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Les fermes et maisons de la commune de Landévennec

Dossier IA29004744 réalisé en 2011

Fiche

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations ferme, maison
Adresse Commune : Landévennec
Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Toits ardoise
Murs granite
microdiorite quartzique
grès
Décompte des œuvres repérée 76
étudiée 2

Annexes

  • Le présent dossier concerne uniquement l'habitat rural proprement dit, c'est à dire les maisons et fermes situées en écart ainsi que des hameaux entiers lorsque aucun élément ne méritait, à cause des remaniements successifs, un traitement spécifique.

    L'habitat est groupé en hameaux, plus ou moins importants, composés de plusieurs exploitations agricoles de tailles variables, le plus souvent modestes, disposant chacune de dépendances et donnant sur des espaces ouverts ou des voies de passage. Les dépendances peuvent être dissociées du logis, situées autour d'une cour mais, bien souvent, elles sont construites dans le prolongement du logis pour former des alignements de deux à trois unités (Daoubors). Parfois aussi, plusieurs logis sont construits en alignement avec ou sans dépendances (Kerdilès)

    L´habitat rural a été très modifié au 19e siècle et au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Dans plusieurs hameaux (Daoubors, Kerborhel), on trouve des constructions du 1er quart, voire second quart du 20e siècle, constructions qui témoignent d'une façon d'habiter, bien séparée des animaux, adoptée par la majorité de la population rurale. Cependant, on retrouve les bâtis du cadastre napoléonien de 1834 (Quiniquidec, Kervéleyen, Daoubors, Kerberon) tandis que les hameaux de La Forêt, Kerangoues, Kergonan, Keralouet présentent une modification importante : perte de logis, ruines.

    Aucune date portée, antérieure au milieu du 19e siècle, n´a été répertoriée lors de cette enquête sur les maisons et les fermes des hameaux. Ce n´est que la présence d´encadrement de portes que l´on trouve traces d´un bâti ancien (17e et 18e siècle) : La Forêt, Kerdilès, Keralouet, Kerangoues et Quiniquidec.

    Les maisons de type ternaire :

    Avec vingt exemples, les maisons de type ternaire représentent à peu près 26% des maisons repérées. Caractérisé par la conception symétrique des façades et des distributions, ce modèle d'habitat est très largement représenté en Bretagne et dans le reste de la France. Dès le début du 18e siècle il apparaît dans les villes, se répand rapidement dans le monde rural et finit par dominer dans la seconde moitié du 19e siècle. Ce modèle issu du monde citadin correspond à un nouveau mode de vie : salle et chambre du rez-de-chaussée sont séparées par des cloisons qui délimitent un espace réservé à l'escalier et au vestibule, l'entrée ne se faisant plus directement dans la salle. En réalité, il y a parfois un décalage structurel entre apparence extérieure et distribution intérieure. Celle-ci ne correspond pas toujours à la symétrie de la façade et l'entrée donne parfois directement dans la salle unique du rez-de-chaussée. On les retrouve dans les hameaux les plus peuplés : Daoubors (1869), TyPage (1911), Quiniquidec, La Forêt.

    Les logis élémentaires

    Le logis élémentaire est le plus répandu de tous les types d'habitat avec cinquante-quatre exemples, soit 71% du total des maisons repérées. Il comporte une salle au rez-de-chaussée surmontée d'un comble à surcroît plus ou moins développé à usage de grenier. La façade présente une ou deux fenêtres suivant que le plan est massé ou allongé. Les logis les plus anciens datent des 17e-18e siècles (La Forêt, Kerangoues, Quiniquidec, Keralouet, Kerdilès) mais l'écrasante majorité date du 19e siècle. Ils sont souvent associés à une étable et/ou une écurie construite en alignement (Daoubors, Kervéleyen). Ce peut être également de simples logis d'ouvriers agricoles isolés ou construits en alignement les uns des autres (Lannec Vras, Kerborhel). Dans les logis de plan allongé à deux fenêtres de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle, on trouve parfois deux cloisons en bois formant couloir central qui délimitent deux pièces à usage de salle et de cellier/chambre à l'imitation des modèles urbains.

    Couverture et mise en œuvre

    La totalité du bâti est couverte d´ardoises. Le sol des salles à vivre est en terre battue, le pavage est réservé aux écuries. (Daoubors, Neiscaouen)

    Matériaux et mise en œuvre

    Les matériaux mis en oeuvre pour les bâtiments traditionnels reflètent la nature du sous-sol. On trouve du granite, de la micro-quartzite diorite, du grès. Les moellons sont de tailles variables, parfois de grandes dimensions en assise (Kervéleyen, Kergonan).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Série 3 P 105. Tableau d´assemblage et cadastre parcellaire, 1831.

Bibliographie
  • SIMON, Marc L'abbaye de Landévennec, de saint Guénolé à nos jours . Edition Ouest-France, 1985.

    p. 153