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Les phares du Cap Fréhel (Plévenon)

Dossier IA22004543 réalisé en 2005

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations phare
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
Adresse Commune : Plévenon
Lieu-dit : le Cap Fréhel
Cadastre : 1983 B1 ; 2004 A 0054

La pointe du Cap Fréhel, entre la baie de Saint-Brieuc et la rade de Saint Malo, est occupée par deux phares qui se détachent nettement sur cette avancée battue par les vents. La vieille tour, qui fut construite de 1701 à 1702, reste historiquement le plus ancien phare à terre de Bretagne. Elle se remarque par son architecture en tour fortifiée selon le plan élaboré par l´ingénieur Garangeau, à la demande de Vauban. Le phare actuel, construit de 1947 à 1950 selon les plans de l´architecte malouin Yves Hémar, est de grand atterrissage puisqu´il a une portée de 29 miles, grâce à une magnifique optique de 0, 50m de focale de deux éclats groupés, tournant sur une grande cuve à mercure. Sa tour carrée est composée de moellons des carrières des Sables d´Or. Le rez-de-chaussée du phare comporte les logements des gardiens ainsi qu´une grande salle de réception boisée. Elle est ornée, sur sa gauche, d´une peinture murale représentant les phares de la côte. Le mobilier en place, ainsi que cette décoration, illustrent l'importance du service des phares après la seconde guerre mondiale. Enfin, le phare possède un ascenseur, chose rare dans ce type d´édifice. Le Cap Fréhel est un point remarquable pour la navigation grâce à sa position avancée dans la Manche, entre la baie de Saint-Brieuc et la rade de Saint-Malo. Aussi a-t-il de tout temps servi de point d'atterrissage pour les navires à destination de Saint-Malo : navires de commerce revenant des Antilles, d'Amérique du Sud ou des Indes, morutiers de retour de Terre-Neuve, corsaires ou pirates adeptes du trafic interlope, tous se retrouvaient sur les quais de la cité malouine. Cependant, la rade, difficile d'accès, n'est pas abritée des vents de nord-est ; les courants y sont violents, le marnage parmi le plus important d'Europe et les sept passes étroites sont encombrées de roches dangereuses. Dès l'année 1650, selon l'abbé Manet qui s'intéressa de manière approfondie à l'histoire de la ville de Saint-Malo ("Histoire de la petite Bretagne, Saint-Malo, 1834), le développement du commerce malouin décida les autorités locales à établir un feu au sommet de la tour déjà construite sur l'île des Ebihens en avant de la pointe du Chevet. Il s'avéra cependant plus judicieux de l'installer sur la pointe de Fréhel "côte hardie, abrupte et coupée à pic, que sa grande élévation fait découvrir de très loin." Les phares de Fréhel : 1650 environ : une tour à feu est installée sur le cap par les commerçants et armateurs malouins à leurs frais. Ce fanal, alimenté au charbon de terre dans un réchaud en fer sur le sommet de la tour (alimenté par deux hommes nuit et jour), fut considéré comme trop sommaire et trop bas. Son remplacement s'avéra nécessaire. 1702 : la tour est reconstruite avec les moellons du premier édifice et le granite des îles de Chausey, sur les plans de l'ingénieur du roi, Garangeau (sous les ordres de Vauban). Quelques années plus tard, des travaux de consolidation furent exécutés sur la tour par Antoine de la Bussière. 1729 : le charbon est remplacé par de l'huile et le fanal reçoit la protection d'une première lanterne 1774 : installation d'un nouvel appareil à 60 bec lumineux à réverbères sur 3 rangs superposés (combustible : huile de baleine, puis huile de colza en 1819) 1821 : nouveau feu, appareil tournant à 8 grands réflecteurs, un éclat long toutes les 135 secondes (8 doubles becs d'Argant). 1er mai 1847 : feu de premier ordre à éclats longs blancs toutes les 30 secondes (système Fresnel) sur une nouvelle tour octogonale en pierres de taille, de 22 mètres de hauteur et de 3, 40 m de diamètre, avec des logements de gardiens sur les côtés. Projet présenté par les ingénieurs Boucher et Méquin, remanié par Léonce Reynaud, directeur du Service des Phares, approuvé par décision ministérielle du 17 septembre 1844. Travaux exécutés de 1845 à 1847 par les entrepreneurs Ramard et Mercier. L'accès au phare est facilité par la construction d'une route en 1851. La lumière est visible à 22 miles marins (40 km). En 1860, la commune de Plévenon achète une parcelle de 50 ares au service de la Marine pour la construction d'un poste électro-sémaphorique. 1884-1886 : construction des nouveaux bâtiments pour recevoir les machines électriques (qui ne furent pas installées) et accueillir les gardiens-mécaniciens ; travaux exécutés par l'entreprise Lecerf et Merdrignac de Dinan. 5 juin 1903 : nouveau feu à 2 éclats blancs toutes les 10 secondes, caractéristiques conservées de nos jours (nouvelle lentille lenticulaire de second ordre, 70 cm de distance focale). Installation d'une cuve à mercure BBT. Eclairage fourni par un brûleur à incandescence au pétrole. Dés 1940, le phare de Fréhel est entouré de nombreux blockhaus et autres éléments défensifs et de surveillance aérienne et maritime (radars), en raison du site stratégique qu'occupait l'édifice. 11 août 1944 : la tour moderne est détruite par les troupes allemandes. La vieille tour de 1702 porte un feu provisoire en juin 1945, alimenté par une ligne de haute tension, avec un petit groupe électrogène de secours. 1er juillet 1950 : feu à 2 éclats blancs toutes les 10 secondes sur une nouvelle tour carrée en pierre de taille à fort bossage, sur logements avec arcades. Travaux effectués par Péniguel, entrepreneur à Dinan, selon les plans de l'architecte malouin Yves Hémar. (Archives Nationales : F/14/19988, Paris, AD 22 série S). Une lampe halogène de 1000 w remplace l'ancienne lampe de 3000 w, et porte la lumière à 200 m par temps de brume et à 110 km par temps clair. Le système d'éclairage fonctionne aujourd'hui en automatique. Le gardien assurant la maintenance et la surveillance de l'ensemble. En plus du système optique, le phare est équipé de systèmes électroniques de communication, un relais VHF pour le CROSS Corsen, un radio-phare et le système Radio Sylédis pour l'entrée des car-ferries à Saint-Malo. A l'extrémité de la pointe, une petite construction ronde renferme la corne de brume (2 sons par minute). Avant la guerre, à coté de ce bâtiment, il y avait une base pour les Sauveteurs Hospitaliers Bretons. Les marins descendaient leur canot à la mer à l'aide d'un système de palan, côté est. Le 17 novembre 1925, le Touring-Club-de-France (fondé en 1890) loue une partie de la pointe du Cap pour favoriser l'accueil des touristes et aménage une plate-forme, à l'emplacement de la sirène à vapeur.

