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Manoir du Grand Gué (Pleudihen-sur-Rance)

Dossier IA22133169 réalisé en 2015

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • dépendance
    • ferme
    • puits

Le manoir du Gué, de la première moitié du 15e siècle se distingue par son massif escalier droit flanqué contre sa façade principale. L'entrée par la cuisine et non pas par la salle comme habituellement est une singularité ; il faut sans doute imaginer un tambour de porte formant sas semblable à celui qui existe actuellement. La salle elle-même était vraisemblablement à l'origine sous charpente. La dédicace de sa chapelle disparue à Saint Raphaël, souvent invoqué comme protecteur des voyageurs, est peu courante. Elle est probablement à rapprocher de l'activité de commerce de mer. La cave aménagée comme un entrepôt, avec accès direct sur la cour, évoque les demeures de marchands.

Parties constituantes non étudiéesdépendance, ferme, puits
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
AdresseCommune : Pleudihen-sur-Rance
Lieu-dit : Grand Gué (le)

Le manoir du Grand Gué est situé à l’est du bourg, au nord du ruisseau de la Touche Porée qui s’écoule dans la rivière de Coëtquen, la où se situait anciennement un gué qui a donné son nom au lieu. Il est mentionné lors de la Réformation de 1513 et appartient à Guillaume Le Jeune qualifié d’écuyer de la seigneurie et baillage du Gué. Le manoir bien que transformé au 17e siècle (ouvertures, plafond...) conserve sa structure ancienne de la première moitié du 15e siècle avec ses cheminées d’origine. Le logis était anciennement à trois pièces avec une aile arrière disparue, visible sur les cadastres de 1817 et 1844. La chapelle Saint-Raphaël également détruite était aussi dessinée sur le premier cadastre.

De nouveaux bâtiments de ferme ont été reconstruits à la fin du 19e siècle, dans le prolongement du logis seigneurial, mais également autour de la cour.

Période(s)Principale : 1ère moitié 15e siècle, 17e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle

Manoir situé proche de la rivière a mi-pente d’un vallon. Il est orienté au sud.

Sa façade se distingue par son large perron qui a pu autrefois être abrité.

L’ancien logis seigneurial, tel que nous le présente le vieux cadastre possédait une aile arrière flanquée de latrines à l’est.

Ce logis à trois pièces en rez-de-chaussée : cuisine/salle/chambre à l’arrière est un modèle courant. Cependant, ici, la salle, plus haute que la cuisine pouvait à l’origine ne pas être plafonnée. Ce type de salle nommée à salle basse sous charpente se retrouve dans les plus anciens manoirs de Bretagne.

La cuisine, conserve également une cheminée ancienne. De cette pièce on accède aux caves en soubassement par un escalier intérieur en pierre de taille, situé dans l’angle nord est.

Les caves sont accessibles également de la cour par une large porte. Les deux grands jours d'éclairage et d'aération suggèrent davantage un entrepôt, comme c'est l'usage pour les maisons de marchands.

Mursgranite moellon
granite pierre de taille
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée surélevé, étage de soubassement
Typologiessalle basse sous charpente
États conservationsremanié

Annexes

  • Les familles du Gué

    Extrait de l'abbé Eugène Brebel

    - Guillaume le Jeune, écuyer, mentionné en 1513.

    - Olivier du Gué, prêtre, mentionné en 1603.

    - N. H. et écuyer Jean Pépin, marié en 1630 à Marguerite Frotet, dame de Sainte-Agathe au

    bourg de Pleudihen

    - Françoise Frotet, dame du Gué, alliée en 1668 à N. H. François

    - Pierrez de la Gapaillère, seigneur de la Touche-aux-Bégasses

    -Leur fils François Pierrez, épouse en 1721 Jeanne Le Fer

    - N. H. Nicolas Blondeau, époux en 1713 de Françoise De Bien, dont

    - Anne Blondeau, dame en 1741 de N. H. Jacques Michel de la Morvonnais, père

    - N. H. Julien Gigot, décédé en 1768.

Références documentaires

Bibliographie
  • BREBEL Eugène, abbé. Pleudihen-sur-Rance. Monographies des villes et villages de France. Le Livre d'histoire, Paris, 2003 (réédition d'un ouvrage paru en 1916).