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Maison 2, le Marais (Tréfumel)

Dossier IA22017274 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

La porte d’accès à la sacristie de l’église de Tréfumel datée de 1660, également ornée de pilastres bagués peut servir de référence pour dater la première campagne de construction. Un autre exemple similaire, à la Villauray est associé à une date de 1677. La très forte saillie des chapiteaux qui surmontent les pilastres (une vingtaine de centimètre) semble destinée à recevoir la structure de bois d’un auvent. Quelques éléments de décor, tels que la tête d’ange, la corniche à modillons et le jour en forme de canonnière témoignent de l’aisance du commanditaire. Le prolongement du logis en 1810, malgré sa simplicité conserve le même souci de qualité.La représentation du bâti sur le cadastre de 1833 pose une fois de plus la question de son organisation et de la nature des relations entre le logis principal et les logis secondaires. Il s’agit d’un exemple parmi tant d’autres dans lequel le découpage de propriété évolue dans le temps et ne correspond pas aux unités d’habitation d’origine.

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Tréfumel
Lieu-dit : le Marais

Ce grand logis de la deuxième moitié du 17e siècle agrandi en 1810 d´une unité d´habitation (date portée sur la lucarne) est en fait un vestige d´un ensemble de plusieurs bâtiments, visibles sur le cadastre de 1833, avec une organisation complexe. A cette période, il est divisé en deux unités d´habitation ayant chacune un accès latéral vers des prairies humides au nord, en bordure de la Rance. L´alignement ouest, composé de plusieurs unités cadastrées (dépendances ou petits logis), n´a pas été conservé. Il en est de même des deux ailes postérieures du logis qui ont été détruites.

Période(s) Principale : 2e moitié 17e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Dates 1810, porte la date

Cette maison a étage construite entièrement en calcaire coquillier est composée d´une première unité d´habitation a deux pièces au sol avec cheminées, à laquelle est adjointe une troisième unité, à l´est. L´étage comme pour la plupart des logis ruraux était à usage mixte de stockage et d´habitation. La réhabilitation de ce logis a modifié quelque peu la façade comme en témoignent les reprises de maçonnerie et le déplacement de quelques ouvertures anciennes au profit de fenêtres plus grandes : la petite fenêtre originelle ouest du rez-de-chaussée se trouve aujourd´hui éloignée de la porte de la salle par une porte fenêtre de création récente, de même une travée de fenêtres a été crée à l´est. Le logis adjacent a conservé quant à lui l´ensemble de ses baies, à linteau droit en rez-de-chaussée et en arc segmentaire à l´étage. Une lucarne ponctue la travée de fenêtres de ce deuxième logis. La restauration récente a modifiée la distribution intérieure qui a toutefois conservée deux imposantes cheminées en pierre de taille.

Murs falun
États conservations bon état, restauré
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables porte

Annexes

  • 20102211598NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor

    20102211554NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor