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Manoir du Ménimur ; actuellement couvent d'ursulines et lycée polyvalent Notre-Dame-de-Ménimur, rue de Metz ; anciennement chemin de Ménimur (Vannes)

Dossier IA56003330 inclus dans Quartier de Ménimur (Vannes) réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

Genred'ursulines
VocablesNotre-Dame
AppellationsLe Ménimur
Destinationslycée
Parties constituantes non étudiéesenclos, portail, cour, chapelle, bassin, fontaine, puits, jardin, avenue de jardin, école, pensionnat, ferme
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVannes
AdresseCommune : Vannes
Lieu-dit : Ménimur
Adresse : rue de, Metz, anciennement chemin de Ménimur
Cadastre : 1844 A 894 à 911, 878 à 882 ; 1980 AL 23, 24, 132

Le territoire de cette tenue est démembré de la seigneurie de Kermesquel lorsqu'en 1587, Jacques de la Touche, époux d'Ysabeau de Kermesquel, vend le domaine à Vincent Cillart, bourgeois de Vannes. C'est donc de la fin du 16e ou du début du 17e siècle que date la première construction qui occupait sans doute la partie centrale et est du grand logis actuel. De ce bâtiment ne reste aujourd'hui que l'enveloppe. En 1699, le mariage de Jeanne-Thérèse du Fresne, une des héritières du Ménimur, avec Jean-Baptiste de Lescoët marque le départ de travaux importants : la lucarne nord qui porte le blason des Lescoët (un épervier et trois coquilles) confirme ces travaux. Outre l'agrandissement vers l'ouest de deux travées, les travaux du 18e siècle ont modifé le premier logis en totalité, en particulier l'aménagement intérieur des chambres de l'aile est, la création d'une cage d'escalier ouverte décalée par rapport à l'axe médian et la mise au goût du jour des fenêtres de l'élévation sud. La date de construction n'est pas connue, mais on note en 1721-1725 la fourniture de bois par Olivier Delourme. Quelques travaux d'aménagement et de boiseries des chambres ont lieu au 19e siècle, peut-être peu après 1832, date à laquelle François-Marie de Forges, descendant des Lescoët vend à la famille Pierre-Eugène du Portal. Dans la seconde moitié du 19e siècle, la mise en place de la ligne de chemin de fer coupe le manoir de son accès principal vers la ville par une allée plantée menant au moulin de Rohan, le seul accès conservé étant le chemin de Bernard au nord du jardin. En 1922, le domaine est vendu à la communauté des Ursulines qui y transfère son établissement d'enseignement, antérieurement situé dans l'ancien couvent des capucins de Calmont-Haut. Dès 1925, l'architecte Joseph Caubert de Cléry établit des plans pour la construction d'un grand bâtiment regroupant internat et classes, ainsi que de la chapelle, reliée à l'extrémité est du manoir, et agrandie en 1953 par son fils Guy Caubert de Cléry également architecte. En 1956, ce dernier est à l'origine de la modification du rez-de-chaussée de la partie est du logis, puis de la suppression des lucarnes de l'élévation sud, à l'exception d'une seule à l'est. Une aile en retour de la dernière travée ouest est ajoutée à la même époque. L'est de la cour est occupé par deux corps de logis en alignement. Le logis sud, sans étage, daté 1632 sur la fenêtre sud, a vu son élévation est très modifiée à la fin du 19e siècle (création de fenêtres) et au milieu du 20e siècle (création de lucarnes). Le pavillon à étage au nord qui date également de 1632 a subi moins de remaniements, à l'exception de percements de fenêtres au rez-de-chaussée, côté nord et à l'étage vers l'est. La communauté a successivement doté le lycée de nouveaux bâtiments scolaires sur les terres de la propriété en 1967, 1969, 1970, occasionnant la disparition de la ferme de Kerlosquet, dépendant du manoir, figurant sur la plan de 1844 et qui semblait dater du 18e siècle.

Le manoir a été détruit après inventaire en 2015.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1923, daté par source
1953, daté par source
1956, daté par source
1967, daté par source
1969, daté par source
1970, daté par source
Auteur(s)Auteur : Caubert de Cléry Joseph architecte attribution par source
Auteur : Caubert de Cléry Guy
Guy Caubert de Cléry

Fils de Joseph Caubert de Cléry, Guy Caubert de Cléry est nommé architecte départemental le 15 décembre 1940 et le reste jusqu'en 1974.


