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Maison de prêtre puis relais de poste, la Maladrie (Saint-Juvat)

Dossier IA22017242 réalisé en 2011

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • écurie
    • four à pain
    • puits

Dossiers de synthèse

L’organisation de l’ensemble des bâtiments a été quelque peu modifiée. Le jardin à l’ouest de la cour a perdu les deux tiers de son mur de clôture, le fournil, à l’entrée est de la cour a disparu.Un acte de propriété de 1942 décrit l’ensemble alors parfaitement conservé : « ...Une propriété dite propriété de la maladrie comprenant : une maison de maître composée de cuisine, vestibule, salle à manger au rez-de-chaussée, quatre chambre et un cabinet de toilette au premier étage, grenier au dessus. Remise au couchant de la maison avec grenier au-dessus. Autre remise au levant de la maison avec refuge à porc et cabinet d’aisance à la suite. Cour vers midi, au devant desdits bâtiments et s’avançant au levant, au midi de laquelle sont un fournil, une étable, des poulaillers et un puits. Jardin au couchant de la cour et terre labourable dite le verger au midi de tout ce que dessus... ». L’intérêt de cette maison, outre la conservation de son volume et de son environnement réside dans le fait qu’elle constitue un témoin privilégié de l’histoire du village de la Maladrie. Son architecture et l’organisation de l’espace sont à comparer à la maison voisine, datée de 1788.

Genre de prêtre
Parties constituantes non étudiées écurie, four à pain, puits
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Juvat
Lieu-dit : la Maladrie
Cadastre : 1983 C2 722

Le toponyme « la Maladrie » rappelle l´existence en ce lieu, au Moyen Age d´un ancien hôpital de lépreux. Le maintien dans différentes maisons de l´écart, comme dans l´édifice concerné de plusieurs pierres sculptées d´un calice datées entre le 16e et le début du 18e siècle, emblème réservé aux prêtres, s´explique par la présence de chapelains qui auraient pratiqué dans leurs demeures une hospitalisation privée appelée en droit canonique « hospitale privatum et simplex ». Le nom de Messire Olivier Juhel, prêtre figure sur une pierre sculptée d´un calice, d´une croix d´autel et d´un missel avec la date de 1714, pierre provenant de la démolition d´un ancien bâtiment de la propriété. La disparition progressive de la lèpre au cours du 17e siècle a fait évoluer l´usage de ces maisons qui ont été pour la plupart transformées. Selon une tradition orale, le présent logis aurait servi à la fin du 19e siècle de relais de poste. Il conserve du 17e siècle une dépendance datée de 1686, qui occupe le côté sud-est de la cour. On peut rattacher à cette période de construction, la cheminée de la salle basse de l´actuel logis, ainsi que la lucarne à fronton plein cintre dans la partie ouest du toit. La façade du logis a été entièrement recomposée en 1766 (date portée sur linteau de fenêtre) toutes les fenêtres à l´exception d´une seule ont été refaites avec des linteaux en arc segmentaire. L´escalier actuel du logis, à balustres plats en découpe sinueuse et départ à simple poteau sommé dune pomme semble se rattacher à une campagne de travaux attestée en 1831 (date non vue). A la fin du 19e siècle, un pavillon a été ajouté contre le pignon ouest et en même temps les dépendances à l´est du logis ont été réaménagée et percées de larges portes à claveaux destinées à des remises à voitures.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Dates 1686, porte la date
1766, porte la date
1831, porte la date

De plan rectangulaire régulier, le logis de la Maladrerie est bâti entièrement en pierre coquillière des faluns. Il présente une élévation dissymétrique qui témoigne dune adaptation sur une structure plus ancienne. Il est orné de deux lucarnes de style et d´époques différentes. Celle de l´ouest à fronton plein-cintre dont le tympan est décoré d´un soleil possède une ouverture moulurée en plein-cintre qui était flanquée d´ailerons semblable à la lucarne dune maison voisine. Ce logis était de deux pièces à feu, encadrant une petite pièce sans feu (?). Seule la salle du rez-de-chaussée à l´est conserve sa cheminée d´origine ainsi que son vaisselier mural installé dans le mur nord. Un vaisselier semblable légèrement plus petit est conservé dans la pièce ouest qui n´a plus sa cheminée. La trace d´un escalier en vis, à l´étage, dans le mur postérieur de la maison indique un déplacement de celui-ci, associé à son changement de forme, aujourd´hui une volée droite unique flanquée de deux rampes à balustres plats..

Murs falun
granite
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Escaliers escalier intérieur : escalier droit
Typologies cour fermée, upper cruck variante, armoire murale
Techniques sculpture
Représentations symbole profane
Précision représentations

Calice.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20102211642NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor