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Les lignes de chemin de fer de Saint-Germain-en-Coglès

Dossier IA35049061 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations voie ferrée
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Saint-Brice-en-Coglès
Adresse Commune : Saint-Germain-en-Coglès

Les lignes de chemin de fer présentes sur le territoire du Coglais sont au nombre de deux, la première en direction de Louvigné-du-Désert, desservait ensuite saint-Hilaire-du-Harcouët. La seconde passait réellement par Saint-Germain et fut à l'origine de la création de l'écart de La Gare. Elle desservait ensuite Saint-Brice avant de se diriger vers Pontorson et le Mont Saint-Michel. Ces lignes furent établies à l'initiative d'un homme, M. de Dalmas, député d'Ille-et-Vilaine. Les premiers projets, nés en 1861, furent revus afin de baisser le coût de la construction et c'est par décret impérial du 30 août 1865 qu'est officiellement validée la création de la ligne de Vitré à Fougères, pouvant être prolongée vers le nord et le Mont Saint-Michel. Ce décret permet également la création de la Compagnie du Chemin de fer de Vitré à Fougères, dont le siège social sera installé à Paris, au 16, rue de la Tour des Dames. La première tranche, de Vitré à Fougères, est mise en service le 1er octobre 1867. L'idée d'un prolongement au nord de Fougères, traversant le territoire de Coglais, naît en 1866. Deux hypoyhèses sont envisagées, l'une par Saint-James et la seconde, qui sera finalement retenue, par Antrain. Le décret impérial autorisant la construction de la ligne et dotant le projet d'une subvention de 3 500 000 francs, est signée le 26 juillet 1868. Les travaux débutent alors et, malgré les retards dûs à la guerre de 1870, la ligne est ouverte jusqu'à Saint-Brice-en-Coglès le 26 janvier 1872 puis jusqu'à Moidrey (au nord de Pontorson) le 10 octobre 1872. La ligne sera exploitée par la Compagnie de Vitré à Fougères jusqu'en 1881 où elle est contrainte de la vendre à l'Etat, qui la transmettra en 1883 à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest. Au début du 20e siècle, cette dernière est reprise par la Compagnie des Chemins de Fer de l'Etat, qui gèrera la ligne jusqu'à la création de la SNCF en 1938.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle

La ligne de chemin de fer de Fougères à Pontorson traverse la commune dans sa partie sud, de sud-est en ouest. On rencontre sur le territoire communal cinq maisons de garde-barrière et une gare. Les maisons sont implantées à des croisements entre voie ferrée et route à La Barrière de l'Etoile, au Tais, au Haut Clinchard et au Rocher Jacquot. La gare fut construite entre les anciens écarts de Monthierry et de l'Aubriay, et fut à l'origine de la naissance d'un hameau. Les maisons de garde-barrière sont toutes du même type, de plan rectangulaire régulier, elles sont composées d'un logis à deux étages et d'un appentis sur un des murs pignons, le second mur pignon est percé d'une travée de fenêtre. Un des murs gouttereaux est percé de deux fenêtres au rez-de-chaussée, tandis que son opposé possède la porte d'entrée et une petite fenêtre à l'étage. Le bâtiment est construit en moellons de granite, tandis que les chaînes d'angle et les encadrements sont en brique, les linteaux sont en arc segmentaire et les appuis sont en granite. La maçonnerie était enduite à l'origine mais ce dernier à parfois été oter lors de rénovations récentes. La toiture, à deux pans était couverte en tuiles plates mécaniques, même si elles ont parfois été remplacées par de l'ardoise. La gare fut construite avec les mêmes matériaux mais à une échelle plus grande. Elle était composée d'une partie accueil des voyageurs surmontée d'un logement et d'un hangar à marchandises sur le pignon est. On trouvait également des latrines à proximité, mais isolées. La gare de voyageurs, de plan rectangulaire régulier, a deux façades ordonnancées à trois travées. Le rez-de-chaussée est percé de trois portes et l'étage de trois fenêtres, la démarcation entre les niveaux étant symbolisée par un bandeau en granite, matériau que l'on retrouve en soubassement. Le mur pignon ouest est également doté de deux portes. Le hangar à marchandises ouvre sur un quai côté voie et est percé d'une porte charretière, que l'on retrouve également au sud et à l'est. Les murs gouttereaux sont protégés par un large débord de toit. Les latrines prennent la forme d'un petit pavillon isolé, reprenant les mêmes matériaux que la gare, brique en chaîne d'angle et pour les encadrements, soubassement en granite et maçonnerie en moellons enduite à la chaux.

Murs granite
brique
moellon
Toit tuile plate mécanique, ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans

Références documentaires

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

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