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Les faubourgs, les quartiers et les secteurs urbains à Rennes

Dossier IA35022568 réalisé en 1998

Fiche

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CORPUS

Le corpus est constitué ici de secteurs urbains de différentes natures qui correspondent soit à des secteurs de la ville, soit à un découpage d´un secteur programmé, comme c´est le cas des zones d´urbanisation prioritaires.

Sous le terme générique de secteur urbain, on a distingué les faubourgs et les quartiers urbains, qui correspondent à des phases de croissance antérieures à la Seconde Guerre mondiale, mais également les zones d´urbanisation prioritaires ou les secteurs programmés, qui correspondent aux phases d´urbanisation de l´après-guerre.

HISTORIQUE

Les secteurs les plus anciens sont la ville close, les bourgs et les faubourgs qui forment la structure urbaine, jusqu´au milieu du 19e siècle.

Selon Guillotin de Corson et Paul Banéat, les bourgs les plus anciens sont attestés au 9e siècle (Bourg-Saint-Melaine), au 11e siècle (Bourg Saint-Cyr), au 12e siècle (Bourg-Saint-Georges et Bourg Saint-Ladre), enfin au 13e siècle (Bourg-Saint-Hélier).

Les faubourgs les plus anciens sont attestés au 12e siècle (faubourg de la Baudrairie), au 13e siècle (faubourg du Champ-Dolent). La construction des deux nouvelles enceintes, entre 1422 et 1476, est destiné à protéger les faubourgs est et sud de la ville (faubourg de la Parcheminerie et faubourg du Champ-Dolent. Plusieurs fois démolis, à la fin du 15e siècle, les faubourgs se reforment, au-delà des portes de la ville, accrus des baraquements construits au début du 18e siècle, après l´incendie de 1720.

Comme le montrent les plans de la fin du 18e siècle, au sud de la ville, les faubourgs situés au-delà des douves et des boulevards sont moins étendus. Les faubourgs les plus denses sont situés entre la ville et la rivière de l´Ille, au nord et à l´ouest. La présence des communautés religieuses dans les faubourgs de la ville, à partir du 17e siècle, contribue à l´accroissement de l´urbanisation.

A la suite de la reconstruction de la ville, après l´incendie de 1720, qui efface partiellement la trame médiévale, les aménagements urbains du 19e siècle enclenchent un processus de marginalisation des faubourgs et l´apparition de quartiers urbains, structurés par des trames plus ou moins denses.

La construction du canal d´Ille-et-Rance, achevée en 1830, marginalise les faubourgs occidentaux (Bourg-l´Evêque et Bourg-Saint-Cyr). La construction de la voie ferrée, autour de 1855, inaugure la déqualification du faubourg de Nantes et marginalise l´ancien Bourg-Saint-Hélier.

La construction de l´abattoir suscite la mutation de l´ancien faubourg de Redon (quartier Abattoir-Redon), l´aménagement du jardin du Thabor celle des faubourgs de Fougères et de Paris.

Les lotissements d´importants domaines agricoles contribuent également au développement de quartiers urbains, autour de 1870 (quartier Saint-Cyr et quartier Villeneuve), et entre les deux guerres (quartier Sainte-Thérèse et quartier Maurepas).

Le développement de l´industrie contribue également à la formation des quartiers (quartier Oberthür).

Après la Seconde Guerre mondiale, la crise du logement donne lieu à des programmes de construction ( Cleunay et Maurepas) puis à la formation des zones d´urbanisation prioritaires (ZUP de Villejean, ZUP du Blosne). Les opérations de rénovation urbaine contribuent également à la restructuration du centre-ville (Bourg-L´Evêque, Le Colombier).

MORPHOLOGIE

CONCLUSION.

Aires d'études Rennes ville
Dénominations quartier, faubourg, secteur urbain
Adresse Commune : Rennes
Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 84
étudiées 0

Annexes

  • Définitions

    Selon le Dictionnaire de l'Académie française, édition de 1694, le faubourg est un assemblage de maisons attenant & hors les portes d'une ville. Dans l'édition de 1798, il devient : la partie d'une Ville qui est au-delà de ses portes et de son enceinte. Conservant cette définition, l'édition de 1835 précise : il se dit, abusivement, Des quartiers d'une ville qui n'étaient anciennement que des faubourgs.

