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Manoir de Keroullé

Dossier IA29005508 réalisé en 2012

Fiche

Les inventaires après décès du 18e siècle nous indiquent que l'élevage de mouton était une des activités principales à Keroullé. Ainsi, le 8 avril 1724, sont comptabilisées 27 brebis, le 2 janvier 1769, B. Maze possède 13 moutons et brebis et en novembre 1784, Alain Morvan possède 12moutons. L'élevage de moutons était lié, au 18e, sur la paroisse d'Hanvec, paroisse à laquelle appartenait la commune actuelle de l'Hôpital-Camfrout, à une économie basée sur le textile.

Parties constituantes non étudiéesdépendance, écurie
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique
AdresseCommune : Hôpital-Camfrout
Lieu-dit : Keroullé

La référence la plus ancienne à Keroullé semble dater de 1536, son propriétaire en est Bernard Omnès, seigneur de Keroullé, de Tibizien Kerantrez. La présence de nombreux blasons dans la maçonnerie ne permet pas d'éclairer l'histoire du manoir, s'agissant de probables remplois.

Le manoir de Keroullé, en dépit de nombreuses périodes constructions, possède deux particularités architecturales qui l'inscrive dans la famille du logis manorial de la première moitié du 16e siècle (années 1520-1530) et du tout début du 17e siècle.

La tour d'escalier polygonale à trois pans sur laquelle se greffe une tourelle comprenant un second escalier à vis, donne accès à une pièce à feu lambrissée. Le système d'encorbellement permet d'augmenter la superficie des pièces à chaque niveau.

La position de la tour d'escalier, qui n'est pas, contrairement aux apparences, une tour d'angle, laisse supposer qu'au début du 16e siècle, le manoir se

prolongeait vers l'est. La présence d'un arc de décharge, situé dans le pignon est actuel, est l'ultime trace d'une ancienne cheminée : placé au niveau du contre-coeur de cheminée, il permettait le remplacement des pierres brûlées de maçonnerie de l'âtre.

Le bâtiment, perpendiculaire au corps de logis, daterait du début du 17e siècle. La galerie qui le composait se terminait en cul-de-sac au nord. Côté cour, on compte actuellement 3 colonnes debout (chapiteaux, fûts et bases moulurés) avec passage conservé de la cour vers l'est (sol pavé). Dans le mur, remonté et obstrué afin de créer des pièces en rez-de-chaussée, 2 colonnes sont visibles, et 2 socles sont intégrés à la maçonnerie. Cette partie du manoir présente beaucoup de remontages et de création d'ouvertures que ce soit en façade est ou ouest.

Le logis, situé à l'ouest de la cour, est probablement la métairie. Les remaniements du début du 20e siècle (1929) n'empêchent pas de constater de l'emplacement des ouvertures-obstruées ou non-et permettent de voir où logis et grenier se situaient.

La présence, sur le cadastre de 1825, d'un moulin à marée (ruiné), avec son bassin de retenue, complète l'ensemble.

Le traitement architectural de la tour, son volume, avec transition du plan polygonal au plan carré, la qualité de la mise en oeuvre des matériaux rapprochent le manoir de Keroullé de ceux de Mézarnou et Tronjoly.

Période(s)Principale : 17e siècle, 20e siècle, 1er quart 16e siècle
Dates1929, porte la date

Manoir situé à l'ouest de la route menant du Faou à l'Hôpital-Camfrout, au nord de l'anse de Keroullé.

Plusieurs bâtiments autour d'une cour carrée :

Tour d'escalier polygonale à trois pans sur la quelle se greffe une tourelle, à vis secondaire, donnant accès à une pièce à feu lambrissée ; système d'encorbellement permettant d'augmenter la superficie des pièces à chaque niveau. Entrée principale dans la tour d'escalier. Partie supérieure de l'escalier en vis (colonne) en kersantite. Pas de jonction, initialement, avec le bâtiment est.

Utilisation de la pierre de Loganna-Daoulas (encadrements, maçonnerie), de la kersantite (encadrements) et de schiste (grandes dalles).

Le logis : se développe le long du chemin, les ouvertures en façade sud ont été modifiées et comportent de nombreux remplois (console utilisée en linteau) ; pente de toit modifiée. Salle de guet permettant vue vers l'est, le sud et l'ouest (archère-canonnière). Arc de décharge d'une cheminée (détruite) en rez-de-chaussée au pignon est.

Le corps de bâtiment est, orienté nord-sud : perpendiculaire au corps de logis ; ancienne galerie se terminant en cul-de-sac au nord. Côté cour, on compte 3 colonnes (chapiteaux et bases moulurés) debout avec ouvertures conservées de la cour vers l'est. Dans le mur, remonté et obstrué afin de créer des pièces en rez-de-chaussée, 2 colonnes sont visibles, et 2 socles sont intégrés à la maçonnerie. Dans la partie sud de ce corps de bâtiment existait une cheminée (traces de conduit en façade est). Beaucoup de traces de remontage et création d'ouvertures que ce soit en façade est ou ouest. Bâtiment dont la jonction avec le logis principal est parfois maladroite.

Portes charretière et piétonne liant le logis sud au bâtiment ouest. Ce dernier est modifié en 1929 (porte date). Ouvertures modifiées et obstruées en façade est, indiquant une fonction mixte ; façade ouest créée en 1929 et ainsi q'une tourelle d'angle. Accès à ce logis de type ternaire par l'ouest.

En fond de cour, au nord, logis, ancienne ferme, comprenant rez-de-chaussée et étage de comble.

Quelques blasons intégrés à la maçonnerie : sont de probables remplois.

Mursmicrodiorite quartzique pierre de taille
kersantite pierre de taille
kersantite moellon
Toitardoise
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour en maçonnerie
États conservationsremanié, restauré

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales du Finistère. 14 Fi. Fonds Godineau.

    14 fi 329 Archives départementales du Finistère : 4 Fi
  • Archives départementales du Finistère. 14 Fi. Fonds Godineau.

    14 Fi 330 Archives départementales du Finistère : 4 Fi
  • Archives départementales du Finistère. 14 Fi. Fonds Godineau.

    14 Fi 331 Archives départementales du Finistère : 4 Fi
  • Archives départementales du Finistère. 4 Fi 408.

    Archives départementales du Finistère : 4 Fi 408
Bibliographie
  • CHATENET Monique, MIGNOT, Claude (dir.). Le manoir en Bretagne. 1380-1600. Paris, Caisse nationale des monuments historiques et des sites/Editions du patrimoine/Imprimerie nationale Editions, 1999.

Périodiques
  • Donnard, Jean-Noël, CEVAER, Lucien. L'Hôpital-Camfrout : une identité gravée dans la kersantie. in Cahiers de l'Iroise, n° 193, mai 2002.