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Les promenades, les squares et les jardins à Rennes

Dossier IA35022670 réalisé en 1999

Fiche

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La première mention de création d´un jardin apparaît en 1598, quand les apothicaires de Rennes se voient refuser l'autorisation d'aménager un jardin botanique dans le pré Raoul ; ils formuleront une nouvelle requête en 1734.

C'est au 17e siècle qu'apparaissent les premiers espaces plantés, à l´extérieur des remparts, contribuant ainsi à la découverte du paysage urbain, comme le montrent les premières représentations de la ville.

Ces lieux de promenade, aménagés autour de la ville mais aussi aux abords des manoirs et des maisons de plaisance périurbaines, illustrent l'évolution des modes d'habiter la ville à partir du 17e siècle et attestent, notamment, du démantèlement progressif des fortifications. Les promenades du Mail (1663) et du Vieux-Cours sont les plus anciennes.

Ce sont tout d´abord des cours, où l´on se promène en voiture, puis des mails, espaces de rencontre et de promenades à pieds, qui sont des terrains ombragés aménagés au 18e siècle, comme la promenade de la Motte (1739), certains pour le panorama qu´ils offrent sur la ville, ainsi la terrasse de Monthorin (1785), mais aussi proche de cours d´eau comme les Champs-Elysées (1781) ou encore le mail Donges, le mail Coquelin et la promenade de Viarmes (1739), implantés à proximité de petits ports. Le plan Caze de la Bove (1783) figure également deux promenades, l´une aménagée au bord de l´Ille, à l´est du moulin Saint-Martin, l´autre à l´est de l´ancien hôpital général. Cet engouement touche également la ville close, puisque la place de l´hôtel de Ville, plantée d´arbres en 1783, prendra le nom de place aux arbres jusqu´au milieu du 19e siècle. Enfin, en 1790, le champ de Mars est également planté. La promenade des Murs, aménagée sur le rempart de la ville basse avant sa destruction en 1860.

Au 19e siècle, les jardins publics font leur apparition mais ce sont d´abord des lieux d´étude. Le jardin des Plantes, devenu le jardin du Thabor est le plus ancien et le plus important jusqu'à la création du parc de Maurepas en 1936, puis du parc de Bréquigny, en 1960.

Au 20e siècle plusieurs squares sont aménagés dans la ville, en particulier le square de la Touche et le square de Villeneuve.

Dans la deuxième moitié du 20e siècle, ce sont les plaines de jeux des Gayeulles et de la Prévalaye.

Les jardins ouvriers, lotissements aménagés dans les zones insalubres, en particulier les zones inondables, comme dans le bras de l´Ille et près de la zone industrielle du Chardonnet, mais aussi le long des voies ferrées ou encore à proximité des logements collectifs construits après la seconde guerre mondiale, à Cleunay mais aussi dans la ZUP de Maurepas.

Aires d'étudesRennes ville
Dénominationsjardin, promenade
AdresseCommune : Rennes
Période(s)Principale : 3e quart 17e siècle , (détruit)
Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Abeille Louis-Paul ingénieur
Auteur : Chocat de Grandmaison Daniel ingénieur
Auteur : Forestier de Villeneuve Louis-Etienne
Forestier de Villeneuve Louis-Etienne
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ingénieur
Auteur : Bühler architecte paysagiste
Auteur : Lemoine Yves architecte communal
Décompte des œuvres repérées 19
étudiées 0

Annexes

  • Dans l'édition de 1694, du dictionnaire de l'Académie, le cours désigne " un lieu agréable, destiné ou choisi ordinairement auprès des grandes Villes, pour s'y promener en

    Carrosse". Cette définition, conservée dans l'édition de 1798, devient " un lieu agréable où l'on peut se promener à cheval ou en voiture, et qui est ordinairement situé hors de la ville", dans l'édition de 1835.

    Dans l'édition de 1694, du dictionnaire de l'Académie, le mail désigne "le lieu, l'allée où l'on joue [au mail], où l'on pousse la boule. Un beau mail. Un mail planté d'arbres." Cette définition, conservée dans l'édition de 1798, est augmentée de "c'est aussi, dans quelques villes, le nom de la promenade publique, où l'on jouait autrefois au mail", dans l'édition de1835.

    La promenade est "le lieu où l'on se promène", le terme apparaît dans le dictionnaire de l'Académie, dans l'édition de 1694.

    Dans l'édition de 1694, du dictionnaire de l'Académie, le jardin est un "lieu découvert, ordinairement fermé, & joignant les maisons, dans lequel on sème des légumes, des fleurs, & l'on plante des arbres, &c". L'édition de 1798 précise que ce lieu de promenade", à l´exemple du jardin des Tuileries, est "ordinairement fermé de murailles, de fossés, de haies. L'édition de 1835 donne de plus nombreux exemples : " Jardin français, ou Jardin régulier. Jardin anglais, ou Jardin agreste, pittoresque".

  • Extrait de l'ouvrage d'Henri Fréville, tome 1, p. 206

    "Il a pris la forme d'une zone forestière à plantation dense d'essences indigènes : pins, sapins, chênes et bouleaux. Les pelouses - très étendues - ont été traitées comme des clairières à l'intérieur d'un massif boisé ; elles sont prévues pour être largement utilisées par le public sans aucune restriction et voisinent avec deux étangs d'une superficie totale d'environ 3 hectares.".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série C ; C 347. Ville de Rennes : promenades et jardin botanique (1598-1788) .

Bibliographie
  • FREVILLE, Henri. Un acte de foi. Trente ans au service de la Cité. Rennes : éditions Sepes, 1977.

    tome 1, p. 206
  • NOURY, Louis Michel. Les jardins publics en province. Espace et politique au XIXe siècle. PUR, 1997.

Périodiques
  • BUFFET, Henri. Les promenades urbaines en Bretagne au XVIIIe siècle. Mémoires de la société d´histoire et d´archéologie de Bretagne, tome 35, 1955.

    p. 11-30
  • Benech de Cantenac texte publié dans les Mélanges historiques, littéraires et bibliographiques, société des bibliophiles Bretons, Nantes, 1883, tome 2, p. 149, cité par H. Buffet, 1955.

    p. 12