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Les maisons rurales, fermes et hameaux de la commune de Crozon

Dossier IA29004874 réalisé en 2010

Fiche

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CONDITIONS DE L'ENQUÊTE

Ce dossier collectif vise deux objectifs : appréhender une "famille" d'édifices représentés en grand nombre et dégager les caractères communs ou spécifiques à cette famille. Reflétant une sélection raisonnée sous forme d'échantillonnage, certains éléments, jugés représentatifs et pas ou peu dénaturés, ont été traités en dossiers individuels.

Sur un total de 1817 immeubles antérieurs à 1946 (chiffres INSEE), environ 1020 édifices, soit 56%, ont été recensés. Au sein de ce corpus, 47 édifices individuels ou hameaux entiers ont fait l'objet d'un dossier.

Au sein de certains hameaux, entités spatiales et historiques cohérentes et significatives, plusieurs édifices ou ensembles d'édifices ont pu être retenus.

Les maisons situées au chef-lieu de commune n'ont pas été traitées ici : les observations les concernant ont été intégrées dans les dossiers "bourg" et "maisons urbaines".

La synthèse qui suit concerne donc uniquement l'habitat rural proprement dit, c'est à dire les maisons et anciennes fermes situées en écart ainsi que des hameaux entiers.

CONTEXTE HISTORIQUE ET ECONOMIQUE

Peu de documents permettent de connaître l'espace rural avant la seconde moitié du 18e siècle. La topographie apparaît partiellement sur la carte de Cassini de Thury (vers 1770) et surtout sur les premiers relevés cadastraux de 1830 (cadastre napoléonien) qui traduisent un fonds bâti et parcellaire bien antérieurs à cette époque. Le réseau des voies de communication, les structures des hameaux et le parcellaire perdurent au-delà des modifications de certains tracés routiers intervenus depuis la seconde moitié du 19e siècle. Positionné approximativement au centre de la commune, le bourg se développe dès les 16e et 17e siècles, comme le bâti rural.

L'habitat est dispersé en écarts rapprochés, de dimensions variables, allant de cinq à quarante feux. Exceptés les ports de Morgat et du Fret, les anciens hameaux de pêcheurs (Rostellec, Dinan, Rostudel, Lostmarc'h, Trélannec, Lesquiffinec...) sont parmi les plus importants avec ceux qui regroupent chapelle, école et commerces (Tal ar Groas, Saint-Hernot). D'autres écarts regroupent à peine cinq à six feux (Kerrellot, Rosinec, Mesnot...). Les fermes isolées sont rares, souvent liées à des manoirs (Le Cosquer, Kerivoa, Kertoupin, Kerinou). Les structures des hameaux sont souvent conservées depuis la seconde moitié du 19e siècle car les nouveaux bâtiments sont surtout construits en limite d'agglomération ou à distance de celles-ci.

Des murets de pierre sèche sont encore visibles au sud du Cap de la Chèvre. Ces éléments structurants du paysage n'existent que depuis le partage des terres communes, à partir de la seconde moitié du 19e siècle. Ils sont liés à l'obligation, dans les actes de partage, de délimiter les parcelles par des murets, à la périphérie des villages. Ces parcs entourés de murets rendaient la surveillance des troupeaux plus facile.

