Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Manoir, Kerbohec (Baud)

Dossier IA56008199 réalisé en 2002

Fiche

  • Vue générale sud
    Vue générale sud
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • étable
    • grange
    • puits
    • remise
    • four à pain
Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées étable, grange, puits, remise, four à pain
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Baud - Baud
Adresse Commune : Baud
Lieu-dit : Kerbohec
Cadastre : 1987 YM 115 ; 1829 H1 254, 255

L'ancien manoir de Kerbohec (Kerembohec) est attesté dès 1448 comme appartenant à Jehan de la Lande. Les vestiges du manoir actuel datent du début du 16e siècle, remployés in situ, en 1830 (date portée sur la fenêtre du comble), dans le logis de la ferme construit au même emplacement. La cheminée, la porte et les fenêtres du manoir sont remployés à leur place initiale. Le décor des jambages, les épaulements du manteau et surtout la tablette latérale de la cheminée du rez-de-chaussée permettent de dater précisément le manoir de Kerbohec du début du 16e siècle. Un blason illisible de forme losangée, aux armes du seigneur, orne le linteau de la hotte, associé à un rectangle sculpté en bas-relief sur lequel était autrefois peinte une devise. Les traces d'une seconde cheminée sont décelables à l'étage, devenu comble à surcroît suite au déclassement du manoir en ferme en 1830. L'étable construite dans l'alignement à l'est date également des années 1830 comme la grange et le puits. Les toits étaient autrefois couverts en chaume.

Période(s) Principale : 1er quart 16e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1830, porte la date

Le manoir d'origine était du type à deux pièces superposées de plan allongé. Sa reconversion tardive en ferme génère la transformation de l'étage en comble à surcroît. La pièce unique du rez-de-chaussée est alors divisée en deux pièces avec une cheminée sur chaque pignon. La remise à charrette est associée à un four à pain.

Murs granite
moellon
Toit tôle ondulée
Étages comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
pignon couvert
États conservations vestiges
Techniques sculpture
Représentations armoiries Christ en croix Christ ornement géométrique
Précision représentations

Le linteau de la cheminée porte un blason. Les piédroits du puits sont ornés d'un Christ en croix, d'un Christ, de motifs losangés.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Manoir de Kerbohec

    Le manoir de Kerbohec est signalé dans la documentation dès 1448.

    Dans l´enquête sur les exempts du fouage de 1448 est mentionné deux fois le manoir de Kerembohec, appartenant à Jean de la Lande et la seconde fois à Jehan Bels : il est probable que celui-ci occupe la métairie noble au même lieu, distincte du manoir.

    A la montre de 1464 : Jehan de la Lande ne comparait pas : avec 5 livres de revenus nobles, il est « défaillant ».

    A la montre de 1477 : les héritiers de Jehan Belez (probablement le Jehan Bels de 1448) ne comparaissent pas, bien qu´ils aient 15 livres de revenus nobles. Ils sont considérés comme défaillants.

    Quant à Jehan de la Lande (ici de la Landelle), il comparait mais n´a plus que 100 soulz de revenu noble.

    A la montre de 1481, aucune des deux familles n´est mentionnée.

    En 1514, le manoir de Kerbohec est mentionné sans nom de propriétaire, puis il disparaît en 1536.

    (d´après R. de Laigue, Réformations et montres de l´évêché de Vannes aux 15e et 16e siècles).

    D´autre part le chanoine Le Méné (Histoire archéologique, féodale et religieuse du diocèse de Vannes) signale le manoir comme appartenant aux Lalande en 1410.

    Les vestiges qui subsistent actuellement, consistent en les ouvertures et probablement le mur du rez-de-chaussée de la ferme, entièrement reprise en 1830, date portée. La cheminée est également conservée avec un blason sculpté sur le linteau dont les armes n´ont pas été identifiées. L´ensemble des éléments conservés ainsi que les tablettes établies de chaque côté de la cheminée peuvent dater de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle.

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales du Morbihan. Série 3 P, cadastre ancien.

Bibliographie
  • LAIGUE, René, comte de. Mémoire et réformation de la noblesse, p. 62-67.

    p. 62, 66