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Les maisons et les fermes sur la commune de Québriac

Dossier IA35039740 réalisé en 2005

Fiche

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Le recensement de l'ensemble du patrimoine bâti antérieur au milieu du 20e siècle a permis l'établissement de 215 dossiers individuels concernant des maisons et des fermes ; celles-ci sont appréhendées de manière globale, leurs parties constituantes, les parties agricoles, les puits ou les fours, par exemples, ne sont pas traités séparément. Leur nombre représente environ 78 % des immeubles recensés à Québriac par l'Insee en 1946. Ces bâtiments ont fait l'objet d'une analyse typologique dont les résultats permettent de dégager un certain nombre d'observations générales présentées ci-après. Les édifices restants (113) sont traités collectivement dans le dossier intitulé Maisons et fermes non analysées.

A Québriac, l'habitat est à la fois aggloméré, avec le bourg et d'importants écarts comme la Pilais, Trémagouët, Travoux, mais également dispersé, de nombreuses fermes étant isolées dans la campagne, notamment à l'ouest de la commune.

L'analyse succincte du corpus permet de constater une forte proportion d'édifices datant de la 1ère moitié du 17e siècle, pour la plupart remaniés au 19e siècle, et une majorité de constructions datant de la 2e moitié du 19e siècle.

Concernant la typologie architecturale, les logis de ferme adoptent des formes assez spécifiques suivant les époques. Pour les plus anciens, la majorité peut être classée dans le type des logis à fonctions combinées, dont les variantes les plus fréquentes sont le grenier sur salle / dépendance (étable ou cellier) ou encore le logis à deux fonctions combinées à étage qui présente, par rapport au précédent, une chambre à l'étage.

A partir du début du 19e siècle, la combinaison des fonctions dans le corps de logis persiste mais change de nature, en ce que les seules fonctions de stockage restent à l'intérieur du bâtiment ; les pièces d'habitation, généralement deux, sont surmontées de deux niveaux de greniers. Ce type est bien représenté sur la commune au cours de la 2e moitié du 19e siècle.

La seconde grande catégorie d'édifices concerne les logis à seul usage d'habitation. Assez rare sous l'Ancien Régime, sa proportion augmente au cours du 19e siècle, en particulier pendant la 2e moitié du siècle. Les dépendances agricoles sont alors construites soit dans le même alignement soit de manière isolée par rapport au corps de logis qui comprend une ou deux pièces habitables.

Dans la seconde moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle, la présence de nombreux carriers semble influencer le dynamisme de la construction sur la commune. Les bâtiments, soit des logis à fonctions combinées à étage, soit des maisons à un étage à seul usage d'habitation, adoptent la même forme extérieure avec des élévations ordonnancées, généralement à trois travées.

Les matériaux et leur mise en oeuvre

Les matériaux de gros-oeuvre utilisés pour la construction des maisons et des fermes de Québriac sont le granite et la terre crue (bauge) ; leur utilisation dépend de paramètres géographiques et chronologiques.

Le granite est le matériau dominant ; extrait du sous-sol, il a été exploité au cours du 19e siècle et au début du 20e siècle sur plusieurs carrières au nord et à l'est de la commune. Il est utilisé de manière exclusive dans les constructions les plus anciennes (17e siècle) mais également, malgré quelques exceptions, pour les plus récentes (4e quart 19e siècle et 1ère moitié 20e siècle). Le granite est mis en oeuvre sous la forme de moellon, avec ou sans chaînes d'angle, mais le plus souvent avec encadrements de baies en pierre de taille.

La terre est utilisée plus particulièrement dans la partie ouest de la commune ; le sous-sol rocheux laisse place, suivant l'axe tracé par le canal, à un sol arable (alluvions modernes). Mise en oeuvre suivant la technique de la bauge, son utilisation apparaît au cours du 17e siècle et se généralise au 19e siècle. Si quelques bâtiments sont totalement construits en bauge au cours de la 2e moitié du 19e siècle, la mise en oeuvre de la majorité des constructions est mixte, le moellon de granite restant employé sous la forme d'un haut solin, voire jusqu'au niveau du plafond du rez-de-chaussée, ou autour des ouvertures. La terre demeure, au 18e siècle mais également au 19e siècle, un matériau secondaire : elle est utilisée pour les pignons, la partie supérieure des élévations, les surélévations de bâtiments anciens et fréquemment pour les dépendances.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Québriac
Période(s) Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérées 212
étudiées 0

Annexes

  • Liste des chronogrammes :

    Bourdonnière (la) : 1892

    Faverie (la) : 1619

    Grand Bois (le) : 1822 ; 1886

    Launay : 1860

    Noë (la) : 1830

    Pilais (la) : 1736 ; 1868 ; 1926

    Pivaudière (la) : 1872

    Tenue (la) : 1747

    Travoux : 1610 ; 1636 ; 1875

    Trémagouët : 1725 ; 1741 ; 1759 ; 1820 ; 1873

    Ville-ès-Ray (la) : 1840

    Ville-Hulin (la) : 1647 ; 1661

    Ville-Thébault (la) : 1615.

Références documentaires

Bibliographie
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Écomusée du Pays de Rennes, 2002.