En 1843, selon Ogée, sur un total de 10725 hectares (aujourd'hui 8032 hectares), 3455 correspondent aux terres labourables (32, 2 %), 206 aux prés et pâturages, 92 aux vergers et jardins, 238 aux bois, 151 aux canaux et marais alors que 6140 hectares, soit 57 % de la commune, sont couverts de landes et de terres incultes. Si les terres labourables ne constituent que 32,2 % de la surface de la commune, elles sont en revanche d'assez bonne qualité grâce aux engrais qui lui sont apportés, notamment le goémon. L'orge constitue la principale culture, complétée par celle du froment et de l'avoine. L'élevage est uniquement destiné à subvenir aux besoins de la ferme : l'exploitation moyenne n'excède pas deux à trois bovins, un cheval, quatre moutons et un porc. Au Cap de la Chèvre, des petits troupeaux de moutons pâturent sur la lande et les pelouses littorales. L'exploitation y comporte en moyenne 3 à 5 hectares composés majoritairement de champs ouverts et de parcs entourés de murets. Comme la situation agricole ne permet pas aux paysans de vivre uniquement de l'exploitation de leurs terres, ces derniers trouvent un complément de revenus dans l'artisanat local et les industries rurales (exploitation des carrières, meunerie, culture et tissage du lin et du chanvre aux 17e et 18e siècles, métiers du bâtiment) mais, près des côtes c'est surtout la pêche qui complète l'agriculture. Tout au long du 18e siècle, la pêche à la sardine prend de plus en plus d'importance jusqu'au début du 20e siècle où elle décline progressivement. L'économie de la presqu'île se partage donc entre une agriculture peu développée et des activités maritimes précaires dominée par une pêche aléatoire. Ce mode de subsistance traditionnel va perdurer jusqu'à la dernière guerre mais il est déjà partiellement abandonné dès le début du 20e siècle avec la raréfaction de la sardine, la découverte de la langouste ou l'exploitation du thon, la mécanisation des techniques de pêche. La structure des fermes témoigne de la diversité de ces activités mais les maisons de pêcheurs avec magasin au rez-de-chaussée, très présentes dans les ports, ont presque toutes disparu.

Des résultats observés et plus particulièrement des chronogrammes relevés sur le bâti, se dégagent plusieurs tendances situant le corpus des constructions rurales dans une chronologie allant de la fin du 16e siècle aux années 1930. Les dates inscrites sur les bâtiments vont de 1580 à 1934, elles sont majoritairement gravées ou sculptées sur les linteaux de porte, rarement sur les souches ou les linteaux de cheminées. Le grès local étant très difficile à tailler, seul 14, 3 % du bâti rural est daté : 146 chonogrammes ont été relevés sur 1020 maisons rurales recensées. Les dates figurent sur des pierres importées, plus propices à la taille (microdiorite quartzique, granite, kersantite), parfois sur une ardoise incluse dans la maçonnerie. Deux dates gravées dans du grès armoricain ont été relevées : 1785 sur une maison de Ménesguen et 1854 sur une maison du Bouis.

En l'absence de chronogrammes, il est parfois délicat de dater avec précision des maisons construites entre la deuxième moitié du 18e siècle et la première moitié du 19e siècle car les proportions sont quasiment identiques durant un siècle et les baies sont dépourvues de décors. Les baies des maisons construites entre la fin du 16e siècle et le début du 18e siècle font souvent l'objet d'une ornementation sculptée sur des pierres importées (accolades, chanfreins, moulures, volutes et coeurs sur les linteaux, griffes, sifflets et amortissements à la base des piédroits).

LES COMMANDITAIRES

Quelques inscriptions ou monogrammes relevés sur des logis révèlent le nom des bâtisseurs : DV : PRE : 1590 : GVILLAUME CO : KANDRIN (Porte provenant de Kerandrin remployée à Morgat) ; RENE HERIAN 1626 (Le Bouis) ; F : M : 1627 (Kergonan) ; A L : STEHAN 1663 JC (Dinan) ; H : H : MICHEL LE : DV 1696 (Saint-Jean-Leïdez) ; FAIT FAIRE PAR EUGENE ANDRIEUX 1867 ; A : P : 1745 (Dinan) D V 1855 J (Penfrat) ; E 1927 R (Poraon). Deux beaux puits moulurés du 17e siècle sont également signés et datés, ils témoignent de l'aisance des constructeurs et d'une certaine fierté paysanne : JEAN CANVET 1644 (Tromel) ; Y. CARN 1646 (Kerellot-Tremet). Trois anciennes maisons d'artisan affichent les attributs professionnels de leurs propriétaires : à Kervezennec, la maison d'un tailleur de pierre se signale par une équerre et un marteau sculptés en relief sur le linteau de porte avec son nom YVON et la date 1688 ; à Kerigou, la porte d'un logis de maréchal-ferrant du 17e siècle conserve la pince, le marteau et l'enclume sculptés dans la microdiorite quartzique ; à Trébéron une tenaille et un marteau sont gravés à côté de la date et des initiales du maréchal-ferrant (H : D 1814) ; à Kernaou le linteau du puits est orné d'une navette de tisserand.

