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Les maisons et les fermes sur la commune de Servon-sur-Vilaine

Dossier IA35031871 réalisé en 2004

Fiche

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Le recensement du patrimoine architectural de la commune de Servon sur Vilaine a pris en compte la totalité du patrimoine bâti, antérieur au milieu du 20e siècle. Ce dossier s'intéresse plus particulièrement à l'ensemble des maisons et fermes édifiées avant cette date.

Il existe 207 dossiers concernant les maisons et fermes de Servon sur Vilaine. Parmi ces 207 dossiers, 104 concernent les fermes et 103, les maisons.

Les fermes :

Il existe donc un peu plus de 100 fiches concernant les fermes dans la commune de Servon sur Vilaine, antérieures au milieu du 20e siècle.

Les éléments constitutifs les plus fréquents de ces fermes sont le logis bien entendu, l'étable (présente dans plus de 80 % des fermes rencontrées), le cellier (représenté dans plus de 50 % des cas), la grange (existante dans 40 % des cas étudiés) et la porcherie (présente dans 40 % des cas recensés également). Viennent ensuite des dépendances moins présentes, soit parce qu'elles sont moins indispensables (laiterie, remise, écuries), soit parce qu'elles ont disparues ; c'est le cas des fours par exemple. Aujourd'hui, il subsiste une vingtaine de fours sur le territoire de la commune, pourtant, à en croire la tradition orale, il en existait beaucoup plus à l'origine.

D'autre part, l'implantation de ces fermes peut être différente selon les cas. Une large majorité d'entre elles est implantée en écart, ainsi, près de 80 % des fermes de la commune de Servon sur Vilaine sont implantées dans des groupes d'habitations. Par ailleurs, seul 18 % des fermes sont isolées c'est-à-dire qu'elles sont installées à des endroits vierges de toute autre construction. Enfin, une petite part des fermes (4 % environ) se trouve aujourd'hui dans le village. Ce cas de figure se rencontre dans tous les villages, en effet, il s'agit de fermes péri-urbaines à l'origine, qui ont été intégrées au village au fur et à mesure de l'extension de ce dernier.

La majorité des fermes de cette commune possède des bâtiments élevés en moellon de schiste, ardoisier quelquefois. En effet, la nature schisteuse du sous-sol de cette commune explique le large emploi de ce matériau dans les constructions communales. De plus, il existait une carrière de schiste au lieu dit "la Pampille". Par ailleurs, environ dans la moitié des fermes recensées, il existe des bâtiments en terre, en bauge plus précisément. Il existe une corrélation entre le matériau utilisé et l'époque de construction du bâtiment. Ainsi, souvent, les bâtiments de ferme les plus anciens sont élevés en moellon de schiste, c'est le cas par exemple dans les écarts de Tatoux, où un bâtiment porte la date de 1748, de la Colline, de la Gambas ou bien encore de la Goronnière. Ces écarts comportent de nombreuses constructions du 17e et du 18e siècle. La bauge est, quant à elle, plutôt utilisée au 19e siècle, preuves en sont les fermes suivantes : la Basse Cour ou bien la ferme située rue du Maréchal Leclerc, à proximité du cimetière. Cet exemple montre d'ailleurs autre chose, dans ce cas, le logis est construit en moellon de schiste entièrement, alors que les dépendances, plus récentes que ce dernier (vraisemblablement de la fin du 19e siècle) sont élevées en bauge sur un solin de pierre. Cependant, il existe également des bâtiments en terre relativement anciens, c'est la cas à Pasdavy où il existe une grange en bauge avec une tête de pignon en pan de bois.

En ce qui concerne le type majeur de ferme rencontré à Servon sur Vilaine, il s'agit de celui du logis à fonctions combinées, c'est-à-dire un bâtiment qui abrite, sous un même toit, la partie réservée à l'habitation et les parties agricoles : étable, écurie, grange... Ce type représente plus de la moitié des fermes recensées. Les façades des logis sont majoritairement orientées au sud afin de bénéficier d'un ensoleillement maximun et d'éviter les vents d'ouest. De plus, le logis des fermes rencontrées ne possède généralement qu'un rez-de-chaussée surmonté d'un comble à surcroît, dans lequel se trouve un grenier. Il est rare que des logis de fermes possèdent un étage habité.

Contrairement à d'autres communes du département où les dates portées sont fréquentes, à Servon sur Vilaine, elles sont assez peu nombreuses, ainsi, seules trois fermes portent la date de leur construction : Tatoux : 1748, la Croix : 1906 et la Bertrie : 1857. Ces dates sont toutes portées à l'extérieur du bâtiment, dans un cartouche, ou bien sur une pierre de la façade.

Enfin, concernant les dates de construction des fermes, elles sont assez différentes, de plus, il existe très peu de bâtiments uniformes au niveau de la datation, c'est-à-dire que très peu de fermes possède des bâtiments construits à la même époque. En effet, dans de nombreux cas, il existe un logis ancien, souvent du 17e siècle, qui a été déclassé en dépendance, la plupart du temps en étable, lors de la construction du nouveau logis. C'est le cas aux Chesnots ou bien à la Rousselière, par exemple. De plus, petit à petit de nouveaux bâtiments sont venus s'ajouter aux autres. Cependant, quelques rares exemples présentent tous les bâtiments de la ferme datant d'une seule et même époque. Il s'agit, par exemple de la ferme de la Bodinière ou bien de celle de la Croix. Les datations les plus anciennes remontent au 16e siècle, ainsi, sur certains bâtiments de ferme, il existe des parties remontant à cette époque, c'est le cas pour le bâtiment situé rue Saint Martin qui portait autrefois le nom de la Bretonnière ainsi que pour un bâtiment situé dans l'écart du Vionay. Par ailleurs, sur cette commune, il existe encore de nombreux logis de fermes du 17e siècle, en effet, dans certains écarts, se trouvent de nombreuses fermes anciennes, preuves en sont les écarts suivants : la Gambas ou bien la Goronnière. Il existe également quelques fermes remontant au 18e siècle, notamment à Tatoux, où un bâtiment porte la date de 1748. A l'instar des autres communes du département, près de la moitié des fermes recensées datent du 19e siècle. Celles-ci sont réparties uniformément sur le territoire de la commune. Enfin, quelques fermes ont été construites à la charnière du 19e et du 20e siècle ou bien au début du 20e siècle (une trentaine environ).

Les maisons :

Il existe 103 fiches concernant des maisons antérieures au milieu du 20e siècle à Servon sur Vilaine. De plus, 16 fiches concernent des alignements de plusieurs maisons.

Les maisons recensées à Servon sur Vilaine sont, bien entendu, majoritairement situées dans le village. Ainsi, la moitié des fiches concerne des maisons implantées dans le bourg. De plus, fait particulier, une forte proportion de maisons anciennes se trouve dans des écarts. Ainsi, un peu plus de 44 % des maisons recensées sont localisées dans des écarts. Ceci vient probablement du fait qu'il existait des écarts très importants à Servon sur Vilaine, qui étaient quasiment des petits villages. C'est le cas des écarts de la Guinonnière et de la Bilouyère au nord du bourg et de celui de la Goronnière au sud du bourg. Enfin, seulement 7 % des maisons inventoriées sont isolées.

A propos du matériau utilisé, plus de la moitié des maisons recensées sont élevées en moellon de schiste. Le matériau le plus utilisé ensuite est le grès schisteux provenant des carrières de la Bouexière, commune limitrophe de Servon sur Vilaine au nord. Ces maisons construites en grès schisteux représentent un peu plus de 20 % des cas. De plus, 20 % du corpus correspond à des maisons enduites. Enfin, il existe une faible proportion de maisons élevées grâce à un matériau différent, ainsi, il existe quelques maisons en terre, d'autre part, deux maisons sont élevées en bois au Coq Rouge et une maison du bourg en granite (rue Laennec).

Les matériaux utilisés correspondent à des époques différentes. En effet, les maisons les plus anciennes sont souvent construites en moellon de schiste, c'est le cas, par exemple, des maisons situées dans les écarts de la Bilouyère ou bien de la Goronnière. Par ailleurs, les maisons élevées en grès schisteux datent majoritairement du début du 20e siècle. Elles témoignent d'une époque où les carrières de schiste de Servon ont cessé d'être utilisées pour la construction. Ces maisons sont très nombreuses dans le village, notamment rue Théodore Botrel et Georges Clémenceau.

A l'instar de la majorité des communes du département, la commune de Servon sur Vilaine possède des maisons relativement récentes. Ainsi, la proportion majeure est réprésentée par des maisons de la première moitié du 20e siècle. En effet, un peu plus de 40 % des maisons de Servon sur Vilaine ont été construite à cette époque. De plus, ces maisons de la première moitié du 20e siècle sont majoritairement situées dans le village. Ce sont, dans la plupart des cas, des maisons élevées en grès schisteux de la Bouexière, possédant des encadrements de brique et des toits à demi-croupes. Par ailleurs, environ 20 % des maisons recensées à Servon sur Vilaine remontent au 19e siècle. Plus l'époque de construction est ancienne, plus rares sont les exemples. Ainsi, seulement un peu plus de 10 % des maisons datent du 16e ou bien du 17e siècle.

En outre, il existe trois types majeurs de maisons antérieures au milieu du 19e siècle à Servon sur Vilaine. En effet, le type le plus fréquent est celui de la maison élémentaire à une seule pièce d'habitation, ce type représente un peu plus de 40 % des cas. Il correspond majoritairement aux maisons les plus anciennes, et principalement situées hors du village. Par ailleurs, le second type de maison antérieure au milieu du 20e siècle rencontré à Servon sur Vilaine est celui de la maison à travées. Ce type correspond à 25 % environ des cas, il se rencontre le plus fréquemment dans le village et ces constructions remontent majoritairement à la fin du 19e ou bien au début du 20e siècle. Enfin, un peu plus de 10 % du corpus témoigne de maisons à deux foyers juxtaposés. Il existe également quelques exemples de maisons à boutiques et de maison de type villa dans le village.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Servon-sur-Vilaine
Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérées 224
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    p. 390-393
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 186-190 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.

  • Etude d'ensemble canton de Chateaugiron. Syndicat d'études et de programmation, Fonds social urbain, Comité interministériel pour les villes, Ministère de l'Urbanisme, du Logement et des Transports, PACT ARIM d'Ille-et-Vilaine, 1985.

  • RACINEUX, A. Histoire d'Acigné et des environs. Rennes, 1999.