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Maison, Le Tertre (Plouasne)

Dossier IA22017299 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • four à pain
    • puits

Dossiers de synthèse

Ce logis inhabité aujourd’hui en raison de sa proximité avec la carrière du Vau Riffier mérite d’être préservé pour son intérêt architectural, sa datation précise et l’identification de ses commanditaires, connus par une inscription gravée sur la façade et par les registres paroissiaux de la commune. Le mariage de François Heurtault avec Jeanne Legrand y est consigné pour l’année 1737. La maison qu’ils font construire reflète une société rurale riche qui emprunte aux maisons nobles leur vocabulaire ornemental, blason, lucarne à fronton, corniche à ressauts et denticules. L’art des tailleurs de pierre locaux s’exprime ici avec agilité et humour par leur sens des proportions et des détails, par leur goût de la représentation humaine simplifiée qui donnent toute sa force et son caractère à l’habitat rural du pays des faluns.

Parties constituantes non étudiées four à pain, puits
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Plouasne
Lieu-dit : le Tertre
Cadastre : 1979 D1 81

Cette ferme cossue est construite en 1742, sur les terres de la baronnie du Vau Ruffier appartenant au duc et à la duchesse de Duras, née Louise de Coetquen, pour François Heurtaut et Jeanne Legrand dont les noms sont gravés sur une pierre de taille sous la corniche . Elle a remplacé un ancien logis du 16e siècle dont il remploie les plus belles pierres de taille, le linteau de la cheminée est du rez-de-chaussée et les encadrements des baies. Une pierre encadrant le jour du grenier est sculptée d´un écusson portant la date de 1579 et un oiseau. Sur le linteau de la cheminée est du rez-de-chaussée se retrouve également représenté le même type d´oiseau accompagné d´autres motifs (un losange avec un coeur inversé, puis un écu portant une abréviation : siduras ', ' et un oiseau avec un long bec) qui peuvent être lus comme un anagramme. Le cadastre de 1834 mentionne qu´à cette période ce logis est divisé en deux propriétés.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 16e siècle
Dates 1579, porte la date
1742, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Heurtaut François
Personnalité : Legrand Jeanne

Ferme située au nord de la commune près de la carrière du Vau Riffier. Le logis est orienté au sud construit avec des matériaux locaux, moellons de granite et de calcaire coquillier. La corniche à triple ressauts et aux motifs variés (dents de scie, denticules) et les lucarnes sculptées sont en pierre de taille des faluns. Ces lucarnes aux frontons courbes s´ornent de décors schématisés s´inspirant des siècles passés. Les amortissements à boules sont ici remplacés par des têtes de petits bonhommes souriants et les écus de fantaisie qui les accompagnent imitent les armoiries des maisons nobles. La distribution de ce logis est simple, deux pièces à feu en rez-de-chaussée surmontées par deux étages de grenier. Une étable est accolée contre le pignon est. Le montage du pignon avec des pierres calées en épi est également particulier d´une mise en oeuvre du 18e siècle.

Murs granite
falun
terre
moellon
Toit ardoise
Plans plan régulier
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis sans jour
Typologies logis double, upper cruck variante, armoire murale, travées jumelées
États conservations état moyen
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1987/10/27