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Les maisons, fermes et hameaux sur la commune de Plounéour-Ménez

Dossier IA29002932 réalisé en 2007

Fiche

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L´enquête de terrain a été réalisée en 2007 par un chercheur et un chargé de mission, en intégrant quelques éléments recueillis en 1970 lors d´un pré-inventaire succint et partiel.

Ce dossier collectif vise deux objectifs : appréhender une « famille » d'édifices représentés en grand nombre et dégager les caractères communs ou spécifiques à cette famille. Reflétant une sélection raisonnée sous forme d´échantillonnage, certains éléments, jugés représentatifs et pas (ou peu) dénaturés, ont été traités en dossiers individuels.

Environ 272 édifices sur un total de 472 immeubles (chiffres INSEE 1999), soit environ 58 % du bâti, ont été répertoriés. Au sein de ce corpus, 52 oeuvres (édifices individuels ou hameaux entiers) ont fait l'objet d'un dossier individuel alors que 221, simplement repérés, ont été systématiquement illustrées, soit dans un dossier « hameau », soit à la suite de ces observations générales.

Au sein de certains hameaux, entités spatiales ou historiques cohérentes et significatives, plusieurs édifices ou ensembles d´édifices ont pu être retenus.

Les maisons situées au chef-lieu de commune, environ une vingtaine, en raison de leur caractère tardif ou répétitif, n'ont pas été recensées d'une manière exhaustive ; les observations les concernant ont été intégrées dans les dossiers « bourg ».

La synthèse qui suit concerne uniquement l'habitat rural proprement dit, c'est-à-dire les maisons et fermes isolées ou situées en écart ainsi des hameaux entiers lorsque aucun élément ne méritait, à cause des remaniements successifs, un traitement spécifique.

CONTEXTE HISTORIQUE

Peu de documents permettent de connaître l´espace rural avant la seconde moitié du 18e siècle. La topographie apparaît partiellement sur la carte de Cassini (vers 1770) et surtout sur les premiers relevés cadastraux de 1837 qui reflètent encore largement le parcellaire et le bâti des siècles précédents. Le réseau des voies de communication et les structures des hameaux, tels qu´ils apparaissent en 1837, perdurent au-delà des modifications de certains tracés intervenues depuis la seconde moitié du 19e siècle.

Dans ce secteur caractérisé par un relief naturel dominé par les flancs nord du massif des monts d´Arrée et plusieurs cours d´eau importants (la Penzé, le Queffleuth), l´habitat est dispersé en hameaux de dimensions variables. Certains, surtout ceux situés au sud de la commune, sur les contreforts des « montagnes » (Lesménez, Kernélec, Keradalan), mais aussi d´autres occupant les terres plus fertiles au nord de la commune (la Villeneuve, Clostrou, Garsplégent), ont peu évolué depuis le début du 19e siècle. Même si un grand nombre de constructions a été remplacé in situ, la densité d´éléments repérés est particulièrement élevée. A l´époque de l´activité agricole la plus importante, la seconde moitié du 19e siècle (mais vraisemblablement avant), entre trois et douze exploitations agricoles étaient ainsi regroupées, nombre en constante diminution depuis les années 1960.

En 1843, d´après Ogée, sur un total de 5967 hectares (le territoire de Loc-Eguiner était alors inclus), 2341 sont des terres labourables, 562 des prés et des pâturages, 397 des bois, 48 des vergers et des jardins ; 2375 hectares, soit environ 40% du territoire communal, sont couverts de landes qui, en grande partie exploitées, faisaient alors intégralement partie de l´économie rurale.

La carte de localisation montre une densité d´édifices repérés ou sélectionnés régulièrement répartie ; peu de lieux-dits ne conservent pas un ou plusieurs éléments bâtis recensés. Les densités sont naturellement plus faibles à proximité des zones boisées comme autour de Penhoat à l´ouest et autour du Relec et de Coatlosquet à l´est. Les flancs nord des monts d´Arrée, c´est-à-dire toute la partie sud de la commune, est dépourvue d´habitat.

Des résultats observés, et plus particulièrement des chronogrammes relevés sur le bâti, se dégagent plusieurs tendances situant le corpus des constructions rurales dans une chronologie allant du début du 17e siècle aux années 1950.

On constate l´absence de témoins antérieurs au 17e siècle mais des travaux historiques ont révélé que certains habitats médiévaux au nord-est de Lanhéric et au nord-ouest de Garsplégent, avaient été désertés dès le 17e siècle.

Une trentaine de maisons, fermes ou parties de hameaux, soit environ 11 % du total pris en compte, remontent aux 17e et 18e siècles ; ce nombre relativement important s'explique, en partie, par une conjoncture économique favorable liée au traitement du lin et au commerce des toiles. Les récurrences observées pour le 18e siècle restent significatives, malgré le déclin de l´économie rurale bretonne en général et l´amorce d´un recul des activités locales traditionnelles en particulier.

Le nombre élevé de chronogrammes des 18e et 19e siècles correspond, en partie, aux modifications dont est l´objet le bâti le plus ancien (rajout d´une avancée, agrandissements, modification des escaliers).

Le 19e siècle - il se prolonge jusqu´en 1918 - est caractérisé, comme ailleurs en Bretagne, par le renouveau, tout modéré toutefois, des constructions rurales. Deux cas de figures dominent : la destruction de l´habitat ancien remplacé, in situ, par un nouveau logis ou la conservation des logis anciens alors déclassés en parties agricoles. C´est particulièrement vrai dans la partie nord de la commune où l´évolution vers la modernité et l´influence d´une ville, Morlaix, est particulièrement sensible (la Villeneuve, Mesquéo, Kervian).

125 immeubles seraient, suivant les données de l´INSEE, antérieurs à 1915. Les constructions ou reconstructions de logis ruraux entre 1920 et la Seconde Guerre mondiale sont marginales (Traon Renard, Ménez Quilliou). Une partie du bâti ancien a connu, suite à la déprise agricole à partir des années 1960, un délaissement progressif suivi de réhabilitations ponctuelles. La comparaison entre les résultats des enquêtes de 1970 et de 2007 montre qu´entre la perte d´un patrimoine vernaculaire de qualité et sa réhabilitation, l´interprétation des données doit être nuancée : on assiste aussi bien à des disparitions (Mesquéo, Pouleis Vras), à une érosion forte aboutissant à court terme à des disparitions (le Penher, Guernos Bian, Kergavan Huella, Keryell) qu´à des mises en valeur appropriées (Keradalan, Roch Conan, Coat Malguen).

LES COMMANDITAIRES

Les travaux historiques et les inscriptions figurant sur les bâtiments renseignent sur un certain nombre de noms de bâtisseurs. Ces familles commanditaires, souvent apparentées entre elles, appartenaient aux classes rurales dirigeantes, marchands de toiles ou exploitants de domaines ruraux désignés localement et suivant une tradition orale par le terme « juloded » : Yves Tourmel (le Cleuz), Y. Paugam et M. Prigant (Gars Spern), F. Guyot (Grinec), Y.Pichon (Guerbiguet), I. et G. Fichou (Guernigou), Kerdilès, Croguennec et Pouliquen (Kerfrec), Jacques Quéinnec et Louise Madec (Kermorvan), Ian Quéméner et Anne Le Guen (Keryel), R. Léon et B. Cor (Penher), Prouff (le Relec), Guillaume Nicolas (Roch Conan). En 1799, on signale la présence de paysans marchands de toiles dans une trentaine de hameaux.

Plusieurs maisons étaient des demeures de prêtres dont le nombre résidant à Plounéour-Ménéz était sans doute assez élévé ; c´est le cas, avec certitude, à Kergavan Huella (décor sculpté figurant un calice). On signale un logement de prêtre au 18e siècle à Kermorvan. Une pierre de remploi figurant un ange présentant un calice a été localisée à Langle.

COMPOSITION D´ENSEMBLE

L'implantation isolée est rare et semble relativement tardive, de toute vraisemblance postérieure à 1800. La majorité des édifices se situe au sein de villages à l'origine composés de plusieurs exploitations agricoles disposant chacune de dépendances et donnant sur des espaces ouverts ou des voies de passage (Keradalan, le Guillec, Kersimonet). En ce qui concerne les parties agricoles telles que les étables, les écuries ou les granges, leurs transformations récentes occultent souvent les fonctions et les dispositions d'origine. En règle générale, les communs sont dissociés du logis et se situent autour d'une cour. La présence de trous d'attache pour le bétail, s´observe aussi bien sur la façade principale du logis (le Guillec) qu´à l´extérieur ou à l´intérieur les anciennes étables ou écuries.

D´une manière générale, la faible récurrence d´étables et de granges (exemples conservés à Lile, Coat Malguen, Kerguz, Kervian, Lesménez, Penher, Pouleis Vras, Resloas, la Villeneuve) ainsi que la rareté de cohabitation des hommes et des animaux sous le même toit sont dues au fait que ce territoire aux sols en grande partie pauvres était peu propice à l´élevage alors que l´industrie rurale de la transformation du lin était omniprésente. D´importants vestiges architecturalaux de cette activité subsistent sous forme de buanderies, petits édifices équipés pour le traitement et le blanchiment du lin ; elles ont été traitées à part (voir dossier « fontaines, lavoirs et buanderies »).

CONFIGURATIONS PARTICULIERES

Cinq ensembles bâtis caractérisés par des emprises au sols et des distributions intérieures spécifiques ont été localisés à Clostrou, Kerguz, Kermorvan, Lesménez et Scarabin et cinq autres s´y apparentent (Grinec, Keryel, le Mengleuz, le Relec, la Villeneuve).

La disposition des corps de bâtiments en U ou en retour d´équerre formant une cour étroite, la densité du bâti, la présence d´un grand nombre de logis associés à des pièces destinés au stockage et à la transformation du lin, la qualité du gros oeuvre et le statut des bâtisseurs, tous marchands et fabricants de toiles, font de ces ensembles, souvent parvenus en état de vestiges, des éléments majeurs de l´architecture rurale de la commune.

Le taux de disparition des puits semble élevé. 24 spécimens (repérage non exhaustif), construits en moellon ou en pierre de taille de granite et couverts de dalles d´ardoise posée sur les montants, ont été repérés. Les puits de Lile, Coat Malguen, Kermorvan ou encore Mengleuz comptent parmi les exemplaires les plus représentatifs. Ils sont généralement de structure semi-circulaire ou carrée, exceptionnellement circulaire (Roch Conan, Kerguz) et rarement datés (Scarabin 1822, Kervian 1855, le Cleuz 1865, Lile 1892). Le puits d´attache de Kerguz, daté 1808 et inséré dans l´épaisseur du mur, est unique.

Jadis éléments constitutifs de chaque hameau, peu de fours à pain sont encore en place ; des vestiges ont pu être localisés à Resloas et Kervian. Parmi une quinzaine de granges avec porte charretière en pignon répertoriées, celles de Lesménez, Penher et Coat Malguen sont les plus caractéristiques.

MATERIAUX ET MISE EN OEUVRE

Le massif granitique de renommée affleurant en boules ou chaos sur une grande partie du territoire communal et le schiste extrait des carrières de la « montagne » ont fourni durant des siècles des matériaux de construction de qualité. Pour le gros oeuvre, l´emploi du granite, en moellon et plus rarement en pierre de taille, est majoritaire. L´alternance avec des lits de schiste est rare mais existe d´une manière particulièrement soignée à Guerroudoual et Lesménez.

Le schiste qui se débite en lames plus ou moins épaisses qui peuvent atteindre des dimensions importantes, a été utilisé comme matériau de couverture (usage dominant) de revêtement de sol (Lesménez), de cloisons dans des étables ou écuries (le Mengleuz), d´auvent protégeant la porte d´entrée (Goasmelcun, Kersimonet, le Mengleuz, Guernigou).

Le granite du Huelgoat a été utilisé d´une manière marginale, notamment dans certaines maisons du bourg ou logis ruraux tardifs (Dividou, Kernélec).

STRUCTURE ET ELEVATIONS

Dans ce secteur sans cohabitation avec le bétail, les logis ruraux répertoriés peuvent être classés en deux catégories majoritaires : la maison à avancée et la maison de type ternaire.

Avec plusieurs variantes, la maison à avancée est caractéristique de l'architecture vernaculaire de Plounéour-Ménez, bien qu´elle ne soit pas réservée à ce seul territoire étudié ; elle est présente dans une grande partie des campagnes du Léon et de la Cornouaille et a fait l'objet de plusieurs études.

La maison à avancée est un logis de plan rectangulaire avec un avant-corps de faible largeur ; la partie portée en avant de l'alignement, généralement sur la façade principale, se nomme avancée ou avant-corps. Ces logis ont certaines caractéristiques en commun : les fenêtres de l'avant-corps sont généralement placées vers le pignon abritant le foyer en raison de l'aménagement intérieur (place réservée à la table, aux bancs, aux armoires et lits-clos).

Dans cette catégorie, on peut distinguer deux types, la maison en rez-de-chaussée (ou, rarement, à comble à surcroît), et la maison à étage. Ces deux types se déclinent, à leur tour, en deux et trois variantes qui confèrent aux édifices des morphologies très diversifiées, encore accentuées par deux formes de toitures différentes (toit rampant, toit à bâtière).

Le recensement révèle l'existence d´environ 95 maisons à avancée, soit 35 % de la totalité des maisons rurales repérées. Selon l´analyse stylistique et les chronogrammes extrêmes relevés, elles ont été bâties entre la première moitié du 17e siècle (1619 : bourg, maison 2), et 1867 (Keradalan).

Les avancées sont majoritairement placées sur l´élévation principale ; environ cinq se situent sur l´élévation postérieure. Il s´agit soit de modifications plus tardives (rajout d´une avancée sur un bâti plus ancien comme, par exemple, au hameau de Keryel, soit de constructions annonçant la fin du type (Garsplégent). La présence de deux avancées d´origine, une sur l´élévation principale, l´autre sur l´élévation postérieure, est rare mais existe, par exemple, à Penher.

Maisons à avancée en rez-de-chaussée  : 18 édifices (avec toit en bâtière : 12 ; avec toit rampant : 6). Ce type est marginal et tend à disparaître dès 1850. Il correspond à un habitat modeste dont peu de témoins semblent être antérieurs à 1800 (Goasmelcun, Keradalan, Kergavan Izella, Traon Renard, Mesquéo).

