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Marché aux bestiaux, l'Aumaillerie (La Selle-en-Luitré)

Dossier IA35131026 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations champ de foire
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Fougères Nord
Adresse Commune : Selle-en-Luitré (La)
Lieu-dit : L' Aumaillerie

A la fin du 17e siècle, Fougères compte plusieurs marchés agricoles (bovins, œufs, grains…). Le marché aux bovins se déroule alors rue Chateaubriand à Fougères. Au 18e siècle, il est transféré place de Lariboisière avant d'intégrer la Place Carnot en 1919 pour des raisons d'espace, toujours à Fougères.

En 1948, à la demande des acheteurs et afin de pouvoir alimenter les abattoirs de la Villette, le jour du marché est déplacé au vendredi. Entre 1954 et 1970, le marché aux bestiaux de Fougères se tient Place de l'Europe près de la gare. Mais face à la croissance des effectifs (2500 animaux par semaine en 1968) et au développement urbain de Fougères, il est décidé de construire un marché couvert à l'extérieur de la ville.

En octobre 1970, après plus d'un an de travaux, le Parc de l'Aumaillerie est ouvert. Sur un espace de 30 hectares desservi par une voie ferrée et une rocade se dresse alors un hall couvert de 25 000 m2 destiné aux gros bovins, un marché couvert à veaux de 2 100 m2 ainsi que des locaux administratifs offrant tous les services nécessaires (banques, services vétérinaires, SNCF…).

L'Aumaillerie devient ainsi le premier marché aux bestiaux de France. En 1983, face à la concurrence très forte du transport par route, la desserte SNCF est abandonnée.

En 1994, le marché à veaux est emporté par une tempête. Sa reconstruction a lieu sous le grand hall. Au cours de la même année, un second marché aux veaux s'ouvre le mardi en fin d'après-midi. Fin 2001, le marché est déplacé au jeudi après-midi.

En plus du hall permettant le déchargement et l'attache des animaux, le marché aux bestiaux offre à ses usagers des installations pratiques et complètes (lavage et désinfection des véhicules, parcs d'allotement…).

Le marché de l'Aumaillerie est parmi les plus importants marchés aux gros bovins de France. La diversité des animaux présentés (bœufs, génisses, broutards, animaux d'herbage…), des races (normande, prim'holstein, charolaise, maine-anjou, blonde d'Aquitaine…) et les effectifs importants permettent au Marché de l'Aumaillerie de répondre aux demandes des emboucheurs ou engraisseurs locaux mais aussi à celles des grandes sociétés d'abattage. En 1996, on peut estimer que les transactions effectuées sur le Marché de Fougères ont dépassé 600 millions de francs.

Le foirail est en mesure de recevoir de grandes manifestations d'élevage. Régulièrement, le Marché de l'Aumaillerie accueille des manifestations visant la promotion de l'élevage bovin mais aussi de l'élevage de chevaux.

Marché à la cloche :

Le terme "marché à la cloche" traduisait le fait que le début des transactions était annoncé par une cloche. Si l'Aumaillerie a encore conservé sa cloche, le commencement est annoncé aujourd'hui, progrès oblige, par micro. Et demain, les entrées seront gérées par l'informatique…

Le marché de l'Aumaillerie est principalement un marché de négociants en bestiaux ou de commissionnaires puisque les éleveurs représentent moins de 1% des usagers. Plus de 400 professionnels représentant des entreprises de négoce et d'abattage, dont les plus importantes de France, sont présents chaque jeudi à l'Aumaillerie. Si 17 départements sont représentés, la majorité des professionnels du bétail vient des départements les plus proches.

Us et coutumes

La blouse noire et le bâton sont des outils de travail mais aussi des signes distinctifs. Le marquage des animaux aux ciseaux, qui se perd au profit du crayon gras, permet à un acheteur d'identifier ceux qu'il vient d'acheter.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle