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Moulin de l'Evêque, boulevard de la Paix ; anciennement chaussée du moulin de l'Evêque (Vannes)

Dossier IA56003459 inclus dans Rue Madame Lagarde, anciennement rue Neuve (Vannes) réalisé en 2001

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

AppellationsMoulin de l'Evêque
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonVannes
Hydrographiessur le ruisseau de Rohan.
AdresseCommune : Vannes
Adresse : boulevard de la, Paix, Anciennement chaussée du moulin de l'Evêque
Cadastre : 1844 K2 303

Moulin existant avant la Révolution, vendu comme bien national en 1797 à un nommé Samson fils. Un premier réglement d'eau est prévu en 1843 : sur le plan, il est précisé qu'une partie de l'étang autrefois plus considérable est transformé en prairie humide. En 1863, à la mort du tanneur Charles Corniquel dont le moulin à tan est établi sur une des roues du moulin au Duc, ce moulin à farine est repris par sa veuve et transformé en moulin à tan. Ses ruines subistaient ainsi qu'un lavoir au début du 20e siècle. Sur son emplacement, une demande d'établissement de scierie mécanique se fait en 1911 sur les plans de l'architecte Gemain, par les établissements Le Cloerec et Coutant. Aujourd'hui, les vestiges sont encore en partie visibles sous le boulevard de la Paix.

Période(s)Principale : 15e siècle , (?)

Moulin de plan en L alimenté par deux roux verticales situées sur chacun des pignons.

Énergiesénergie hydraulique
États conservationsdétruit
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • AD Morbihan. Série S ; Réglements d´eau, moulins, usines. S 1152. Vannes. 1810-1888.

    Pétition de Le Vannier, de Claret et de Duportal au préfet, 12 octobre 1839

    Les soussignés, Claret, médecin et conseiller de préfecture, demeurant à Vannes, Morbihan et propriétaire d´un marais ou Gouarec situé au bas de la prairie de Nazareth près de l´abattoir et borné au nord par le ruisseau de Rohan ; Duportal Eugène, propriétaire de la terre de Ménimur dont une prairie et un courtil bordent à gauche le même ruisseau, et Le vannier et compagnie, propriétaire du moulin de Rohan et de prairies situées rive droite et gauche du même ruisseau,

    Ont l´honneur de vous exposer qu´ils éprouvent des dommages presque continuels par suite du refoulement des eaux dans le ruisseau de Rohan, servant à faire mouvoir le moulin de l´évêque appartenant à Mme Veuve Thubé et ses enfants.

    Ils maintiennent que l´inondation de leurs terrains et le refoulement des eaux qui se fait sentir jusque sous la roue du moulin de Rohan, proviennent de la retenue des eaux du moulin de l´évêque à une trop grande hauteur.

    En effet, ce moulin a été autrefois alimenté par un étang dont la chaussée bien conservée existe encore dans toute son étendue, et cet étang avait alors un déversoir situé à l´extrémité de la chaussée qui touche à la rue Neuve.

    Les propriétaires de l´usine, dans le but de dessécher une partie de leur étang pour le convertir en prairie ont construit une digue latérale qui partant de la chaussée va se terminer à la lande des grandes murailles : rien ne prouve que ce changement ait été fait contradictoirement avec les parties intéressées, c´est-à-dire les propriétaires riverains.

    Cette digue fut d´abord construite à une hauteur telle que le meunier ne pouvait retenir dans son étang ainsi réduit une quantité d´eau surabondante sans s´exposer à la voir répandre par-dessus la digue dans toute sa longueur. Il devait donc alors de suite, dans ses intérêts et pour la conservation de la chaussée, faire évacuer le trop-plein par ses vannes, circonstance qui vient expliquer le silence que les propriétaires ont longtemps gardé sur les graves inconvénients qui pouvaient résulter pour leurs propriétés de l´établissement de la digue.

    Il y a quelques années (et cette époque remonte tout au plus à 1830) que les propriétaires du moulin de l´évêque firent curer leur étang ou réservoir, alors encombré par les vases, au point de ne pouvoir contenir une quantité d´eau suffisante pour faire mouvoir la roue de leur moulin. Dans la vue de fortifier la digue et de la mettre à l´abri des dégradations que leur occasionnait le meunier par sa négligence à ouvrir ses vannes, oubliant les motifs qui avaient décidé M. Thubé père à arrêter l´élévation de la digue au point où elle était, et ne prévoyant pas les préjudices qui devaient en résulter pour les riverains, ils firent déposer les vases sur la digue et l´exhaussèrent d´au moins 30 à 40 cm. Les vases presque liquides alors ne purent être étendues sur toute la largeur de la digue, sans menacer de retomber dans l´étang et dans le ruisseau dont elles venaient, de là un retranchement qui laisse encore à découvert une partie de la digue primitive bien au-dessous de la dernière.

