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Maison : remise et voilerie, rue des Islandais, Dahouët (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22002146 inclus dans Ancien écart dit port de Dahouët, actuellement quartier et port de Dahouët (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : Dahouët
Adresse : Rue des
Islandais
Cadastre : 2003 H 484

Cet édifice appartenait à l'origine à la famille Carfantan, armateurs et négociant à Dahouët, et servait au temps de la grande pêche de voilerie et de remise (entre autres denrées pour le stockage des biscuits embarqués pour la campagne) entre 1860 et 1870. Les descendants de la famille Carfantan en ont fait don récemment à la commune de Pléneuf. Cependant, le bâtiment est en très mauvais état et nécessiterait des travaux importants pour sa restauration et un projet culturel de réhabilitation, pour justifier le coût des travaux. Le premier bâtiment de la maison Carfantan fut construit peu avant 1850 par Prosper Carfantan, négociant et armateur, époux de Jeanne Marie Hercouët. L'extension des magasins se fit par l'achat de maisons en 1859 et 1860 (recherches historiques de Jacques-Henri Clément).

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Dates1822, daté par travaux historiques

Le bâtiment comprend deux étages. Il est construit en moellons de grès rose avec un parement de briques. Les entourages des ouvertures au rés-de-chaussée sont en pierre de taille de granite.

Mursgrès
brique
États conservationsmenacé

Le bâtiment en mauvais état nécessite une restauration importante pour un projet culturel qui resterait encore à définir.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • La saga des Carfantan

    Les Carfantan sont originaires du village de Hénanbihen, où dans le 2e quart du 19ème siècle, le premier des Carfantan, Prosper-Jean-Paulin, propriétaire terrien et cultivateur, faisait partir son négoce par la voie maritime, en armant de petits caboteurs basés à Port-Nieux dans la baie de la Fresnaye, avant de choisir le port plus accessible de Dahouët. C'est peu avant 1850 qu'il fit construire la grande maison du n° 48 quai des Terre-Neuvas, qui appartenut ensuite à Léon et Prosper Carfantan, armateurs, avant d'être achetée par M. Mathurin Lévêque, capitaine au long cours, cap-hornier et ancien commandant du port de Dunkerque.

    Le mariage de Prosper Carfantan avec Jeanne-Marie Hercouët donna naissance à sept enfants :

    Maria (1851-1927), qui épousa Louis Verry, armateur négociant à Binic et fut surnommée "la Foudroyante", en raison de sa forte personnalité et de sons sens aigu de l'entreprise,

    Elia (1852-1900), qui se maria à Jean-François Hamonet, capitaine au long-cours, figure de Dahouët,

    Prosper (1854-1894),

    Anna (1856-1929), qui épousa Alexandre Péniguel, armateur et négociant de Dahouët. Leur maison se trouve au n° 12 du quai des Terre-Neuvas,

    Léon (1859-1911) qui, au décès de son frère Prosper, épousa la veuve de celui-ci et lui succéda comme armateur. Son fils Prosper poursuiva l'activité commerciale de son père,

    Arthur, mort en tout jeune âge,

    Adrien (1863-1902), armateur lui aussi.

    En 1850, Dahouët s'éveillait de nouveau à la grande pêche à terre-Neuve et vers Islande ensuite. Prosper Carfantan arma le premier navire pour les fjords d'Islande : le lougre "Alexandre" ; suivirent quatre goélettes en 1864.

    Plus tard, l'armement Carfantan comptait avec ses enfants et petits enfants plus de quinze navires, trois-mâts et goélettes. Certains faisaient la grande pêche, d'autres le cabotage, comme chasseur ou encore la pêche au thon en Atlantique.

    Dans un angle de la bâtisse familiale, fut construit un four dans lequel on faisait cuire les biscuits des marins. Elle servit ensuite de première boulangerie à Dahouët. Dans la cour se trouvait également un petit atelier de menuiserie, la voilerie, et plus tard, un pressoir et les fûts pour le cidre.

    Les fortunes de mer n'épargnèrent pas les Carfantan, qui subirent le perte entre autres navires du "Glaneur" en 1911, avec tout son équipage. Le dernier grand voilier fut le "Léon", qui finit sa carrière au cabotage avant d'être définitivement désarmé dans le port.

    Les Carfantan étaient aussi négociants de produits de la terre, de charbon, de bois de construction, d'engrais et d'alcool ; activité que poursuivit Alexandre Péniguel.

    Pour couvrir tout ce trafic, de nouveaux terrains furent acquis à l'entrée du port, un grand hangar construit et l'immeuble du n°1 du Pont-Neuf acheté par Anna Carfantan pour entreposer les produits du négoce florissant.

    Les responsabilités politiques échurent aussi au Carfantan : Léon Carfantan fut élu en 1894 conseiller général du canton de Pléneuf. Les Carfantan participèrent au projet de développement des infrastructures portuaires et de l'ouverture de la ligne de chemin de fer passant par Dahouët. La saga des Carfantan prit fin avant la 2e guerre mondiale. Mais le port leur doit encore ainsi qu´aux autres familles d´armateur sa renommée et son aménagement portuaire traditionnel.

  • 20032206061NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205464NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205724NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205457NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205872NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

Références documentaires

Bibliographie
  • DUMONT LE DOUAREC, Jean Pol. La saga des Verry Carfantan. Paris : Les Goélettes Blanches, 1985.

  • GUIGOT, André. Dahouët, port de Bretagne. Tome 2. Saint-Brieuc : Breizh-Compo, 1990.

    p. 103-107