Période(s) Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Garangeau Simon, ingénieur, inspecteur des fortifications, attribution par source
Auteur : Hémar Yves, architecte, attribution par source

La tour Garangeau : La tour Garangeau est constituée d'un fût cylindrique, soit un édifice de forme ronde exhaussé de 16 mètres au-dessus du sol. On y montet par un escalier à noyau pratiqué dans une tourelle attenante et de même hauteur que la tour. Elle renferme un embas voûté servant de magasin et deux étages voûtés servant autrefois de logement aux gardiens. Le phare de 1950 : Le sol sur lequel le phare a été implanté se trouve à 55 mètres au-dessus du niveau des plus hautes mers. C'est un terrain rocheux couvert de landes et dominant la mer. Le nouveau bâtiment est en forme de U à un niveau, au milieu duquel s'élève une tour carrée surmontée d'une plate-forme en encorbellement sur laquelle repose un massif circulaire supportant la lanterne. Dimensions principales de l'édifice : hauteur au-dessus du niveau du sol : 32, 85 m hauteur au-dessus du niveau des plus hautes mers : 88, 55 m hauteur du foyer au-dessus du niveau du sol : 29, 60 m hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 88, 30 m. La maçonnerie en moellons ordinaires est réservée pour les parements non vus et les parements induits. La maçonnerie en moellons de granit posés en assises réglées de hauteur inégale, avec parement smillé, est réservée pour le remplissage des façades et toutes les maçonneries vues autres que la pierre de taille. La maçonnerie de pierre de taille pour socles, angles, dallages, tableaux des baies, cintres, linteaux, appuis, colonnes, perrons, encorbellement, souches, gargouilles, couronnements, créneaux, emmarchement, est soit à bossage brut de fente, soit smillé, soit bouchardé. Le soubassement et les chaînes d'angles ont été réalisés en pierre de taille à gros bossage. Les moellons ordinaires provenant de la démolition de l'ancien phare serviront aux maçonneries intérieures à parements non vus. Les moellons de parements sont de nature granitique, de couleur gris clair, beige ou chamois et proviennent des carrières de Dinan. Les pierres de taille sont en granit provenant des carrières des Sables-d'Or. Le béton armé a été utilisé pour la dalle constituant l'assise de la tour, la corniche entourant le bâtiment imitant le granit, l'escalier, les paliers, les planchers, les terrasses, les escaliers d'accès au sous-sol et leur garde-corps. Le toit et la terrasse sont en béton armé, la coupole en bronze. L'escalier de la tour en pierre de taille comprend 160 marches. Les murs de la salle d'honneur du phare sont décorés avec 12 panneaux en bois (50 cm x 50 cm), sculptés par l'artiste Tullou en 1950 et représentant des scènes sous marines, où la faune et la flore sont mis en relief. Une grande fresque réalisée en 1950 par René Aubert, sur le pignon intérieur ouest, de 4 m de longueur sur 2 m de largeur, représente une carte en relief des phares du département.

États conservations inégal suivant les parties

L'ancienne tour Garangeau mériterait d'être classée et restaurée dans son état d'origine, avec la reconstitution du réchaud à charbon et/ou de la lanterne fixe. L'ensemble du site avec le phare moderne pourrait être aménagé avec un plan d'interprétation des phares de Fréhel et du site stratégique qu'il a toujours représenté dans l'histoire (projet du Syndicat des Caps).

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 2011/05/23

Annexes

  • Les phares de Fréhel

    En prenant la route touristique qui mène au cap Fréhel, nous pouvons saluer l´initiative des Malouins qui ont construit l´un des premiers phares de Bretagne au 17ème siècle, sur un site stratégique, une pointe escarpée de la côte, face à l´Angleterre. La tour de Fréhel, reconstruite quatre fois en trois cents ans raconte l´histoire scientifique et technique du balisage des Côtes-d´Armor (extrait texte de l'exposition "Phares et balises", présentée au Château de la Roche-Jagu en 2002, Guy Prigent.

    Le Cap Fréhel a servi de tout temps de point d´atterrissage pour les marins du grand large à destination du port de Saint-Malo : navires de commerce revenant des Antilles ou des Indes, morutiers de retour de Terre-Neuve, corsaires ou pirates adeptes du trafic interlope.

    Le premier fanal de Fréhel, construit vers 1650, devait par un feu allumé à son sommet prévenir la garnison de Fort-La-Latte de toute attaque anglaise, et baliser efficacement de nuit les côtes. De cette époque datent les phares du Stiff à Ouessant, des Baleines sur l´île de Ré et de Chassiron sur l´île d´Oléron, construits sur le même modèle.

    Au 17ème siècle, un phare était une sorte de panache de la terre au bord de la mer, un bûcher flambant sous un treillis de fer au haut d´un rocher, une braise derrière une grille, et une chevelure de flamme dans le vent. L´architecture d´une tour de phare était magnifique et extravagante. Outre les fantaisies de pierre, il y avait des fantaisies de fer, de cuivre, de bois. Reliefs et saillies étaient prodigués ; souvent aussi les drapeaux et banderoles. Du reste, ces bâtisses excessives donnaient de toute part prise à la bourrasque, aux vagues des tempêtes. Victor Hugo, L´homme qui rit, livre II, chap. IX.

    Le premier fanal des Malouins, construit en 1650, est constitué de trois flambeaux de suif mêlé de Térébenthine ; mais en 1687, le phare est transformé : un réchaud de fer où brûle du charbon de bois à l´air libre.

    1702 : la 1ère tour primitive est reconstruite avec des pierres de taille des îles Chausey par Simon Garangeau, ingénieur du roi Louis XIV et architecte de Fort-La-Latte. C'est une tour ronde avec un escalier à vis, trois étages, dont le second pour servir de corps de garde en temps de guerre et le 3ème pour le gardien, chargé d´entretenir le feu : David Oger, l'un des premiers gardiens.

    Pour financer l´entretien des bâtiments, la communauté de ville de Saint-Malo perçoit une taxe sur les navires qui font escale à son port. Mais elle oublie de pourvoir à l´entretien régulier du feu, allumé seulement l´hiver, par l´entrepreneur Thévenard, chargé de l´approvisionnement en charbon anglais.

    A partir de mai 1717, un arrêt du Conseil d´Etat du Roy ordonne qu´à compter du premier May de la présente année, il sera allumé un feu sur la tour de Fréhel, tous les jours de chaque mois, depuis l´entrée de la nuit jusqu´à l´aube du jour.

    1717 : un hangar protège le bois et le charbon des intempéries, mais le gardien ne dispose pas d´un abri. Une lanterne close ne sera installée qu´en 1744.

    1729 : la ville confie la garde du foyer à deux gardiens, se relayant chaque nuit autour du fourneau.

    1765 : M. de Sartine institue un concours pour l´amélioration des appareils d´éclairage des rues de Paris. Les lampes à huile à mèche plate avec réflecteurs sphériques équipent alors la capitale.

    1774 : un nouveau système d´éclairage est installé pour relayer les foyers ouverts. « L´entrepreneur de l´illumination des rues de Paris » Pierre Tourtille-Sangrain fournit soixante becs de réverbères, disposés sur trois rangs, composés de mèches plates et de réflecteurs simples. Un nouveau combustible mixé d´huile de poisson et d´huile végétale (huile de colza, d´olive, ...) remplace le charbon. Il sera ensuite introduit dans les douze autres phares du royaume.

    Cependant, les lampes sans cheminée fument beaucoup. Elles ternissent les glaces de la lanterne. Les appareils produisent peu de lumière et prennent souvent feu.

    Les capitaines de navire se plaignent auprès de l´Amirauté de la faible lueur du phare.

    50 ans plus tard, en 1821, l´utilisation de lampes à courant d´air (dites lampes d´Argand), munies de réflecteurs paraboliques de Bordier-Marcet, offre une alternative lumineuse au service du phare. Un mouvement d´horlogerie entraîne la rotation du faisceau, qui présente sur l´horizon, par période de 165 secondes, des éclats d´une dizaine de secondes à une portée de 7 lieues.

    Ces feux fixes sont remplacés par des feux à éclipses en 1847, date à laquelle sont installés les appareils lenticulaires de Fresnel, système encore utilisé aujourd'hui.

    La vieille tour laisse souvent passer l´eau à travers ses murs. Un nouveau phare de 1° ordre, dessiné par Léonce Reynaud est construit entre 1845 et 1847, avec une portée de 25 milles.