COMPOSITION D'ENSEMBLE

Plusieurs types de structures de hameaux cohabitent sur la commune de Crozon en fonction de l'implantation géographique. Les écarts situés à l'intérieur des terres ont tendance à regrouper des constructions disposées en "paquets" autour d'un espace commun (Persuel, Kergoff-Porsalut, Penhoat), dans un apparent désordre. A proximité des côtes, les villages de paysans-pêcheurs s'apparentent souvent à des hameaux-rangées ou alignements de bâtiments où se succèdent les habitations suivant une orientation est-ouest des pignons, avec exposition des façades au sud. L'absence d'étage et le regroupement des constructions permettent ainsi une réduction des prises aux vents. Ces alignements sont souvent associés à un finage de champs ouverts, laniérés, encore en place aujourd'hui. La mitoyenneté des logis impose de construire les étables et les soues en retour d'équerre au nord, de part et d'autre d'une cour réservée aux animaux, parfois fermée sur le troisième et/ou quatrième côté par un mur (Rostudel, Trélannec, Kerrellot-Tremet). Des fermes isolées sont également édifiées à la périphérie de ces rangées, la disposition de leurs dépendances est souvent identique à celle des fermes construites en alignement. Outre le fait d'être protégé des vents du nord-ouest, cette disposition présente l'avantage de regrouper au nord les désagréments causés par les animaux et de préserver l'espace situé devant la maison qui peut, le cas échéant, servir d'aire à battre.

Si les fermes avec cour et dépendances à l'arrière prédominent, il existe également des exploitations agricoles avec annexes construites en alignement du logis ou encore avec annexes dispersées autour de la maison.

Transformées en résidences secondaires dès la seconde moitié du 20e siècle, les fermes ont peu évolué et ont conservé leurs dépendances agricoles. Beaucoup de puits sont restés en place. Placé devant le logis, le puits est devenu un élément pittoresque et symbolique que l'on s'attache à conserver. Les plus anciens modèles possèdent une base en pierre de taille moulurée avec décor de cordelette sur certains spécimens. Seuls six exemples ont été inventoriés sur la commune, tous du 17e siècle, parfois datés et signés (Kerivoaler 1604, Gouandour, Kerellot-Tremet 1646 Y. CARN, Cléguer 1647, Tromel 1644 JEAN CANVET, puits à l'écusson buché dans une impasse du bourg de Crozon). Ces puits sont une marque de prestige, on les trouve devant de belles fermes et deux maisons nobles. Les autres puits sont en moellon de grès armoricain, couverts d'une voûte en tas de charge, avec des reposoirs à seaux sur le devant. Il est difficile de les dater car le modèle est pérenne dans le temps mais les plus anciens spécimens remontent au moins au 18e siècle.

Il reste peu de fours à pain communautaires dans les écarts.

Les étables à vaches et à chevaux sont conservées en grand nombre, construites entre le 17e siècle et le 19e siècle, en retour d'équerre au nord du logis ou en alignement de ce dernier. De petites tailles, elles sont le reflet de l'activité agricole passée.

Les soues sont destinées à abriter un ou deux porcs ; elles sont généralement construites en appentis au nord du logis, contre le pignon d'une étable ou contre le mur gouttereau de la maison. A la différence des vaches, du cheval et du cochon abrités à proximité immédiate de l'habitat, les moutons et le matériel étaient plus éloignés, en limite de propriété.

Les bergeries, plus difficiles à identifier, sont également de dimensions modestes, en relation avec la petite taille des troupeaux. Cependant, la présence de vastes espaces de landes autour des hameaux de Rostudel, Saint-Norgard et Le Restou a permis l'élevage d'importants troupeaux de moutons comprenant de 30 à 50 têtes.