Maisons à avancée à étage  : 60 édifices (avec toit en bâtière : 55 ; avec toit rampant : 5. Ce type est largement majoritaire puisqu´il représente 71 % des maisons à avancées localisées. Parmi les multiples variantes et associations de variantes, trois sont significatives (au total 13 récurrences) : la variante à avancée sans escalier extérieur couvert, la variante à un ou deux escaliers couverts et la variante à deux avancées (escalier d´un côté, habitat de l´autre). La variante sans escalier extérieur couvert a été observée pour une période allant du milieu du 17e siècle au milieu du 19e siècle : Kerfrec (1652), Coat Malguen (1693), Keradalan (1752), Gars Spern (1791), Cozvern (1860). Quant à la forme du toit de l´avancée (en bâtière ou rampant), une chronologie fine n´est pas aisée à établir ; le toit rampant semble néanmoins peu présent avant le début du 19e siècle, aucun témoin daté n´étant antérieur à cette période.

La variante à un ou deux escaliers de distribution extérieurs couverts ne représente pas plus que 14 % de toutes les maisons à avancées recensées, mais était à l´origine bien plus importante (érosion, destructions). Elle peut indiquer des logis jumelés ou doubles, - environ une dizaine a pu être localiséé - parmi lesquelles Grinec, Roch Conan, Guernigou, Kerfrec, Keryel, Scarabin, Penher sont les plus marquants. La conception de logis doubles ou jumelés est en rapport avec des structures familiales spécifiques regroupant, sous le même toit, aussi bien l´habitat de deux générations ou de familles apparentées que des espaces réservés à la transformation du lin (stockage, métiers à tisser).

Enfin, la variante à deux avancées associant l´escalier couvert d´un côté et l´habitat de l´autre est moins répandue ; elle pose, comme la totalité du corpus, le problème de l´évolution du bâti au cours du temps ; en effet, certains édifices ne sont pas homogènes et intègrent des modifications successives pas toujours aisées à déceler. Les témoins les plus significatifs subsistent à Kerfrec (1652), le Clos, Gars Spern (1791), Guernigou, Guernos Bian (1738).

Maisons à étage de type ternaire

Environ 150 logis ruraux, soit environ 55 % du total situé en secteur rural présentent des façades ordonnancées, majoritairement à trois travées. Ils remontent, pour l´essentiel, à la période allant de 1840 à 1900. La normalisation de l´habitat intervient lors du renouveau amorcé depuis le milieu du 19e siècle, avec le recours au modèle en vogue dans les bourgs et en ville (influence de Morlaix). Le type perdure au-delà de la guerre 1914-1918 (1935, bourg). Des édifices représentatifs ont été repérés, entre autres, à Leinhanvec, Ty Forn, la Chaussée, Kernélec, Clostrou, Coat Malguen, Garsplégent, le Guillec.

La maison élémentaire peut être considéré comme une variante de la précédente de laquelle elle se distingue par l´absence d´un étage habitable. Les récurrences observées (environ 20) sont faibles et correspondent à un habitat tardif, parfois associé à une écurie (logis 3 au Mengleuz, Roscad, Traon Milin, Ty Forn). Des exemples représentatifs ont été localisés à la Chaussée (1909), Guirhoël (logis 3 daté 1818), Keradalan (logis 11 daté 1899), Kerguz (logis 4), Kersimonet (logis 5) ou encore Traon Renard (1934).

Un cas spécifique. Un bâtiment situé dans le hameau du Guillec a été conçu suivant un plan particulier. Le sous-sol, semi enterré, abritait les parties agricoles (grange, étable, écurie), le rez-de-chaussée surélevé sert de logis. Adapté à la déclivité du terrain, ce type d'édifice possède une double orientation. Rare dans le secteur étudié mais également localisé dans la partie nord-est de la commune voisine du Cloître-Saint-Thégonnec, il pourrait s´agir d´une conception architecturale influencée par des modèles issus des traités d'architecture rurale répandus dans la région de Morlaix dans la seconde moitié du 19e siècle.

COUVERTURES

La quasi-totalité des maisons rurales de la commune est coiffée d'un toit à longs pans, à l'exception des maisons à avancée à étage et à toit en bâtière ; dans ce cas, les deux versants de l'avancée sont liés à la charpente principale par une noue.

Durant plusieurs siècles et jusqu´à une période récente, les schistes ardoisiers étaient exploités sur place, livrant la fameuse ardoise (ou « pierre bleue ») qui a fait, avec d´autres communes voisine, la renommée de Plounéour-Ménez. L´emploi le plus visible demeure, aujourd´hui, celui des couvertures, même s´il a tendance à diminuer. Ces belles toitures se distinguent par une mise en oeuvre particulière de ces épaisses ardoises qui, à cause de leurs poids, sont posées à pureau décroissant : la dimension des ardoises diminue entre la partie inférieure du versant du toit et le faîtage, les pièces les plus grandes étant réservées à la partie basse (Guernigou, Guirhoël). Certaines toitures conservent leurs lignolets (en voie de disparition), faîtages composés d´ardoises ajourées à décor ornemental qui portent parfois des chronogrammes de la seconde moitié du 19e siècle comme à Coat Malguen 1854 (?), Kerandraon (1883) ou encore Keradalan (1899).

Le remplacement de l´ardoise épaisse par le fibrociment ou la tôle est devenu majoritaire pour les bâtiments annexes ou ceux qui attendent une réhabilitation. L´emploi de la tuile mécanique en couverture est marginal et tardif (1er quart 20e siècle) mais existe, sur les communs, en remplacement de l´ardoise, à Garsplégent, Kerguz, le Mengleuz ou encore Menez Quilliou.

DISTRIBUTION INTERIEURE

Quatorze édifices parmi les plus représentatifs ont fait l´objet de relevés schématiques : bourg (maison 2), Clostrou, Gars Spern, Grinec, le Guillec, Kerfrec, Kergavan Izella, Keryel, Lesménez, le Mengleuz (maison 1), Penher, Roch Conan, Rungoat et Scarabin. Ils permettent de mieux cerner fonctions, distributions, aménagements intérieurs, constantes ou particularités qui caractérisent l´habitat rural du secteur.

Au rez-de-chaussée, deux tiers de la surface étaient réservés à l'habitation (salle), l'avancée abritant généralement table et bancs ; l'autre tiers servait en général de cellier ou de resserre, avec, parfois l´aménagement d´armoires murales dans l´épaisseur du mur et des niches assez hautes et larges, situées entre la cheminée et la fenêtre de l'avancée, servaient à poser un banc semi-encastré (Gars Spern, Kerfrec, Kergavan Izella, le Mengleuz, Rungoat).

La présence de saloirs surmontés d´armoires murales encastrés dans l´épaisseur du mur était habituel. Malgré un taux de disparition élevé, des exemples significatives subsistent, entre autres, au Guillec, Keryel, Lesménez, le Mengleuz et à Rungoat. Les sols étaient traditionnellement couverts de très grandes dalles de schiste (environ 1 m de long et 60 cm de large) ; elles ont été supprimées lors de transformations récentes.

Les linteaux et les corbelets des cheminées sont généralement en bois (le Guillec, Kersimonet). Quelques cheminées en granite, souvent dans les constructions les plus anciennes et les plus soignées, ont toutefois été répertoriées à Clostrou, Kergavan Huella, Lesménez, le Mengleuz, Penher, Roch Conan).

Vingt-quatre édifices bâtis aux 17e et 18e siècle conservent, en état ou sous forme de traces, des escaliers de distribution extérieurs dont quelques uns datés : Guerroudoual (1643), Traon Stanc (1652), Roch Conan (1675), Grinec (1710), Guernos Bihan (1738).

Les escaliers de la Chaussée et de Clostrou représentent des cas uniques : le premier, en vis et pierre, était enchâssé dans une tour hors-oeuvre, le second, en pierre et en bois, également en vis, est inséré dans l´épaisseur d'un des murs gouttereausx de la salle.

CONCLUSION

Les maisons rurales de la commune de Plounéour-Ménez ont, pour la plupart, subi des remaniements importants suite à l´évolution des manières de vivre. La forte récurrence de maisons à avancées, avec ou sans escaliers extérieurs, définit entre la première moitié du 17e siècle et le début du 19e siècle, un corpus architectural intéressant et varié, témoin d´une « mode » architecturale adoptée par le même groupe social qui, durant plusieurs générations, était également à la tête de l´industrie rurale de la toile et a initié l´aménagement de l´enclos paroissial et la mise en place de la plupart des croix monumentales.

A partir du milieu du 19e siècle, la transformation du bâti existant et la reconstruction de nouveaux logis d´allure urbaine et plus standardisé s´imposent sans toutefois remplacer systématiquement le bâti ancien de qualité. Le rapport étroit entre l´architecture, la manufacture rurale et des structures familiales et sociales spécifiques est encore tangible dans une dizaine de hameaux.

Coat Malguen, Grinec, Guerroudoual, le Guillec, Keradalan, Kerfrec, Kergavan, Kerguz, Kermorvan, Kervian, Keryel, Lesménez, le Mengleuz, Penher, Roch Conan et Scarabin conservent des réalisations marquantes de l´architecture rurale de la commune.

Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Plounéour-Ménez

Chronogrammes relevés : 1619 ; 1624 ; 1630 ; 1636 ; 1639 ; 1643 ; 1652 (2 fois) ; 1659 ; 1667 ; 1669 ; 1673 ; 1675 ; 1677 ; 1678 ; 1679 (2 fois) ; 1691 ; 1704 ; 1705 ; 1707 ; 1710 ; 1713 ; 1714 ; 1736 ; 1738 ; 1742 (2 fois) ; 1744 ; 1752 ; 1757 ; 1758 ; 1763 ; 1764 ; 1777 ; 1780 ; 1781 (2 fois) ; 1782 ; 1791 ; 1801 (2 fois) ; 1810 ; 1818 ; 1819 ; 1822 (2 fois) ; 1823 ; 1826 (2 fois) ; 1831 ; 1833 (2 fois) ; 1834 ; 1835 (2 fois) ; 1836 ; 1840 ; 1841 ; 1842 ; 1843 ; 1844 (2 fois) ; 1848 ; 1849 ; 1855 ; 1857 (2 fois) ; 1858 ; 1860 ; 1861 ; 1866 ; 1867 (2 fois) ; 1869 ; 1870 (2 fois) ; 1875 ; 1883 ; 1884 ; 1892 ; 1894 ; 1898 ; 1899 ; 1901 ; 1905 ; 1929 ; 1931 ; 1935 ; 1949, soit : 1ère moitié 17e siècle : 6. 2e moitié 17e siècle : 12. 1ère moitié 18e siècle : 11. 2e moitié 18e siècle : 11. 1ère moitié 19e siècle : 27. 2e moitié 19e siècle : 20. 1900-1949 (repérage non exhaustif) : 6.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 272
étudiées 51

Annexes

  • SITES ET IMPLANTATIONS DU BÂTI.

    La commune de Plounéour-Ménez doit la qualité de ses paysages à un milieu naturel riche et une pratique agricole laissant la part belle à la nature et au bocage. Non remembrée et sous une apparente homogénéité, elle inclut divers paysages caractéristiques et reconnus. Sa partie sud fait l´objet d'une protection au titre des sites (site des Monts d'Arrée, site pluricommunal, site inscrit par arrêté du 10 janvier 1966). Le village du Relecq et ses abords incluant les villages de la Chaussée et du Clos font partie d´un site classé, tout comme la partie centrale du domaine du manoir de Penhoat où le périmètre de protection (il comprend une partie de l´allée de hêtres) s´étend jusqu´au village de Kermorvan.

    MILIEU PHYSIQUE.

    Situé à la limite nord du massif de l´Arrée, le territoire communal qui s´étend sur 5200 hectares est composé d´un plateau bocager borné au sud par les premières crêtes de l´Arrée, "la montagne". Cette zone de contact implique une grande diversité des sous-sols, des sols, des reliefs, des activités, des occupations des sols et des paysages associés.

    RELIEF : il est le résultat de la longue érosion du Massif Armoricain, une ancienne chaîne de montagne très élevée durant de l´Ère Primaire. Il n´en reste aujourd´hui qu´une vaste zone composée d´un plateau et de vallées plus ou moins encaissées, de faible altitude (130 à 280 m) et incliné sud-est nord-ouest. Ce plateau est interrompu au sud-est par des crêtes schisteuses s'élevant jusqu´à 387 mètres au niveau du Roc´h Trédudon, point culminant de la Bretagne.

    GEOLOGIE : le sous-sol de la commune est d´origine primaire. Il se décompose principalement en trois catégories. Dans la partie sud on retrouve une alternance de bandes de schiste et de quartzite. Des couches d´alluvions et de colluvions arrachées à « la montagne » au Quaternaire occupent les fonds des vallées de la rivière de la Penzé, du Queffleuth, des ruisseaux affluents de la rivière de Coat Toulzac´h, du ruisseaux du Relecq, et de leurs affluents. Sur tout le reste de commune, le sous-sol est granitique. En témoigne un grand nombre de zones d´affleurement et de chaos utilisées depuis toujours comme carrière d´extraction de matériaux de construction dont l´importance dépassait largement le cadre communal. Par ailleurs, l´acidité des roches, associée aux conditions climatiques (fraîcheur, humidité constante) et un réseau hydrographique omniprésent a pour conséquence le développement de sols spécifiques à ces milieux.

    PEDOLOGIE : quelle que soit la nature du sous-sol, granitique ou schisteux, les sols sont acides, pauvres et plus propices à l´élevage qu´à la culture. Suivant la topographie, l´épaisseur du sol varie, avec un développement plus important en bas des pentes. Sur le substrat schisteux des pentes prononcées, les sols sont très fins tandis que sur le granite des vallons plus adoucis, ils s´épaississent. En fond de vallées, surtout dans la partie granitique, la plupart des sols, développés sur les alluvions et les colluvions, présentent un profil d´engorgement d´eau. Hydromorphes, ils sont en permanence ou périodiquement saturés d´eau.

    UN PAYSAGE DOMINANT : LE BOCAGE.

