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Les édifices religieux publics dans le Finistère (1801-1905) : inventaire et diagnostic

Dossier IA29003431 réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

PRESENTATION DE L'ENQUETE

Le Conseil Général du Finistère (Service Action patrimoniale, direction Environnement, Culture, Sport et Jeunesse) a recruté un chargé de mission pour réaliser un inventaire des édifices religieux publics construit au 19e siècle, précisément entre le Concordat (1801) et la loi de séparation de l´Eglise et de l´Etat de 1905. Cette mission de huit mois (15.03-15.11 2008) dresse un inventaire exhaustif de ce patrimoine selon la méthodologie du ministère de la Culture, au sein du Service de l´Inventaire du patrimoine culturel (Région Bretagne) qui assure le suivi scientifique et technique (Cf. Doc 1).

L'ensemble de la documentation a été mise en forme suivant les systèmes d'indexation de l'Inventaire général, donnant lieu à la création d'une base de données utilisant le logiciel Renabl. Cette base se compose de fiches Architecture (Mérimée) comprenant, pour chaque édifice recensé, la dénomination du bâtiment et de ses parties constituantes, la localisation (commune, lieu-dit), des éléments historiques et descriptifs ainsi qu'une classification typologique. A chaque fiche sont adjointes les références documentaires (bibliographie, documents d'archives), une image significative, des illustrations et des données de géoréférencement. Les informations contenues dans les bases de données de l'Inventaire des cantons du Faou et de Quimperlé ont été reprises, parfois partiellement, voire complétées et mises à jour. Un choix d'images restreint vient illustrer ces notices dont le renvoi au dossier d'origine est systématiquement opéré.

Un travail de cartographie a aussi été réalisé : 23 cartes sont présentées. Ainsi la localisation précise des édifices religieux recensés permet de mieux apprécier les différentes densités d'implantation à l'échelle du département. Nous proposons 5 cartes de répartition chronologique, 9 cartes de répartition des interventions des architectes, une carte de répartition des interventions des principaux entrepreneurs, une carte des édifices faisant l´objet d´une protection au titre des M.-H., une carte de répartition des édifices en fonction de leur état sanitaire, une carte des édifices significatifs et une carte de l´état sanitaire de ces édifices significatifs.

Les édifices pris en compte font parti du domaine public et ont été construits ou reconstruits dans leur majorité (plus de 50%) entre 1801 et 1905. Après cette date, les édifices construits appartiennent au diocèse de Quimper ou aux propriétaires privés. N´ont donc pas été pris en compte les édifices religieux inclus dans le périmètre des congrégations, des manoirs, des cliniques privées et des établissements scolaires privés (Cf. Doc 2).

Cette mission est considérée par l´instance politique comme un préalable à la connaissance, à la valorisation et à la restauration de ce patrimoine. Elle peut être considérée comme un outil d´aide à la décision et permettre des interventions argumentées et raisonnées lors de la mise en place d´un budget prévisionnel de subventions pour les restaurations futures. Cette étude, grâce à un historique, un descriptif extérieur et intérieur et un diagnostic sanitaire, apporte une expertise sur l´intérêt architectural et l´état sanitaire des édifices.

Quelques chiffres permettent de cerner la mission :

- Distance parcourue : 7000 kilomètres ;

- Nombre d´édifices recensés : 203 édifices répartis sur 151 communes ;

- Nombre d´illustrations : 7600 photos prises ; 1700 présentées dans les dossiers ;

- Les édifices recensés sont divisés en deux catégories : 79 chapelles et 124 églises.

Aires d'études Finistère

Annexes

  • OBSERVATIONS GENERALES

    CONTEXTE HISTORIQUE ET ARCHITECTURAL

    Au début du 19e siècle, le Finistère est considéré comme un département à part, en partie à cause de sa réserve vis-à-vis de la Révolution, de Paris et de l´emploi de la langue bretonne. Une réputation d´archaïsme, de naïveté et de primitif voit le jour tandis que certains préfèrent parler de caractères culturels forts. Il jouit d´une image romantique illustrée par les voyageurs et écrivains tels que Michelet ou Flaubert. Le département est divisé en deux cultures qui s´opposent : la culture indigène (emploi de la langue bretonne), orale, rurale et paroissiale, religieuse et cléricale ; la culture allogène (française), écrite, urbaine, bureaucratique et laïque. Mais la religion reste une composante dominante de la culture finistérienne du 19e siècle.

    « La reconstruction concordataire a été bien plus rapide ici qu´ailleurs en France. Le taux de pratique religieuse en zone rurale, mesurée à partir des années 1880, est en général supérieur à 80%, voire à 90%. Les pardons bas-bretons sont spectaculairement réactivés par un clergé de plus en plus marqué par le populisme religieux ultramontain » (LAGREE Michel, « D´une Bretagne à l´autre » p. 171-182, dans CROIX Alain, Bretagne Images et Histoire, Presses Universitaires de Rennes, coll. Apogée, 1996). Les missions paroissiales quadrillent efficacement le territoire, l´art des tableaux commentés (taolennou) atteint son apogée.

    En réaction au Concordat, qui fait des prêtres et des évêques des quasi-fonctionnaires, l´empreinte du courant rigoriste dont la promotion est assurée par les évêques de Quimper, Mgr de Poulpiquet puis par Mgr Graveran, devient plus sensible. Le Grand Séminaire de Quimper qui forme les curés et applique les concepts de l´Ancien Régime, suit les conceptions léonardes (radicales) de la vie, du salut et de la mort. Le clergé adopte une attitude offensive dans l´évangélisation du territoire et met en place des missions paroissiales assurées, après 1840, par le clergé diocésain ou par les jésuites. Ce prosélytisme est directement inspiré des méthodes du 17e siècle basées sur la pénitence, la conversion, le culte des saints et l´essor du culte marial. Ainsi les couronnements de Notre-Dame-de-Rumengol en 1858, de Notre-Dame-du-Folgoët en 1888 et de Notre-Dame-des-Portes à Châteauneuf-du-Faou en 1893, attirent des dizaines de milliers de pèlerins, fidèles aussi à trois cents pardons locaux. Jusqu´en 1914, la paroisse forme une unité sociale, morale et mentale où se maintient la pratique religieuse. A la campagne, la paroisse, plus que la commune, unit la population. Le cléricalisme est enraciné grâce au culte des saints et à la multiplication des pardons et l´accès aux ordres constitue un vecteur d´ascension sociale. Mais le département n´est pas uniforme. Si le Léon est attaché à son clergé, la Cornouaille présente des unités culturelles diverses, tels que la Troménie à Locronan et le pardon de Sainte-Anne-la-Palud ou encore les manifestations du pays de Fouesnant plus laïc.

    A partir des lois révolutionnaires et surtout depuis le Concordat, les édifices religieux affectées au culte appartiennent aux communes ou aux fabriques si le terrain leur appartient. La propriété communale est donc grevée d´une sorte de servitude. Globalement, l´organisation concordataire offre un cadre administratif et budgétaire pour une production architecturale d´une grande efficacité.

    La construction des églises traduit ce renouveau catholique. La croissance démographique, les mouvements de population et, dans une moindre mesure, les destructions dues à la Révolution, rendent obsolètes une partie des édifices hérités de l´Ancien-Régime : églises trop petites ou vétustes, alors que la solution de l´agrandissement, peu appréciée, est rarement retenue.

    Si le Finistère apparaît comme le moins dynamique des départements bretons en terme de constructions d´églises, il connaît un essor comparable à celui des 15e et 16e siècles. Le clocher continue d´incarner le point de ralliement d´une population en quête d´identité. La crainte que l´unité villageoise se déplace vers les institutions profanes incite les prêtres à reconstruire les lieux de culte. Pendant cette période où le chômage est fort, l´Eglise réalise ici une opération de séduction de ses ouailles et provoque une émulation entre les paroisses. Réduire le chômage par un programme architectural est pour les autorités locales ou nationales, publiques ou religieuses, un moyen de s´attirer la sympathie de la population.

    La première moitié du 19e siècle se caractérise par un taux faible de constructions. Certains facteurs économiques sont en cause. En effet, jusqu´en 1848, le Finistère connaît des périodes de disette et de pénurie alimentaire. Des émeutes ont lieu à Brest, Saint-Pol-de-Léon, Landerneau, Landivisiau et Plouescat. La mendicité est, elle aussi, omniprésente. Dans ce contexte économique difficile, l´argent n´est pas investi dans la construction ou l´agrandissement des églises. La révolution agricole se met lentement en place dès les années 1820-1830, mais c´est seulement à partir de 1840 que les progrès techniques ont un impact réel.

    A cette période, le style néo-gothique supplante le néo-classicisme, car il est non seulement le symbole de la foi chrétienne, en référence au Moyen-Age, mais surtout une réaction à la Révolution. L´architecte Joseph Bigot met en exergue la puissance du gothique et l´effet exercé sur les fidèles. Selon lui, le gothique du 13e siècle, par sa sobriété, représente au mieux la foi chrétienne. Le renouveau architectural est indissociable de la rechristianisation du pays. Le style gothique est aussi un moyen de revendiquer un particularisme régional car le style roman est très peu présent. Ainsi, la recherche d´une amélioration de la maîtrise des coûts et de la qualité architecturale débouche sur des plans-type mis en place dès la Monarchie de Juillet (1830). « Les églises furent construites selon un principe semblable au rationalisme tendant à économiser au mieux les matériaux et à concevoir les espaces intérieurs de façon la plus fonctionnelle qui soit, tant du point de vue de la liturgie que de la disposition de l´assistance » (LENIAUD Jean-Michel, Les cathédrales au XIXe siècle, Etude du service des édifices diocésains, Caisse Nationale des monuments historiques et des sites, Economica, coll. Histoire, 1993, p. 499).

    La seconde moitié du 19e siècle est caractérisé par l´accès à la propriété, le recul de la misère, le progrès des techniques agricoles et le développement du commerce. La construction, la reconstruction ou l´agrandissement des églises entre 1850 et 1905 s´expliquent par trois facteurs déterminants : l´essor démographique, l´orgueil rectoral ou paroissial et la ferveur religieuse. Le nombre d´habitants détermine la taille de l´édifice et les ressources. La réalisation de faux-transepts, par exemple, nécessite des investissement financiers moins lourds.

    Durant cette période, une demi-douzaine d´architectes oeuvre dans le département. Les plus importants ayant dressé les plans d´une construction ou d´une reconstruction ou ayant dirigé les travaux sont : Joseph Bigot, Ernest Le Guerrannic, le chanoine et maître-d´oeuvre Jean-Marie Abgrall, Jules Boyer, Gustave Bigot, Armand Gassis et Edouard Puyo. A eux seuls, ils sont à l´origine de 125 édifices, soit 61 % du total du corpus.