Les granges sont de taille réduite, souvent placées un peu à l'écart du logis, à côté de l'aire à battre aujourd'hui disparue. Les linteaux des portes charretières sont souvent en bois. Parmi les remises qui abritent le matériel agricole et/ou le matériel pour les bateaux de pêche, certaines possèdent un escalier en pignon et une porte haute (Rostudel, Ménesguen). Les mâts, les voiles et les filets sont rangés dans les greniers des remises et des maisons grâce à une petite ouverture percée dans le pignon, à ras du plancher et destinée à laisser passer mâts et aviron (Lesteven, Ménesguen).

MATERIAUX ET MISE EN OEUVRE

La diversité des matériaux de construction repose sur la complexité du sous-sol et la richesse du patrimoine géologique local, mais aussi sur l'emploi de roches importées. Cependant, pour l'habitat rural, les grès d'extraction locale fournissent la majorité du gros-oeuvre sous forme de moellons. Au Cap de la Chèvre notamment, de petites carrières sont ouvertes à proximité des hameaux. Parmi ces grès armoricains, un grès métamorphique à grain cristallisé, le quartzite, est couramment utilisé comme matériau de construction. Ses propriétés (dur et cassant) l'empêchent d'être sculpté et taillé, ce qui explique l'emploi de pierres importées pour les encadrements de baies, comme la microdiorite quartzique (ou pierre de Logona) et la kersantite, toutes deux extraites au fond de la rade de Brest. L'usage de ces pierres exogènes détermine pour partie le rang social des propriétaires. Leur couleur, blonde et marbrée pour l'une, gris foncé pour l'autre, offrent un bel effet décoratif et le support à un décor sculpté visible notamment sur les maisons les plus anciennes. Sur les logis les plus modestes, les encadrements sont en grès armoricain ou quartzite, sous forme de pierres grossièrement taillées. Des linteaux de bois sont également utilisés sur des dépendances (remises ou granges).

COUVERTURES

A l'origine, les toits à pignons découverts sont en chaume ou en roseaux, exploités dans les zones marécageuses comme l'étang de Kerloc'h. L'ardoise remplace les couvertures végétales à partir des années 1870-1880 mais ces dernières perdurent, comme le montrent les photographies anciennes, après la diffusion de l'ardoise, notamment sur les dépendances. Le passage du chaume à l'ardoise est lié aux nouveaux revenus générés par le développement de la pêche à la sardine dont l'apogée se situe dans les années 1880. L'ardoise provient de Pont-Coblant, acheminée par Port-Launay ; elle est posée sur les voliges à l'aide d'un mortier de terre, fixée avec des pointes puis jointoyée au mortier de chaux ou au ciment. Il reste quelques exemples de ces couvertures traditionnelles avec petites lucarnes sur le versant (Tromel, Rostudel, Perros-Poullouguen, Ménesguen, Kersao, Galouac'h). Sur certaines toitures neuves ces petites lucarnes sont refaites à l'identique (Trébéron, Persuel, Lostmarc'h, Kerguillé, Kerdroën, Kerdreux, Dinan).

STRUCTURES ET TYPOLOGIES

Dans ce secteur dominé par les vents, les constructions rurales s'inscrivent peu dans la catégorie de "l'habitat mixte", caractérisé par la cohabitation des hommes et du bétail sous le même toit, mais bien davantage dans la catégorie des "logis indépendants", définie par l'absence de cohabitation entre hommes et animaux.

Les logis de ferme traditionnels où les maisons de pêcheurs sont de type élémentaire, en rez-de-chaussée surmonté d'un comble très bas. Le comble à surcroît est plus tardif ou est l'objet d'un remaniement postérieur. Pour les logis de ferme, la porte sud est percée dans l'axe de la porte nord qui donne sur la cour arrière. Dans l'axe des deux portes, le couloir est délimité par des cloisons de planches qui sépare deux pièces : le "haut bout" où se déroule, autour du foyer, l'ensemble de la vie domestique ; le "bas bout" est d'une surface moindre, faiblement éclairé, dépourvu de cheminée, utilisé comme resserre pour entreposer de la nourriture, des outils, à l'occasion pour s'en servir de chambre. Dans le comble auquel on accède par une trappe, on entreposait les pommes de terres, parfois les mâts et les voiles du bateau de pêche. L'asymétrie observée sur les façades des maisons, liée à l'espace plus restreint de la resserre et à sa plus petite fenêtre, tend à disparaître dès la seconde moitié du 19e siècle avec le remaniement des façades, lié notamment au passage du chaume à l'ardoise. Les deux fenêtres de la façade sud sont presque systématiquement agrandies dès la fin du 19e siècle pour apporter plus de lumière, la façade nord étant quasiment toujours aveugle. Certains de ces logis élémentaires sont jumelés, construits pour des familles apparentées (Cléguer, Persuel, Saint-Jean Leïdez, Rostudel, Morgat). Dans la catégorie des logis élémentaires, on trouve également les logis à une seule pièce d'habitation ou penty.

Les maisons à étage en milieu rural sont rares, elles sont plus nombreuses aux ports de Morgat et du Fret et surtout au bourg de Crozon. Au port de Morgat subsiste le seul exemple de maison abritant à la fois le magasin de pêche au rez-de-chaussée et le logis à l'étage, rue du Cap de la Chèvre. Ce type d'habitation n'était pas isolé autrefois, d'autres spécimens existaient à Morgat et au Fret mais également à Camaret et à Port-Launay.

Les aménagements intérieurs sont sommaires. Hormis les cheminées, des niches sont aménagées de part et d'autre du foyer. Quelques saloirs encastrés dans le mur et surmontés d'étagères murales ont été observés dans des logis anciens des 16e, 17e et 18e siècles à Lostmarc'h, Persuel, Rostellec et Kerivoaler. Ils servaient à la conservation de la viande de porc. A Montourgard, dans un logis du 17e siècle, la place du lit-clos dans l'angle nord-est est reconnaissable grâce au renfoncement ménagé dans l'épaisseur du mur et à la petite étagère murale qui sert à poser la lumière.

CONCLUSION

L'habitat rural conservé de Crozon remonte à la fin du 16e siècle comme en témoignent quelques exemples de maisons et les nombreuses portes anciennes conservées dans les logis. Sur le Cap de la Chèvre, la période comprise entre la deuxième moitié du 18e siècle et la première moitié du 19e siècle a généré de nombreuses constructions. Le cadastre de 1830 montre déjà une forte densification du bâti. La seconde moitié du 19e siècle est également bien représentée comme c'est partout le cas en France, Crozon ayant également bénéficié du développement économique et agricole propre à cette période. D'une manière générale, on constate une pérénnité dans les types et les structures entre la fin du 16e siècle et le début du 20e siècle. Les manières d'habiter et de vivre ne changent pas fondamentalement durant trois siècles.

Rares sont les exemples conservés dans leur état d'origine, la majorité ayant été remaniée fin 19e-début 20e siècle par les paysans eux-même en agrandissant les baies des logis puis, à partir des années 1950 pour en faire des résidences secondaires. Malgré ces nombreux remaniements, le maintien plus ou moins généralisé des volumes et des dépendances contribue à conserver la structure des hameaux et la cohérence du tissu villageois.

Les hameaux de Rostudel, Ménesguen, Montourgard, Kerdroën, Persuel, Lostmarc'h, Trébéron, Kernaou, Saint-Norgard, Kerroux (...) conservent des éléments significatifs de l'architecture rurale de la commune et une structure villageoise authentique.

Il convient de signaler la conservation, exceptionnelle, à Trélannec, Mesnéo et Tréyout, de baraques en bois destinées à héberger des réfugiés après les bombardements de Brest en 1944.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations ferme, maison, écart
Adresse Commune : Crozon

Chronogrammes relevés : 1580 (?) ; 1588 ; 1590 ; 1589 ; 1591 ; 1604 ; 1608 ; 1626 ; 1627 (2 fois) ; 1630 ; 1633 ; 1636 ; 1644 ; 1646 (2 fois) ; 1647 (4 fois) ; 1649 ; 1655 ; 1656 (3 fois) ; 1657 ; 1658 ; 1661 (2 fois) ; 1664 ; 1666 ; 1667 ; 1668 (2 fois) ; 1676 (?) ; 1678 ; 1679 ; 1680 ; 1681 ; 1688 (2 fois) ; 1696 ; 1698 ; 1701 ; 1709 ; 1711 ; 1713 ; 1715 ; 1718 ; 1727 (2 fois) ; 1729 ; 1730 (2 fois) ; 1731 ; 1732 ; 1735 (2 fois ?) ; 1742 ; 1745 (2 fois) ; 1757 (2 fois) ; 1760 (?) ; 1777 ; 1779 ; 1781 (2 fois ?) ; 1784 ; 1785 ; 1787 ; 1805 ; 1814 ; 1817 ; 1821 ; 1822 ; 1828 (2 fois) ; 1835 (?) ; 1839 ; 1840 ; 1841 ; 1843 (2 fois) ; 1844 (2 fois) ; 1845 (2 fois) ; 1848 (2 fois) ; 1849 (2 fois) ; 1850 (2 fois) ; 1854 (4 fois) ; 1855 ; 1858 ; 1859 ; 1862 ; 1863 ; 1864 (3 fois) ; 1865 (2 fois) ; 1866 (3 fois) ; 1867 (3 fois) ; 1869 ; 1871 (?) ; 1872 ; 1873 ; 1876 ; 1877 ; 1878 ; 1880 (2 fois) ; 1881 ; 1883 ; 1885 ; 1891 ; 1892 ; 1896 ; 1899 ; 1903 (2 fois) ; 1904 ; 1907 ; 1908 ; 1920 (2 fois) ; 1927 ; 1928 (2 fois) ; 1929 (2 fois) ; 1930 (2 fois) ; 1933 ; 1934.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérés 1020
étudiés 48

Annexes

  • 20102911404NUCB : Collection particulière

    20102911407NUCB : Collection particulière

    20102911408NUCB : Collection particulière

    20102911409NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Série 3 P 45. Tableau d´assemblage et cadastre parcellaire, 1830-1831.

    Archives départementales du Finistère : Série 3 P 45
Bibliographie
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  • CADIOU, Didier, DIZERBO Auguste, KERDREUX, J.J., LE FLOCH J.L., SIMON M. La Presqu'île de Crozon à la veille de la Révolution. Saint-Thonan, 1995.

    p. 27 - 60
  • BROUSMICHE, Jean-François. Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831. Quimper, 1978.

  • CHAURIS, Louis, KERDREUX, Jean-Jacques. La dolérite, une pierre de construction singulière en presqu´île de Crozon.Dans : Avel Gornog, N° 8, juin 2000, pp. 18-23.

  • DESHAYES, Albert. Dictionnaire topographique du Finistère. Spézet, 2003, p.66-68.

  • Etude de protection des villages du cap de la Chèvre, commune de Crozon Finistère. Rapport de synthèse par Xavier Henry, sur la base d´une enquête de François Jagot. Délégation Régionale de l´Architecture et de l´Environnement, Service Départemental d´Architecture/Direction Départementale de l´Equipement. Paris, 1981.

  • FÉREC, Solen. Rostudel. Aspects d´un mode de subsistance traditionnel. Dans : Avel Gornog, N° 6, juillet 1998, pp. 33-39.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. De Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes, 1843, pp, 212-213.

  • SÉNÉCHAL, Michel, KERDREUX, Jean-Jacques, CADIOU, Didier. Rostudel. Dans : Avel Gornog, N° 6, juillet 1998, pp. 31-32.

  • SIMON, Jean-François. L´architecture rurale traditionnelle dans la presqu´île de Crozon. Dans : Avel Gornog, N° 1, juillet 1993, pp. 5-9.

(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Douard Christel - Maillard Florent - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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