    Jadis recouvert de forêts, le territoire a été, depuis l´Antiquité, progressivement déboisé sous forme d´aires de défrichements épars (clairières). Mais ce n´est qu´à partir du 12e siècle que s´organise un défrichement systématique profitant d´un contexte politique, démographique et technique fort. Deux ordres religieux s´installent alors dans le secteur, les cisterciens au Relec et les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à la commanderie de la Feuillée. Grands propriétaires terriens, ils vont mettre en place deux modes de faire-valoir - la « quévaise » et plus tard le « domaine congéable » - qui permettent de fixer des populations agricoles sur leurs domaines. La base de la vie agricole du territoire se crée peu à peu, avec un habitat dispersé composé d´unités agricoles souvent de structure circulaire entourées de terres cultivées. Ces structures demeurent aujourd´hui encore bien visibles, notamment au Guillec, à Grinec, à Kerguz ou encore au Mengleuz, villages anciennement régis par la quévaise. Des talus de terres ou de pierre délimitant les parcelles empêchent la divagation du bétail et assurent la protection des cultures. Ces talus marqueront par la suite la propriété privée. Le bois commençant à manquer au 17e siècle, les talus sont alors exploités grâce à la plantation de tous types d´arbres et d'arbustes. L´ajonc et le genêt servant de fourrage et de combustible sont également semés sur certains talus.

    Alternant polyculture et élevage, le mode d´exploitation des terres va peu à peu se transformer avec la mécanisation, l´électrification des campagnes et la mise en place d´une économie de marché après la Seconde Guerre mondiale. Depuis les années 1960, le nombre d´exploitants agricoles a considérablement diminué, alors que l´intensification des productions et l´expansion de l´élevage hors sol ont entraîné l´arasement de nombreux talus, le morcellement du maillage bocager et la pollution au nitrate des eaux superficielles.

    Certaines terres sont laissées à l´abandon et s´enfrichent, surtout dans la partie ouest, autour de bon nombre de hameaux. C´est la déprise agricole qui aboutit à la fermeture des paysages.

    LES UNITES PAYSAGERES.

    Le terme d´unité paysagère désigne une portion de territoire homogène dont les caractéristiques physiques et humaines (topographie, géologie, relief, activités, occupation du sol) apparaissent de manière constante. Une typologie de ces unités de paysage peut être ainsi définie pour la commune.

    LES ZONES HUMIDES ET LES VALLEES.

    Les principales vallées et vallons offrent des paysages doux et variés, donnant souvent l´impression de fouillis végétal qui limite les perspectives visuelles. Il s´agit essentiellement de la vallée du Queffleuth et du vallon du Relecq, en majeure partie occupés par une épaisse forêt de feuillus, en bordure orientale du bois de Coatlosquet. De nombreux sentiers permettent une progression en fond de vallée, offrant, le long de ces cours d´eau, des ambiances mystérieuses renforcées par la présence de nombreux chaos granitiques (vallée du Queffleuth).

    Développée sur sol hydromorphe, la végétation des abords des autres cours d´eau, notamment la rivière de la Penzé et les ruisseaux affluents de la rivière de Coat Toulzac´h (partie nord-ouest), le plus souvent composée de joncs, de carex et d´orchidées, est un refuge pour bon nombre d´espèces animales (bécassine des marais, couleuvre à collier).

    LE BOCAGE.

    Cette unité paysagère regroupe deux fonctions : la production (espaces d´activités agricoles) et l´habitation (lieux d´implantation du bâti). On distingue deux types de bocage. Le bocage " fermé " qui correspond à un maillage serré sur relief mouvementé, comme autour et à l'ouest de Kergavan, par exemple. Le paysage y est fermé, y compris à partir des voies de circulation, le développement des friches contribuant à cette fermeture, comme c´est le cas au sud et au sud-est de Kerambélec. Les talus sont plus hauts, jouant parfois un rôle de mur de soutènement, et plus boisés, avec une strate arborescente généralement présente (entre la Chaussée et Kerguz). Ce type de bocage reste en contact étroit avec les zones humides des vallées (rivière de la Penzé). Il est principalement présent dans des zones de pâturage, presque toutes les parcelles de bocage, de petite taille, sont utilisées pour l'élevage.

    Le bocage « ouvert » est présent sur les secteurs au relief plus doux le plus souvent situé en haut des versants et de ce fait assez exposé ; c´est le cas dans les parties nord et est de la commune, dans le secteur compris entre Grinec, Roc´h Conan et Kerguz. Les talus sont beaucoup plus bas et découverts, laissant apparaître la trame distendue du bocage. Les grandes cultures intensives dominent ces secteurs exposés aux vents forts.

    LES BOISEMENTS.