    Conclusion

    On ne peut considérer « les édifices religieux du 19e siècle comme des pastiches dépourvus d´art et de sincérité, car cela conduit à négliger l´une des inspirations majeures des artistes d´alors, le sentiment national, dont l´affirmation progressive marque le siècle tout entier » (LENIAUD Jean-Michel, Vingt siècles d´architecture, CNDP, 2007, p. 185) . L´art religieux exprime ainsi, au même titre que d´autres secteurs de l´activité humaine, l´effort d´adaptation de la sphère du religieux, et de ce qu´elle possède de permanent, aux transformations de la société.

    Malgré tout, ces édifices finistériens sobres et neutres présentent un lien de parenté avec un grand nombre de constructions contemporaines à travers toute la France. On voit apparaître la standardisation des styles des édifices religieux.

    Cependant, nous pouvons admettre que « les actions des architectes du 19e siècle ont le mérite d´avoir sinon arrêté, au moins ralenti la dégradation de nombreux monuments et d´avoir participé à la conservation de fragments d´édifices voués à la destruction » (RANNOU Nolwenn, Joseph Bigot (1807-1894) Architecte et Restaurateur, PUR, Presses Universitaires de Rennes, AMAB, Coll. Art et Société, 2006, p. 313.). Les restaurations et les modifications effectuées par ces architectes sont désormais admises et appartiennent à l´histoire de l´édifice. La perception de ces réalisation est souvent faussée par un défaut d´entretien, révélateur du désintérêt que suscitent aujourd´hui les oeuvres du 19e siècle. Dans un environnement moins croyant, la charge de ces édifices pour les collectivités devient importante. La question se pose : que sauver dans le rejet général ? Plusieurs édifices montrent un intérêt certain en tant que témoins d´une période historique et du savoir-faire des artisans et des architectes. Ils sont les témoins patrimoniaux de leur temps, au même titre que les édifices plus anciens.

    On peut imaginer que si cette architecture a été longtemps si mal perçue, c´est probablement qu´on a été long à comprendre qu´elle était l´émanation d´une époque qui n´est pas la nôtre, dont les valeurs et les priorités ne sont pas les nôtres, et qu´il fallait donc, en tout premier lieu, se défaire d´un regard par trop anachronique.

    CHRONOLOGIE

    Le classement chronologique (Cf. Doc 3) :

    - 7 édifices ont été construits ou reconstruits pendant le 1er quart du 19e siècle (Cf. Doc 4) ;

    - 40 édifices ont été construits ou reconstruits pendant le 2e quart du 19e siècle (Cf. Doc 5) ;

    - 93 édifices ont été construits ou reconstruits pendant le 3e quart du 19e siècle (Cf. Doc 6) ;

    - 72 édifices ont été construits ou reconstruits entre 1876 et 1905 (Cf. Doc 7).

    47 édifices (soit 23 %) ont été réalisés pendant la première moitié du 19e siècle et 157 (soit 77 %) pendant la seconde moitié du 19e siècle (Cf. Doc 8). Il est à noter que certains édifices ont pu être restaurés, transformés ou modifiés au cours du 19e siècle. La période la plus dynamique en terme de construction est sans aucun doute le 3e quart du 19e siècle (de 1856 à 1875) (Cf. Doc 24).

    IMPLANTATION

    L´implantation de ces édifices se répartie de manière suivante (Cf. Doc 25) :

    - 110 édifices situés en village, soit 54 % ;

    - 47 édifices situés en ville, soit 23 % ;

    - 35 édifices situés en écart, soit 17 % ;

    - 11 édifices isolés, soit 6 %.

    COMPOSITION D´ENSEMBLE ET PARTIES CONSTITUANTES

    Les parties constitutives de ces ensembles se déclinent de la manière suivante :

    - 61 édifices situés dans un enclos ;

    - 47 édifices possédant un monument aux morts à proximité ;

    - 40 édifices possédant au moins une croix (y compris de cimetière) ;

    - 23 édifices possédant un calvaire à proximité ;

    - 23 édifices possédant une fontaine à proximité ;

    - 5 édifices possédant un menhir à proximité.

    MATERIAUX

    Les matériaux employés dans la construction des édifices religieux sont : le granite, le schiste, le grès, la kersantite, la microdiorite quartzique et, de manière marginale, la brique :

    - 202 édifices construits avec emploi du granite ;

    - 56 édifices construits avec emploi du schiste ;

    - 15 édifices construits avec emploi de kersantite ;

    - 12 édifices construits avec emploi du grès ;

    - 10 édifices construits avec emploi de microdiorite-quartzique ;

    - 4 édifices construits avec emploi de la brique.

    Le gros oeuvre est généralement constitué de moellon de granite et/ou de schiste, d´extraction locale, très souvent enduit de ciment. Le parement en revanche est composé de pierre de taille de granite en grande majorité, de schiste et de manière plus localisé de microdiorite quartzique (ou pierre de Logonna). En effet, les matériaux sont choisis en fonction du lieu d´implantation du chantier : granite de Pont-Aven ou de Trégunc pour le sud du département ; kersantite, granite à grain fin de Quimper, ardoises de Châteauneuf-du-Faou, de Saint-Goazec ou de Châteaulin. Les encadrements des baies et les chaînages d´angle sont systématiquement réalisés en pierre de taille de granite.