    Allumé le 1er mai 1847, on y brûle jusqu´en 1874 de l´huile de colza, puis de l´huile minérale, et enfin du pétrole dans des lampes à 5 mèches concentriques. De 1882 à 1886, de nouveaux bâtiments enserrent la tour octogonale, pour accueillir les machines électriques. Mais le programme d´électrification des Côtes du Nord est ajourné.

    En 1903, une optique lenticulaire de second ordre, effectuant sa rotation sur une cuve à mercure et produisant 2 éclats blancs toutes les 10 secondes, s´allume grâce à un brûleur à incandescence par le pétrole.

    Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le phare, dynamité par l´armée allemande est remplacé provisoirement par un feu installé sur la vieille tour Garangeau. En 1950, un nouveau phare est reconstruit par l´architecte Yves Hémar.

  • Le premier phare de Fréhel / La tour Garangeau D'après les recherches effectuées par Guy Prigent, commissaire de l'exposition "Phares et Balises", la Roche-Jagu 2002, Conseil général des Côtes d'Armor.

    La construction du vieux phare actuel appelé phare "Garangeau" ou phare "Vauban", fut décidée en 1695 sur les conseils de Vauban, alors en tournée d'inspection en Bretagne. Ce projet avait cependant reçu son commencement d'exécution le 26 septembre 1687 par l'acquisition par la communauté de la ville de Saint-Malo d'une parcelle de landes située à l'extrémité du Cap Fréhel. Des aveux conservés aux Archives municipales de Saint-Brieuc montrent que c'est à la ville de Saint-Malo que le comte de Gassey, seigneur de Matignon, vendit le 26 septembre 1687 "une quantité de terre et de rocher, d'une contenance de trois journaux, au-dessus de ce que la mer couvre, en place plate, sans falaise ni vallée, située sur la pointe du cap de Fréhelle", pour y construire un phare.

    Les travaux commencèrent sous la direction de l'architecte Garangeau, ingénieur du roi, et s'achevèrent en 1702. C'était un édifice de forme ronde exhaussé de 16 mètres au-dessus du sol. On y montait par un escalier à noyau pratiqué dans une tourelle attenante et de même hauteur que la tour. Elle renfermait un embas voûté servant de magasin et deux étages voûtés servant de logement aux gardiens. Pour cette construction l'entrepreneur Frémery fut autorisé à employer les moellons de l'ancienne tour. Les pierres de taille furent prises dans les carrières des îles Chausey. En 1717, on construisit des hangars pour loger le charbon de terre et de bois. Jusqu'à cette époque, l'entretien du phare était exclusivement à la charge des Malouins. Aussi, on ne l'allumait que l'hiver, mais le 21 avril 1717, un arrêt du conseil d'Etat ordonna qu'à commencer du 1er mai 1717, il sera allumé un feu sur la tour du cap Fréhel, tous les jours de chaque mois, depuis l'entrée de la nuit jusqu'à l'aube du jour, et pour fournir à la dépense de la dite illumination et aux réparations nécessaires pour l'entretien du dit feu, il sera levé deux sols par tonneau sur chaque vaisseau, barques et autres bâtiments, tant français qu'étrangers, qui entreront et mouilleront dans les ports de Saint-Malo et de Granville. La perception des droits relatifs à l'entretien du feu de Fréhel se fit donc sous la surveillance de la marine, de 1717 à 1793. Ce droit ne fut supprimé qu'à la Révolution, à l'époque où l'Etat pris à sa seule charge l'entretien des phares.

    En 1774, le réchaud en fer fut remplacé par un système nouveau, consistant à brûler de l'huile de poisson dans 60 becs à réverbères, enfermés dans une lanterne vitrée. Ces becs à réflecteurs étaient disposés sur trois rangs superposés. Un seul gardien assurait alors le feu fixe. Cependant les navigateurs se plaignaient de l'éclairage du fanal souvent défectueux. Un nouveau système à éclipses de 2 mn ¾, à huit doubles becs d'Argand et à réflecteurs paraboliques, fut mis en service le 1er septembre 1821. Installé au sommet du vieux phare, il donna satisfaction et resta en fonctionnement jusqu'en 1847 : les appareils furent alors remplacés par les appareils lenticulaires tournants de Fresnel sur la nouvelle construction, qui devait laisser en déshérence la vieille tour. A cette époque, la tour, dont la maçonnerie avait été réalisée en moellons bruts, était très humide et dans un état avancé de vétusté et de délabrement.

  • Le premier phare de Fréhel

    Le phare primitif du Cap Fréhel (aujourd´hui disparu) est l´oeuvre des riches négociants malouins : une tour ronde de 50 pieds de haut, construite en maçonnerie vers 1650 : ce n´est qu´un fanal constitué de trois flambeaux de suif mêlé de Térébenthine. On songea d´abord à l´installer sur la tour des Ebihens ; mais son établissement définitif fut décidé sur la pointe de Fréhel « côte hardie, abrupte et coupée à pic, que sa grande élévation fait découvrir de très loin ». En 1687, le phare est transformé : un réchaud en fer, dans lequel brûle à ciel ouvert du charbon fossile (de piètre qualité), remplace les flambeaux peu pratiques. Mais les deux systèmes posent le même problème, puisqu´ils sont soumis aux intempéries.

    Pour rendre le feu plus efficace, Vauban, en tournée d´inspection des travaux de défense sur les côtes nord de la Bretagne en mai 1694, prend la décision de construire un nouveau fanal. La construction de la nouvelle tour s´inscrivait dans un programme général d´amélioration du système de protection des côtes du royaume afin de résister aux attaques des flottes anglaises. Ce fanal devait, d´une part, prévenir de tout danger de débarquement la garnison de Fort-La-Latte, et d´autre-part, baliser plus efficacement la côte en signalant aux vaisseaux l´atterrissage de nuit sur la cité malouine. L´ingénieur du roi à Saint-Malo Siméon Garangeau est chargé de dresser de nouveaux plans : le phare est alors constitué « d´une tour ronde avec un escalier à vis, 3 étages par 2 planchers. Au rez-de-chaussée la réserve à charbon de terre, au-dessus, le corps de garde en temps de guerre, et le 3° et dernier étage affecté au gardien qui aura soin d´entretenir le feu ». A son sommet, le système de réchaud du même type que Ouessant est conservé. Les travaux débutent à la fin de l´année 1701 et sont achevés l´année suivante. Ils auront coûté plus de 7 000 livres L´entrepreneur Frémery fut autorisé à employer les moellons de l´ancienne tour détruite et fit venir les pierres de taille des îles Chausey. Un premier gardien David Oger était engagé aux gages de 200 livres par an.

    En 1717, des hangars sont construits pour loger le bois et le charbon de terre et les protéger des intempéries. Jusqu´à cette époque, l´entretien du phare était exclusivement à la charge des Malouins. Aussi on ne l´allumait que l´hiver ; mais le 21 avril 1717, un arrêt du Conseil d´Etat « ordonna qu´à commencer du 1er mai 1717, il sera allumé un feu sur la tour du cap Fréhel, tous les jours de chaque mois, depuis l´entrée de la nuit jusqu´à l´aube du jour, et pour fournir à la dépense de la dite illumination et aux réparations nécessaires pour l´entretien du dit feu, il sera levé deux sols par tonneau, sur chaque vaisseau, barques et autres bâtiments, tant français qu´étrangers, qui entreront ou mouilleront dans les ports de Saint-Malo et de Granville, qu´en tous les ports de Bretagne et de Normandie, depuis le Cap Fréhel jusques et y compris celui de Régneville ». Cette taxe est portée à trois sols à partir de 1733 pour solder les dettes de la communauté de ville de Saint-Malo à la Compagnie des Indes (pour charbon et autres produits). Elle sera perçue jusqu'en 1793 sous la surveillance de la Marine, comme pour les tours de Chassiron (allumées pour la première fois en 1680) et des Baleines (premier allumage en 1679), dans les îles de Ré et d´Oléron ; mais en 1740, les armateurs trouvaient ce droit exorbitant.

    Un rapport de la seconde moitié du 17ème siècle estime cependant le feu mal allumé et mal entretenu, la pluie noie et étouffe le feu, le grand vent du large affaisse la flamme et la rabat vers la terre, chose fréquente au Cap Fréhel et enfin, lorsqu´il n´est pas bien allumé et fume, la fumée cache la flamme ! Une lanterne close n´est installée qu´en 1744. Ce système de protection s´impose afin de maintenir le feu allumé de tout temps. Cependant, son entretien annuel n´est pas négligeable : en 1765, il se monte à plus de 5 000 livres qui se décomposent ainsi :

    34 onneaux de charbon de terre anglais : 3 740 livres.

    60 cordes de gros bois à brûler : 360 livres.

    400 gerbes de genêts des landes : 16 livres

    Appointements du gardien : 400 livres.

    Transport : 200 livres.

    Appointements du receveur des droits : 600 livres.

    L´entretien courant du phare était du ressort d´un adjudicataire nommé Thévenard, qui eut, dans le premier tiers du 18ème siècle, maille à partir avec la communauté de ville de Saint-Malo, qui acceptait volontiers de percevoir la taxe mais non de pourvoir à l´entretien du feu... Les difficultés de fonctionnement sont nombreuses (coût des matériaux et transport jusqu'à un site isolé).

    De plus, les conditions de travail et de vie sont parfois risquées : en août 1717, une forte tempête malmène les personnes présentes qui ont souffert un si terrible coup de vent, dans la tour de ce fanal, la nuit d´entre le mardi et le mercredi derniers, qu´il semblait que cette tour en dût être renversée. En sorte que les cinq hommes qui y estoient, ne s´y trouvant pas en sûreté, allèrent se retirer dans un coin du hangar ; que les charbons embrasés volaient de toutes parts jusques à une portée de fusil... Suite à cette tempête, l´adjudicataire en est si dégoûté qu´il abandonneroit volontiers la provision [de charbon] qu´il en a et celle de bois, à qui le déchargeroit de son marché. Il avoit engagé pour un an un soldat de milice pour ayder à l´ illumination, lequel, bien qu´il eüt servy 16 ans à la guerre, n´a pas voullut rester dans ce fanal, disant qu´on y couroit trop de risques. Il est vray Monsieur, que dans des [mauvais] tems dans le haut [comprendre : en haut du phare], il faut se bien tenir à deux mains et se cramponner pour n´estre pas emporté par les vents.

    Une transformation sérieuse du phare s´impose donc et en 1765 Dujardin des Rozes propose que l´on y établisse une lanterne ronde avec des montants de fer recouverts de cuivre et des parois de verre. Le feu serait composé de 6 bougies de cire jaune et de 12 gros lampions, entretenus avec de l´huile de baleine sur le modèle de celui de Louisbourg. Il faut attendre une dizaine d´année (1774) pour que ce changement de combustible intervienne : l´huile de poisson et l´huile mictionnée (huile de colza, de rabette, d´olive...) remplacent le bois et le charbon. Le système d´éclairage est lui aussi transformé avec la pose de 60 becs de réverbères sur trois rangs pour un feu fixe d´horizon. Cette innovation correspond à l´arrivée sur les côtes bretonnes de la compagnie Tourtille-Sangrain, qui a travaillé à l´illumination de Paris, du Havre et de Rochefort et qui va gérer l´approvisionnement et l´entretien du phare. La transformation de combustible a fait augmenter les dépenses qui passent à 6 200 livres en 1776. Les dépenses d´entretien et de réparation sont si importantes que la communauté de ville de Saint-Malo demandera à plusieurs reprises des subsides extraordinaires afin de l´aider à y subvenir. A partir de 1793, le phare du cap Fréhel ressort du nouveau service des Ponts et Chaussées : dés lors les capitaines cessèrent de s´acquitter de la taxe car l´Etat allait en assurer tous les frais.

    Synthèse d'après les recherches historiques de Jean-Christophe Fichou, Guy Prigent et Olivier Levasseur.

  • La visite de Habasque au phare

    Vers 1830, Habasque venait visiter le phare à éclipses et nous le décrit : On monte dans la lanterne par un escalier de soixante marches, pratiqué dans une tourelle attenante à la tour principale. Son élévation est de 75 m au-dessus des pleines mers d'équinoxe. Il y a trois gardiens et on y brûle 2070 kg d'huile par an en 4000 heures.

  • Descriptif du nouvel édifice du phare de Fréhel, allumé en 1847, selon le rapport de Cadin, 1887

    Il s'agissait d'une tour surmontée d'une plate-forme sur laquelle reposait la lanterne. Elle était placée au milieu en saillie d'un bâtiment rectangulaire à deux niveaux surmonté d'un grenier et destiné au logement de deux ménages de gardiens.

    La tour avait la forme d'un tronc de pyramide à base octogonale. Elle se trouvait située au milieu des bâtiments accessoires et des jardins destinés aux gardiens. Elle communiquait avec l'intérieur du bâtiment par deux portes percées, l'une au rez-de-chaussée, l'autre au premier étage en donnant dans des magasins, et avec le jardin par une porte d'entrée pratiquée dans la façade, à laquelle on arrivait par un petit perron. La tour contenait un escalier en pierre de taille de 62 marches. L'espace compris entre le palier supérieur et la chambre de service, puis entre celle-ci et la chambre de la lanterne, était franchi par un escalier en fonte. La face nord était percée de deux fenêtres dont une éclairait la chambre de service et l'autre l'escalier. La face sud était percée de trois fenêtres disposées au-dessus de la porte d'entrée. Deux de ces fenêtres éclairaient l'escalier et l'autre la chambre de service.

    Les dépendances ou bâtiments accessoires avaient la forme d'un rectangle et entouraient la tour des deux côtés. Ils se composaient d'un rez-de-chaussée, d'un premier étage et d'un grenier, qui était compris entre le plafond du premier étage et les fermes de la charpente. Il régnait dans toute l'étendue du bâtiment. Le rez-de-chaussée comprenait un magasin, deux cuisines pour les gardiens et une chambre à four. Au premier étage se trouvait un autre magasin mis en communication directe avec l'escalier de la tour ; deux chambres de gardiens et une chambre pour l'ingénieur y avaient été aménagées. Ces diverses pièces étaient en communication entre elles grâce à deux corridors placés sur la partie nord de l'édifice, afin d'éviter l'humidité des chambres. La communication entre le rez-de-chaussée, le premier étage et le grenier s'effectuait par deux escaliers en bois dans des cages en maçonnerie.

    L'ensemble des bâtiments se trouvait entouré d'un jardin mis à l'abri contre les coups de vent par un mur d'enceinte percé d'une grille d'entrée située en face de la porte principale dans la façade de la tour. Ce mur d'enceinte avait une hauteur de 2,50 m sur 0, 50 m de largeur. Dans l'enceinte du phare était disposée la vieille tour conservée, ainsi que qelques appentis le long des murs.

    A l'occasion de la loi du 3 avril 1882 sur l'électrification des phares, on construisit à quelques distances de cet ensemble et symétriquement placés par rapport à l'axe de l'édifice, deux bâtiments de 22, 50 m sur 7, 75 m, sans étage, l'un aménagé pour former trois logements de 4 pièces chacun, destinés à un ménage de gardiens et construits sur caves, l'autre aménagé pour servir de salle de machines. Ces deux bâtiments n'ont pas été utilisés en raison de l'ajournement de la loi. Ces nouvelles constructions servirent de remises, cellier et bûcher.

