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Les maisons, fermes et hameaux sur la commune de Trégarvan

Dossier IA29004560 réalisé en 2010

Fiche

CONDITIONS DE L´ENQUÊTE

Ce dossier collectif vise deux objectifs : appréhender une « famille » d'édifices représentés en grand nombre et dégager les caractères communs ou spécifiques à cette famille. Reflétant une sélection raisonnée sous forme d´échantillonnage, certains éléments, jugés représentatifs et pas ou peu dénaturés, ont été traités en dossiers individuels.

Sur un total de 95 immeubles antérieurs à 1946 (chiffres INSEE), environ 35 édifices, soit 33 %, ont été répertoriés. Au sein de ce corpus, 8 édifices individuels ou hameaux entiers ont fait l'objet d'un dossier alors que 27, simplement repérés, ont été systématiquement illustrés, soit dans un dossier "hameau", soit à la suite de ces observations générales.

Au sein de certains hameaux, entités spatiales et historiques cohérentes et significatives, plusieurs édifices ou ensembles d´édifices ont pu être retenus.

Les maisons situées au chef-lieu de commune n'ont pas été traitées ici : les observations les concernant ont été intégrées dans le dossier « bourg ».

La synthèse qui suit concerne donc uniquement l'habitat rural proprement dit, c'est-à-dire les maisons et fermes isolées ou situées en écart ainsi que des hameaux entiers lorsque aucun élément ne méritait, à cause des remaniements successifs, un traitement spécifique.

CONTEXTE HISTORIQUE ET ÉCONOMIQUE

Etablie vers 1770, la topographie de Trégarvan apparaît, d´une manière simplifiée, sur la carte de Cassini de Thury. Le cadastre de 1831 traduit un fonds bâti et un parcellaire bien antérieurs à cette époque. Excentré, le bourg s´est implanté à proximité de l´Aulne et ne se développe que tardivement. A quelques exceptions près, le réseau des voies de communication n´a connu que peu de modifications. Les implantations dans le sud de la commune, près du versant nord du Ménez-Hom, en bordure des landes et de la forêt communale de Trégarvan, sont rares et tardives (Pen Ar Stang, Kernévez).

En 1843, selon Ogée, sur un total de 970 hectares, 201 correspondent aux terres labourables, 16 aux prés et pâturages, huit aux bois, alors que 711 hectares, soit presque 70% de la commune, sont couverts de landes.

En 1891, la population de Trégarvan atteint, avec 569 habitants, son niveau le plus élevé. Cette évolution démographique positive a un impact direct sur la construction, ou reconstruction, de l´architecture rurale dont l´apogée se situe entre 1860 et 1914.

L´essor agricole se traduit également par la construction d´un groupe scolaire pour 80 élèves implanté à la campagne, au centre de la commune. En découle aussi la modernisation de l´agriculture (introduction de machines, extension des terres cultivées, essor de l´élevage), particulièrement marquée autour de Châteaulin.

L´enquête confirme ces données historiques et économiques puisque la quasi-totalité du bâti rural, aussi bien les habitations que les dépendances (granges, remises, étables et fours à pains) datent de cette période.

Les dates inscrites sur les bâtiments vont de 1664 à 1944.

Le déclin démographique amorcé au lendemain de la Première Guerre mondiale s´est accentué par la suite. Parmi les 51 exploitations agricoles recensées en 1946, 44 subsistent encore en 1965, contre cinq en 2009. La reconversion quasi-totale du bâti rural est aujourd´hui achevée.

LES COMMANDITAIRES

Certaines implantations anciennes, notamment celles attestées dès le 15e siècle (le Cosquer, Goulénez, Kerfréval ou Toul ar Gloët) semblent être en rapport avec l´abbaye bénédictine de Landévennec dont l´emprise féodale s´exerçait sur ce secteur. Ces lieux, très tôt exploités par des paysans en tant que métairies, ne conservent pas d´éléments bâtis d´origine.

Malgré la présence de nombreuses dates gravées sur les linteaux, il n´existe pas de bâtiments qui portent les noms ou les monogrammes de leurs bâtisseurs. Une maison à Goulénez, fortement transformée, semble correspondre, à cause de présence d´un calice sculpté et la date (1664), à une ancienne maison de prêtre.

COMPOSITION D´ENSEMBLE

Une partie des édifices se situe au sein de villages à l'origine composés de plusieurs exploitations agricoles, avec plusieurs accès aux espaces communs ou voies de passage (Brigneun, Kerfréval, Goulénez). Apparaissant moins développés sur le cadastre de 1831, ils se densifient dans la seconde moitié du 19e siècle, avec, toutefois beaucoup de destructions et reconstructions in situ.

Les bâtiments de ferme forment soit des alignements (Kerdudal, Goulénez, le Cosquer), soit, ce qui est plus fréquent, sont disposés autour d´une cour ouverte (Toul ar Gloët, Stanquélen, Kerdudal).

Des lavoirs, souvent installés tardivement, subsistent à Kerfréval et Keryé (repérage non exhaustif). Leur nombre était sans doute plus élevé.

Les puits ont globalement disparu ; un seul exemple de type semi-circulaire couvert d´un toit en appentis a été localisé au Cosquer.

Les fours à pain (édicules dans lesquels on fait cuire le pain) et les fournils (bâtiments de dimensions habitables dans lesquels se trouve le four à pain), sont particulièrement nombreux sur le cadastre de 1831. Presque chaque ménage en disposait, ce qui explique la présence de plusieurs fours ou fournils au sein du même hameau. Une dizaine d´édicules de ce type subsistent actuellement, souvent à l´état de vestiges ou délaissés (le Cosquer, Keranquéré, Kerfréval, Keryé, Stanquélen, Toul Ar Gloët, Rulan).

Les poêles à crêpes étaient très nombreux à Trégarvan puisque chaque ferme en était pourvu. Ils ont été en grande partie abandonnés ou détruits. Mis en place entre la première moitié du 19e siècle et les années 1920, ils renvoient à un dispositif architectural lié à un mode alimentaire. Comme l´ont montré les enquêtes antérieures (région du Faou, sud des monts d´Arrée), les poêles à crêpes sont présents dans un large secteur de la Cornouaille centrale et occidentale. Toujours associé à une cheminée sur laquelle se greffe un conduit pour l´extraction des fumées, le massif en moellon est couvert de deux dalles de granite creusées destinées à recevoir des plaques en fonte sous lesquelles se trouve un espace à usage de foyer.

Même si la mémoire de ces poêles à crêpes demeure présente chez les habitants, peu de traces ont pu être localisés, à l´instar de celui de Kerfréval, placé dans un bâtiment multifonctionnel ou celui de Kerdudal dont les vestiges ont servi de linteau.

Des granges, remises, étables et écuries, essentiellement construites dans la seconde moitié du 19e siècle, reflet de l´activité agricole passée, sont conservées en grand nombre (environ une vingtaine). Des exemples représentatifs subsistent à Brigneun, Kerfréval, Keryé, Stanquélen, Toul ar Gloët et Rulan.

MATÉRIAUX ET MISE EN OEUVRE

Les constructions rurales anciennes se distinguent par un recours aux différents matériaux de construction, soit disponibles sur place (schiste, grès), soit importés (granite, kersantite, microdiorite quartzique). Les schistes et les grès d´extraction locale fournissent la majorité du gros-oeuvre sous forme de moellons. A cause de la proximité des contreforts du Ménez-Hom, le bâti est marqué par l´usage du grès quartzique, toutefois toujours associé au schiste (Kerfréval, Kerzuel). Souvent originaire de Locronan, l´emploi du granite pour les linteaux, chaînages d´angle, bandeaux et corniches est prédominant. Marginal mais présent dans le bâti le plus ancien, l´emploi de la microdiorite quartzique (roche de teinte dorée et marbrée extraite au fond de la rade de Brest) s´observe à Goulénez et Toul ar Gloët. Quant à l´emploi de la kersantite, également extraite au fond de la rade de Brest, il reste marginal (le Cosquer, Goulénez).

