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Les maisons et les fermes sur la commune de Trévérien

Dossier IA35040974 réalisé en 2006

Fiche

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Les fermes :

Cette base de données est composée de 87 notices relatives à des fermes de la commune de Trévérien.

Le parcellaire laniéré de la commune témoigne de l'existence d'exploitations de petits paysans. Ce type de parcellaire rappelle d'anciennes pratiques agricoles fondées sur une mise en valeur communautaire et sur une rotation des cultures. Au 18e siècle, la commune de Trévérien compte un millier de laboureurs (propriétaires de leurs terres contrairement aux fermiers). Il y a aussi de nombreux fermiers et journaliers, ces derniers étant souvent propriétaires également. Les journaliers ne possèdent généralement qu'une vache ou deux ; la femme file tandis que le mari travaille à la journée. Au 18e siècle toujours, les cultures les plus prospères dans la commune sont celles du lin et du chanvre destinées à la confection de toiles.

En 1866, à Trévérien, il existe 100 exploitations de propriétaires et 104 exploitations occupées par des métayers. A cette même époque, la commune compte 17 tisserands, ce qui indique que le culture du lin et du chanvre est encore importante à cette date.

Composition :

Les fermes de la commune sont en majorité des petites fermes, il existe donc assez peu de bâtiments exclusivement destinés aux dépendances. Seules quelques grandes fermes telles Coëtgomen, le Bois Botterel ou encore le Bois Viard possèdent un logis séparé des dépendances. Dans ces quelques cas, les dépendances se trouvent dans des bâtiments exclusivement construits à cet effet et de taille relativement importante. A Coëtgomen, il existe deux bâtiments de grande dimension, élevés en terre sur un solin en calcaire du Quiou, qui abritent respectivement l'étable et la grange. Dans certaines fermes de taille plus réduite, comme aux Souets par exemple, un bâtiment indépendant du logis abrite plusieurs dépendances sous le même toit, en l'occurrence ici, s'y trouvent une écurie, une étable et une grange. Toutefois, la majorité des fermes de la commune sont composées d'un bâtiment unique, qui abrite une pièce de vie et une dépendance, le plus souvent une étable, sous le même toit. Ce type de ferme se trouve dans les écarts du Bois et de Trénois par exemple. En ce qui concerne les fours, il en existe encore 18 sur le territoire de la commune. De plus, il s'agit essentiellement de fournils et non de simples fours, c'est-à-dire que la gueule du four donne dans un petit bâtiment de plan quadrangulaire. De beaux exemples de fournils se trouvent aux Bois, au Chalonge, à Trénois ou encore à la Chapelle Trévinal.

Implantation :

L'immense majorité des fermes de la commune se trouve dans des écarts ; le plus souvent, elles sont également situées dans des alignements de plusieurs petites fermes. Ce phénomène est assez propre à cette commune et s'explique vraisemblablement par le fait que les fermes étaient de très modestes exploitations. Il existe donc des écarts composés de très nombreuses constructions dans la commune tels Trénois et la Roche au sud-est ou encore les Vaux et la Chapelle Trévinal au nord-ouest. Les quelques fermes isolées qui existent dans la commune sont de très grosses fermes possédant de nombreux bâtiments de dépendances telles le Bois Botterel, la Maison Neuve, les Maricotais ou le Bois Viard.

Matériaux :

Les matériaux de gros oeuvre les plus utilisés dans la construction des fermes de la commune sont incontestablement le granite et la terre. Le granite est en effet présent dans le sous-sol de la commune, ce qui explique son utilisation dans la construction. Certains bâtiments sont totalement construits en moellon de granite, comme par exemple les bâtiments de Malaguet ou du Gascet. Toutefois, les cas les plus fréquents sont ceux où le moellon de granite est associé à la technique de la bauge. Ainsi, parfois, seule la façade est élevée en moellon de granite alors que le mur arrière et les pignons sont en terre, c'est le cas au Meslier ou aux Maricotais par exemple. Enfin, le cas le plus fréquent est celui d'une construction en terre sur un solin plus ou moins élevé en moellon de granite. Aux Bois ou aux Grippais, le rez-de-chaussée des bâtiments est en moellon de granite, alors que le haut surcroît est en terre ; à la Roche Blanche ou à Trénois, les fermes ne possèdent qu'un solin très réduit en granite.

