Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Manoir de Squivit (Rospez)

Dossier IA22132502 réalisé en 2015

Fiche

Destinations ferme
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Adresse Commune : Rospez
Lieu-dit : Squivit
Adresse : 43 route de Cotel

Manoir dont l'origine semble remonter à la seconde moitié du 15e siècle, transformé au 16e et au 17e siècles. Édifice déclassé en ferme, agrandi voire reconstruit en 1833 par Jean Briand. Cette famille détient toujours l'ancien manoir.

Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle , (?)
Secondaire : 2e quart 19e siècle , porte la date
Dates 1833, porte la date

Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé au nord du bourg de Rospez. Isolé dans la campagne, le manoir se trouve à proximité immédiate d'un petit affluent du ruisseau de Kernélégan qui se jette dans le Guindy. A proximité également - le long du ruisseau venant de Poulfanc Bras - se trouvait un ensemble de quatre routoirs. On accède au manoir par un chemin venant de l'est. Le toponyme est orthographié "Squivit" sur le cadastre de 1826.

Les bâtiments qui composent le manoir sont organisés autour de la cour (séparée en deux par un mur sur le cadastre ancien). Le logis manorial est orienté vers le sud avec une tour secondaire en demi-hors-d’œuvre donnant accès de l'étage aux combles (puis au pigeonnier) ; tour d'escalier principal en élévation postérieure. A signaler, la présence d'une tête humaine grimaçante sur le cul-de-lampe (console d'encorbellement) de la tour antérieure. La partie sommitale de la tour arrière accueille un pigeonnier : on parle alors de tour-fuie (Daniel Leloup, 2001). Sa capacité est estimée 500 couples de pigeons. À l'origine, l'accès à la fuie se faisait directement par l'escalier en vis principal. La particularité de cette fuie est de posséder une évacuation pour repousser vers l'extérieur de la tour la colombine. Ces déjections étaient utilisées comme engrais. Toujours selon Leloup, la fuie était dotée d'une échelle tournante afin de permettre la collecte des œufs et des pigeonneaux.

La partie centrale du manoir a été fortement remaniée par le percement d'une porte et de fenêtres de grandes dimensions. Elle a cependant gardé sa charpente originelle utilisant des "arbalétriers courbes en pied taillés en une seule pièce de bois". Leur présence a permis le développement de combles à surcroît au-dessus de la chambre seigneuriale.

L'ancien logis manorial se poursuit vers l'est par un logis à quatre travées daté par millésime de 1833. Une inscription ("F:F:P: JEAN BRIAND 1833") sur un linteau de fenêtre nous donne le nom du commanditaire. La porte donnant sur la cour a été transformée ultérieurement en fenêtre.

Accostée au logis à l'ouest, une dépendance a été récemment transformée en logis.

Références documentaires

Périodiques
  • LELOUP, Daniel. "Les manoirs à tour-fuie dans les Côtes d'Armor". Bulletin Monumental, tome 159, n° 2, année 2001. p. 143-156.

Liens web