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Manoir de Goaz Froment (Le Vieux-Marché)

Dossier IA22016997 réalisé en 2010

Fiche

Destinations maison
Parties constituantes non étudiées dépendance
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Plouaret
Adresse Commune : Vieux-Marché (Le)
Lieu-dit : Goaz Froment

Cet ensemble bâti ancien à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole est situé à 2 000 mètres au nord-est du bourg de Le Vieux-Marché et à 115 mètres d´altitude. Le manoir dont la façade principale est orientée vers le sud-ouest se trouve à proximité immédiate d'une source et de deux bassins figurant sur le cadastre de 1835 qui alimentent un petit affluent du fleuve du Léguer. Selon le cadastre, on y accède en passant par le chemin de Kermarquer (au nord-ouest) à Le Quinquis (au sud) ou par Prat Morvan. Le toponyme est orthographié "Goas froman" sur le cadastre de 1835 (dans les archives seigneuriales : on trouve "Goazfourmant" et "Goasfroment" ; il s'écrit aujourd'hui "Goaz Froment" sur les cartes de l’Institut géographique national.

Des propriétaires de la seigneurie, on connaît Yves Le Bœuf (Le Beuff) (1569-1648), seigneur de Goaz Froment et de Kerminihy dans la paroisse de Plouaret ; il a épousé en 1600 Augustine Cariou de Goasven (1570-1633). Leur fils : François Le Bœuf (vers 1620-1696) a épousé en un, Julienne Rospabu (né en 1622) et en deux, Françoise Coupé (vers 1625-1712). François Le Bœuf, notaire, est dit "écuyer" et seigneur de Goaz Froment au 17e siècle. Ses armoiries sont "de sable à un rencontre de bœuf d'or, accompagné de huit molettes (petit meuble en forme d'étoile évidée) de même, 3. 2. 3." ("de sable a une teste de boeuff d'or accompagnée de mollettes d'esperon sans nombre aussy d'or, mieux de sable semé de mollettes d'esperon d'or a la rencontre de boeuff de mesme").

L'édifice actuel a vraisemblablement été construit par Yves Le Bœuf entre 1598 et 1601 à l'occasion de son mariage avec Augustine Cariou de Goasven. Il comporte des dispositions et éléments stylistiques datables de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle emprunt d'une relative modernité : volume, distribution, escalier rampe sur rampe contenu dans une tour faisant pavillon central, gabarit des fenêtres, portes d'entrée monumentale en arc plein cintre ornées de colonnes ou de pilastres et surmontées chacune d'un fronton triangulaire au décor Renaissance...

La porte principale débouche sur le vestibule et l'escalier rampe sur rampe aux niches à lumière ornées par des coquilles ; la porte secondaire s'ouvre directement sur la salle basse. Une salle haute a été aménagé au sommet de la tour d'escalier. Par la suite, des ouvertures ont été percées notamment dans le pignon est.

Au milieu du 18e siècle, les terres de Le Vieux Marché passent dans les mains de Louis Julien Le Lay de Kerverzio puis de Yves Marie Le Lay de Kermaben. Saisi puis vendu comme Bien National, le manoir est acquis en 1794 par Jean-Baptiste Juste (grand-père de Charles Le Goffic). Né à Versailles en 1746, cet ancien militaire des gardes françaises qui avait servit sous les ordres de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette dit "La Fayette" est "maître de Poste" à Lannion en 1784 (personne qui tient un relais de poste aux chevaux et qui fournit, moyennant certains avantages, des relais aux voitures de l'administration des postes...). Le marquis de La Fayette dit "La Fayette" aurait séjourné au manoir de Goaz Froment en 1801.

Cet édifice n'est pas protégé au titre des Monuments historiques.

Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates 1598, daté par travaux historiques
1601, daté par travaux historiques
Auteur(s) Personnalité : Le Bœuf Yves,
Yves Le Bœuf (1569 - 1648)

Yves Le Bœuf (Le Beuff) (1569-1648), seigneur de Goaz Froment et de Kerminihy dans la paroisse de Plouaret a épousé en 1600 Augustine Cariou de Goasven (1570-1633).


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commanditaire, attribution par travaux historiques

De plan rectangulaire orienté vers le sud-ouest, ce logis manorial à étage est construit en pierre de taille et en moellon de granite. Plan allongé à trois pièces au rez-de-chaussée : cuisine, vestibule (accessible de l’extérieur par une porte monumentale dédiée) et salle basse (accessible de l’extérieur par une porte monumentale dédiée). Le logis se caractérise par l'emploi d'une tour centrale couverte en pavillon accueillant un escalier rampe sur rampe en maçonnerie. L'escalier est doté de plusieurs niches à lumière ornées de coquille. Au sommet de cette tour-pavillon, pièce haute en belvédère accessible par un petit escalier en vis secondaire.

Double porte monumentale de style Renaissance en façade antérieure ; porte en arc plein cintre en façade postérieure.

Lucarnes armoriées.

Murs granite moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Annexes

  • Iconographie

    20112205437NUCA : Archives départementales des Côtes-d'Armor, B3.

Références documentaires

Bibliographie
  • KULIG, Christian. WORTHINGTON, Patrick. Châteaux et manoirs. Trésors du Trégor. Saint-Thonan, 2013, 256 p.

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