    Depuis ces travaux, le meunier, voyant la possibilité de conserver une plus grande quantité d´eau, a de son côté rehaussé ses vannes et par ce moyen, il retient l´eau à 30 ou 40 cm plus haut qu´auparavant, et convertit ainsi en étang les terrains supérieurs : tout récemment encore, l´eau s´est élevée et a dépassé la digue dans toute sa longueur (..) ; et cependant par suite de cela, le fermier de M. Duportal qui avait des foins coupés dans sa prairie les a vus submergés et perdus.

    Le meunier, prévenu des dommages qu´il cause à ses voisins, répond qu´il se propose de rehausser la digue encore l´an prochain (..)

    Il est certain en effet que des marais aussi rapprochés de la ville et remplis en été contiennent des végétaux en putréfaction d´où s´échappent des émanations délétères qui ne peuvent qu´altérer la santé des habitants du quartier.

    L´établissement de l´abattoir dans cette partie de la ville deviendra encore un foyer d´exhalaisons fâcheuses et il serait à désirer que le voisinage en fut du moins assaini par la culture ce qui ne pourra s´effectuer qu´après le dessèchement opéré.

    Par ce motif, les exposants ont l´honneur de solliciter (..) de décider s´il y a lieu qu´il sera construit près le moulin de l´évêque un déversoir fixe en maçonnerie tel que les eaux abaissées ne puissent en aucun cas s´élever assez pour occasionner des préjudices aux propriétés situées en amont jusqu´à l´usine de Rohan (..).

    Vannes, 12 octobre 1839.

  • A.M. Vannes. 1 O 216. 20 novembre 1899.

    Ville de Vannes.

    Projet de réfection et redressement de la chaussée du Moulin de l´Evêque

    Rapport du Directeur-voyer

    Le mauvais état de la chaussée du moulin de l´Evêque qui augmente de jour en jour et nécessite un entretien de plus en plus coûteux pour la commune, et la difficulté de la communication sur la dite chaussée qui n´a qu´une largeur de 3 mètres pour les transports par voitures et charrettes, ont déterminé le Conseil Municipal à rechercher si une amélioration de cette voie ne serait pas possible sans être trop onéreux pour le budget communal. Le projet ci-joint est la conséquence de cette détermination.

    Le quartier de la Boucherie qui comprend ; les rues de la Boucherie, de l´Abattoir et du Moulin, n´est actuellement accessible aux charrettes et voitures que par la rue de la Coutume d´une part, par la rue du Bézard dernièrement construite et la rue Neuve, d´autre part. L´Abattoir de la Ville qui a lui seul nécessite des transports continus, n´a d´autres chemins d´accès que ceux désignés plus haut, il en résulte une longueur de trajet relativement considérable et des accidents fréquents sur la chaussée du Moulin de l´Evêque très peu large et bordée d´une douve de 2 mètres de profondeur. Monsieur Normand, conseiller municipal, propriétaire des terrains sis à droite et à gauche de la chaussée du Moulin, ayant offert à la Commune la cession gratuite du terrain nécessaire à un redressement possible de la rue Neuve, sous réserve de l´abandon pur et simple de la chaussée actuelle, la rectification de cette voie a été aussitôt projetée. Aucune construction n´est à acquérir, le lavoir que coupera la rue dont il s´agit est en effet abandonné gratis par Mr Normand il ne reste à aliéner qu´un triangle de jardin appartenant à Melle Gruel. Cette aliénation que nous avons prévue au projet et que nous espérons pouvoir traiter amiablement nécessite un arrêté d´alignement que nous prions le Conseil Municipal de faire approuver par l´autorité supérieure conformément au plan dressé par nos soins.

    Le projet relie en ligne droite les rues Neuve et du Moulin en traversant l´étang actuel du moulin de l´évêque sur le passage duquel sera construit un pont métallique de huit mètres vingt cinq centimètres de longueur. La largeur des rues desservies étant fixée par la plan d´alignement de la Ville à 8 mètres, nous avons jugé utile de ne donner que cette même largeur à la partie de la voie nouvelle destinée à les relier.

    La longueur du trajet entre les deux points extrêmes, qui par l´ancienne chaussée était de 181 mètres ne sera plus que de 166 m 20 ; l´économie du projet porte donc sur deux points, réduction de la longueur du trajet et réduction de la dépense par suite du généreux abandon des terrains nécessaires par M. Normand ; il ne reste en effet à la charge de la Commune que les travaux de terrassements de la voie et l´acquisition du terrain Gruel.