    La tour haute de 18 mètres avait à sa base octogonale inférieure 2, 50 m de côté et à sa base supérieure 2, 10 m. Le noyau de l'escalier avait un diamètre de 3, 40 m. La saillie du balcon autour de la chambre de la lanterne dépassait de 0, 70 m. Le bâtiment servant de logement aux gardiens et de magasins formait un rectangle de 30 m de longueur sur 7, 65 m de profondeur. Il possédait une hauteur de 6, 90 m jusqu'au niveau du plancher du grenier qui avait lui-même une hauteur de 2, 20 m sous faîte. Les diverses chambres et cuisines possédaient une superficie de 4, 60 m sur 4 m, les corridors une largeur de 1, 45 m et les magasins mesuraient 5, 50 m sur 4, 50 m.

    La tour était construite en pierres de taille provenant des carrières de granit du Cap Fréhel.

    Les bâtiments accueillant la trompette à vapeur en 1887 occupaient une surface de 65 m2, le vieux phare 90 m2 et le bâtiment des machines 130 m2.

  • Descriptif du nouvel édifice du phare de Fréhel, allumé en 1950

    D'après les recherches de Corinne Amicel.

    Elévation, distribution intérieure par niveau, circulation et ouvertures :

    Le bâtiment a la forme général d'un U ouvert vers le sud où est placée la façade principale. Une tour destinée à supporter le feu est placé au centre de ce U. la tour est carrée et possède 7, 20 m de côté à la base. Sa hauteur est de 26, 62 m jusqu'au dessous de la lanterne. Sa hauteur jusqu'à la plate-forme placée au-dessous est de 23, 70 m. A l'intérieur est ménagé un vide cylindrique de 3, 70 m de diamètre, contenant un escalier en béton armé, en spirale de 0, 85 m de large et à l'intérieur de cette spirale, un ascenseur permettant, l'un et l'autre d'accéder à la partie supérieure. L'escalier intérieur de la tour est formée de 7 volées de 20 marches, exceptée la dernière composée de 22 marches aboutissant à un palier du côté sud. Cet escalier permet d'accéder à une chambre circulaire de 3, 70 m de diamètre intérieur et de 4, 70 m de diamètre extérieur où se trouve la machinerie de l'ascenseur. Ce dernier ne permet d'accéder qu'au niveau supérieur de la 6ème volée. Autour de la chambre se trouve une galerie extérieure en partie en encorbellement. Cette galerie a une largeur minimum de 0, 95 m aux quatre points cardinaux. Elle est protégée par un garde-corps de un mètre de hauteur. A ce niveau la tour a 1, 20 m de côté. La partie en encorbellement est supportée par des corbeaux.

    La façade principale, située au sud possède une porte d'entrée pratiquée dans un large porche en menant directement dans la tour. On y accède par un escalier extérieur comprenant quatre marches. Au-dessus de la porte d'entrée de la tour, a été percée une ouverture en oeil de boeuf de forme hexagonale. Cette ouverture est surmontée par quatre lucarnes rectangulaires superposées et pratiquées dans un renforcement vertical continu et rectangulaire, de manière à obtenir un effet décoratif. Ces ouvertures éclairent l'escalier intérieur se trouvant dans la tour. Au-dessus, trois lucarnes rectangulaires sont disposées horizontalement au niveau es corbeaux supportant la plate-forme en encorbellement formant une galerie extérieure. La chambre circulaire placée au sommet de la tour comporte trois fenêtres et une porte d'accès à cette galerie. Du côté nord, l'escalier est éclairé par cinq fenêtres de mêmes dimensions que celles de la façade sud mais décalées par rapport à elles. Il n'y a pas de renfoncement de ce côté.

    La tour est donc placée au centre d'un bâtiment principal, flanqué de deux ailes latérales. Au bâtiment principal, du côté nord, derrière la tour, est accolée une pièce rectangulaire destinée à servir de salle des machines. Cette pièce forme une saillie sur le corps de logis de 5, 60 m non compris la tour demi-circulaire placée en avant de celle-ci. Cette salle, longue de 15, 20 m, comporte donc, au milieu, une partie avancée, en forme de demi-cercle, de &, 50 m de rayon intérieur, qui, éclairée par cinq grandes fenêtres rectangulaires, permet de voir une large part d'horizon. De chaque côté de cette demi-rotonde, la pièce est éclairée par trois fenêtres de mêmes dimensions que celles précédemment citées. Une petite fenêtre percée dans le mur ouest permet d'avoir une vue en direction de la pointe d'Erquy. On accède à cette salle de l'extérieur par une porte en plein cintre située à l'ouest et de l'intérieur de chaque côté de la tour. La longueur totale du bâtiment est de 40 m y compris la tour et sa largeur de 6, 75 m.

    La façade comporte du côté sud, de chaque côté de la tour, une galerie-abri de 1, 50 m de large, avec une colonnade double, séparant trois ouvertures en plein cintre. Les colonnes de 0, 45 m de diamètre et de 1, 80 m de hauteur, reposent sur un socle de 0, 68 m de hauteur. Du côté ouest, la galerie donne accès par l'intermédiaire de trois portes en plein cintre à la salle d'accueil de 6, 65 m sur 3, 80 m d'où l'on peut accéder à la tour par un passage ménagé dans le mur ouest de celle-ci et à la salle des machines, à la salle des accumulateur de 6 m sur 3, 80 m, à un couloir de 1, 76 m de large qui permet d'accéder d'une part aux toilettes et d'autre part à l'aile latérale ouest. Du côté est, la galerie donne accès par trois portes en plein cintre, au bureau de 3, 40 m sur 3, 80 m qui permet lui même d'accéder, à la salle des machines et à l'escalier de la tour, à un atelier de 5, 65 m sur 3, 80 m, à un couloir de 1, 76 m permettant d'accéder à un magasin de 3, 30 m sur 3, 80 m, à une chambre d'ouvrier de 3, 03 m sur 3, 80 m, au rez-de-chaussée de l'aide latérale est et au sous-sol de l'aile latérale est par l'intermédiaire de l'escalier.

    L'aile latérale ouest possède une longueur de 11, 95 m sur une profondeur de 6 m. On y accède par des couloirs placés aux extrémités des galeries par trois marches. Elle comporte deux chambres de 3, 60 m sur 4, 80 m et une chambre de 3, 50 m sur 4, 80 m et une chambre de 3, 50 m sur 4, 80 m à l'extrémité. Ces pièces sont desservies par un couloir de 1 m de large.

    Ces chambres sont éclairées par des fenêtres rectangulaires. Il n'y a pas de sous-sol.

    L'aile latérale est contient au rez-de-chaussée, un petit logement d'habitation, ayant une entrée spéciale sur la cour. Cette entrée donne sur les toilettes de 1, 40 m sur 0, 90 m, la cuisine mesure 3, 62 m sur 4, 20 m, un débarras de 3, 32 m sur 2, 62 m, d'où un escalier conduit au sous-sol. De plus cette aile contient une chambre de 3, 60 m sur 4, 80 m donnant, par l'intermédiaire de trois marches, sur le couloir placé à l'extrémité de la galerie-abri est.

    Le sous-sol contient trois pièces. On y accède du rez-de-chaussée par des escaliers placés à chaque extrémité de l'aile et de l'extérieur, le sol naturel étant à cet endroit en contrebas de la cour principale, par un porche de 2, 33 m de large et de 2, 23 m de haut en plein cintre. La pièce placée le pus au nord sert de chaufferie, celle située à l'extrémité sud se sert de buanderie et celle du milieu du débarras.