    Les surfaces boisées, relativement nombreuses et éparses, se situent principalement au nord-ouest et au centre-est du territoire communal. On distingue des boisements traditionnels de feuillus et de conifères essentiellement regroupés à l´est de la commune, au niveau du bois de Coatlosquet qui borde la rivière du Queffleuth et le ruisseau du Relec. A l´ouest, le manoir de Penhoat est toujours entouré de grandes parcelles boisées (ancien domaine de chasse) et d´allées de hêtres dont une mène au bourg. Mais la plupart des boisements de feuillus sont épars et occupent de petites parcelles, souvent le résultat de l´enfrichement des terres suite à la déprise agricole.

    D´une manière générale, l´impact des boisements de conifères sur le paysage est fort, même dans le bois de Coatlosquet où ils se mélangent avec des feuillus. Exotiques, au feuillage persistant et de couleur sombre, les conifères perturbent l´équilibre originel des paysages avec leurs parcelles et leurs cheminements rectilignes qui contribuent à leur aspect artificiel.

    Les boisements de feuillus, anciennement exploités en taillis pour servir de bois d´œuvre et bois de chauffage, sont, dans l´ensemble, laissés à l´abandon.

    LES LANDES ET CRETES.

    Situées au sud-est de la commune, les crêtes des Monts d´Arrée constituent une véritable ligne de force dans le paysage. Points de repère, leurs sommets offrent également des vues lointaines sur les autres unités paysagères environnantes et au-delà. Par temps clair, il est même possible de distinguer, au nord, la baie de Morlaix pourtant distante d´une trentaine de kilomètres.

    Développée sur sols acides et pauvres, la végétation se compose essentiellement d´ajoncs et de bruyères, donnant un aspect sauvage à ce milieu. Cet aspect est renforcé par une couleur d´ensemble ocre clair, variant selon les saisons et nuancée selon les endroits et les espèces.

    Ces lieux sont inhospitaliers du fait des conditions climatiques (vents, basses températures).

    L´IMPLANTATION DU BÂTI DANS LE PAYSAGE.

    L´habitat est très dispersé sur l´ensemble du territoire communal, à l´exception de la frange sud-est occupée par la « montagne » et de la bordure nord nord-est occupée par le bois de Coatlosquet. Les regroupements sont, en majorité, des hameaux de taille modeste comprenant entre cinq et dix bâtiments. Cependant, une douzaine de hameaux de dimensions importantes peuvent être composés de plus de vingt bâtiments.

    Majoritaires et formant un maillage très dense, les petits hameaux se localisent essentiellement dans la partie ouest et nord de la commune ; parfois, quelques centaines de mètres les séparent des uns des autres. Quelques secteurs, et notamment des anciens domaines seigneuriaux (Penhoat, Coatlosquet), sont cependant dépourvus d´habitations.

    Dans la partie est de la commune, autour de l´abbaye du Relecq, les distances entre les hameaux sont plus importantes alors que leur dimensions augmentent. Dans ce secteur, la concentration de grands hameaux est significative.

    Au sein des hameaux, quelle que soit leur taille, la densité des constructions est forte et parfois même imbriqué (le Mengleuz).

    Au sein des hameaux, plusieurs entités correspondent aux anciennes exploitations agricoles. Ces hameaux polynucléaires constituent des formes de regroupements héritées du régime de la quévaise (le Guillec, Guernigou, Kerguz). Dans l´extrémité nord de la commune, l´influence du pays de Morlaix se fait ressentir, notamment en ce qui concerne la forme des regroupements : bâti moins dense et organisation des exploitations autour d´une grande cour (Garsplégent, Gosvern).

    LES MODES D´IMPLANTATION DU BATI.

    Comme partout ailleurs, la population rurale a choisi des lieux d´implantation les plus propices, à la fois protégés des vents dominants et des intempéries et proches des diverses ressources, notamment l´eau. Cependant, suivant la taille des regroupements et leur position géographique, le mode d´implantation varie.

    L´implantation en hauteur de colline, minoritaire, s´observe pour le bourg et une partie des grands et moyens hameaux occupant ou s´approchant des points culminants (Keradalan, Goasmelcun, Grinec).

    L´implantation à mi-hauteur sur versant, entre hauteurs et vallées, est majoritaire. Lorsque la topographie le permet, les replats ou les sites faiblement pentus sont choisi comme lieux d´implantation où l´habitat peut se développer de manière plus étendue (le Cleuz, Gosvern, Keryel). En cas de relief accusé, le bâti, plus resserré s´y adapter, avec, parfois, des logis à double orientation comprenant un accès au rez-de-chaussée d´un coté et un accès au sous-sol de l´autre (le Guillec, Lanhéric, Traon Renard).

    Les fonds de vallée ou de vallon sont des lieux d´implantation privilégiés des moulins et des habitations associées. Ces moulins sont soit isolés (le Ster, moulin Alan, moulin Manac´h) soit à l´origine du développement d´un hameau (la Chaussée, Quilliou Dour).

Références documentaires

Bibliographie
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