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Manoir, La Grande Hacherie (Chauvigné)

Dossier IA35049578 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées dépendance
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Antrain
Adresse Commune : Chauvigné
Lieu-dit : la Grande Hacherie
Cadastre : 1937 C1 378

Située à 2 km au sud du village de Chauvigné, la Grande Hacherie constitue un écart isolé où se tient une ferme. Le logis principal est un ancien manoir déclassé en ferme.

Le cadastre napoléonien daté de 1823, nous montre que la ferme est composée d’une maison principale aspectée au sud et d’une deuxième maison accolée sur la partie nord et orientée à l’ouest. Une dépendance se tient au sud de la cour ainsi qu’une construction ronde, pouvant être un moulin, un four ou un pigeonnier. Paul Banéat, dans son ouvrage sur l’Ille-et-Vilaine paru en 1929, nous apprend que le manoir de la Grande Hacherie appartenait à la famille Giffart en 1540, aux de Porçon au milieu du 16e siècle et se retrouva par alliance à la famille du Bois-le-Bon, seigneurs de Maintiboeuf en 1764. Il a probablement été déclassé en ferme au moment de la Révolution.

Le logis noble, orienté au sud, présente des caractéristiques architecturales qui nous orientent quant à sa période de construction. On voit en effet en façade une porte en plein cintre à double rouleau, trois fenêtres à appuis saillants, un grand appareillage de pierre et une corniche à modillons qui peuvent faire remonter la construction à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle. On voit sur la façade postérieure que des ouvertures ont été obstruées.

Construite à la perpendiculaire du logis noble, une deuxième maison pouvait faire office de métairie. Au vu du décor de la cheminée et des ouvertures, elle semble être contemporaine au logis, hormis le prolongement qui fait le lien entre les deux bâtiments qui a été rajouté ultérieurement.

Période(s) Principale : 17e siècle

Le manoir de la Grande Hacherie est élevé en gros blocs de granite en façade principale et en moellons pour la façade postérieure. De la pierre de taille est utilisée pour les chaînages d’angle et les ouvertures. Sur une photographie prise en 1977, la toiture à longs pans est couverte de tuiles plates et d’ardoises. Le manoir présente un plan rectangulaire, cependant, avec la ferme qui s’y trouve accolée sur son côté nord, l’ensemble prend la forme d’un plan en « T ».

La façade principale a été remaniée au cours du 20e siècle. On sait en effet par les propriétaires que l’actuelle porte d’entrée a été créée. La fenêtre qui éclaire la pièce principale semble avoir été agrandie. Toutes les ouvertures anciennes ont des contours chanfreinés.

La porte d’entrée était à l’origine la porte en plein cintre, donnant sur une pièce à feu. A gauche de la cheminée, une porte donne accès à une pièce non chauffée dans laquelle se trouve un escalier en pierre à vis qui dessert une chambre. La cheminée de cette chambre est en tout point semblable à celle que l’on voit en haut de la tour d’escalier au manoir de Brimblin en Chauvigné. Les piédroits sont ornés d’une fine baguette plate et deux demi-cercles de granite en haut et en bas.

La partie la plus à l’est du logis portait autrefois des ouvertures sur sa façade postérieure. Elle est constituée d’un grand cellier au rez-de-chaussée et d’un grenier à l’étage auquel on accède par un escalier.

Une corniche à modillons court tout le long de la façade principale.

La maison située à la perpendiculaire du logis noble possède deux cheminées. Celle du rez-de-chaussée a des corbeaux en forme convexe et concave, tandis que celle de l’étage, a les piédroits en forme de colonnette, comme cela se voit la plupart du temps sur les cheminées d’étage. Sur la façade ouest, les deux fenêtres portent des grilles. La fenêtre du bas est ornée d’une accolade sur son linteau. La porte a été remaniée car son linteau dénote par rapport au reste de l’ouverture, qui pouvait être en plein cintre à l’origine.

Murs granite
Toit tuile plate, ardoise
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

Références documentaires

Bibliographie
  • BADAULT, Dominique. CHEVRINAIS, Jean-Claude. ANTRAIN et son canton. Chronique de la vie quotidienne 1880-1950. Editions Danclau, 1996.

    t. 1, p. 401
  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927 ; reprint, Mayenne : Editions Régionales de l´Ouest, 1994.

    t. 1, p. 401