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Maison de villégiature Les Roches, 17 place de Océan, le Pouldu (Clohars-Carnoët)

Dossier IA29004315 inclus dans Ensemble balnéaire du Pouldu (Clohars-Carnoët) réalisé en 2008

Fiche

Précision dénomination maison de villégiature
Appellations Les Roches
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Bretagne - Quimperlé
Adresse Commune : Clohars-Carnoët
Lieu-dit : le Pouldu
Adresse : 17 place de Océan
Cadastre : AK 94 ; AK 95

Etienne Dubreuil, notaire selon l´historien local Hervé Rolland, construit en 1898 une villa sur la pointe rocheuse qui surplombe l´anse du Pouldu à l´Ouest. Il investit dans un secteur quasiment désert : seule une autre villa construite deux années auparavant existe alors (elle sera détruite durant la Seconde Guerre mondiale). Il faut attendre le début du 20e siècle pour que les constructions se multiplient sur la partie Ouest de la plage des Grands-Sables. La villa, qui est louée pour la saison dans les années 1910, change régulièrement de propriétaires. Ils sont parisiens, quimperlois, lorientais... En 1940, l´ingénieur parisien Maurice Pathiaux, propriétaire depuis 1931, fait agrandir son habitation. En 1949, il réalise de nouvelles modifications.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1898, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Dubreuil Etienne, commanditaire, attribution par travaux historiques

Située sur une pointe rocheuse, surplombant la mer, la villa Les Roches fait face au large. Les propriétaires jouissent d´une vue sur mer exceptionnelle. La façade côté anse du Pouldu est la plus ouverte, avec lucarnes rampantes (ou en chien couché) et balcons à l´étage. Contrepartie de cet emplacement exceptionnel, la villa Les Roches est très exposée aux vents et, afin de se protéger des vents dominants venant du large (Sud-Ouest), les ouvertures sont majoritairement orientées vers la plage des Grands-Sables ou l´embouchure de la Laïta. Composée de deux corps de bâtiment de base rectangulaire, reliés entre eux par des éléments moins importants, elle est aujourd´hui divisée en deux habitations. Le corps de bâtiment le plus proche du large est la partie la plus basse. Son architecture est très simple : peu d´ouvertures, un auvent de porte en ardoises, deux souches de cheminée. Son pignon découvert (qui s´élève légèrement au-dessus du toit) lui permet d´éviter les dégâts que pourraient occasionner les vents. Le corps de bâtiment le plus proche de la plage des Grands-Sables est la partie la plus importante. Il comporte deux étages, dont un sous combles. Le pignon orienté vers la plage est décoré, avec encadrement en tuiles et pierres de taille pour les cinq ouvertures et nom « villa Les Roches » inscrit dans un encadrement en pierres taillées. Les souches de cheminée, avec couronnement décoré de tuiles, ont conservé leurs mitrons mais il n´est pas sûr que la cheminée adossée au pignon nord fonctionne encore au vu de l´emplacement de l´oculus (petite baie circulaire) du deuxième étage. L´ensemble montre bien les adaptations nécessaires des habitations pour profiter d´une vue sur mer remarquable tout en luttant contre les désagréments maritimes.

États conservations bon état

Données complémentaires architecture PATMAR

REFC CLC34
THPA Activité balnéaire de loisir et de santé
DREC peu cité
INGP intérêt paysager et pittoresque
PING La villa Les Roches se trouve sur une des pointes, aux abords de la plage des Grands-Sables.
RECO Située dans aucun périmètre de protection des Monuments Historiques, cette villa est susceptible de subir des transformations (ajouts sur la façade notamment). La station balnéaire du Pouldu a longtemps été la station balnéaire des Quimperlois. L´architecture des villas y est modeste, sans ostentation. La station balnéaire est relativement représentative des petites stations balnéaires françaises de la côte Atlantique, où les villas construites avant la Seconde Guerre mondiale ont conservé leurs caractéristiques originelles (y compris la taille de leur jardin) tandis que les hôtels ont été transformés en résidences privées. Il convient de conserver les héritages encore peu modifiés. La modestie du patrimoine balnéaire a pour l´instant conduit à son dédain. Or cette modestie est caractéristique de la majorité des stations balnéaires françaises de la côte Atlantique. Les villas du Pouldu doivent donc être mises en valeur : il convient de retrouver leur histoire (en utilisant, entre autres, le recensement effectué par l´Observatoire du patrimoine maritime culturel), et par la suite créer une visite guidée au sein du quartier balnéaire, par exemple à partir du syndicat d´initiatives. Cette mise en valeur permettrait de porter un nouveau regard sur la station balnéaire du Pouldu. Afin d´améliorer l´homogénéité de la station balnéaire du Pouldu, il faudrait encourager la rénovation des façades des villas, en tenant compte de leur style d´origine.
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20082908692NUCB : Collection Pierre Le Thoër

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. 3 P 34/2 à /8. Matrices cadastrales de Clohars-Carnoët (1823-1957).

  • Archives départementales du Finistère. 222 W 45 à 53. Matrices cadastrales de Clohars-Carnoët (cadastre rénové : 1960-1970).

  • Archives départementales du Finistère. JAL 102/1. Côtes d'Armor. Echo des plages de Basse-Bretagne, 1910-1914.

    du 23 juillet 1910.