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Manoir, La Tiolais (Javené)

Dossier IA00006870 réalisé en 2014

Fiche

Parties constituantes non étudiées dépendance
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Fougères Sud
Adresse Commune : Javené
Lieu-dit : la Tiolais
Cadastre : 1965 ZL 46

Cet historique a été rédigé à partir des travaux de recherches menés par M. Marcel Hodebert.

Cette seigneurie relevait directement de la baronnie de Vitré et possédait environ 100 journaux de terre. Les seigneurs de la Tiolais étaient également propriétaires de terres à la Frazelière et à Mébénard.

Le mot "Tiolais" vient du nom de famille des seigneurs du lieu, les "Tuollais" ou "Tuollays". Ce nom est gravé sur une sablière de l'autel de la Vierge dans l'église de la commune avec la date de 1544.

Cette famille a donné un député aux États en 1567, un Chevalier du saint-sépulcre en 1650, un capitaine de Grenadiers en 1760, un officier au régiment provincial de Rennes en 1748, un chevalier de Saint-Louis, des avocats, etc... Louis de la Tuollays, né en 1657, Conseiller du Roi, avocat à la cour, devint Maire de Fougères au 18e siècle (mort en 1741). Il fit percer le rempart de la ville, rue du Four qui prit le nom de "Porte Tuollays". Louis Anne Jeanne de la Tuollays, écuyer (1722-1818) fut l'un des compagnons d'Aimé du Bois-Guy pendant la Chouannerie.

Les armoiries de cette famille étaient "d'azur à la main dextre apaumée d'or posée en pal, les doigts en haut ; au chef d'or chargé d'une plante de fougère de sinople".

Le bâtiment actuel présente des vestiges du 16e siècle (lucarne, appuis saillants des fenêtres, linteau décoré d'une accolade...). Ainsi, la présence de la famille "Tuolays" est-elle attestée dès le milieu du 16e siècle dans la commune par la date de 1544, associée à leur nom, portée sur une sablière de l'église.

Cependant, le bâtiment a été très remanié, notamment au début du 20e siècle, avec l'ajout de la partie nord de la construction. Cette partie possède des caractéristiques architecturales propres au second quart du 20e siècle : toit à demi-croupe, maçonnerie de moellon à tête dressée, usage de granite polychrome...

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle

La Tiollais est située au sud ouest du bourg, dans une petite plaine qui a subi le remembrement dans les années 1970.

La maçonnerie est composée d'un petit appareil irrégulier de schiste. Les encadrements de baies sont réalisés en pierre de taille de granite.

Le bâtiment qui abrite le logis présente un plan rectangulaire et s'élève sur trois niveaux : rez-de-chaussée, premier étage et combles.

La partie sud est couverte d'un toit à longs pans, alors que la partie nord possède un toit à demi-croupes, le tout recouvert d'ardoise.

Le plan rectangulaire est simple en profondeur. Au rez-de-chaussée, il existe deux pièces séparées par une cloison transversale. A l'étage, une cloison moderne sépare quatre chambres et un grenier à grains.

La façade antérieure sud-est présente un parti jumelé à trois niveaux d'ouvertures. De chaque côté, se trouvent une porte et une fenêtre au premier niveau, une fenêtre au deuxième niveau, et une lucarne au droit du mur gouttereau au troisième niveau.

Les portes du rez-de-chaussée sont des portes en plein cintre avec arc de décharge. La fenêtre sud possède un encadrement rectangulaire surmonté d'un arc de décharge. La fenêtre nord présente également un encadrement rectangulaire, dont le linteau est décoré d'une accolade.

Au second niveau, le fenêtre nord possède un linteau à accolade.

Au troisième niveau, au nord, est percée une lucarne à pignon de granite. Des animaux sculptés se trouvent au sommet du pignon (un oiseau, deux animaux à tête de chien et une grenouille).

La façade postérieure, nord-ouest, est masquée par des bâtiments en appentis.

A l'intérieur, le rez-de-chaussée est composé de deux pièces séparées par une cloison. Chacune de ces pièces possède une cheminée de granite, des fenêtres ébrasées, des plafonds à poutres et solives apparentes. Dans la pièce nord, deux poutres sont soutenues par un poteau de bois.

Dans la pièce sud, la cheminée est incorporée, appareillée en granite et composée d'un faux manteau et d'un linteau monolithe de 2, 2 mètres de long. Elle ne possède pas de piédroits mais des pans coupés. Le linteau et les consoles sont moulurés.

A l'étage, le cloisonnement est moderne, il subsiste toutefois des plafonds à poutres et solives apparentes et des fenêtres ébrasées.

L'escalier en bois à une volée avec une aile à droite se situe contre le mur est.

La partie sud du bâtiment est composée d'un hangar de même hauteur et prolongeant le bâtiment principal. Il est construit en schiste au premier niveau et en pans de bois au second. Il comprend un rez-de-chaussée, un étage et un comble.

La façade antérieure est percée de deux grandes portes superposées.

Au nord de la cour, s'élèvent d'autres bâtiments de dépendances construits en moellon de schiste et en pierre de taille de granite (encadrements de baies) et couverts de toits à longs pans en ardoise.

Murs granite pierre de taille
schiste moellon
appareil mixte
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

Périodiques
  • Bulletin et Mémoires du Club Javenéen d'Histoire Locale