    TYPE DE PLAN

    Trois types de plan utilisés par les architectes se dégagent : le plan en croix latine, le plan allongé et le plan rectangulaire (Cf. Doc 26) :

    - 112 édifices construits selon un plan en croix latine ;

    - 52 édifices construits selon un plan allongé ;

    - 36 édifices construits selon un plan rectangulaire ;

    - 1 édifice construit selon un plan tréflé ;

    - 1 édifice construit selon un plan régulier en L ;

    - 1 édifice construit selon un plan irrégulier.

    ELEVATION-COMPOSITION

    Les édifices possèdent tous une nef à un, deux ou trois vaisseaux, exceptionnellement cinq :

    - 110 édifices possédant 3 vaisseaux (soit 53 %) ;

    - 88 édifices possédant 1 seul vaisseau (soit 43 %) ;

    - 3 édifices possédant 2 vaisseaux (soit 1,7 %) ;

    - 2 édifices possédant 5 vaisseaux (soit 1,3 %).

    STYLE ARCHITECTURAL

    Le 19e siècle se caractérise par la reproduction des styles hérités du passé : néo-gothique (grande majorité) ; néo-roman et néo-classique :

    - 127 édifices néo-gothiques (soit 62 %) ;

    - 74 édifices néo-classiques (soit 36 %) ;

    - 25 édifices néo-romans (soit 12 %).

    Il faut noter que certains édifices peuvent présenter plusieurs styles, par exemple l´église paroissiale de Châteauneuf-du-Faou présente une façade occidentale néo-classique alors que le reste de l´édifice est d´inspiration néo-gothique.

    Le style architectural le plus en vogue à cette époque est sans conteste le néo-gothique mais les architectes choisissent souvent la période qui s'échelonne entre la fin 12e et le début du 13e siècle qui leur offre plus de souplesses stylistique. Les créations résultent soit d´une synthèse puis d´une composition, soit d´un assemblage à visée unitaire des différents éléments (LAROCHE Claude, « Les enjeux multiples de l´architecture religieuse du second XIXe siècle en France : un essai de litanies », p. 295-319 dans FOUCART, Bruno, HARMON, Françoise (dir.), L´architecture religieuse au XIXe siècle, Presses de l´Université de Paris-Sorbonne, 2006).

    COUVREMENT

    Le voûtement des édifices se réparti de manière suivante (Cf. Doc 27) :

    - 124 édifices sont couverts d´un lambris de couvrement ;

    - 28 édifices sont couverts d´une voûte d´ogives ;

    - 21 édifices sont couverts d´une charpente en bois apparente ;

    - 12 édifices sont couverts d´une fausse voûte :

    > 6 édifices sont couverts d´une fausse voûte en berceau plein-cintre ;

    > 3 édifices sont couverts d´une fausse voûte d´arêtes ;

    > 2 édifices sont couverts d´une fausse voûte d´ogives ;

    > 1 édifice est couvert d´une fausse voûte en berceau segmentaire ;

    - 10 édifices sont couverts d´une voûte d´arêtes ;

    - 6 édifices sont couverts d´une voûte en berceau plein-cintre ;

    - 3 édifices sans couvrement.

    On constate que le lambris de couvrement est toujours peint (à quelques exceptions près), souvent en bleu et parfois même très richement décoré comme à l'église paroissiale Saint-Ignace à Pouigneau ou à la chapelle Notre-Dame-du-Mur à Morlaix.

    COUVERTURE

    L´ardoise en tant que matériau de couverture est majoritaire.

    Quelques indications sont présentées sur la couverture :

    - 179 édifices possèdent des pignons découverts ;

    - 126 édifices possèdent au moins une croupe ;

    - 98 édifices possèdent une flèche polygonale ;

    - 27 édifices possèdent un dôme ;

    - 4 édifices possèdent des pignons couverts.

    SOL

    Le sol est constitué de dalles de granite, de schiste ou bien couvert de ciment. Seul un sol en terre battue a été repéré à la chapelle de Kerinou en Ploudalmézeau.

    LES ARCHITECTES

    7 architectes principaux ont marqué la construction religieuse (Cf. Doc 9 et 28) :

    - Joseph Bigot : 48 édifices (dont 5 néo-romans, 35 néo-gothiques et 8 néo-classiques), soit 23,5 % (Cf. Doc 10) ;

    - Ernest Le Guerrannic : 26 édifices (dont 6 néo-romans, 18 néo-gothiques et 2 néo-classiques), soit 12,7 % (Cf. Doc 11) ;

    - Jean-Marie Abgrall : 12 édifices (dont 3 néo-romans et 9 néo-gothiques), soit 5,8 % (Cf. Doc 12) ;

    - Jules Boyer : 12 édifices (ils sont tous néo-gothiques mais 3 présentent des façades occidentales néo-classiques) soit 5,8 % (Cf. Doc 13) ;

    - Gustave Bigot : 10 édifices (tous réalisés en collaboration avec son père, 2 sont néo-romans et 8 néo-gothiques), soit 4,9 % (Cf. Doc 14) ;

    - Armand Gassis : 9 édifices (dont 4 néo-romans et 5 néo-gothiques), soit 4,4 % (Cf. Doc 15) ;

    - Edouard Puyo : 8 édifices (dont 7 néo-gothiques et 1 néo-classique), soit 3,9 % (Cf. Doc 16).

    Dix-huit architectes divers ont contribué à la construction d´édifices religieux (Cf. Doc 17) : Tritschler (4) ; Edmond Puyo (2) ; Charles Chaussepied (2) ; Théodore Boyer (2) ; Ollivier (2) ; Bourdais (2) ; Leroux (1) ; Pol Potier de Courcy (1) ; Rivoalan (1) ; Dumoutier (1) ; Blavon-Duchesne (1) ; Pouliquen (1) ; Tramontin (1) ; Rapine (1) ; Przybylowski (1) ; Vally (1) ; Kergrist (1) ; Serrurier (1). Ils ont réalisé au total 26 édifices.

    Nous connaissons donc les auteurs de 151 édifices, soit des 3/4 de l´ensemble des constructions des édifices religieux. Pour le quart restant, soit 53 édifices, nous n´avons pas pu obtenir des informations (Cf. Doc 18).

    Joseph Bigot (1807-1894) est l´architecte le plus prolixe et le mieux connu. Il réalise pas moins de 48 chantiers (construction ou restauration) essentiellement dans le sud du département, soit presque 1/4 des édifices religieux du 19e siècle dans le Finistère ! Deux chantiers lui ont permis d´accéder à la notoriété : la construction des flèches de la cathédrale Saint-Corentin à Quimper et la reconstruction de l´église Sainte-Croix de Quimperlé. Il devient architecte départemental en 1835, puis architecte diocésain en 1848 jusqu´à sa mort. Il choisit le style plus local jusqu´en 1868 puis se tourne ensuite vers un néogothique plus « officiel » inspiré du 13e siècle. Nolwenn Rannou explique que l´église de Saint-Thurien, la dernière église de Bigot, est « d´une extrême froideur, l´architecte semble se fourvoyer dans une impasse où la notion de style a perdu tout son sens » (RANNOU, Nolwenn, Joseph Bigot (1807-1894) Architecte et Restaurateur, PUR, Presses Universitaires de Rennes, AMAB, Coll. Art et Société, 2006, p. 198). Les clochers sont des imitations de modèles locaux des 15e et 16e siècles (sauf à Scaër, Moëlan-sur-Mer et Douarnenez), mais selon Nolwenn Rannou, « les églises de Bigot ne sont jamais entièrement des pastiches d´oeuvres anciennes ; ses imitations [...] se cantonnent à des éléments précis. Il élabore ses projets non comme un ensemble mais à partir d´un catalogue d´exemples (façades, clochers, chevets, arcades, décors, couvrements) qu´il juxtapose ensuite. L´unité de style [...] est donc peu respectée » (RANNOU, Nolwenn, idem).

    Ernest Le Guerrannic (1831-1915) dresse les plans de l´église paroissiale de Lampaul-Ploudalmézeau en 1856, alors âgé de 25 ans. Entre 1874 et 1886, il devient architecte de l´arrondissement de Brest et intervient majoritairement dans le nord du département. A partir de 1878, il travaille dans les départements du Finistère et des Côtes-du-Nord (SAULAIS, Brigitte, Archives Départementales des Côtes d´Armor, communication personnelle du 10/10/2008.). Le reste de sa vie est peu connu.

    Pour le moment, les recherches n´ont pas permis d´obtenir des informations concernant les autres architectes. Mais selon les cartes de répartition, nous remarquons que Jean-Marie Abgrall intervient dans le sud-ouest du département, Jules Boyer dans le centre comme Armand Gassis (à quelques exceptions près) et Edouard Puyo dans le nord-est.

    LES ENTREPRENEURS

    Les architectes travaillent en collaboration avec des entrepreneurs qui réalisent les travaux de construction. Jean-Louis Le Naour, par exemple, travaille essentiellement avec l´architecte diocésain Joseph Bigot. Nous connaissons les noms de 51 entrepreneurs qui ont travaillé sur 60 édifices. Plusieurs entrepreneurs ont pu travailler sur le même édifice.

    Les cinq principaux entrepreneurs qui ont réalisé au moins trois édifices sont (Cf. Doc 19) :

    - Le Naour Jean-Louis : 23

    - Gassis Armand : 7

    - Dubreuil Charles : 4

    - Bonduel : 3

    - Le Floch Olivier : 3

    9 entrepreneurs ont réalisé deux édifices :

    - Herry : 2

    - Nestour : 2

    -Kerautret : 2

    - Lobin (maître-verrier) : 2

    - Bergé Louis : 2

    - Le Louet : 2

    - Martineau : 2

    - Ménez Michel : 2

    - Ollivier Napoléon : 2

    37 entrepreneurs n´ont réalisé qu´un seul édifice : Le Bot, Le Deuc, Daniel, Kernéguère, Féjean, Jézéquel, Caron, Bernard, Le Blanc, Canivet, Poisson-Desfontaines, Jestin, Guyomard, Collin Mathurin, Guilherme, Laville, Le Quéo Pierre, Le Quéau, Balc´h Charles et Jean-Marie, Hérault, Kerland Auguste, Le Brun, Berthelot Jean-Marie (maître-maçon), Cajean, Cogneau, Quéré, Le Hir, Tréal, Le Sich Yves, Bergot François, Le Cadre Victor, Hardi, Cardaliaguet, Hélou, Maubras, Martin Jean-Marie.

    ETAT SANITAIRE

    Le diagnostic sanitaire a été réalisé de visu, selon un temps imparti très court. Plusieurs contrôles visuels ont été effectués concernant les enduits, la maçonnerie, la toiture et le couvrement. Six degrés d´états sanitaires se distinguent (Cf. Doc 20) :

    - bon (bon état, rien est à signaler) ;

    - correct mais présentant des problèmes de lambris (bon état mais le lambris montre des traces d´humidité ce qui implique des infiltrations d´eau nécessitant à terme une restauration ou un remplacement d´une partie ou de l´intégralité du lambris) ;

    - correct mais présentant des problèmes de fissures généralement au-dessus et/ou au-dessous des baies et aux niveau des arcades ;

    - moyen (problèmes d´étanchéité assez sérieux tant au niveau de la toiture, du lambris que des fenêtres, traces d´humidité visibles sur les murs) ;

    - mauvais (problèmes sérieux d´étanchéité, la charpente peut être en mauvais état, l´édifice peut être en parti ruiné, l´enduit intérieur ou/et extérieur peut être entièrement ou partiellement en mauvais état ou inexistant) ;

    - vestiges : l´édifice est en ruines.

    En découle la synthèse suivante :

    - 3 édifices se trouvent à l´état de vestiges (soit 1,5 %) ;

    - 11 édifices sont dans un mauvais état (soit 5 %) ;

    - 31 édifices sont dans un état moyen (soit 15 %) ;

    - 19 édifices présentent un état correct dont 8 avec des problèmes de lambris et 11 avec des problèmes de fissures (soit 9,5 %) ;

    - 142 sont en bon état (soit 69 %).

    Par conséquent, 69 % des édifices recensés sont en bon état, 15 % sont dans un état moyen, 9,5 % sont dans un état correct, 5 % dans un mauvais état et 1,5 % se trouvent à l´état de vestiges (Cf. Doc 29).

    LISTE DES EDIFICES SIGNIFICATIFS

    26 édifices significatifs (17 églises paroissiales et 9 chapelles) ont été sélectionnés (Cf. Doc 22) :

    - Brest : église paroissiale Saint-Martin, édifiée d´après les plans de l´architecte Boucher de Perthes qui a aussi construit la basilique à Sainte-Anne-d´Auray. De style néo-gothique, l´église possède un clocher-porche imposant. Vestige d´avant la Seconde Guerre Mondiale, elle marque l´évolution démographique et économique de la ville au 19e siècle (Cf. Fig. 30).

    - Brest : chapelle du cimetière Saint-Martin construite en 1827 d´après les plans de l´architecte Pouliquen selon un plan octogonal avec un dôme circulaire en zinc et un porche occidental hors-oeuvre à colonnes. Il s'agit d'un édifice atypique comme de nombreux éléments à Brest, ville 'française' et peu bretonne, ouverte au monde et aux idées (Cf. Fig. 31).

    - Carantec : chapelle Notre-Dame de Callot, située dans la presqu´île du même nom. On retiendra sa fondation probablement très ancienne, la qualité de sa maçonnerie et le site qui l´entoure (Cf. Fig. 32). Elle est en partie classée au titre des M-H (Cf. Doc 21).

    - Châteauneuf-du-Faou : chapelle Notre-Dame-des-Portes, construite d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic, de style néo-roman. Le pardon est encore important et la chapelle se trouve sur le site de l´ancien château (sur un ancien éperon barré ?) avec vue sur la vallée (Cf. Fig. 33).

    - Concarneau, Beuzec-Conq : église paroissiale Saint-Budoc, construite d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot en 1891. Homogène, de style néo-gothique, elle traduit l´évolution démographique et économique de Concarneau au 19e siècle, malgré une construction au « rabais » avec la réalisation d´un faux-transept (Cf. Fig. 34).

    - Dinéault : chapelle Saint-Exupère, reconstruite en 1893. Isolée dans la campagne, elle conserve sa façade ouest du 17e siècle (Cf. Fig. 35).

    - Douarnenez : église paroissiale du Sacré-Coeur, construite d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot. Construite ex nihilo, elle accompagne l´évolution économique et démographique de la ville qui se développe au 19e siècle grâce à la pêche. L´église est sombre, austère, représentative des édifices religieux du 19e siècle (Cf. Fig. 36).

    - Guerlesquin : église paroissiale Saint-Thénéan, reconstruite d´après les plans de l´architecte Edouard Puyo. Elle possède un chevet de type Beaumanoir, qui montre la persistance de ce style localement enraciné, et conserve sa façade ouest du 16e siècle avec le clocher de type trégorois (Cf. Fig. 37). Elle est partiellement classée au titre des M-H (Cf. Doc 21). La ville de Guerlesquin possède une histoire riche.

    - Ile-de-Batz : église paroissiale Notre-Dame, reconstruite d´après les plans d´Edmond Puyo, dans le style néo-roman. Elle est sombre et austère, représentative de la mode du 19e siècle. Le site est remarquable (Cf. Fig. 38).

    - Ile-de-Sein : église paroissiale Saint-Collodan et Saint-Guénolé, reconstruite par les habitants de l´île, d´après les plans de l´architecte Armand Gassis dans le style néo-roman. Le site est remarquable (Cf. Fig. 39).

    - Kerlouan : la chapelle du Croazou est la plus petite chapelle du Finistère. Elle possède des éléments de remploi archéologiques : menhirs, stèles, statue (Cf. Fig. 40).

    - Lanmeur : église paroissiale Saint-Mélar, reconstruite d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic selon le style néo-roman, au-dessus d´une crypte du 10e siècle, unique en Bretagne (Cf. Fig. 41).

    - Plomodiern : la chapelle Saint-Corentin, construite d´après les plans du chanoine et maître-d´oeuvre Jean-Marie Abgrall en 1898, est une chapelle de pèlerinage avec loggia (Cf. Fig. 42).

    - Plonéis : la chapelle Sainte-Anne reconstruite d´après les plans du chanoine et maître-d´oeuvre Jean-Marie Abgrall en 1879, est une chapelle de pèlerinage. Elle possède une loggia à l´ouest (Cf. Fig. 43).

    - Plonéour-Lanvern : église paroissiale Saint-Enéour, reconstruite en 1847 d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot. Homogène, elle est entièrement inspirée du style néo-classique. L´architecte optera ensuite pour le néo-gothique (Cf. Fig. 44).

    - Plonévez-Porzay : la chapelle Sainte-Anne-la-Palud est la plus imposante chapelle de pèlerinage du Finistère au 19e siècle ; le pardon est encore l´un des plus importants. Située en bord de côte dans un site est remarquable (Cf. Fig. 45).

    - Ploudalmézeau : église de Portsall construite d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic en 1860 et agrandie au 20e siècle. Elle possède un plan atypique et rare à deux vaisseaux, l´un est couvert de lambris et l´autre possède une charpente apparente. Sa construction montre le développement économique et démographique de Portsall au 19e et au début du 20e siècles. Elle est située dans un site côtier, au fond d´une anse (Cf. Fig. 46).

    - Ploudiry : église paroissiale Saint-Pierre située dans son enclos. Il s´agit d´une des premières restaurations de l´architecte Joseph Bigot qui a su conserver les parties anciennes en les intégrant dans une création du 19e siècle. L´église possède un ossuaire richement sculpté et un lambris peint. L´édifice est partiellement classé et partiellement inscrit M.H. (Cf. Fig. 47).

    - Plougonvelin : chapelle Notre-Dame-des-Grâces à Saint-Mathieu ; même si, architecturalement, elle ne présente que peu d´intérêt, elle se trouve dans un site remarquable, en bord de côte et près d´une abbaye en ruines, d´un phare, de croix monolithes et d´une porte monumentale du 14e siècle (Cf. Fig. 48).

    - Plouguerneau : église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, reconstruite d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot en 1847 (le style néo-classique). Le clocher servait d´amer jusqu´en 1869. Les lambris peints et décorés de la nef et de la sacristie sont remarquables tout comme l´enduit peint (motifs floraux) (Cf. Fig. 49).

    - Plouigneau : église paroissiale Saint-Ignace reconstruite d´après les plans de l´architecte Théodore Boyer puis par l´architecte Ernest Le Guerrannic, selon le style le plus en vogue de l´époque : le néo-gothique. L´édifice possède l´un des plus beaux lambris peint (motifs floraux) du Finistère, ainsi qu´un chevet de type Beaumanoir inspiré des 15e et 16e siècles qui montre la persistance de cette spécificité architecturale héritée du passé (Cf. Fig. 50).

    - Port-Launay : église paroissiale Saint-Nicolas construite d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot entre 1854 et 1858, d´inspiration néo-classique, comme l'église paroissiale de Plonéour-Lanvern. L´élévation ouest et le clocher sont édifiés dans le style néo-Renaissance comme à Plouvien et à Saint-Pierre-Quilbignon. L'unité du lieu est remarquable, l´édifice est un élément d'urbanisme planifié s'intégrant au sein d'une place aménagée à la même époque (Cf. Fig. 51).

    - Quimperlé : l´église paroissiale Sainte-Croix, presque intégralement reconstruite en 1868 par les architectes Joseph et Gustave Bigot, est le chantier de reconstruction le plus important en Bretagne au 19e siècle. Elle demeure un témoin exceptionnel de l´architecture romane en Bretagne. Avec l´ancienne église de Lanleff (Côtes-d´Armor), certes bien plus modeste, elle est en région l´unique édifice religieux conçu suivant un plan centré qui se réfère au Saint-Sépulcre de Jérusalem (Cf. Fig. 52).

    - Rosporden : l´église paroissiale Notre-Dame, partiellement classée, est intéressante dans la mesure où elle permet saisir la juxtaposition de deux campagnes de construction (16e et 19e siècles) (Cf. Fig. 53).

    - Taulé : église paroissiale Saint-Pierre, construite ex-nihilo d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic en 1904, d´inspiration néo-romane. Elle est située en face de l´ancienne église en ruines. Homogène, elle est remarquable par la qualité de son parement en pierre de taille de schiste, par les deux sacristies hors-oeuvre et par son caractère sombre, austère et sec, représentatif du style architectural du 19e siècle (Cf. Fig. 54).

    - Trégarantec : église paroissiale Saint-Théarnec, reconstruite en 1891 d´après les plans de l´architecte Ernest Le Guerrannic qui prend le parti de conserver l´ancien clocher qu'il décentre par rapport au reste de l´édifice (comme à Tréouergat, 1902). Le style est éclectique. L´édifice est situé dans un enclos avec cimetière, calvaire, croix et stèles (Cf. Fig. 55).