Aujourd´hui, on observe une forte tendance à mettre à nu des façades qui étaient traditionnellement couvertes d´un enduit ; cette suppression des enduits est regrettable et enlève aux édifices leur caractère initial. A ce titre, la comparaison entre l´état de quelques logis en 1977 et aujourd´hui est révélatrice (Brigneun, Goulénez).

STRUCTURES ET TYPOLOGIES

Dans ce secteur d´élevage et de cultures, les constructions rurales, tardives, ne s´inscrivent pas dans la catégorie de "l´habitat mixte", caractérisé par la cohabitation des hommes et du bétail sous le même toit, mais bien davantage dans la catégorie des "logis indépendants", définie par l´absence de cohabitation entre hommes et animaux.

Les logis à étage et à trois travées appartiennent à la catégorie la plus répandue. Les logis en rez-de-chaussée ou à comble à surcroît sont plus rares mais existent, par exemple, à Goulénez Brigneun ou Kerdudal et correspondent au bâti le plus ancien, généralement antérieur à 1860.

COUVERTURES

Des toitures végétales, courantes jusqu´à une époque récente, notamment sur les dépendances agricoles, aucun témoin n´a été conservé. Aujourd´hui, l´ardoise industrielle comme matériau de couverture des logis est prédominante alors que l´emploi de la tôle ondulée ou du fibrociment est récurrent pour les dépendances ou les logis en attente de réhabilitation ou voués au déclin.

CONCLUSION

L´habitat rural de Trégarvan, tardif et standardisé, en majorité rebâti entre 1850 et 1914, est issu du renouveau et de la modernisation de l´agriculture de cette époque, avant de connaître, par la suite, plusieurs phases de reconversion. Sauf pour les logis, les fonctions initiales n´ont pas perduré.

Les hameaux de Goulénez, Stanquélen, Kerfréval, Keryé, Brigneun et Toul ar Gloët conservent des éléments significatifs de l´architecture rurale de la commune.

Il convient de signaler la conservation, exceptionnelle, au sud de Kerdudal, d´une ancienne baraque en bois qui était destinée à héberger des réfugiés après les bombardements de Brest en 1944.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Trégarvan

Chronogrammes relevés : 1664 ; 1706 ; 1801 ; 1859 ; 1868 (2 fois) ; 1869 (2 fois) ; 1872 (3 fois) ; 1873 ; 1876 (3 fois) ; 1877 ; 1878 (2 fois) ; 1880 ; 1882 ; 1884 1886 ; 1887 (2 fois) ; 1888 ; 1890 (2 fois) ; 1891 (4 fois) ; 1895 1895 (2 fois) ; 1896 ; 1897 ; 1898 ; 1899 ; 1912 ; 1927 ; 1944.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Toits ardoise
Murs granite
grès
Décompte des œuvres bâti INSEE 95
repérés 35
étudiés 8

Annexes

  • SITES ET IMPLANTION DU BÂTI

    Trégarvan se situe à la jonction du bassin de Châteaulin et de la presqu´île de Crozon. Cette zone de contact est matérialisée par le Ménez-Hom, belvédère culminant à 330 m (commune de Dinéault) qui offre une impressionnante vue panoramique sur les unités paysagères environnantes. La commune s´étend sur 968 ha depuis le flanc nord du Ménez-Hom, au sud, jusqu´à l´Aulne maritime décrivant une boucle, au nord. Essentiellement agricole, remembrée dans certains secteurs, Trégarvan possède néanmoins des paysages et milieux naturels reconnus tels que l´estuaire de l´Aulne ou le site classé du Ménez Hom.

    MILIEU PHYSIQUE

    Géologie : Le sous-sol communal se compose essentiellement, et de manière simplifiée, de trois parties correspondant à des périodes géologiques bien distinctes (formations du Paléozoïque antérieures au Carbonifère, celles du Carbonifère et celles, superficielles, du Quaternaire). L´extrémité sud - elle correspond au flanc nord du Ménez-Hom - est occupée par la formation de grès armoricains (quartzites blancs) de l´Arénig. De proche en proche, vers le nord et dans la partie centrale de la commune, on trouve des bandes de grès, de quartzite et de schiste d´orientation ouest/est du Paléozoïque Antécarbonifère. Le nord, au niveau de la boucle de l´Aulne maritime, est caractérisé par les formations sédimentaires du Carbonifère, essentiellement des schistes et des quartzites. Les fonds des vallons (Garvan, Stêr ar Pont Men et affluents) ainsi que la vallée de l´Aulne sont occupés par des dépôts de pente (formations périglaciaires) dans les parties les plus élevées, et par des alluvions (argiles, sables, graviers, cailloux) dans les parties basses. Des vases de l´Holocène occupent le lit majeur de l´Aulne.

    Pédologie : Le sous-sol essentiellement quartzitique et schisteux entraîne la présence de sol acides et relativement pauvres. Les profils des sols des fonds de vallons et surtout de la vallée de l´Aulne, à proximité du lit majeur, sont périodiquement ou constamment gorgés d´eau (hydromorphes).

    Relief : Situé au nord du Ménez-Hom qui correspond aussi à l'extrémité nord-ouest des Montagnes Noires, le territoire communal couvre un plateau bocager de faible altitude (entre 60 et 110 mètres), au relief ondulé d´inclinaison nord-sud, marqué par la vallée de l´Aulne dont l´encaissement est variable, avec des versants concaves abrupts ou des versants convexes plus évasés.

    TYPOLOGIE VÉGÉALE ET AMBIANCES PAYSAGÈRES

    Les zones humides, les vallons et la vallée de l'Aulne

    Trégarvan est drainé par un réseau hydrographique moyennement dense composé de quelques cours d´eau affluents des ruisseaux du Garvan et du Stêr ar Pont Men qui, à leur tour, se jettent dans l´Aulne. Les vallons du Garvan et du Stêr ar Pont Men présentent des profils semblables, avec un encaissement relativement important et un fond très étroit (10 à 30 mètres maximum). Les cours d´eau sillonnent en général des parcelles boisées ou en friches, donnant souvent l´impression d'un fouillis végétal qui limite les perspectives visuelles.

    Développée sur sol hydromorphe, la végétation des abords des autres cours d´eau, quand elle n´est pas envahie par les friches et les zones forestières, est le plus souvent composée de joncs, de grandes touffes de carex ainsi que de saules et d´osiers, refuge pour bon nombre d´espèces animales.

    L'Aulne maritime : Trégarvan se situe sur la rive gauche de la partie la plus en amont de la rivière qui fait 24 kilomètres de long. Le profil de la vallée, propre aux estuaires, varie suivant la forme du versant. S´il est concave, le versant est abrupt (au nord du Cosquer et à l´est de Goulénez), s´il est convexe, il est beaucoup plus évasé (au nord de Goulénez) et permet à la vasière de s´étendre.

    Les vasières sont caractérisées par une dichotomie frappante : en aval la slikke et en amont le schorre. La slikke correspond à la partie de la vasière qui est recouverte à chaque marée. Elle se compose essentiellement de vases molles, d'apparence lisse et sans végétation et abrite une faune composée d'espèces bivalves (palourdes, coques...) et de petits gastéropodes brouteurs. Ces sites sont fréquentés par des oiseaux limicoles.

    Le schorre (appelé localement palud) correspond à la partie haute de la vasière. Il n'est recouvert qu'aux grandes marées. L'opposition entre ces deux milieux est marquée par la végétation.

    Le schorre est caractérisé par une végétation halophile (adaptée au sel) répartie par étages. Le bas schorre, recouvert à chaque marée (sauf lors des mortes eaux), est colonisé par des plantes telles que la soude et l'aster. Le moyen schorre présente une végétation d'aspect buissonneux dû à l'obione. Le haut schorre est composé de salicornes, de spartines ou de lavandes de mer (limonium). Plusieurs roseraies ont également colonisé ces milieux comme c´est, entre autre, le cas dans l´anse du Garvan.

    L´influence des marées et les variations de luminosité induisent un éventail de couleurs et d´ambiances paysagères qui changent suivant les saisons mais également suivant les moments de la journée. Ainsi, le paysage, souvent calme et apaisant, n´est jamais le même.

