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Maison de maître, la Ville, Saint-Juvat)

Dossier IA22017234 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • four à pain
    • puits

Cette maison bien datée et homogène dont le commanditaire est connu illustre la pénétration parmi les élites rurales à la fin du 18e siècle de la forme architecturale nouvelle. Ce style dépouillé, dépourvu de tout ornement est imprégné de l’architecture austère des ingénieurs du roi qui reconstruisent au cours du 18e siècle les villes de Dinan et Saint-Malo. L’origine sociale du commanditaire dont la mère, née Reslou de la Tisonnais (en Saint-Maden) appartenait au milieu des notables ruraux, détenteurs de sieuries, en partie sans doute issus des tisserands et des négociants en toile, et qui donnent naissance à ceux que Chateaubriand appelle les « robins de village ».

Parties constituantes non étudiées four à pain, puits
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Juvat
Lieu-dit : la Ville
Cadastre : 1983 AB

Selon des archives privées, le nom complet de cette maison située immédiatement à l´ouest du bourg était la Ville es Grand Eve. Elle aurait été reconstruite en 1799 (date portée sur la fenêtre centrale de l´étage) par Guillaume Sevestre, originaire de la Hautière Blanche, avocat à Dinan, premier maire de Saint-Juvat sous la Révolution. L´édifice a conservé, dans une des pièces du rez-de-chaussée, une cheminée de pierre de taille de granite à corbelets chanfreinés datable du 15e siècle qui signalent une reconstruction sur un site très anciennement occupé. Le cadastre de 1833 indique à l´est de l´actuelle maison, un édifice disparu dont seuls les contours sont représentés qui était peut-être originellement associé à la maison actuelle. L´entrée actuellement à l´ouest des dépendances était selon le plan de 1833 situé au sud-est.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Dates 1799, porte la date

La façade antérieure du corps central présente une élévation symétrique à trois travées organisée de part et d´autre de la porte d´entrée. Le rez-de-chaussée surélevé rachète la différence de niveau entre la cour et le jardin. Les baies en arc segmentaires ont conservé leurs huisseries à petits bois et leurs contrevents d´origine. Les lucarnes de pierre se signalent par leur étroitesse et leur étirement en hauteur. Sur la façade postérieure dissymétrique et moins soignée, le revers du mur de la salle basse, à l´est est aveugle en raison du maintien d´un ancien vaisselier mural. Les lucarnes réduites au nombre de deux sont de dimensions moindres. L´intérieur a conservé en position médiane un escalier de charpente à départ sculpté en volute semblable à ceux de nombreuses maisons de la commune. La pièce de droite constituait une sorte de salle commune avec grande cheminée de pierre et vaisselier mural dans le mur gouttereau arrière, la pièce chauffée par une cheminée basse en pierre devait servir de salon. L´ensemble a conservé des volets intérieurs et portes à doubles battants d´origine.

Murs falun
granite
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Typologies type ternaire, appareil normalisé: 33 cm
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20102211630NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor