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Maison de maître, le Mottay (Saint-Juvat)

Dossier IA22017257 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • cour
    • dépendance

Le logis du Mottay, reconstruit comme la plupart de ceux de la commune sur un bâti plus ancien, atteste la permanence de l’occupation des sites. Il se rattache à une famille architecturale locale parfaitement identifiable à Saint-Juvat, au nombre de laquelle on compte les logis de la Hautière Rousse, daté de 1784, de la Mettrie, daté de 1787, de la Maladrie, daté de 1788, de la Ville, daté de 1799. Ces nouveaux logis d’influence urbaine se démarquent du modèle rural traditionnel par la composition de leurs façades en travées et l’abandon des portes hautes ou gerbières au profit de fenêtres d’étage.

Parties constituantes non étudiées cour, dépendance
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Juvat
Lieu-dit : le Mottay

Le toponyme de Mottay fait référence à l´existence d´une motte castrale disparue depuis longtemps ; un manoir de ce nom subsiste d´ailleurs sur la commune voisine d´Evran. . Un tracé courbe visible au nord du logis actuel sur le cadastre ancien pourrait correspondre à l´emplacement de cette motte. Bien que l´endroit ne soit pas mentionné parmi les lieux nobles de la paroisse aux 15e et 16e siècles, la partie médiane du logis conserve une cheminée du 15e siècle en granite remployée depuis longtemps qui indique l´occupation très ancienne de ce lieu. La partie orientale et la partie centrale de l´alignement actuel correspondent probablement aux structures les plus anciennes pouvant remonter au 17e siècle comme semble l´indiquer la mouluration de certaines baies. Au cours du 18e siècle la partie haute de l´ancien logis, actuellement au milieu de l´alignement est réaménagée et la travée de fenêtre ponctuée d´une grande lucarne gerbière à fronton plein cintre. A la fin du 18e siècle, le logis est agrandi de deux travées en pierre de taille du Quiou et l´ensemble de la façade est harmonisé par l´adjonction de trois petites lucarnes en arc segmentaire. Une photographie du début du 20e siècle montre l´aspect de la façade avant les travaux de restauration récents qui ont fait passer au nombre de trois les travées de la partie ouest du logis.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 15e siècle

Le parcellaire actuel est quasiment inchangé depuis sa représentation sur le cadastre de 1833. Un alignement de dépendances séparant la cour du jardin fait face aux logis qui ont chacun leur cour. Le logis principal possède une petite aile arrière abritant une chambre haute à cheminée et couverte d´une toiture à croupe comme l´extension ouest du logis. Les campagnes de construction se lisent également dans l´emploi de matériaux différents : granites et granulites en simples moellons dans la partie la plus ancienne, calcaire des faluns en pierre de taille dans la partie plus récente. Les dépendances sont bâties en terre. A noter également un épi de faîtage en poterie vernissée représentant un cavalier coiffé d´un tricorne, attribuable aux ateliers de Lamballe.

Murs granite
falun
terre
moellon
pierre de taille
appareil mixte
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Escaliers
en charpente
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20102211631NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor