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Moulin à papier, moulin à farine et minoterie (Hémonstoir)

Dossier IA22003661 réalisé en 2003

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bâtiment d'eau
    • bief de dérivation
Destinationsinstitution pour les handicapés physiques
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation
Dénominationsmoulin à papier, moulin à farine, minoterie
Aire d'étude et cantonLoudéac - Loudéac
HydrographiesOust
AdresseCommune : Hémonstoir
Lieu-dit : le Moulin de Belle Isle
Cadastre : 1988

Le moulin à papier de Belle Isle est attesté dès 1744 ; il est alors contigu à la ferme qui porte le même nom, les deux édifices formant une seule propriété jusqu'au 17 avril 1781, date d'acquisition de la ferme par M. Ollitraut. Au cours du 19e siècle, le moulin passe successivement aux mains des familles Le Sénéchal de Carcado, de La Rivière en 1834, Boisson d'Ecole en 1840, Riant en 1858, puis Le Couëdic. A l'instar du moulin, les ouvrages régulateurs n'ont subi aucun changement depuis 1781 ; ils se composent d'un déversoir incliné construit en maçonnerie avec un débouché libre de 23,20 m et d'un vannage de décharge doté de deux vannes mesurant chacune 0,48 m et 0,50 m de largeur. Le bief de dérivation mesure quant à lui 138,50 m de longueur jusqu'au déversoir. Transformé en moulin à farine au 19e siècle, le matériel de mouture comprend deux paires de meules. Après sa destruction, l'édifice est reconstruit en 1887. Trois ans plus tard, il appartient à la famille Le Bihan. Il est ensuite vendu à Pierre-Marie Le Bouffeaux, puis à Joseph Glon en 1919. En 1930, le moulin est transformé en minoterie ; cette dernière est incendiée un an plus tard. Le 1er septembre 1947, l'usine, rétablie, devient la propriété d'André Glon. Le déversoir est reconstruit à cette époque. La date de cessation d'activité de la minoterie est inconnue. Actuellement, l'édifice abrite un CAT. En 1855, deux roues verticales à palettes placées actionnent chacune une paire de meules. Une turbine hydraulique sera ultérieurement installée pour compléter cette énergie ; elle est toujours en place, ainsi qu'une des deux roues à palettes, et un moteur à pistons à combustion.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1887, daté par travaux historiques
1930, daté par travaux historiques

Edifiée en moellons de schiste et de granite, la minoterie compte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré, un étage en surcroît et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Une roue hydraulique à palettes flanque toujours son pignon est, côté coursier. Lors de la restauration de l'édifice, un second corps de bâtiment a été construit en béton contre la façade postérieure nord. Le bief de dérivation est toujours en place.

Mursschiste
granite
enduit partiel
moellon
béton armé
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Typologiesmoulin intermédiaire, de plan allongé, à dérivation et déversoir, comptant moins de deux étages carrés, abritant le logement du meunier à son extrémité (type B3)
États conservationsétablissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété privée