Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les maisons sur la commune de Trébeurden

Dossier IA22007414 réalisé en 1999

Fiche

Voir

Aires d'études Côte de Granit Rose
Dénominations maison
Adresse Commune : Trébeurden

Un repérage intensif réalisé dans les quartiers balnéaires de la station de Trébeurden a permis de recenser 154 maisons construites entre 1881 et 1961. Répartition des datations : 5% pour le 4e quart du 19e siècle, 29% pour le 1er quart du 20e siècle, 54% pour le 2e quart du 20e siècle, et 12% pour le 3e quart du 20e siècle jusqu' à 1961. Certaines maisons, cachées par la végétation été comme hiver, ont été difficilement repérables. De même, face au refus de certains propriétaires actuels, quelques villas étudiées n'ont pu être visitées. Les premières maisons de villégiature sont construites entre 1887 et 1890 par des maîtres-de-l'ouvrage lannionnais. A partir de 1890, apparaissent les maîtres-de-l'ouvrage parisiens : vers 1890, Charles Naudin, employé des chemins de fer, se fait construire la villa Les Ajoncs (détruite). Les villas sont construites en site de promontoire, sur les hauteurs de Trozoul. Au cours du 1er quart du 20e siècle, 36 maisons sont construites par des maîtres-de-l'ouvrage étrangers à la commune, ce n'est qu' au 2e quart 20e siècle que le nombre de constructions augmente de manière sensible (76 constructions). Le lotissement de la propriété de Lan-Kerellec et le passage de la route en corniche en 1933 ne sont pas étrangers à cet essort. Entre 1939 et 1945, des villas sont occupées par l'armée allemande, certains intérieurs sont vidés, détériorés, parfois des villas détruites (La Marjolaine). La période d'après-guerre est caractérisée par des constructions pour la population locale. Vers 1950-55, les édifications de villas reprennent : les lotissements d'avant-guerre sont comblés au cours du 4e quart du 20e siècle, tandis que de grandes propriétés sont loties en front de plage (propriété Ker Nelly à Trozoul) . L'origine géographique des maîtres-de-l'ouvrage est caractérisée par une majorité de Bretons (53% au cours du 1er quart 20e siècle, 35% au 2e quart 20e siècle), et de Franciliens (39% au cours du 1er quart 20e siècle, 43% au 2e quart 20e siècle).

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Bouillé James, architecte
Auteur : Coulombeau Robert, entrepreneur
Auteur : Cozannet, entrepreneur
Auteur : Goasdoué Yves, entrepreneur
Auteur : Lageat Claude-Joseph, architecte
Auteur : Le Corre Jean, architecte
Auteur : Le Flanchec Roger, architecte
Auteur : Lefort Georges-Robert, architecte

Maisons édifiées en milieu de parcelle, dont le plan est le plus souvent massé (52%) ou avec décrochement latéral (29%), de trois travées (63%) ou deux (14%). 59% des maisons repérées sont surélevées : d'une cave (21%), d'un étage de service (18%), ou d'un garage dans-oeuvre (12%). Gros-oeuvre en moellons de granite laissés apparents, le granite rose est utilisé en second oeuvre, voire en parement avec du granite gris à partir du 3e quart 20e. La brique est utilisée en second oeuvre au cours du 1er quart 20e. 33% des maisons repérées sont enduites, majoritairement au cours du 1er quart 20e siècle (45%). Le matériau de couverture est l'ardoise (94%), la tuile est minoritaire mais présente (4%). Façades animées grâce à des balcons ou des coursières (25%), auvents (23%), bow-windows (12%) le plus souvent en maçonnerie. Le décor est peu développé (8%), surtout représenté par de la ferronnerie (54% des décors).

Décompte des œuvres bâti INSEE 2716
repérées 154
étudiées 12

Annexes

  • Voir aussi enquête thématique régionale (patrimoine de la villégiature) - 1999 (Elisabeth Justome) : .