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Lotissement concerté dit des Terrains de Saint-Lunaire

Dossier IA35005701 inclus dans Station balnéaire réalisé en 1998

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Le lotissement s'étend sur une surface importante, constituant le fonds initial de la nouvelle station. Le plan proposé, par Liège, en 1879 présente une trame structurée par un axe principal longeant la mer : le boulevard de Saint-Lunaire (actuellement du Général de Gaulle) et le boulevard de Longchamps. A ces deux voies situées dans le prolongement l'une de l'autre, se raccorde un réseau orthogonal de rues secondaires, formant un ensemble d'îlots facilement exploitables, avec des ronds-points circulaires dans le secteur de la pointe du Décollé. Dans ce secteur, les îlots intérieurs sont divisés en parcelles de 700 m2 en moyenne, alors qu'en bordure de mer, elles atteignent 2500 m2.

Contrairement à d'autres stations, la mince bande de terre qui longe la grande plage de Saint-Lunaire, n'est pas formée d'îlots de parcelles traversantes. Elle est initialement divisée par des dessertes en îlots de quatre parcelles. L´absence de digue, jusqu´en 1908, explique qu´elle soit négligée par les premiers acquéreurs. En 1921, Sylla Laraque tentera d´y construire un casino.

Le lotissement est raccordé au village (rue de la Grève) et à la route venant de Dinard (boulevard de la Plage). Le projet qui tente de rentabiliser l'espace au maximum sera sensiblement modifié, les petites parcelles ont été parfois regroupées dès l'achat (comme la villa Bagatelle ou la villa Marguerite, par exemple, qui occupent à l'origine des parcelles de plus de 5000 m2), certaines réorientées sur les axes importants (notamment Les Ajoncs ou Loc-Maria-Ker).

Les contraintes édilitaires semblent faibles au niveau de l'implantation des demeures qui reste très aléatoire (pas d'alignement ou de retrait systématique). A la trame orthogonale s'oppose donc une implantation dispersée des villas. Sur les parcelles littorales qui bordent la grande plage de Saint-Lunaire, elle est commandée par l'orientation sur la mer (Stella-Maris fait exception, jouant également de la configuration de la petite pointe rocheuse sur laquelle elle se trouve) alors que du côté de la plage de Longchamps, les demeures sont systématiquement parallèles à la voie, comme dans les parcelles intérieures.

Parties constituantes non étudiées maison, quartier
Dénominations lotissement concerté
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Dinard
Adresse Commune : Saint-Lunaire
Caractéristique de l'exploitation des franges littorales de la Côte d'Emeraude au moment de l'essor de l'industrie des Bains de mer, le lotissement des Terrains de Saint-Lunaire est cependant remarquable par son étendue et par sa destination qui fondent la nouvelle station. Il est, en effet, composé d'un site de promontoire, toujours attractif pour l'élite qui a alors les moyens d'accéder à la villégiature, et de deux grandes plages qui offrent la possibilité d'implanter les équipements nécessaires pour attirer les touristes : hôtel de voyageurs, casino et établissement de bains, enfin d'un site périphérique et facilement accessible pour l'établissement d'un secteur commerçant.
Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1879, daté par source

Données complémentaires architecture IP35

SCLE1 4e quart 19e siècle
IAUT unicum
ICHR typicum
IESP unicum commune
ICONTX structurant
SEL sélection requise
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série 5M 178 Commission départementale d'aménagement et d'extension des villes et villages (Commission supérieure d'aménagement et d'embellissement des villes).

Documents figurés
  • Bains de mer de Saint-Lunaire. In : HERPIN, E. Guide album de la Côte d'Emeraude. [s.l. ; s.n.], 1901.

Bibliographie
  • CATINAULT, Julie. Les sources documentaires de l'architecture balnéaire de la Côte d'Emeraude 1840-1940. Mém. maîtrise : Hist. Art : Rennes 2, Université de Haute-Bretagne : 1997.

    p. 185
  • BIHR, Jean-Pierre. Regards d'Emeraude. Saint-Jacut-de-la-Mer : J.-P. Bihr, 1992.

    p. 100