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Les maisons et les fermes sur la commune de Drouges

Dossier IA35033193 réalisé en 2004

Fiche

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23 maisons documentées

53 fermes documentées

Malgré un corpus peu important, 76 maisons et fermes, on assiste à une grande variété typologique de logis. Ceci tend à s´expliquer par la chronologie étendue du bâti du 15e siècle au début du 20e siècle. Les bâtiments de ferme antérieurs au cadastre de 1827 représentent une bonne part des édifices recensés. Les logis, les plus anciens, sont souvent de « parti haut », c´est à dire que le rez-de-chaussée est surmonté d´un espace habitable ou de stockage ayant la valeur d´un étage. Plus on se rapproche du 19e siècle, plus on assiste à une évolution de la forme du logis vers un parti dit « parti bas » ou sans étage. Le rez-de-chaussée est dès lors surmonté d´un grenier en sucroît qui est accessible par une porte haute aménagée en façade principale ou dans le pignon. Au début du 19e siècle, la présence de logis avec un plan double en profondeur, réunissant des pièces de vie et de stockage disposées à l´arrière, constitue une particularité du canton, un exemple daté de 1818 est situé à la Feuillée. Ces belles fermes construites par des professionnels du bâtiment sont bâties par des nobles les de Kerallain à Rannée et une famille aisée probablement de souche noble les Despres et Lesage Delahaye, à Drouges. Quant aux métairies du manoir de la Motte de Drouges, elles se détachent également du corpus des fermes recensées et constituent de grandes exploitations au niveau communal. Celle de la Chevrue a été reconstruite en 1877.

Le parti haut (13,5%)

Parmi les logis de ferme, dits de « parti haut », rencontrés sur la commune se dégagent deux grandes catégories. Le logis à pièce unique à feu en rez-de-chaussée et le logis à fonctions combinées. Dans ce dernier, souvent deux portes accèdent au rez-de-chaussée, l´une mène à la salle, l´autre à la dépendance agricole, étable ou cellier. L´étage peut également présenter une dissociation de fonctions, visible par les niveaux différents des baies et des planchers. Une petite fenêtre éclaire un espace habitable à usage de chambre et une porte haute donne un accès direct à la cour par une échelle extérieure.

Le parti bas (77,5%)

Comme pour le parti haut deux grandes familles d´édifices peuvent être appréhendées. Celle dont les logis ne possèdent qu´une seule pièce à feu et celle dont les logis sont à plusieurs foyers en rez-de-chaussée.

L´espace de vie dans le logis à pièce unique peut varier. Le bâti élémentaire de plan presque carré ne dépasse guère 35 m2 au sol. Il abrite une population modeste de tâcherons, petits artisans ou ouvriers agricoles. Un espace de stockage en appentis peut se greffer à la construction initiale comme dans l´exemple présenté à la Coutancière. Le logis à pièce unique semble néanmoins être de rigueur dans les fermes anciennes de la commune, cette pièce de vie développée plus en longueur est très souvent accolée de parties agricoles.

Le type de logis le plus couramment rencontré correspond à une habitation à deux pièces à feu, salle et chambre ayant chacune une porte de distribution extérieure et une communication intérieure. On accède par la salle à un cellier disposé à l´arrière des pièces de vie. Le cellier peut-être accolé au logis et se désolidariser en toiture par un appentis arrière, comme il peut en être partie intégrante. Dans ce cas, la toiture réunit un espace mixte d´habitation et de stockage. Le logis de la ferme de la Feuillée daté de 1818 constitue sur le canton un élément référentiel bien daté de cette famille typologique d´édifices. Les fermes du Grand Goupillel et des Longueraies situées sur la commune de Rannée se rattachent à ce corpus qu´il conviendrait de mieux étudier. Malgré les récentes altérations de la façade, le logis de la Feuillée demeure néanmoins très intéressant par ses inscriptions. L´une d´elle donne les noms des propriétaires des lieux, E.Despres et V.Lesage Delahaye qui ont fait bâtir cette maison pour leur fermier Pierre Olliverie. La deuxième inscription rend compte de tous les corps de métiers qui ont travaillé pour la réalisation de cet ouvrage, E.Gérard, maître maçon, F.Barrate, maître charpentier, J.Salliot, maître couvreur, G.Marchan, menuisier et le nom de l´entrepreneur Lesquate.

Les logis construits, dès l´origine, à plus de deux pièces à feu en rez-de-chaussée sont plus rares, celui de la Chevrue daté de 1877 dépendait de la seigneurie de la Motte de Drouges.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Drouges
Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérées 76
étudiées 0