    La construction d´un pont ne saurait même être mise en ligne de compte car sa reconstruction, dépense obligatoire, s´imposait à bref délai, l´état de délabrement de celui actuel, fait de croûtes de chêne laissant prévoir un effondrement prochain. Le pont projeté sur le ruisseau du moulin de l´évêque se compose de deux travées de 4 mètres de largeur suffisantes pour assurer le libre écoulement des eaux même en temps de crues. Le fond solide de l'étang se trouvant d´après sondages à 3 mètres 90 centimètres de profondeur sous le fond de vase, nous avons cru suffisant de prévoir l´établissement des fondations sur un massif de béton de 1m00 d´épaisseur coulé sur des pieux enfoncés jusqu´à refus et recépés à 0m50 sous l´arrase du béton ; c´est le système employé dans beaucoup de cas analogues et qui a toujours donné des résultats très satisfaisants au point de vue de la stabilité. Deux piles extérieures avec culées de 1m00 d´épaisseur à la tête et 2m25 à la base sur toute la largeur du pont, et une pile d´axe isolée de 1m00 d´épaisseur sur 8 mètres de longueur recevront le tablier du pont. Ce tablier projeté comme construction en béton de ciment armé du système Hennebique, a été calculé de manière à suffir largement aux exigences prévues par la circulaire du 29 Août 1891 sur les ponts et routes (surcharge roulante de 8000 kilos sur 1 essieu et 12000 K. sur 2 essieux) il se compose de 2 poutres armées latérales de 0m 30 de retombée portant en encorbellement une partie des trottoirs sur 0m60 de largeur, d´une poutre centrale de 0m30 de retombée appuyée aux deux extrémités sur les piles de culées et à l´axe sur une colonne en ciment armé, de 7 poutrelles transversales de 0,20 de hauteur et enfin du tablier proprement dit qui aura 0m16 d´épaisseur et sur lequel sera posé l´empierrement de la chaussée. Enfin deux garde-corps en fers seront posés et scellés sur l´extrémité des trottoirs en ciment armé.

    La dépense totale prévue pour la construction de cette voie nouvelle est de 12400frs y compris une somme à valoir de 1116frs27. A ce chiffre il convient d´ajouter l´acquisition du terrain Gruel et la reconstruction du mur de clôture de cette propriété évalués à 2100frs ; soit pour l´ensemble du redressement de la chaussée de l´étang de l´Evêque une somme totale de 14.500frs, moyennant laquelle la circulation de tout un quartier sera améliorée et assainie.

    Vannes, le 20 Novembre 1899.

  • AD Morbihan. 5 M 232.

    - Scieries.1899-1940.

    Entreprise Le Cloerec et Coutant au moulin de l'évêque. Etablissement d'une scierie mécanique. 1911.

    Demande du 3 avril 1911d'ouvrir une scierie mécanique au moulin de l'évêque, à l'angle de la rue de la Coutume et de la rue du moulin. 'Notre établissement qu comprendra une machine à vapeur locomobile et outillages divers à travailler le bois, consistera à faire de la menuiserie à façon et des dents d'engrenage en bois'. Plan dressé par Edmond Gemain, le 30 mars 1911 (fig.). la scierie est établie sur la chaussée du moulin, devenu passage privé après l'ouverture du prolongement de la rue Neuve.

    Autorisation donnée le 28 juillet 1911.

  • 19975601141X : Archives municipales de Vannes, 21 Fi.

    19975601230X : Archives municipales de Vannes

    20055600591NUCA : Archives municipales de Vannes, 21 Fi.

    20045606313NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606307NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606312NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606311NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606308NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606310NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20045606309NUCA : Archives départementales du Morbihan, S 1152.

    20055600651NUCA : Archives municipales de Vannes, 9 Fi.

    20055605102NUCA : Archives municipales de Vannes, 9 Fi.

    20065603470NUCB : Archives municipales de Vannes, 1O216.

    20035603801NUCB : Archives municipales de Vannes, 1O 216 voierie urbaine alignements 1920.

    20035604100NUCA : Archives départementales du Morbihan, 5M 232.

    20035604101NUCA : Archives départementales du Morbihan, 5M 232.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Morbihan. 5 M 232. - Scieries.1899-1940. Entreprise Le Cloerec et Coutant au moulin de l'évêque. Etablissement d'une scierie mécanique. 1911.

Documents figurés
  • A. M. Vannes. 21 Fi. Plan cadastral 1807-1809. Tableau d'assemblage de la commune et plan par sections. Delavau (ingénieur) ; Dreuslin (géomètre). Plan aquarellé, 99,5 x 67,41 cm.

    Archives municipales de Vannes : 21 FI
Bibliographie
  • ANDRE, Bernard. Bourgeoisie rentière et croissance urbaine. Vannes 1860-1910. Paris X, école des Hautes Etudes en Sciences Sociales, thèse, 1980. 260 p. ; 29 cm.

    p. 34
  • GALZAIN, Michel de. Passants du Passé. Priziac : presses de la maison Saint-Michel, 1980.

    p. 41
  • MOISAN, Joseph. La propriété écclésiastique dans le Morbihan pendant la période révolutionnaire. Vannes, imprimerie Lafolye frères, 1911.

    p. 220
  • THOMAS-LACROIX, Pierre. Le vieux Vannes. Malestroit, presses de l'Oust, 2e édition, 1975.

    p. 70