    Le bâtiment principal est couvert par un toit terrasse possédant une faible pente non visible du sol. A la terrasse correspond une corniche débordante entourant toutes les faces de l'édifice. Le toit terrasse est protégé par un parapet.

  • Les phares dans la tourmente

    Synthèse d'après le texte de Alain Lozac'h (catalogue de l'exposition "Phares et Balises, Apogée, 2002).

    A la fin de l´été 1942 l´Organisation Todt engage la construction du Mur de l´Atlantique destiné à empêcher un débarquement allié en Europe continentale. Des centaines de Blockhaus sont édifiés sur les falaises et les saillants côtiers, qui constituent des positions avancées dans la Manche, particulièrement en Bretagne Nord. On peut d´ailleurs noter une certaine permanence dans le choix d´installer des dispositifs militaires sur ces sites stratégiques des Sept-Îles au Cap Fréhel ; où les corps de garde, les fortifications Vauban et les batteries côtières occupaient hier les mêmes emplacements que les batteries allemandes.

    le cap d´Erquy et le cap Fréhel sont dotées de stations radars pour repérer les avions et navires alliés.. L´imposant radar du Cap Fréhel mesurait 450 m2 et s´élevait à 30 mètres de hauteur. Sa portée était de 300 kilomètres. Le site comportait également des réflecteurs paraboliques pour guider les avions de chasse et les tirs de la défense antiaérienne (FLACK).

    La reconstruction est engagée rapidement dés 1947, mais certains phares ne sont remis en activité qu´au début des années cinquante. Ainsi la vieille tour de Fréhel, construite par Garangeau en 1702 reprendra-t-elle du service pour abriter un feu provisoire, avant que le nouveau feu soit allumé en 1950.

  • Les étapes de la reconstruction du phare de Fréhel

    D'après les recherches effectuées par Guy Prigent, commissaire de l'exposition "Phares et Balises", la Roche-Jagu 2002, Conseil général des Côtes d'Armor.

    Le précédent édifice du phare du Cap Fréhel avait été détruit le 10 août 1944 lors de la retraite des troupes allemandes, à l'exception de la vieille tour Garangeau. De la tour du phare et des bâtiments accolés, Il ne subsistait qu'un tas de moellons.

    Le premier phare du Cap Fréhel était d'une grande importance, non seulement pour la navigation mais aussi pour les touristes et le bon renom de la région, en raison de la richesse exceptionnelle de la côte d'Emeraude. La question esthétique joua donc un rôle primordial lors de la reconstruction de l'édifice car il importait de donner à l'ensemble un aspect en rapport avec le site, qui constitué par une lande sauvage recouverte d'ajoncs et de bruyère, en rapport aussi avec le nombre de visiteurs qui venaient au phare chaque année et avec l'importance des efforts qu'avait décidé le département pour développer le tourisme sur la côte et en particulier à Fréhel. Il fut alors décidé que la vieille tour Vauban devait être conservée mais pas les petits bâtiments annexes, ainsi que le mur d'enceinte qui n'apportait aucune protection contre le vent. Le site devait gagner à cette suppression. Il fut prévu d'améliorer l'accès et de construire un parking à voitures pour les visiteurs. On fit appel à un architecte malouin Yves Hémar, travaillant en collaboration avec les ingénieurs des Phares et Balises. L'avant-projet présenté en septembre 1945 fut approuvé le 17 juillet 1946, avec l'assentiment de Armel Beaufils, représentant du ministre des Beaux-Arts auprès de la Commission Départementale des Sites, en raison du caractère régional de la silhouette de la construction prévue et de l'emploi du granit local.

    L'architecture du nouveau bâtiment ne diffère guère de l'ancien mais présente des aménagements plus fonctionnels : locaux de service bien séparés des logements, forme du plan en U, qui permet une bonne articulation des fonctions. De plus le bâtiment ne possède qu'un seul niveau.

  • Le programme de signalisation maritime de 1825 et son développement en Côtes d´Armor ou le temps des bâtisseurs

    Francis Dreyer, chargé de l'inventaire des phares, 2002.

    A Fréhel, le vieux bâtiment de 1702 est aménagé sommairement pour recevoir la lanterne et l´appareil lumineux à réflecteurs. Un nouveau phare est construit entre 1845 et 1847 et présente les caractéristiques suivantes : feu blanc à 2 éclats toutes les 10 secondes.

    Cap Fréhel : un des premiers phares à réflecteurs : les réverbères Tourville-Sangrain

    Au milieu du 18ème siècle, les côtes de France restent encore dans l´obscurité. Bien peu de phares éclairent nos rivages. Une dizaine de bâtiments réellement construits avec une tour en pierre et un foyer principal lumineux existent, en tout et pour tout, sur le littoral français. On y retrouve essentiellement les bâtiments construits sous la direction de Vauban comme : les Baleines, Chassiron, le Stiff, Cap Fréhel, et gérés par la Marine comme Saint Mathieu ainsi que les deux tours de Méditerranée : Sète et Port-Vendres. Enfin, la vieille tour de Cordouan se dresse au large de Royan.

    Une vie de dur labeur

    Pour alimenter le foyer de ces phares, on utilise principalement du bois ou du « charbon de terre » que l´on fait venir spécialement des bassins du Nivernais et de Loire pour le sud, et des grandes mines d´Angleterre pour le nord de la France. En fait, ce minerai reste très cher, d´un rendement médiocre, d¹un transport compliqué et d¹une manutention délicate. Il faut se rappeler que pour alimenter le phare du Stiff à Ouessant, les gardiens devaient transporter chaque soir l´équivalent d¹une quinzaine de paniers de charbon soit près de 100 à 150 kilos/jour. La consommation de charbon atteignait le chiffre incroyable de 16 tonnes pour 6 mois .

    Le phare de Cap Fréhel, construit en 1702, mesurait 45 pieds (soit 14,60 mètres) de haut et possédait un escalier en spirale aux marches glissantes. Il avait sur sa partie supérieure une passerelle surélevée qui portait le foyer. Le foyer lumineux contenu dans un brasero de métal rougeoyait sous les bourrasques et balançait autour de lui, fumées tourbillonnantes, poussières, cendres et escarbilles. Les braises perçaient les vêtements de cuir et piquaient la peau. Dans ses recommandations, la Marine estimait même « nécessaire le port d´un masque d´airain avec des conserves et des brassards (protections du corps) dont se doit servir celuy qui allume les feux ».

    Le charbon était transporté dans la journée, depuis le magasin de stockage du rez-de-chaussée puis hissé à l´étage avec un treuil ou des paniers. Il était complété de fagots de bois et de paille pour l´allumage.

    Deux gardiens requis pour l´entretien du feu, habitaient dans la tour qui ne possédait aucun confort. Saint Malo était à plus d´une demi-journée de marche. Les gardiens ne disposaient d´aucun moyen de transport. Ils devaient attendre la livraison du charbon et en devenaient les seuls responsables. Les feux demandaient des entretiens constants : le jour, un nettoyage complet de la passerelle et du foyer, le transport des cendres, du charbon, de la paille et des fagots et la nuit, une surveillance continue pour attiser la flamme.

    En réalité, le gardien laissait souvent mourir son feu en allant, tout simplement se coucher. Des coups de canon assuraient un réveil brutal et attisaient, comme par magie, le feu.

    Premiers essais à Saint-Mathieu

    Toutes ces contraintes poussèrent les administrations à trouver un nouveau combustible. Ce sera l´huile végétale. Dès 1695, un essai est tenté au phare de Saint Mathieu avec la mise en place d´un lumignon composé de plusieurs lampes dans une lanterne vitrée. Ce principe qui apportait facilité de maintenance, restait d´un très faible rendement. Les procédés de fabrication des vitrages ne permettaient de réaliser que de petites dalles de verre. Les lumignons brûlaient en fumant et noircissaient les vitres. En 1740, un principe similaire est appliqué au phare du Stiff.

