Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Manoir, la Claiteraie (Chauvigné)

Dossier IA35049574 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées dépendance
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Antrain
Adresse Commune : Chauvigné
Lieu-dit : la Claiteraie
Cadastre : 1937 B3 598

La qualité architecturale du manoir de la Claiteraie et la préservation d´éléments anciens en font un des éléments remarquables du paysage patrimonial de la commune de Chauvigné. Après observation du cadastre napoléonien, nous sommes en mesure de dire que ce manoir a dû être déclassé en ferme au cours du temps. Il conserve cependant quelques éléments architecturaux qui définissent ce type d´architecture. Tout d´abord, l´édifice se situe à proximité d´un cours d´eau. Il présente une implantation particulière avec une cour carrée à laquelle vient s´ajouter une ferme et des dépendances. Il pourrait s´agir de la métairie du manoir au moment de sa construction. Le cadastre napoléonien montre qu´il y avait peut-être également un pigeonnier. Il s´agit certainement d´un ensemble construit à la fin du 16e siècle ou au début 17e siècle. En effet sa façade principale, bien que remaniée au cours des siècles, présente un bel appareillage en pierre de taille, régulier et allongé. Un escalier semi hors œuvre dessert l´étage carré, celui-ci est percé de meurtrières, de niches et des latrines y sont accolées au dernier étage. Sur la façade postérieure, les portes sont ornées de piédroits moulurés ce qui vient également confirmer cette datation. En outre, la pente du toit à longs pans se termine par un léger coyau. La tour d´escalier devait être coiffée d´une toiture conique que l´on retrouve sur d´autre manoir de la même époque. L´intérieur conserve lui aussi des éléments d´origine typiques des 16-17e siècles comme les cheminées. La cheminée de la salle de vie du rez-de-chaussée présente une hotte droite, des jouées obliques ornementées et des consoles en courbe et contre courbe typique du 16e siècle et qui a perduré pendant plus d´un siècle. L´étage carré présente lui aussi des cheminées dont les manteaux reposent sur des consoles là encore en courbe et contre courbe. Ceux-ci sont placés sur des piédroits sculptés pour l´une d´entre elle en colonnette (motif qui apparaît dès le 15e siècle). Enfin et toujours, d´après nos observations du cadastre napoléonien, il est possible d´affirmer qu´au cours du 19e siècle les propriétaires sont venus construire une étable et une soue à cochon sur les flancs nord et est de l´édifice, qui servent maintenant de bureau. Ils ont aussi sans doute dû transformer le tout en ferme comme l´on peut le remarquer sur les photos de l´inventaire de 1977. Deux questions restent en suspend : la porte haute située sur la façade nord était-elle desservie par une galerie ou un escalier secondaire ? Enfin, l´actuelle cuisine servait-elle déjà de cuisine à l´époque puisque rien n´indique que le mur de refend du rez-de-chaussée était déjà percé d´une ouverture entre la salle et la cuisine. De plus il y a deux portes d´entrée, fait assez particulier. Celle de gauche ne devait pas exister à l´époque de la construction et a dû être ajoutée plus tardivement. On peut également observer sur la toiture une différence de datation dans la pose des ardoises, qui s´arrêtent sur le mur de refend du rez-de-chaussée.

Période(s) Principale : 17e siècle

Le manoir de la Claiteraie est élevé en grand appareil régulier allongé de granite en façade principale et en moellon de granite et de schiste pour les autres façades. La façade principale présente la particularité d´avoir deux portes d´entrée côte à côte. Il n´y a pas de décor sur la façade principale, par contre la façade arrière, à laquelle sont accolées une étable et une soue à cochon, présente deux portes aux piédroits moulurés l´une au-dessus de l´autre. Un escalier à vis semi hors œuvre dessert l´étage carré, il est percé d´une meurtrière et des latrines y sont accolées. Des niches et des ouvertures sont ménagées dans ce même escalier. Le toit à longs pans est couvert avec des ardoises posées au crochet et se termine par un léger coyau. La crête située sur le faîte du toit est en terre cuite et se termine par deux épis de faîtage en plomb. Une des deux souches de cheminée est décorée de quatre boules en granite. A l´intérieur de l´édifice on peut observer quatre cheminées. Celles-ci présentent des piédroits et des corbeaux chanfreinés et sculptés. Elles sont adossées aux murs pignons et les consoles ressortent à l'extérieur pour mieux répartir les charges. La cheminée de la salle de vie du rez-de-chaussée présente une hotte droite, des jouées obliques ornementées et des consoles en courbe et contre courbe. L´étage carré présente lui aussi des cheminées dont les manteaux reposent sur des consoles, là encore en courbe et contre courbe. Ceux-ci sont placés sur des piédroits sculptés pour l´une d´entre elles en colonnette.

Murs granite
schiste
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
Statut de la propriété propriété privée