Logo ={0} - Retour à l'accueil

Manoir, La Ronce (Billé)

Dossier IA00006848 réalisé en 1969

Fiche

Parties constituantes non étudiéespuits, colombier, moulin, édifice agricole
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonPays de Fougères - Fougères Sud
AdresseCommune : Billé
Lieu-dit : la Ronce
Cadastre : 1938 C2 498

Droit de moyenne justice et fief sur Billé.

1408-1442 : appartient aux Champeaux, dont Guillaume.

1492 : Jean Crocq

1553 : Mariage de Jean Crocq, dame de la Ronce avec Michel de Malnoe, chevalier de la famille Farçy de Malnoe.

1565 : François de Malnoe

1603 : P. de Malnoe.

1610 : trace d'un aveu avec une brève description.

1653 : Vente à Urbain de Servon, seigneur des Arcis.

1659 : Vente par Joseph de Sevron, baron des Arcys, conseiller du roi en cour et Parlement de Rennes, et sa femme Claude de Vollant, au seigneur de la Sauldraye et de la terre et des droits. En échange, le seigneur de la Sauldraye baille au vendeur le manoir de Cheanay Beauregard. La Ronce est évaluée à 40,000 livre Tournois.

1673 : Devant Mr Bretin notaire, vente par Joseph de Sevron à Mr Jacques Annibal de Farcy.(description : un grand corps de logis, une métairie, un moulin, droits...)

1762 : Décès de Marie Jeanne de Farcy, qui ne laisse pas de postérité.

1796 : Décès de C. Joseph de Farcy seigneur de la Ville Dubois.

Période(s)Principale : 16e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Dates1704, porte la date

Le manoir de la Ronce est situé tout près du bourg de Billé, au milieu des champs, sur le flanc est d'un léger vallonnement. Le manoir et ses dépendances sont groupés autour d'une cour rectangulaire fermée. Le manoir ferme le côté nord de la cour. L'accès à la cour se fait par le côté Sud, par un passage couvert entre deux étables, mais aussi par le côté Ouest et aux deux angles Nord-Ouest et Nord-Est de part et d'autre du manoir.

Le manoir est construit en petit appareil irrégulier de grès armoricain. Les encadrements des ouvertures sont élevés en grand appareil de granite.

L'édifice adopte un plan rectangulaire, avec une aile en retour sur la façade arrière. Une tour d'escalier fait la jonction entre ces deux parties. Le corps principal du manoir est divisé par un mur de refend transversal. La tour d'escalier, de plan circulaire, est construite aux trois quarts dans œuvre. Elle contient un escalier à vis. L'accès à l'escalier se fait par la pièce principale Ouest et par la pièce en retour d'équerre.

Le corps principal de l'aile en retour d'équerre est composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un comble. Les niveaux de l'aile sont moins élevés que celui du corps principal du bâtiment. L'escalier à vis dessert l'étage et le comble des deux corps de bâtiment.

D'un point de vue extérieure, la façade est irrégulièrement ordonnancée, composée de deux travées de fenêtres sur trois niveaux qui encadrent la porte axiale. Une corniche moulurée de deux tores séparés par une gorge se distingue en haut de la façade. La porte principale possède un arc en anse de panier à trois claveaux. L'arc et les piédroits sont moulurés sur l'angle d'un tore à listel, entre deux cavets, retombant sur une base baguée. L'arc est surmonté d'une archivolte en accolade ornée de crochets et sommé d'un fleuron. Le tympan de l'accolade porte un écu martelé.

La travée oriental de cette façade est munie au rez-de-chaussée d'une fenêtre rectangulaire, à linteau surmonté d'une plate-bande de décharge. Au premier niveau a été construite une fenêtre à croisillon. Le troisième niveau comporte une lucarne passante ajourée d'une petite fenêtre rectangulaire. La travée occidentale présente au rez-de-chaussée une fenêtre à croisillon présentant des appuis moulurés d'un tore. Cette baie est protégée par une grille en fer forgé. Le deuxième niveau présente lui aussi une fenêtre à croisillon. Au troisième niveau, la lucarne passante possède un pignon plus aigu.

Le toit du corps principal du bâtiment est à deux versants à coyaux. Celui du second corps de bâtiment est, lui aussi, à deux versants. La charpente à fermes portant pannes est faite en bois d’équarrissage en chêne et l'assemblage est à tenon et mortaise, chevillés.

D'un point du vue intérieur, le corps principale de l'édifice est composé de deux pièces au rez-de-chaussée et à l'étage ainsi que d'un comble unique. L'aile Nord en retour d'équerre présente une pièce à chaque niveau. La communication entre les différentes pièces des deux corps se fait par la tour d'escalier.

La pièce ouest au rez-de-chaussée correspond à la salle basse du manoir. Le plafond de cette pièce est composé de poutres et de solives. Deux poutres de fortes section sont moulurées aux angles de deux cavets séparés par un listel. Les moulures se terminent en sifflets aux deux extrémités. Les solives sont quant à elles moulurées d'un tore. Une cheminée monumentale en granite est érigée sur le mur Ouest. Elle est composée de piédroits chanfreinées comportant deux visages sculptés, d'un linteau monolithe à crossettes et de deux corbeaux moulurés. La pièce Est comporte des boiseries du 18e siècle rapportés. La pièce de l'aile Nord en retour d'équerre présente une cheminée ancienne en granite à linteau monolithe à crossettes, à corbeaux moulurés et aux piédroits chanfreinés.

Au premier étage les deux pièces s'apparentent à deux chambres. Celle de l'Ouest comporte deux poutres dont celle située le plus à l'Ouest porte la date de 1704. la pièce Est comporte un plafond à poutres et solives ainsi qu'une cheminée hors d'usage. Le comble est unique sans surcroît dont l'accès se fait également par la tour d'escalier.

L'escalier à vis est tournant à droite. Il est composé de marches portant noyau. Les marches sont monoxyles à revers délardé, assemblées à tenon et mortaise dans le noyau. Le noyau est édifiée à l'aide de deux poteaux superposés. Un repos prend place devant chaque accès aux pièces. L’éclairage se fait par une travée de trois meurtrières au Nord -Ouest.

En résumé l'édifice n'est pas daté mais l'existence du manoir est attestée dès le 15e siècle. La mouluration des pierres d'encadrement de la porte d'entrée, les grandes fenêtres à croisillon et les cheminées monumentales indiquent le 16e siècle. Il est difficile de déterminer si l'aile Nord est une construction d'origine ou postérieure. La description de l'aveu de 1744 établit avec certitude que l'aile Nord existait à cette date ainsi que l'escalier en bois de la tourelle.

Un colombier et un moulin sont signalés dans les aveux de 1610 et 1744 mais ont aujourd’hui disparu.

Mursgranite
grès
appareil mixte
Toitardoise
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Typologiesdeux corps de bâtiment en équerre avec tour d'escalier dans l'angle
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler