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Lotissement concerté, dit zone industrielle de Saint-Grégoire

Dossier IA35023361 inclus dans Avenue du Cimetière, actuellement avenue Gros-Malhon réalisé en 1999

Fiche

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  • Parties constituantes

    • rue
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Œuvres contenues

La zone industrielle de Saint-Grégoire est implantée, en limite de commune, dans un site rural initialement occupé par quelques fermes (la maison des Champs-Rôtis en est actuellement le seul vestige). Elle est structurée par des réseaux de communication pénétrants : la rivière canalisée vers 1832, qui constitue sa limite est, l'ancienne route de Saint-Malo, qui constitue sa limite ouest, enfin l'avenue de Gros-Malhon, qui se substitue à l'ancienne route de Saint-Grégoire et qui la divise en deux zones. La voie ferrée ouverte en 1864 traverse ce secteur selon un axe oblique qui perturbe la trame viaire. La ligne de tramway venant de la gare de La Touche, rejoignait la voie ferrée, un peu au nord de sa jonction avec la route de Saint-Malo, une allée subsiste.

Ce secteur, qui se développe actuellement sur un peu moins de 60 hectares, est resté une zone rurale jusqu'au développement de la zone industrielle qui débute en 1965, au niveau de la Donelière et des Trois-Fontaines, puis, dans les années soixante-dix, au-delà de l'ancienne route de Saint-Grégoire, jusqu'au canal. Le développement des centres commerciaux, dans les années soixante-dix, va modifier les types d'activité de la zone industrielle.

La zone industrielle est structurée par deux voies pénétrantes, créées ou projetées au moment de sa création. La taille des parcelles est liée à des types d'activité plus ou moins consommateurs d'espace. Les parcelles les plus petites (1000 m2 en moyenne) sont concentrées dans l'îlot de la Donelière, initialement liée à une activité artisanale. A l'est de l'avenue de Gros-Malhon, les parcelles sont plus importantes, de 5000 m2 à 15 000 m2, voire au-delà.

Le réseau de voies y est réduit, seules des impasses, reliées aux axes de grande communication, assurent la desserte des parcelles, produisant des îlots et des parcelles de grandes dimensions. La structure prégnante de ces deux voies pénétrantes s'observe également dans le quartier voisin de Saint-Martin, où le développement s'opère tout d'abord entre ces deux voies parallèles.

Le boulevard des Trois-Croix, premier boulevard périphérique, prévu en 1967, inspiré du premier projet de rocade de Lefort, permettait la communication avec l'ouest et l'est de la ville (vers Brest et vers Paris). L'ouverture de la rocade nord réduit la relation avec le boulevard des Trois-Croix.

L'implantation du bâti, en retrait des limites de parcelle, est imposée par des règles de sécurité. Des espaces de stationnement sont également obligatoires, alors que la plantation d'arbres à tige et de pelouses est considérée comme souhaitable. La présence du végétal est plus importante dans la partie est de la zone industrielle qui regroupe des immeubles de bureaux.

La typologie du bâti est liée aux activités : site de hangar ou atelier avec habitation (11) ou sans habitation (7), pour les artisans qui représentent à l'origine les 2/3 des activités de la zone, entrepôts commerciaux avec ou sans hall d'exposition pour les activités de distribution (29%) et immeubles de bureaux pour les activités de service.

Parties constituantes non étudiées rue, école
Dénominations lotissement concerté
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes
Lieu-dit : la Donelière
Adresse : rue de la Donelière , allée du Bâtiment , avenue Gros-Malhon

Les archives communales indiquent que le lotissement, dit de la Donelière, initialement formé de 48 lots, est réalisé en 1965. Situé à l´emplacement des anciens manoirs de la Donelière et des Trois-Fontaines, il est relié à la nouvelle route de Saint-Grégoire et au boulevard des Trois-Croix, dont la construction doit avoir lieu en 1967. Le plan de 1972 montre un développement d'abord concentré entre la voie ferrée et la nouvelle route de Saint-Grégoire. Une extension au sud-est figure en projet. Le plan de 1995 montre une occupation différente de la partie comprise entre la route de Saint-Grégoire et la rivière. Les entreprises installées dans le lotissement viennent des secteurs périphériques de la ville ou d'anciens sites industriels mais aussi de l'extérieur. Certaines font appel à des architectes : en 1965, sur les neuf entreprises implantées, trois font appel à un architecte (J. Y. Deltombe pour la société Sanicolor, Derrouch et Rual pour l'entreprise Hochet et Bardout, Roginski pour la papeterie Bahu) ; en 1966, sur les treize entreprises implantées, quatre font appel à un architecte (Goarant pour l'entreprise Rambeau, Lebastrou pour l'entreprise Barthélemy, Gamain pour la société "La Magdeleine", Chouinard pour la coopérative de négociants en alimentation de l'ouest).

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1965, daté par source

La zone industrielle, à cheval sur deux communes (Rennes et Saint-Grégoire), est limitée au nord par la rocade (commune de Saint-Grégoire), à l'est par le canal d'Ille-et-Rance, à l'ouest par l'ancienne route de Saint-Malo, au sud par les parcelles de la rive nord de la rue Olivier-de-Serres. Elle est juxtaposée à une zone rurale, à l'ouest, au-delà de l'ancienne route de Saint-Malo, et à un quartier périphérique de la ville, le quartier Saint-Martin, au sud. Elle est traversée par la voie ferrée Rennes-Saint-Malo et par la nouvelle route de Saint-Grégoire, et desservie par l´ancienne route de Saint-Grégoire et par un réseau en impasse donnant accès aux parcelles. Les trois zones, déterminées par les routes, sont vouées à des fonctions distinctes : à l'est, en bordure du canal, une bande très végétalisée accueille un lycée, la maison du bâtiment et des sites de services ; à l'ouest, sont regroupés des commerces, au centre des sites à vocation artisanale ou industrielle, les sites de production étant peu nombreux. Les zones d'habitat sont principalement formées de vestiges englobés. Taille des parcelles : de 800 à 5000 m2. Implantation du bâti : discontinu, en retrait de la voie. Typologie du bâti : bâti majoritairement monobloc. Végétal : seules l'ancienne route de Saint-Grégoire et l'allée du Bâtiment sont plantées.

Murs enduit
maçonnerie
Toit ardoise, matériau synthétique en couverture
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO zone industrielle
SCLE1 1960 vers
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX structurant
ITOPO hors contexte urbain
POS 1
SEL repéré
NATURE industriel
RESEAU réseau existant : réseau principal traversant
MORPHO réseau généré : desserte en impasses orthogonales
IMPBA module bloc
PRESC implantation
VEGETAL absence végétal suf en bordure du canal
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Permis de construire. 749 W 10. Rue de la Donelière (1965-1968) .

  • A. C. Rennes. Permis de construire. 749 W 11. Rue de la Donelière (1966-1967) .

  • A. C. Rennes. Permis de construire. 749 W 12. Rue de la Donelière (1967-1970) .

  • A. C. Rennes. Permis de construire. 749 W 13. Rue de la Donelière (1971) .

Documents figurés
  • Zone industrielle de Saint-Grégoire. Mode d'occupation du sol. In Site et Concept, cabinet. Etude de morphologie urbaine des zones d'activités. 1996.

    p. 18
  • Zone industrielle de Saint-Grégoire. Taille des parcelles. In Site et Concept, cabinet. Etude de morphologie urbaine des zones d'activités. 1996.

    p. 87
  • Zone industrielle de Saint-Grégoire. Hauteur du bâti. In Site et Concept, cabinet. Etude de morphologie urbaine des zones d'activités. 1996.

    p. 109
Bibliographie
  • Site et Concept, cabinet. Etude de morphologie urbaine des zones d'activités. 1996.