    Paris : ville des lumières

    Il faudra attendre 1764 et le comte Antoine de Sartine, alors lieutenant de police de Paris, pour obtenir les premières améliorations notables. Sartine proposa un concours pour « trouver le meilleur moyen d´éclairer pendant la nuit les rues d´une grande ville, en combinant ensemble la clarté, la facilité de service et l´économie ». Après plusieurs délibérations et reports, le concours est remporté par un « inventeur » : Bourgeois de Châteaublanc, qui pour la première fois ajoutera des réflecteurs métalliques à des lampes munies de becs à huile. Lorsqu´on lit l´Arrêt du Conseil d´état du Roi, du 30 juin 1769, un nouveau nom apparaît : Pierre Tourtille-Sangrain. Cet entrepreneur deviendra pendant plus de 30 ans l´acteur principal de l´éclairage de France et par la même occasion ... des phares.

    De 1769 à 1782, la capitale s´équipera des appareils fabriqués par l´industriel. Plus de 1200 réverbères seront installées dans les rues et à leur croisement. Tourtille-Sangrain assure la fabrication des grosses lampes, la fourniture des huiles, la gestion et la maintenance des appareils. Il s´occupe aussi de l´allumage des lampadaires grâce à des allumeurs de réverbères qui devaient arpenter, soir et matin, les ruelles de Paris. Il assure les périodes d´éclairage de la capitale suivant des tableaux très stricts prédéfinis avec la Mairie. Sa concession prendra effet le 30 juin 1769, bravera la Révolution malgré l´arrestation de l´entrepreneur et se terminera, après de nombreux scandales au sujet de l´attribution des marchés, en 1800.

    Les services de Tourtille-Sangrain deviendront rapidement incontournables si bien que de nombreuses villes comme Marseille, Beauvais, Caen, Amiens, Tours, Laval, Rouen, Versailles, Rennes, Brest, Lorient, et bien d´autres le solliciteront pour leurs propres installations.

    L'huile d'éclairage

    Plus que toute autre chose, Tourtille-Sangrain ne peut être compris qu´au travers de son efficacité dans la fourniture d´huile. Celle-ci restait le principal obstacle à franchir dans cette activité fortement saisonnière ou dépendante de la chasse à la baleine. Pour cela, Tourtille-Sangrain s´associera avec Paul Pourtalès, riche armateur de la Compagnie des Indes . Il emploiera des pêcheurs nantuckais de Dunkerque spécialistes de cette chasse dangereuse. Il convaincra même Louis XVI, qui affrétera une nouvelle flotte de baleiniers pour combattre le monopole des Anglais et des Hollandais.

    Pour le raffinage de l´huile avec du salpêtre, une usine est construite, rue de l´Echiquier dans les faubourgs de Paris. De grandes cuves permettent la lente transformation des huiles. Afin de lutter contre la rareté et la difficulté de trouver des matières premières de bonne qualité, le « chimiste » de Tourtille-Sangrain, Antoine Lepescheux, se lance dans de nouveaux mélanges, huile de colza, d´olive, de lin, de poisson, de baleine, de ravinson, de caméline, de fèves, de rabette, de tourteau. Tout est essayé pour diluer et « mixionner » les huiles entre elles. Le résultat reste souvent décevant, car cette « chimie » cache encore une énorme part d´improvisation, de savoir-faire acquis par l´exemple ou la pratique.

    Le marché des phares

    Les différentes administrations (chambres de commerce, marine), qui avaient alors la charge des différents phares, prirent rapidement contact avec lui pour installer des lanternes à réflecteurs dans leurs bâtiments. Tourtille leur proposera les premières armatures comportant seize réflecteurs sphériques portés par des arceaux circulaires et munis de lampes à mèches plates. Les feux sont alors toujours fixes et éclairent l´horizon d¹une manière égale. L´intérêt rapide pour cet entrepreneur reste bien entendu la fiabilité qu´offre l´allumage de l´huile, l´entretien aisé des lampes et surtout le contrôle complet des dépenses de fonctionnement. Avec les réverbères, le phare se transforme et le foyer lumineux est toujours abrité dans une lanterne, à l´abri des intempéries et du vent.

    Tourtille installera rapidement ses premiers appareils dans les tours de Sète (Hérault) et de Saint Mathieu (Finistère), en 1771, puis de Calais (Pas de Calais) en 1772. Ces premiers résultats furent très vite critiqués par le faible rendement des lampes. On peut facilement estimer qu´un foyer au charbon attisé constamment par le vent, représentait une intensité lumineuse 2 à 3 fois plus forte que 40 petits réflecteurs répartis sur des arceaux. (dont seul le quart pouvait être vu directement). Toutefois, la facilité d´usage l´emporta, aidée en cela par les gardiens qui y trouvaient largement leur avantage.

    Ainsi, tous les autres phares furent équipés : le Planier (Marseille) en 1774, Cap Fréhel (Côtes d´Armor) et Port de Bouc (Bouches du Rhône) en 1775, les Baleines (Ile de Ré) en 1777, Chassiron (Ile d´Oléron) en 1778, la Hève (Seine-Maritime) 1779, l´Ailly (Seine-Maritime) et Barfleur (Manche) en 1780, Cordouan (Gironde) et le Stiff (Ouessant) en 1782. Tourtille sera contacté pour les projets d´installation comme à Groix (Morbihan) et Penmac´h (Finistère) en 1794, et modifiera lui-même certaines lanternes pour installer ses appareils. En l´espace de 10 ans, il deviendra l´unique fournisseur de tous les phares de France.

    Cap Fréhel fut sur élevé à 18 mètres et équipé dans un premier temps de 60 réflecteurs fixes sur trois niveaux circulaires disposés sur les ¾ de la circonférence (voir le plan aquarellé). Les conventions seront reconduites, d´une manière générale, toutes les 9 années. Tourtille-Sangrain se chargera du choix des gardiens, de leur salaire et de leur surveillance. A partir de 1800 et de sa « mise à la retraite », un de ses « hommes de paille » Louis Hugé prendra sa place. Il faudra attendre 1801 pour qu´un nouvel entrepreneur : les Etablissements Desforges et Eyries, remporte les concessions d¹une manière plus transparente.

    Les nouveaux réverbères

    A partir de 1782, son monopole sera fortement attaqué par le travail de l´ingénieur Teulère à Cordouan. Celui-ci modifie littéralement les réflecteurs, remplace les lampes à mèches plates par des mèches cylindriques plus lumineuses et placées au foyer, installe des cheminées de verre pour le dégagement des fumées, utilise des réflecteurs paraboliques moulés et surtout rend le système tournant par un mécanisme d´horlogerie. Chaque phare devient ainsi repérable par son rythme. Le premier appareil de ce type s´allume à Cordouan en 1790. Tourtille-Sangrain ne peut qu´assister impuissant à sa naissance.

    En 1821, un nouveau réverbère tournant fabriqué par un concurrent, Bordier-Marcet, remplacera le vieil appareil de Cap Fréhel. Il sera pourvu de huit grands réflecteurs paraboliques de plus de 60 cm de diamètre et illuminés par des becs de lampe à mèche cylindrique. L´ensemble tourne lentement en 11 minutes comme un carrousel entraîné par une horloge à poids.

    Après 1847, la vieille tour de Cap Fréhel est abandonnée. La mise en place d´une nouvelle optique de Fresnel, trop lourde, oblige les ingénieurs à entreprendre la construction d´un nouveau bâtiment. Le nouveau phare sera allumé le 1er mai 1847.