    Le Thésaurus de l'architecture en donne la définition suivante : partie d'une agglomération située hors de l'enceinte d'une ville, et par extension d'un boulevard ou d'un octroi.

    Dans le Thrésor de la langue françoise, publié en 1606, le quartier est : une partie de la chose qui se divise en quatre, [...]. Mais on dit aussi Quartier pour une partie de la chose qui est divisée en plus de quatre, comme quand on dit Quartier de ville, pour un endroit de la ville, laquelle est neantmoins partie en dix endroits ou parties appelées Quartiers, Regio vrbis. Procedant cette maniere de parler, de ce que toutes villes sont parties de premiere partition en quatre quadrants egaux, à la maniere du monde, duquel un quadrant est ce qui est comprins entre Nort et Est. Le second entre Est et Sud. Le troisiesme entre Sud et West. Le quatrieme entre West et Nort, qui est la fondamentale partition de l'Univers, n'estans les autres que souspartitions pour particulieres intelligences.

    Dans le Dictionnaire de l'Académie, édition de 1798, on désigne ainsi un endroit de la Ville dans lequel on comprend une certaine quantité de maisons. Dans l'édition de 1835, il s'agit d'une des parties dans lesquelles une ville est divisée, mais également d'une certaine étendue de voisinage.

    Le Thésaurus de l'architecture en donne la définition suivante : division d'une ville à des fins d'administration ou de gestion.

    Selon le Thésaurus de l'architecture, le secteur urbain est une : partie d'une agglomération : faubourg, îlot, lotissement, quartier, etc, distinguant le secteur urbain concerté, qui est partie d'une agglomération constituée par un ensemble concerté d'édifices, de voirie et de différents équipements.

    Selon le Thésaurus de l'architecture, l'ilôt est un secteur urbain délimité en continu à son pourtour par des rues ou des obstacles naturels (cours d'eau, falaise, etc.) .

  • Extrait de l'ouvrage d'Henri Fréville, tome 1, p. 188-189.

    "Cleunay naissait, ainsi, de la nécessité de faire face à des besoins pressants produits de l'abandon dans lequel avaient été laissés, pendant des dizaines et des dizaines d'années, sous des municipalités de toutes nuances, certains quartiers de la ville et, d'abord, la rue de Brest. Il n'avait pas été, initialement, conçu comme le furent ceux qui furent construits après lui - à partir d'un plan longuement mûri et d'une législation spécifique ; il porta longtemps les traces de l'empirisme qui présida à sa naissace mais il est appelé à un épanouissement certain en dépit des difficultés rencontrées au départ.

    Ajoutons que le ministère de la Construction, dès l'achèvemet des premiers logements d'urgence, compte tenu du prix rlativement bas auquel les terrains avaient pu être acquis [...] suggéra d'implanter immédiatement, à côté de la cité d'urgence, un nombre relativement important de logements dits "sociaux" ressortissant à ce qui fut appelé à l'époque "l'opération million" ; nous fûmes amenés à souscrire à cette offre ayant l'avantage de comporter une aide directe de l'Etat, en capital, pour chaque unité d'habitation construite et de nous ouvrir des possibilités de contracter un emprunt alors que c'était là chose très malaisée à l'époque.

    L'inconvénient, par contre, était que le nouveau programme proposé par les pouvoirs publics comportait uniquemenet des logements pour la construction desquels devaient être strictement respectés certains impératifs économiques et architecturaux tendant à réduire au maximum les prix de revient tel, par exemple, la réaisation de toits à pnte unique ce qui contribuait à donner à l'ensemble un cractère de monotonie que nous déplorions. Mais les candidats à l'utilisation de ces logements furent extrêmement nombreux et les demandes se multiplièrent à un rythme accéléré.".

Références documentaires

Bibliographie
  • LEGUAY, Jean-Pierre. La ville de Rennes au 15e siècle à travers les comptes des Miseurs. Paris : Klincksieck, 1968.

    p. 133-242
  • VEILLARD, Jean-Yves. Rennes au 19e siècle, architectes, urbanisme et architecture. Rennes : éditions du Thabor, 1978.

  • LOYER, François, GUENE, Hélène. L'Eglise, l'Etat et les architectes, Rennes 1870-1940, éditions Norma, 1995.

  • NIERES, Claude. La reconstruction d'une ville au XVIIIe siècle. Rennes 1720-1760. Paris : C. Klincksieck, 1972.

    p. 299-305, 329-332