La proximité de Trévérien avec la commune du Quiou a contribué à l'utilisation du calcaire provenant de cette commune dans la construction de certains bâtiments. Toutefois, la plupart du temps, le calcaire du Quiou est réservé à certaines parties de l'édifice seulement, souvent la souche de cheminée. Une ferme possède une façade entièrement élevée en calcaire du Quiou, elle fait figure d'exception et se situe à la Roche Blanche.

Typologie :

De nombreuses fermes de la commune étaient de taille très réduite, c'est pourquoi, elles sont souvent en alignement, c'est-à-dire qu'il existe parfois des bâtiments très longs, dans lesquels se trouvent plusieurs anciennes fermes, c'est le cas dans l'écart de Trénois par exemple. Il existe plusieurs types de ferme sur le territoire de la commune, toutefois, le type le plus fréquent correspond à celui où la ferme est composée d'une seule pièce à feu et d'une petite dépendance (souvent une étable) sous un même toit. Il existe des fermes de ce type aux Bois, à l'Hermitage ou encore au Poirier entre autres. Les façades de ces bâtiments possèdent toujours le même type d'ouverture au rez-de-chaussée : une fenêtre et une porte pour la pièce à feu et une porte seulement pour la dépendance. D'autre part, il existe aussi certaines fermes dans lesquelles le logis est un peu plus élaboré et est composé de deux pièces à feu, toutefois, les dépendances sont toujours accolées à ce logis. Certaines fermes des Bois, du Gascet, et des Islots illustrent ce type. Enfin, le dernier type principal de ferme rencontré sur le territoire de la commune est celui qui correspond à la ferme composée d'un logis indépendant, possédant une élévation ordonnancée, et de dépendances dans des bâtiments annexes. Ce type de ferme existe à Coëtgomen, dans l'écart des Vaux et à la Roche Blanche.

Datation :

Les fermes les plus anciennes répertoriées sur le territoire de la commune remontent au 17e siècle. Ces fermes sont souvent composées de bâtiments relativement réduits ; le logis possède fréquemment une porte en plein cintre ou bien des encadrements de baies en granite chanfreinés et parfois décorés. Ce type de ferme est visible à Malaguet, à la Roche, au Chalonge ou encore à Arpentinier. Il existe encore une dizaine d'anciennes fermes construites au cours du 18e siècle. Ainsi, ces bâtiments possèdent des caractéristiques propres : forte pente de toit, portes jumelées à linteau droit... Certaines fermes portent des dates témoignant de leur construction au cours de ce siècle, c'est le cas à la Chapelle Trévinal, où un bâtiment est daté 1715 ou encore à Villery, où il existe une ferme dans un alignement, qui porte la date de 1707 sur sa souche de cheminée. La majeure partie des fermes de la commune a été construite au 19e siècle. Dans la première moitié de ce siècle, il existe de nombreuses constructions datées ; certaines sont très modestes et n'étaient composées que d'une pièce à feu et d'une étable (l'Hermitage ou la Roche Blanche par exemple), d'autres sont déjà des constructions très importantes (le Bois Viard). Le cas du Bois Viard est particulier car il s'agit d'une des fermes du château de la Fosse aux Loups, ce qui explique ses dimensions importantes et la modernité de son architecture. De nombreux bâtiments ont été construits dans la seconde moitié du 19e siècle, comme par exemple la ferme des Maricotais, ou encore deux anciennes fermes proches de la Cour Heuzé. Ces fermes possèdent souvent des élévations ordonnancées et des façades en pierre (granite ou calcaire) et non plus en terre. Certaines fermes, telles celle du Gascet, ont été totalement reconstruites au début du 20e siècle. Les bâtiments construits au cours du second quart du 20e siècle dans la commune sont assez aisément identifiables car leur maçonnerie est généralement composée de moellon de granite bleu de Lanhélin. Ce matériau était en effet très utilisé à cette époque.

Les maisons :

Cette base de données est composée de 105 notices relatives à des maisons de la commune de Trévérien.

Implantation :

Les maisons recensées dans cette base de données sont principalement implantées dans des ensembles agglomérés ; en effet, la majeure partie des maisons de la commune se trouve dans le village ou bien dans les nombreux écarts de la commune tels Trénois, la Roche ou encore la Chapelle Trévinal. Il existe quelques maisons isolées sur le territoire de la commune, parmi lesquelles les maisons éclusières.

Matériaux :

A l'instar des fermes, les maisons de la commune de Trévérien sont élevées en moellon de granite, de schiste et en terre principalement. Quelques bâtiments possèdent donc une maçonnerie de granite, c'est le cas de certaines maisons de la Roche ou de Malaguet. De plus, il existe plusieurs types de granite, ainsi, le granite bleu de Lanhélin a été utilisé pour la construction de certaines maisons de Trévérien au début du 20e siècle. Le moellon de schiste a aussi été utilisé pour la construction de certaines maisons dans la partie nord de la commune, en effet, ce matériau était, semble-t-il, extrait du sous-sol de la commune voisine de Pleugueneuc. Certaines maisons de l'écart de la Chapelle Trévinal et des Droueries sont construites avec ce matériau. Toutefois, qu'il s'agisse du granite ou bien du schiste, ces deux matériaux sont très souvent utilisés en association avec la bauge. Ainsi, de nombreuses maisons sont construites en terre dans les écarts de Trénois, la Roche, les Vaux... Enfin, comme pour les fermes, le calcaire du Quiou est présent sur certaines maisons, parfois, son utilisation se limite aux corniches et aux souches de cheminée, cependant, dans certains cas, c'est la façade entière qui est élevée en calcaire du Quiou. Deux maisons du village, une maison au Douet Anisac et une autre maison à la Chapelle Trévinal illustrent parfaitement ce cas.

Typologie :

Il existe deux grands types de maisons sur le territoire de la commune de Trévérien, il s'agit d'une part de la maison élémentaire et d'autre part de la maison à travées.

Le premier type est réduit à l'expression la plus simple de la maison, c'est-à-dire que la maison est dans ce cas, composée uniquement d'une pièce à feu surmontée d'un grenier. De nombreux exemples de maisons de ce type sont visibles à Trénois, à la Roche... Très fréquemment, ces maisons se trouvent regroupées dans des alignements.

Le second type correspond à la maison à travées, c'est-à-dire que la façade est ordonnancée et rythmée par deux ou trois travées, composées de baies. Il existe de nombreuses maisons de ce type autour du village mais également dans certains écarts : Malaguet, la Chapelle Trévinal...

Datation :

Les maisons les plus anciennes recensées sur le territoire de la commune remontent au 17e siècle. Elles possèdent certaines caractéristiques propres à cette époque de construction : très forte pente de toit, présence d'un coyau, baies en plein cintre, poutraison de forte section... Les maisons de cette époque sont peu nombreuses dans la commune ; il en existe une dans le village, une à la Roche, une autre à Villery, qui est datée 1671. Le linteau qui porte cette date témoigne aussi du nom du commanditaire du bâtiment : Maurice Mallet.

Au 18e siècle, les pentes de toiture sont toujours accentuées, il existe souvent une corniche composée de corbelets en bois sculptés, les baies sont de taille réduite... Dans l'écart de Villery, il existe des maisons dont la construction remonte au 18e siècle. Une maison du Gascet est datée 1773.

Le siècle durant lequel la construction de maisons est la plus intense est le 19e siècle dans la commune, comme dans de nombreuses autres communes du département. Ainsi, par exemple, les maisons éclusières ont été construites au début du 19e siècle, consécutivement à la réalisation du canal d'Ille-et-Rance. Dans la seconde moitié du 19e siècle, les maisons construites possèdent généralement une élévation ordonnancée, la façade est percée de travées et il existe souvent deux pièces à feu par niveau. Les maisons de la Roche, datée 1893, ou encore des Vaux, datée 1881 témoignent de cette époque de construction et de ses caractéristiques.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, immeuble, ferme
AdresseCommune : Trévérien
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 192
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • BELLENGER, V. De Combourg à Dinan au XVIIIe siècle. Rennes : IMPRIMERIES REUNIES, 22, Rue de Nemours, 1925.

  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Écomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • LE COUEDIC, Daniel, TROCHET, Jean-René. Bretagne. L'architecture rurale française. Éditions A DIE, 1999.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

  • MONDY, J. P., VINCENT, P. TREVERIEN, Ille-et-Vilaine.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Éditions du patrimoine, 2000.