ce coquillage.

    Les bateaux d'Erquy allaient ensuite pêcher du côté de "Fellware" un nouveau coquillage : la Saint-Jacques. Ils avaient appris qu'un bateau de Saint-Brieuc avait pêché 100 kg de coquilles Saint-Jacques dans son chalut et la tonne avec une drague à praires. Les Cancalais de leur côté vinrent à Erquy chercher des renseignements pour trouver de nouveaux territoires de pêche à la coquille Saint-Jacques. Huby les envoya par hasard aux Comtesses (aux "Portes"). Ce fut le "gros lot" ! Quatre gros coquilliers firent fortune dans cette nouvelle pêcherie.

    Les pêcheurs d'Erquy partirent prendre des morceaux de drague à Grandcamp. Ils commençaient à pêcher 500 kg, 1 tonne de coquilles avec leurs petits bateaux. Les quelques chalutiers du port, la "Marie-Gilberte" et un autre petit chalutier se convertirent à cette nouvelle pêche des "ricardiaux", pour "mettre du beurre dans le casse-croûte". Comme ils avaient pillé le gisement de praires, qui avait du mal à se reconstituer, ils obtinrent de l'administration l'autorisation de pêcher seulement 1/2 heure par jour. Ils rejetaient les petites coquilles. Ce qui eu comme effet indirect d'étendre le gisement par un réensemencement involontaire (ce fut le même phénomène pour la crépidule quelques dizaines d'années plus tard). Dans ces conditions, la pêche à la coquille Saint-Jacques allait devenir la principale activité des pêcheurs d'Erquy dans les années 1960-1970, relayés ensuite par les pêcheurs des autres ports de la baie de Saint-Brieuc. Dans les années 1990, les fonds côtiers commençant à s'épuiser, la pêche au large, initiée par un armateur d'Erquy, Jean Porcher, allait apporter un second souffle au port d'Erquy, toujours armé par de petits bateaux polyvalents. Celui-ci allait créer une véritable flottille de pêche hauturière qui permit le développement des infrastructures du port d'Erquy : nouveaux bâtiments de la criée, des magasins, du nouveau port.

  • Evolution de la pêche côtière à Erquy : témoignage de Raymond Pays (Erquy)

    Ancien marin-pêcheur d'Erquy, Raymond Pays lorsqu'il évoque la pêche à Dahouët dans les années 1930, cite seulement la présence de quelques bateaux de pêche professionnels dans ce port, qui pratiquaient le chalut à barre avec des bateaux de 9, 10 pieds de long, appartenant à Fouré et Morvan. Il y avait encore quelques sabliers et caboteurs armés par le Péchon ; alors que trois familles vivaient exclusivement de la pêche à Erquy : Le Cam, Rollier et Huby. Les autres marins qui sortaient occasionnellement étaient des retraités de la marine Marchande. Les métiers de la pêche avaient mauvaise réputation :

    Ils crevaient la faim ; il n'y avait pas de glace, que de la fougère pour mettre sous les maquereaux ; les bateaux n'étaient pas motorisés ; tous les voiliers pêchaient les maquereaux à l'affare. Les doris étaient utilisés pour la pêche aux moules. Il y avait un terme qui était utilisé pour les doris : on disait qu'ils "sailler" un doris pour le faire glisser sur la vase.

    A partir de 1950, on a commencé à utiliser la drague aux praires en pêchant les oursins dans les cailloux, puis dans le sable. Les praires étaient aussi pêchées en marée d'équinoxe avec des fourches. Dans les petits fonds, on a commencé à pêcher les praires avec la drague lestée à mi-marée seulement, en traînant des orins. A basse mer, on ramassait 15 à 25 kg de praires. Les canots creux faisaient 17 pieds de long, équipés ensuite d'un petit moteur Bernard à essence de 6 chevaux. La drague devait "se visser dans le sol", la fune amarrée au mât. On ne tirait pas. On disposait de simples rouleaux sur le côté. On ne pouvait pas aller en ligne droite : 20 à 30 praires par coup de drague, de 10 minutes. Les premiers bateaux étaient construits à la Richardais (chantier Mallard) ou à Carantec pour Erquy. Le seul bateau à faire les praires à Pléneuf était celui de René Morvan, la même coque que mon "Risque tout", un 19 pieds avec grand voile aurique, flèche, foc et trinquette. Morvan était aussi pilote à Saint-Brieuc.

    Un Camarétois est venu le premier faire les praires au Grand Léjon. Les premières dragues utilisées pour les "ricardiaux" n'avaient pas de dents. Les pêcheurs n'avaient pas de tapis de drague. Les premiers viendront de la rade de Brest avec la coopérative. Puis on a mis des doigts, un bout de fer rond de 10 cm, qui pliait souvent. La drague faisait 18 cm de large. On pêchait aux "Petits Chevaux", au nord de la Comtesse : 40 kg seulement la 1ère journée de pêche. Il y avait 4 bateaux : les frères Bourel de Saint-Brieuc, un bateau de Saint-Quay et le plus grand bateau d'Erquy, ponté "Le Sidi-Brahim" de Raymond Pays. Avec le pont, on pouvait rejeter le sable à la mer. L'été, les bateaux faisaient la coquille : "on rafouillait". Cependant, comme les pêcheurs avaient "bougé" les fonds, les coquilles se sont multipliées.

    Raymond Pays a pu acheter une drague d'occasion à Grandcamp comme modèle, qui lui a permis de confectionner le première drague à praires "moderne", puis à coquilles Saint-Jacques. Les dragues plus lourdes lestées avec une vis de pressoir, ont été équipées de volets pour faire plonger la drague plus profond et la diriger comme un gouvernail, à la fin des années 1960.

    Cependant, il a fallu attendre encore 4 ans pour que cette pêche soit rentable avec des moteurs de seulement 50 chevaux. Le terrain de pêche s'était agrandie au sud de Rohein, dans un fond où une goélette "La Pleubianaise" avait coulé. Les marins allaient pêcher toute l'année, alternant le chalut, les praires et les coquilles Saint-Jacques. Un matelot à la fin des années 1960 gagnait dans sa semaine ce qu'un ouvrier gagnait dans son mois. Puis les dragues rivées ont été forgées par les forgerons d'Erquy (Morel et Blanchet) et Trotin de Dahouët.

Références documentaires

Documents audio
  • PRIGENT, Guy. Témoignage oral de Raymond Pays. Erquy, juillet 2005.

    Témoignage audiovisuel.