    La vieille tour du Cap Fréhel s´endormira à son côté.

  • Le tourisme : la visite au phare

    Les premières instructions officielles pour la visite du phare de Fréhel semblent dater de l'année 1891, mais sont peut-être antérieures (AD 22, S Sup. 578). Barrier, gérant de la Société des Carrières de l'Ouest demande lui même à visiter le phare avec sa famille. En 1911-1912, le peintre Gustave Loiseau demande à séjourner au phare pour y exercer son art. Il reçoit un avis favorable. De nombreux télégrammes conservés aux Archives départementales témoignent de cet engouement pour "la visite au phare".

    Le 17 novembre 1925, le Touring Club de France (fondé en 1890) louait une partie de la pointe du Cap pour l'accueil des touristes sur le site de la sirène à vapeur.

  • 1830 : levée de toute la côte de Fréhel à l´île de Bréhat par Beautemps-Beaupré

    1843 : le dernier des six volumes du Pilote Français est publié, dont l´ensemble comprend 150 cartes et plans, de nombreuses vues des côtes et tableaux de marée. Les phares établis pour faciliter la navigation de nuit partagent le littoral en trois grandes sections : 1° du phare des Héaux au phare du Cap Fréhel, avec les plateaux des Roches-Douvres et de Barnouic, 2° de ce phare à celui de Granville, 3° du phare de Granville au phare du cap de la Hague, et le petit archipel des îles anglaises formant à lui seul une section distincte.

  • Témoignage oral - H. Richard
  • 20042208831NUCB : Collection particulière

    20042208793NUCB : Archives départementales dIlle-et-Vilaine, C 1175 Marine.

    20042208794NUCB : Archives départementales dIlle-et-Vilaine, C 1175 Marine.

    20042208828NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 575.

    20042208830NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 575.

    20042208829NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 575.

    20042208955NUCB : Collection particulière

    20052204773NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Supl. 561.

    20042208822NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208833NUCB : Collection particulière

    20042208823NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 577.

    20042208825NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208824NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208834NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208820NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208826NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 576.

    20042208827NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 575.

    20042208819NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20042208791NUCB : Musée de Saint-Malo

    20042208789NUCB : Collection particulière

    20052204753NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Supl. 561.

    20042208821NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 561.

    20052204754NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Supl. 561.

    20042208842NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 578.

    20052204755NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Supl. 561.

    20042208790NUCB : Musée de Saint-Malo

    20042208840NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 578.

    20042208839NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 578.

    20042208841NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup. 578.

    20042208802NUCB : Collection particulière

    20042208880NUCB : Collection particulière

    20042208878NUCB : Collection particulière

    20042208801NUCB : Collection particulière

    20042208879NUCB : Collection particulière

    20042208838NUCB : Collection particulière

    20042208799NUCB : Collection particulière

    20042208810NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Fi.

    20042208948NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor) : Service des Phares et Balises

    20042208947NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor) : Service des Phares et Balises

    20042208946NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor) : Service des Phares et Balises

    20042208945NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor) : Service des Phares et Balises

    20042208944NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor) : Service des Phares et Balises

    20042208811NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi 14 (Fond Henrard).

    20042208812NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 26 Fi 15 (fond Henrard).

    20042208813NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 26 Fi 16 (fond Henrard).

    20042208815NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 26 Fi 18 (fond Henard).

    20042208814NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 26 Fi 17 (fond Henrard).

    20042208832NUCB : Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20042208787NUCB : Collection particulière

    20042208786NUCB : Collection particulière

    20042208800NUCB : Collection particulière

    20042208798NUCB : Collection particulière

    20042208784NUCB : Collection particulière

    20042208785NUCB : Collection particulière

    20042208788NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 26 Fi 14-15-16-17-18-19, Henrard.

    Archives Côtes d'Armor
  • AD Ille et Vilaine. C 1175 Marine.Thévenard, Antoine : réclamation du gardien du fanal du Cap Fréhel auprès du conseiller d'Etat De Brou, octobre 1727.

    Document figuré
Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor. 22. S Supplément 561. Plan aquarellé du phare de Fréhel, 1887 ; projet d'agrandissement du logement des gardiens, 1831 ; dessin aquarellé de Cadin, plan d'ensemble et plan général, 1887.

  • AD Côtes-d'Armor. S Supplément 578. Plan général du phare de Fréhel, 1883 ; transformation de la lanterne, plan, 1909.

  • AD Côtes-d'Armor. S Supplément 577. Phare de Fréhel : transformation à l'électricité en 1886 et projet de la "trompette à vapeur", 1882-1887, 1884-1927.

  • AD Côtes-d'Armor. S Supplément 575-576-577.Phare de Fréhel : construction du nouveau phare de Fréhel, plan de Léonce Reynaud, 1808-1839.

  • AD Ille-et-Vilaine : C 1175 Marine . Arrest du Conseil d'Estat du Roy, 21 avril 1717.

    Document figuré
  • DE GIVRY. Le pilote Français. Brest : SHOM, 1851.

    Document figuré
  • HEMARD, Yves. Dessin, plans et calques du phare de Fréhel, 1946. Subdivision des Phares et Balises, DDE 22, Lézardrieux.

    Document figuré
  • PRIGENT, Guy. Phares et Balises : catalogue de l'exposition du Château de la Roche-Jagu, 2002. Rennes : Editions Apogée, 2002.

  • Conférence technique internationale de signalisation maritime : tournée dans les phares du département des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, 14 juillet 1950.

Bibliographie
  • AMICEL, Corinne. Inventaire des phares et fanaux des Côtes d'Armor. Mémoire maîtrise d'histoire de l'art sous la direction de Jean-Yves Andrieux, Rennes : Université de Haute Bretagne, Rennes 2, 1995.

  • CADIN. Notice du conducteur des Ponts et Chaussées Cadin : histoire technique du phare de Fréhel, 1887. Saint-Malo, 1887.

    Document figuré
  • FICHOU, Jean-Christophe, LE HENAFF, Noël, MEVEL, Xavier. Phares, histoire du balisage et de l´éclairage des côtes de France. Douarnenez : Editions Le Chasse-Marée/Armen, 1999.

  • HABASQUE. Notions historiques, géographiques, statistiques et agronomiques sur le littoral du département des Côtes du Nord. Saint-Brieuc, 1832-1836, Marseille : Laffitte Reprints, 1832-1836.

  • PRIGENT, Guy. Phares et Balises, sous la dir. de Guy Prigent. Catalogue de l´exposition présentée au Château de la Roche-Jagu, mai-octobre 2002. Rennes : Editions Apogée, 2002.

  • VIGNOLS, Léon. .Les phares en Bretagne au 18ème siècle, Annales de Bretagne, Rennes : Faculté des Lettres de Rennes.

Périodiques
  • Le phare du Cap Fréhel. L'Illustration n° 2509, 28 mars 1891.

    p. 279
Documents audio
  • COMEDIA, CONSEIL GENERAL DES-CÔTES-D'ARMOR. Exposition Phares et Balises. Château de la Roche-Jagu, 2002.

    Document audio-visuel
  • MEHEUT Patrick, CARSIN, Pierre-Louis, PRIGENT, Guy. Dernier quart au pétrole. Conseil Général des Côtes d'Armor, Château de la Roche-Jagu, Société TOOT : Saint-Brieuc : 2003.

    Documentaire audio-visuel
  • PRIGENT, Guy. Témoignages audio de Henri Richard, gardien du phare de Fréhel. Plévenon, 2002, 2005.

    Témoignage audio de Henri Richard
  • PRIGENT, Guy. Témoignage de Yves Hémar, architecte du phare de Fréhel. Saint-Malo, 2002.

    Témoignage audio de Yves Hémar

Liens web