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Maison (bureau du port), Dahouët (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22002134 inclus dans Port de Dahouët (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénominationbureau du port
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Adresse : Dahouët
Cadastre : 2003 H 253

Ce bâtiment construit en 1894 est situé dans l'angle saillant formé par deux cales inclinées (cale d'En-Bas et cale d'En-Haut (devant la cale Hourdin actuelle) que les navires ne peuvent accoster. Le bureau était celui du maître du port de Dahouët et le magasin était affecté au service de la subdivision. Le magasin servait de dépôt pour les matériaux et outils destinés au service de l'entretien des ouvrages portuaires et de signalisation maritime. Il fut aussi utilisé temporairement par les douaniers. Le magasin est conforme au type adopté à Erquy, Binic, Portrieux, Paimpol, Pontrieux et Tréguier. Avec le développement de la plaisance dans la 2e moitié du 20e siècle, le bureau du port est devenu maison des plaisanciers, et magasin local pour la SNSM. Un bâtiment pour les sanitaires du port a été rajouté au pignon sud, avec une cabine téléphonique. Il deviendra le bureau de la capitainerie jusqu'en l'an 2000, où il sera rénové par la commune pour devenir l'antenne de l'association Cousteau pour la découverte de l'environnement maritime. Les maîtres de port de Dahouët étaient aussi très souvent les pilotes du port : Hypolyte Guinard, pilote-lamaneur de 1899 à 1922. Jean Fouré, patron borneur le remplacera ensuite et fera évader en juin 1940 près de 100 réfugiés à Jersey, avec son bateau le "Général-Charet", enfin René Morvan, pilote des ports de Dahouët et du Légué de 1945 à 1975.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates1894, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Guillemoto ingénieur

Le bâtiment mesure intérieurement 7,90 m sur 11m et extérieurement 10 m sur 5 m. Il comprenait à l'origine deux pièces, l'une de 24 mètres carrés avec une porte de façade et deux fenêtres, affectée au magasin, et l'autre pièce de 12,80 mètres carrés, affectée au bureau du port, avec une fenêtre et une porte d'entrée au pignon sud. Le plan de l'édifice est rectangulaire, avec un grenier sous combles, muni d'une ouverture en demi-lune. Chaque pignon dispose d'une cheminée. Le bâtiment a subi quelques transformations : ouvertures supplémentaires au nord côté rue, suppression de la porte de pignon de l'ancien bureau ; d'autre-part, il lui a été accolé une deuxième édifice plus petit de 12 m2, au pignon sud (supprimant une ouverture) pour servir de sanitaires.

Mursbrique
pierre de taille
Toitardoise
Couverturestoit à deux pans
États conservationsremanié

Cet édifice dont il existe encore sept exemplaires dans le département mériterait d'être sauvegardé et réaménagé dans son état d'origine, pour un usage lié à la pêche ou à la plaisance ou la découverte de l'environnement portuaire de Dahouët.

Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • Maîtres de port et pilotes de Dahouët

    Comme l´ensemble des ports français, Dahouët était autrefois port d´Etat, l´administration centrale concédant toutefois à la commune la gestion de la partie plaisance et à la chambre de commerce des Côtes-du-Nord la partie commerce et pêche. Avec les lois de décentralisation, c´est le Conseil général qui aujourd´hui en assure la gestion, avec un conseil portuaire.

    C´est au maître du port qu´il revient de faire respecter la loi et d´observer les usages.

    Depuis 1975, le port de Dahouët a perdu ses fonctions de port de commerce, pour conserver la pêche et la plaisance.

    De tous les maîtres de port qui se sont succédés à Dahouët tout au long du 19ème siècle, celui qui a laissé la marque la plus profonde est Félix Gautier, grâce à la renommée de son fils François, qui, dans ses chantiers de Saint-Malo, construisit plus de 400 navires, dont le célèbre « Pourquoi-Pas ? » du commandant Charcot.

    Au 20ème siècle, ont occupé tour à tour ce poste : Hippolyte Guinard (1899 à 1922), Adrien Fouré, puis François Le Roy, Paul Moreau et Jean-Paul Richepin.

    Les maîtres du port étaient aussi parfois pilotes-lamaneurs, pour faire entrer les grands voiliers et leurs dorissiers avant 1914 et les caboteurs motorisés ou à vapeur dans les passes dangereuses de l´entrée du port de Dahouët. Il s´agissait encore de manoeuvrer les cargos et de les faire éviter à l´intérieur du port pour se placer à quai.

    Les trois hommes qui ont rempli cette fonction tout au long du 20ème siècle sont Hippolyte Guinard, déjà cité, Jean Fouré, patron au bornage qui le remplaça jusqu´en 1940 et René Morvan de 1954 à 1975.

    D'après le témoignage de Michel Grimaud et l'ouvrage de André Guigot Dahouët : port de Bretagne Nord.

  • 20032205027NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S 149 Suppl.

    20032205030NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S 149 Suppl.

    20032205029NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S 149 Suppl.

    20032205036NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud), .

    20032205035NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud), .

    20032205034NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud), .

    20032205033NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud), .

    20032205823NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205028NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S 149 Suppl.