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Manoir de Mauvoisin, puis château de Monvoisin (Le Rheu)

Dossier IA35046337 inclus dans Château de la Freslonnière (Le Rheu) réalisé en 1986

Fiche

  • Vue générale
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  • Parties constituantes

    • communs
    • jardin d'hiver
    • orangerie
    • parc
    • pièce d'eau
    • ferme
    • four à pain

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescommuns, jardin d'hiver, orangerie, parc, pièce d'eau, ferme, four à pain
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonRennes Métropole - Rennes Sud Ouest
AdresseCommune : Rheu (Le)
Lieu-dit : Monvoisin

Château construit au 17e siècle à l'emplacement d'un manoir mentionné depuis 1350, agrandi au 19e siècle par le corps de logis sud, une tourelle d'escalier et une orangerie. Orain mentionne, en 1882, un "joli château de construction récente, à M. de Tanouarn" dont la serre communique avec le salon. La métairie date également du 19e siècle.

(Lauranceau Elise, 2004)

Le manoir de Monvoisin (ou “Mauvoisin”), anciennement appelé “Verrière-Mauvoisin”, est situé sur la commune du Rheu, au nord du bourg, à l’ouest du château de la Freslonnière. Il tirerait son nom de son premier propriétaire, Jean Le Bart, surnommé “Mauvoisin” ou “Mauvais voisin” par son tempérament hargneux. Il appartenait à la famille Mauvoisin de 1427 à 1513 puis passa par alliance à la famille de Freslon en 1585. Ensuite, il fut vendu à la famille Solier en 1734. En 1756, il passa par contrat de mariage à la famille Bechenec, puis aux Tanouarn à la fin du 19e siècle avant d’appartenir au 20e siècle à M. du Boisbaudry, maire du Rheu.

(Corre Julie, Sotteau Justine, 2017)

Période(s)Principale : 19e siècle
Secondaire : 17e siècle , (?)
Secondaire : 14e siècle
Auteur(s)Personnalité : Tanouarn de commanditaire attribution par travaux historiques

Bâtiment nord 17e siècle de plan rectangulaire dans l'alignement duquel est construit au 19e siècle le corps sud, plus élevé, une tourelle d'escalier de plan carré liant les deux unités. Ferme : pavillon à étage couvert en croupe encadré de 2 corps symétriques en rez-de-chaussée ; baies en brique.

(Lauranceau Elise, 2004)

Ce site comprend un manoir et une ancienne métairie dont l’entrée est signalée par un pigeonnier. La propriété est agrémentée d’un environnement paysager riche et l’ensemble de la parcelle est enserré par des haies bocagères. Entre l’actuel logis et la métairie, un ensemble de bâtiments a été détruit récemment.

Le corps principal, orienté nord-ouest - sud-est, se compose de deux ensembles d’époques différentes. Ils sont construits en terre selon la technique de la bauge élevé sur un soubassement de moellons de schiste. L’ensemble des bâtiments est recouvert d’un enduit. Un premier volume construit au 17e siècle étendu au 19e siècle, remplace un ancien manoir qui existait en 1350.

Le premier volume du 17e siècle, au nord, est un bâtiment de plan massé rectangulaire. Il comprend un rez-de-chaussée et un étage carré surmonté d’un toit à deux pans présentant une forte pente et un coyau. Ce bâtiment semble avoir été remanié au 19e siècle par l’ajout et les modifications d’ouvertures. Les façades sont rythmées par trois travées caractérisées par une certaine hétérogénéité dans les formes et les dimensions des ouvertures. Sur la façade sud-est, certaines baies sont en arc plein cintre et d’autres en anse de panier. En outre, la face nord-ouest comprend en travée centrale une porte ogivale gothique et une seconde entrée a été ajoutée au 19e siècle sur la travée de droite.

Une souche de cheminée en brique est adossée au mur gouttereau est, tandis qu’une autre se situe sur le mur pignon nord-est. Ce bâtiment comprenait une cuisine avec une grande cheminée en granite et une porte chanfreinée (selon le pré-inventaire de 1974).

Une tour d’escalier hors-oeuvre de plan carré marque la jonction avec l’extension du 19e siècle située au sud-ouest. Percée de baies étroites sur chacune de ses faces, la tour est couverte d’une toiture en pavillon soutenue par des corbelets ouvragés.

Au sud-ouest, un second bâtiment a été ajouté dans l’alignement de ce premier édifice. De plan quadrangulaire, cette extension se démarque du précédent volume par sa hauteur plus élevée. Elle se compose d’un rez-de-chaussée, d’un étage carré et d’un étage de comble. Trois travées régulières animent les façades à l’exception de celle située au sud-est qui n’en comprend que deux. Les deux premiers niveaux d’élévation sont percés de baies en anse de panier tandis que l’étage de comble est éclairé de trois lucarnes sculptées réparties sur les façades sud-ouest et sud-est. Travaillées en calcaire, elles sont surmontées d’un fronton en plein cintre et flanquées d’ailerons.

L’ensemble est couvert d’une toiture en croupe.

Au 19e siècle, une orangerie construite en briques est ajoutée sur la façade sud-est du corps de logis du 17e siècle. Adossée à ce bâtiment, elle adopte un plan trapézoïdal. Elle est percée de cinq ouvertures surmontées d’un imposte vitré plein cintre.

Au 20e siècle, deux vérandas ont été adjointes à chacun des corps de bâtiments.

Au nord-ouest du manoir est implantée une ancienne métairie du 17e siècle, agrandie au 19e siècle. Les bâtiments, construits en terre, forment une cour rectangulaire. Il comprend plusieurs annexes agricoles présentes sur le cadastre napoléonien de 1829. Au nord du site, un petit bâtiment abritait un ancien four à pain, dont il ne reste que le fournil. A proximité se situe un hangar à côté duquel se trouvent les ruines d’une ancienne grange. Plus loin, se tient une grange couverte à deux pans et présentant un coyau.

La nouvelle métairie, construite en terre au 19e siècle, se compose de trois volumes. Au centre se distingue le logis flanqué de part et d’autre de parties agricoles. Cette habitation est composée de deux niveaux d'élévation et d’un grenier. La façade principale comporte trois travées, la porte se situant sur la partie centrale. Des baies en plein cintre sont encadrées de brique, un matériau qui se développe au Rheu au 19e siècle. Les combles sont percés d’une gerbière alignée dans la travée centrale. La façade nord-est est faiblement percée. L’ensemble des bâtiments est surmonté d’une toiture à croupe et dispose d’un léger coyotage. Deux souches de cheminées sont présentes sur chacun des pignons du logis.

Certaines dépendances étaient agrémentées d’un décor, par exemple, une girouette ornait encore le pignon d’une des dépendances du château en 1974, qui n’est plus en place aujourd’hui.

Un important incendie a touché le manoir, détruisant l’essentiel de la toiture du corps principal en juillet 2016.

(Corre Julie, Sotteau Justine, 2017)

Mursbauge
calcaire
pierre de taille
schiste
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit en pavillon
toit à longs pans
croupe
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Enquête topographique rédigée en 1986 :

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de pré-inventaire, Service de l'inventaire du Patrimoine de Bretagne, 1975

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
Bibliographie
  • RENOULT, Michel. Le Rheu, chronique d'une commune du pays de Rennes. 1977.

    Archives départementales d'Ille-et-Vilaine
  • Michel RENOULT, Le Rheu au pays de Rennes en Bretagne, Prégueux, Édition Jean-Pierre BIHR, 1998

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)