  • Liste des édifices religieux publics 1905-1980.

    19 édifices sur 72 construits ou reconstruits au 20e siècle appartiennent aux communes (les numéros entre parenthèses indiquent la référence de la fiche de l´édifice dans la base Mérimée) :

    - Bénodet : église paroissiale Notre-Dame, 1968, Pierre Brunerie architecte ;

    - Botmeur : église paroissiale Saint-Eutrope, 1909, Charles Chaussepied architecte, restaurée et consacrée le 25 mars 1935 ;

    - Brest : - église paroissiale Saint-Louis, 1958, Michel, Perrin, Péron, Lacaille et Weisbein architectes ; église paroissiale Saint-Jean, 1956, Bévérina architecte ;

    - Camaret : église paroissiale Saint-Rémi, 1930, Philippe architecte ;

    - Clohars-Carnoët : chapelle de Doëlan ou de Sainte-Anne, 1951, Pierre Brunerie architecte (IA29000606) ;

    - Crozon : chapelle de Morgat, 1957-1958, Yvinec architecte et chapelle Saint-Laurent, à Tal-ar-Groaz 1950, Philippe architecte ;

    - Gouézec : chapelle de Pont-Coblanc, ancien local de carriers aménagé en chapelle en 1951 agrandie en 1957 ;

    - Guipavas : église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, 1955, sauf porche nord (1563), Michel architecte ;

    - Hanvec : chapelle de Toulboen, 1942 ;

    - Ile de Sein : chapelle Saint-Corentin, 1972 (IA00006209) ;

    - Morlaix : chapelle Notre-Dame-des-Anges, 1954, Lionel Heuzé architecte ;

    - Plougasnou : chapelle Saint-Sébastien, à Kermouster, rebâtie en 1902, (propriété de l´Etat) ;

    - Plougoulm : église paroissiale Saint-Colomban, 1909-1910, Charles Chaussepied architecte (IA00064849) ;

    - Pont-de-Buis-Lès-Quimerc´h : église paroissiale Sainte-Barbe ; 1910, Charles Chaussepied architecte (IA29000042) ;

    - Roscanvel : église paroissiale Saint-Eloi reconstruite en 1957 par Philippe architecte ;

    - Telgruc : église paroissiale Saint-Magloire, 1951, Jacques Lachaud architecte.

    Liste des édifices du culte protestant

    - Brest : église réformée, 36 rue Voltaire, 29200 (édifice public ?) ;

    - Lechiagat : église protestante, rue Quideau, 29730 ;

    - Douarnenez : église protestante baptiste, 9 rue Paugam, 29100 ;

    - Quimper : église réformée de France, 10 rue Kergariou, 29000 (1847, édifice public) ;

    - Plounévézel : centre missionnaire, Coatilouarn, 29270 ;

    - Morlaix : église réformée, 32 rue de Paris, 29600 ;

    - Lesconil : église protestante, rue Jean Jaurès, 29940.

    Liste des édifices cultuels juifs

    - Brest : synagogue et centre communautaire, 40 rue de la République, 29200.

Références documentaires

Bibliographie
  • BAYLE, Jeanne, L´architecte quimpérois Joseph Bigot , dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1977, p. 220-275.

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  • CARON, J.-C., La France de 1815 à 1848, Paris, A. Colin, 1993, 190 p.

  • CASTEL, Yves-Pascal, Patrimoine sacré en Bretagne, Coop Breizh, 2006, 207 p.

  • COUFFON, René, LE BARS, Alfred, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper : Association Diocésaine, 1988, 552 p.

  • CROIX, Alain, VEILLARD, Jean-Yves, Dictionnaire du patrimoine breton, 2e éd., Apogée, 2001, 1111 p.

  • CROIX, Alain, Bretagne Images et Histoire, Apogée, Presses Universitaires de Rennes, 1996, 223 p.

  • FOUCART, Bruno, HARMON, Françoise (dir.), L´architecture religieuse au XIXe siècle, Presses de l´Université de Paris-Sorbonne, 2006, 363 p.

  • HALLEREAU, Isabelle, Clergé, archéologie et patrimoine au XIXe siècle : l´exemple de l´abbé Jean-Marie Abgrall (1846-1926) et du diocèse de Quimper, Mémoire de DEA, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, UFR Histoire de l´art, dir. Poulot Dominique, 2004, 249 p.

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  • LAGREE, M., Religion et cultures en Bretagne (1850-1950), Paris, Fayard, 601 p.

  • LE GALLO, Y. (dir.), Le Finistère de la préhistoire à nos jours, Editions Bordessoules, Saint-Jean-d´Angély, 1991, 591 p.

  • LENIAUD, Jean-Michel, Les cathédrales au XIXe siècle, Etude du service des édifices diocésains, Caisse Nationale des monuments historiques et des sites, Economica, coll. Histoire, 1993, 984p.

  • LENIAUD, Jean-Michel, Vingt siècles d´architecture, CNDP, 2007, 205 p.

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  • SABATIER, Benjamin, Les reconstructions d´églises paroissiales à Concarneau au XIXe et XXe siècles (1802-1997), Mémoire de Maîtrise d´Histoire contemporaine, Université de Bretagne Occidentale, dir. Cloître Marie-Thérèse, 1999, 225 p.