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architecte attribution par source
Auteur : Le Dorlot maître d'oeuvre attribution par source
Personnalité : Duportal Pierre Marie Eugène propriétaire attribution par source

Aujourd'hui, l'ensemble se compose de plusieurs bâtiments distincts. Les bâtiments de la communauté correspondant à l'ancien manoir sont situés au sud. Trois d'entre deux figurant sur les plans cadastraux de 1809 et 1844 se développent autour d'une cour enclose suivant un plan en U, fermée au sud par une grille et portail qui s'ouvrait vers une large allée plantée dont subsiste le départ. Le logis du manoir occupe le nord de la cour et faisait face à cet accès aujourd'hui disparu. Il est construit en moellon enduit avec ouvertures en granite, à l'exception des lucarnes en calcaire dont seule une est conservée au sud et une axiale au nord. Sa façade principale au sud se compose d'un corps central à deux travées complétée d'une porte axiale, les corps latéraux ayant à l'est trois travées irrégulièrement disposées et à l'ouest deux travées. Ce développement du 18e siècle permet d'attribuer des fonctions très différenciée aux trois corps : la partie centrale correspondant à l'ancien manoir est dévolue à la distribution avec la présence d'un vaste cage d'escalier décalée, abritant un escalier en bois à retours avec jour central, la travée centrale étant occupée par un couloir de distribution traversant avec portes sur chacune des façades ; ce corps de distribution donne accès à l'aile ouest, dévolue aux pièces de réception, tandis que l'aile est abrite les chambres à l'étage (la modification de la distribution au rez-de-chaussée empêche l'identification des pièces d'origine). Le décor de grande qualité qui orne les pièces de réception salle à manger et salon est sans équivalent dans les manoirs vannetais, et rappelle plutôt celui des hôtels urbains intra-muros, comme l'hôtel Senant. Le pavillon et le logis au sud-est de la cour sont en moellon enduit. Le pavillon à étage carré formé de deux pièces superposées, mais appartient sans doute au type logis sur dépendance, le rez-de-chaussée réservé au stockage. Il est distribué par un escalier à retours en bois (du 19e siècle) qui se trouve dans le corps sans étage et est éclairé par une petite fenêtre en calcaire à l'est. La fenêtre nord à l'étage est également en calcaire, tandis que la porte au rez-de-chaussée est en granite. Le logis bas, enduit, n'était ouvert que sur la cour d'une porte en plein cintre et de deux fenêtres. L'internat construit en 1925 est un long bâtiment limité par deux pavillons en avant-corps. Orienté à l'est, il présente une façade enduite à quinze travées avec ouvertures en brique et granite. Il est couvert d'un toit à croupes articulé par des noues sur les pavillons.

Mursgranite
enduit
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble, 2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
États conservationsdétruit après inventaire
Techniquesmaçonnerie
menuiserie
peinture
sculpture
Précision représentations

Armoiries sculptées sur la lucarne axiale côté nord. Escalier à balustres tournés. Dans le salon, les boiseries intégrent en trumeau de porte des scènes peintes de chiens de chasse et gibier. Chute de fleurs appliquées sur les boiseries de la cage d'escalier. Décor de croisillons et fleurettes sur le trumeau et d'un fleuron sur le manteau de la cheminée de la salle-à-manger.

Le manoir de Ménimur offre le grand intérêt d'avoir conservé la presque totalité de son décor intérieur intact jusqu'à présent. Refait au cours du 18e siècle, ce décor se rapproche de celui des hôtels urbains, et est certainement l'oeuvre d'artisans locaux. La structure du manoir elle-même, fortement modifiée à la même époque est également inspirée des hôtels avec une différenciation marquée entre l'espace privé et public (pièces de réception). Cependant, la cour encadrée de bâtiment de service et d'un pavillon avec étage habitable rappelle une structure plus ancienne héritée de la fin du 16e siècle et du 17e siècle.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Sources iconographiques

    19975601139X : Archives municipales de Vannes, 21 Fi.

    19985600339XA : Archives municipales de Vannes, 21 Fi.

    20085605900NUCA : Archives départementales du Morbihan, 1 Fi 101.

    20085605901NUCA : Archives départementales du Morbihan, 1 Fi.

    20075605386NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi.

    20075605382NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi.

    20075601233NUCA : Archives départementales du Morbihan, 149 J 264.

    20075601234NUCA : Archives départementales du Morbihan, 149 J 264.

    20075601235NUCA : Archives départementales du Morbihan, 149 J 264.

Références documentaires

Documents figurés
  • A. M. Vannes. 21 Fi. Plan cadastral 1807-1809. Tableau d'assemblage de la commune et plan par sections. Delavau (ingénieur) ; Dreuslin (géomètre). Plan aquarellé, 99,5 x 67,41 cm.

    Archives municipales de Vannes : 21 FI
  • A. D. Morbihan. 149 J 57. Fonds Joseph Caubert de Cléry. 1922-1924. Ecole Notre-Dame de Ménimur. Construction d'un pensionnat : plans.

    Archives départementales du Morbihan : 149 J 57
  • A. D. Morbihan. 149 J 264. Fonds Joseph Caubert de Cléry. 1922-1924. Ecole Notre-Dame de Ménimur. Construction d'un pensionnat : plans.

    Archives départementales du Morbihan : 149 J 264
Bibliographie
  • THOMAS-LACROIX, Pierre. Le vieux Vannes. Malestroit, presses de l'Oust, 2e édition, 1975.

    p. 129-130
  • HERBAUT, Claudie. Ménimur. Dans : Le tour de la ville en 24 fiches. Ville de Vannes.