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Les maisons sur la commune de Trégastel

Dossier IA22007219 réalisé en 1999

Fiche

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Aires d'études Côte de Granit Rose
Dénominations maison
Adresse Commune : Trégastel

Un repérage intensif réalisé dans les quartiers balnéaires de la station de Trégastel a permis de recenser 137 maisons construites entre 1881 et 1961. Répartition des datations : 9% pour le 4e quart du 19e siècle, 24% pour le 1er quart du 20e siècle, 50% pour le 2e quart du 20e siècle, et 17% pour le 3e quart du 20e siècle jusqu' à 1961. Certaines maisons, cachées par la végétation été comme hiver, ont été difficilement repérables. De même, face au refus de certains propriétaires actuels, quelques villas étudiées n'ont pu être visitées. Les premières maisons de villégiature sont construites entre 1879 et 1887, par des maîtres-de-l'ouvrage lannionnais et costarmoricains. Vers 1887, l'écrivain Charles Le Goffic, originaire de Lannion, s'installe dans une ancienne maison à l'écart des plages (Run Rouz, détruite). La même année, sur la plage du Coz Pors, Charles Pitet, industriel demeurant à Saint-Brieuc (Côtes-d' Armor), fait construire la villa Ker Mam Goz, et le juge De La Salle, de Lannion, fait construire Koz Illiz. Les maîtres-de-l'ouvrage parisiens arrivent vers 1892 (l'artiste peintre Jean-Georges Vibert fait construire Ker ar Vir) et s'installent autour de la plage du Coz-Pors et de la rue du Général-de-Gaulle. Le nombre de constructions augmente sensiblement au cours de la première décennie du 20ème siècle (21 maisons construites par des étrangers à la commune entre 1901 et 1910). La Première Guerre mondiale marque un ralentissement du nombre de constructions. La période de l'Entre-deux-guerres, bien que caractérisée par la création de grands lotissements concertés en bord de plages (Grève-Blanche, Tourony), n'attire pas plus de maîtres-de-l'ouvrage qu'avant la guerre. La Seconde Guerre mondiale marque une nouvelle rupture, avec une absence totale de constructions. La période d'après-guerre est caractérisée par l'omniprésence de maîtres-de-l'ouvrage locaux. Ce n'est qu'aux alentours de 1950-55 que les édifications de villas reprennent timidement : les lotissements d'avant-guerre sont comblés au cours du 4e quart du 20e siècle. L'origine géographique des maîtres-de-l'ouvrage est caractérisée par la grande majorité de Franciliens (50% au cours du 1er quart 20e siècle, 39% au cours du 2e quart 20e siècle), et de Bretons (36% au cours du 1er quart 20e siècle, 35% au cours du 2e quart 20e siècle).

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Beck Georges, architecte
Auteur : Coulombeau Robert, entrepreneur
Auteur : Courcoux Paul-Joseph, architecte
Auteur : Druais, entrepreneur
Auteur : Gouriou Pierre, entrepreneur
Auteur : Kerambrun Charles, entrepreneur
Auteur : Lageat Claude-Joseph, architecte
Auteur : Menet Henri, architecte

Maisons édifiées en milieu de parcelle, dont le plan présente le plus souvent un décrochement latéral (46%), ou est massé (44%), de trois travées (69%), ou deux (15%). 56% des maisons repérées sont surélevées : d'une cave (20%), d'un étage de service (15%), ou d'un garage dans-oeuvre (14%). Gros-oeuvre en moellons de granite laissés apparents, le granite rose est utilisé en second oeuvre, voire en parement avec du granite gris à partir du 3e quart 20e. La brique est utilisée en second oeuvre au cours du 1er quart 20e. 24% des maisons repérées sont enduites, autant au cours du 4e quart du 19e siècle que de la 1ère moitié du 20e siècle (27 et 30%). Le matériau de couverture est l'ardoise (98, 5%). Façades animées grâce à des auvents (20%), des balcons ou des coursières (19%), ou bow-windows (14%) le plus souvent en maçonnerie. Le décor est peu développé (7%), surtout représenté par de la ferronnerie (60% des décors).

Décompte des œuvres bâti INSEE 2209
repérées 137
étudiées 13

Annexes

  • Voir aussi enquête thématique régionale (patrimoine de la villégiature) - 1999 (Elisabeth Justome) : .