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Moulin à blé et minoterie de Visseiche, puis laiterie industrielle, actuellement maison, le Vieux Moulin (Visseiche)

Dossier IA35000550 réalisé en 1998

Fiche

  • La minoterie, façade est.
    La minoterie, façade est.
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bâtiment d'eau
    • bassin de retenue
    • bief de dérivation
    • écurie
    • logement patronal
    • cour
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment d'eau, bassin de retenue, bief de dérivation, écurie, logement patronal, cour
Dénominationsmoulin à blé, minoterie, laiterie industrielle
Aire d'étude et cantonIlle-et-Vilaine - Guerche-de-Bretagne (La)
AdresseCommune : Visseiche
Lieu-dit : le Vieux Moulin
Cadastre : 1986 D 702, 703, 705
Le moulin de Visseiche, mentionné en 1843, est alors dirigé par Paul-Emile Daubrée qui souhaite le transformer en minoterie. Le 5 juin 1849, il dépose une demande de réparation de son moulin à blé et l'autorisation d'y établir trois paires de meules. Le moulin, appartenant à M. Bridel, est réglementé par arrêté préfectoral du 24 septembre 1852. Un procès verbal de récolement, du 30 mai 1888, précise que celui-ci a converti son moulin en minoterie. Ses ouvrages régulateurs s'organisent en un déversoir et un vannage de décharge entièrement reconstruit, composé de huit vannes. En 1903, M. Binard demande l'autorisation de convertir la minoterie en laiterie industrielle. De source orale, celle-ci aurait cessé de fonctionner en 1914 pour déménager au Theil (35). Aujourd'hui, l'ancienne minoterie est réhabilitée en maison. En 1858, installation d'une machine à vapeur fixe développant 5 ch et provenant des ateliers Pineau, constructeur à Laval (53). En 1859, mention d'une seconde chaudière à vapeur en tôle composée de vingt-huit tubes en fer étiré de forme tubulaire. Cette machine à vapeur, qui développe une puissance de 12 ch, permet de suppléer au moteur hydraulique. En 1863, nouvelle autorisation d'établir, dans un local indépendant du moulin, une machine à vapeur fixe horizontale à condensation. La chaudière est cylindrique, surmontée d'un réservoir de même forme accompagné de deux bouilleurs. La force de la machine est de 25 ch et la pression maximum de cinq atmosphères. Elle provient des ateliers de construction Sargès et Delfau, à Paris (75). La chaudière, les bouilleurs et les tubulures sont en tôle. Les combustibles utilisés sont la houille et le bois. En 1888, le moulin, actionné par une roue hydraulique mesurant 4,40 m de diamètre, comprend quatre paires de meules. En 1903, mention d'une chaudière à vapeur, toujours présente en 1920.
Période(s)Principale : 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle

Le moulin est situé sur un canal de dérivation de la Seiche et comprend plusieurs corps de bâtiment répartis autour d'une cour. Rabaissé d'un niveau par rapport à sa période d'exploitation, le moulin ne compte plus que deux étages carrés. Il se compose d'un corps de bâtiment de plan rectangulaire, construit en moellons de granite et couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Chaque façade est rythmée par cinq travées de baies en plein cintre encadrées de briques. Alors que trois des cinq baies du dernier niveau de la façade postérieure sont alternativement fermées par des transennes en terre cuite, quatre baies de la façade antérieure sont murées de briques. Des bandeaux en granite scandent et couronnent le moulin à chaque niveau. Une grande arche en plein cintre, délimitant le coursier de la roue hydraulique aujourd'hui disparue, perce le moulin au rez-de-chaussée. Ce dernier est flanqué, sur l'un de ses pignons, des anciennes écuries qui comptent un rez-de-chaussée et un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à croupes en ardoises. De l'autre côté de la cour, se situe un ancien atelier de la laiterie comprenant deux corps de bâtiment de plan rectangulaire, adossés, aujourd'hui réhabilité en maison d'habitation. Composé d'un appareil mixte en schiste et en moellons de granite, il a un étage carré et est percé, sur ses deux niveaux, de larges baies à arcs surbaissés encadrées de briques. L'ancien logis patronal, flanqué d'une seconde écurie en retour d'équerre en appentis, compte un rez-de-chaussée et un étage de comble couvert d'un toit à croupes en ardoises.

Mursschiste
granite
moellon
Toitardoise
États conservationsétablissement industriel désaffecté, restauré
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service hydraulique, moulins et usines. Réglementation, prises d'eau, travaux, 1885-1888. (A.D. Ille-et-Vilaine : 7S 58, Fonds préfecture).

  • Machines à vapeur, Vergeal au Vivier, 1856-1864. (A.D. Ille-et-Vilaine : 8S 65, Fonds Préfecture).

  • Déclarations de machines à vapeur. 1901-1907. (A.D. Ille-et-Vilaine : 8S 66, Fonds Préfecture).

  • Etablissements insalubres, incommodes et dangereux, 1890-1926. (A.D. Ille-et-Vilaine : 6Z 51, Sous-préfecture de Vitré).

Documents figurés
  • Chaudière à vapeur, coupes longitudinale et transversale. 31 septembre 1863. (A.D. Ille-et-Vilaine : 8S 65, Fonds pPéfecture, machines à vapeur).

  • Chaudière à vapeur, coupes longitudinale et transversale de la locomobile n° 5 de la série. 18 juin 1859. (A.D. Ille-et-Vilaine : 8S 65, Fonds Préfecture, machines à vapeur).

  • Chaudière à vapeur et moulin de Visseiche, plans pour la demande en autorisation d'établir une machine et une chaudière à vapeur au moulin de Visseiche. 1er juillet 1858. (A.D. Ille-et-Vilaine : 8S 65, Fonds préfecture, machines à vapeur).

Bibliographie
  • JOSSET, B. Le développement de l'industrie laitière en Ille-et-Vilaine 1885-1945. Mém. maîtrise : Hist. : Rennes 2, Université de Haute-Bretagne : 1998.