    LE BOCAGE

    Le plateau, à l´origine occupé par une vaste zone de bocage au maillage serré bordé de hauts talus empierrés et arborés, a été remembré au cours de la seconde moitié du 20e siècle. De nos jours, quelques pâtures alternent avec des grandes parcelles où les cultures fourragères dominent.

    Dans quelques secteurs abrités très localisés, les talus qui composent la trame du bocage sont relativement hauts, avec une strate arborescente souvent présente comme à l´ouest de Kerdudal et dans certains fonds de vallon non-envahis par les friches et les boisements, par exemple au sud de Kerbeuz.

    Mais l´essentiel du plateau bocager (partie nord de la commune), est composé de talus relativement bas, avec une strate souvent arbustive en raison des vents assez forts qui limitent le développement de grands arbres. Le maillage bocager de ces secteurs est bien souvent distendu et laisse apparaître des bâtiments agricoles modernes, notamment des stabulations dont l´impact paysager est fort et dévalorisant (Bel-Air, Kerfénan).

    LES ZONES FORESTIÈRES

    Les nombreuses zones forestières apparaissent de manière continue sur une large partie sud de la commune qui correspond au flanc nord du Ménez-Hom, longtemps occupée par des landes dont la dynamique végétale, résultante de l´abandon de son exploitation a abouti, dans la seconde moitié du 20e siècle à des reboisements, à l´origine plus ou moins spontanés. Ainsi, tout le sud de la commune présente un parcellaire boisé (feuillus, mais surtout conifères) ou parfois des friches qui, comme les boisements, occupent également d´autres secteurs comme la colline à l´ouest de Toul ar Gloët et Kerfénan, le prolongement sud-est de l´ancienne forêt domaniale d´Argol et les versants escarpés de l´Aulne et de ses affluents.

    L´IMPLANTATION DU BÂTI

    L´habitat est dispersé sur l´ensemble du plateau bocager, donc concentré dans la partie nord du territoire communal, alors que le sud qui correspond aux anciennes landes aujourd´hui boisées, en est quasiment dépourvu. On dénombre une vingtaine de regroupements d´habitats dont le bourg, faiblement urbanisé. Ils correspondent surtout à des fermes isolées ou des hameaux de dimensions modestes ne dépassant guère deux ou trois fermes. Quelques hameaux plus importants (Brigneun, Goulénez et Kerfréval) comtaient entre cinq et dix exploitations.

    Comme partout ailleurs, la population rurale a choisi des lieux d´implantation protégés des vents dominants et des intempéries et proches des diverses sources d´eau. Cependant, suivant la taille des regroupements et surtout leur position géographique, le mode d´implantation varie.

    L´implantation à mi-hauteur sur versant, est majoritaire. Entre hauteurs et vallées, lorsque la topographie le permet, les replats ou les sites faiblement pentus sont priviligiés car l´habitat peut s'y développer de manière plus étendue (Goulénez, Toul ar Gloët, Brigneun). Mais dans ce secteur au relief assez accidenté, notamment dans la partie sud, plusieurs fermes et hameaux se sont implantés à même la pente (Rulan, Kervily, Kerzuel, Ty Vigouroux).

    Exposée aux vents et aux intempéries, l´implantation en hauteur de colline est rare (Kerdudal). Lieu stratégique d´observation, ce mode d´implantation est pourtant très ancien.

    Quant aux fonds de vallon, ils sont les lieux d´implantation privilégiés des moulins dont un seul subsiste sur le ruisseau du Garvan (Moulin de Pont Carvan).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère, 3 P 291. Cadastre de 1831.

Bibliographie
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. De Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes, 1843, p. 917.

  • OUVRAGE COLLECTIF. Inventaire des paysages du Parc d´Armorique (Charte 2009 – 2021). Parc naturel régional d´Armorique / Cabinet CERESA. Brest, 2008.

  • Site internet du Ministère de l´Écologie, de l´Énergie, du Développement durable et de la Mer : http://www.ecologie.gouv.fr/Le-Menez-Hom-site-classe-en-2004.html.

  • Site internet du Parc d´Armorique : http://www.parc-naturel-armorique.fr/fr/environnement/vasieres.html.