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Les croix monumentales et calvaires sur la commune de Plounéour-Ménez

Dossier IA29002930 réalisé en 2007

Fiche

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Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationscroix monumentale, calvaire
AdresseCommune : Plounéour-Ménez

Si les chronogrammes relevés (1540, 1554, 1557, 1566, 1607, 1626, 1641, 1679, 1896, 1899, 1900, 1912) révèlent des réalisations remontant pour un tiers aux 16e et 17e siècles, on constate aussi un arrêt marqué au 18e siècle, puis un renouveau minoritaire autour de 1900. En absence de décors portés et en raison des remaniements intervenus au cours du temps, les datations principales ne sont pas toujours aisées à établir. Certaines croix (le Cleuz, Lile) semblent remonter au moins au 15e ou 16e siècle. Une partie du calvaire 2 du bourg (1641), vraisemblablement une oeuvre de commande d´une famille noble, les Le Scanff, est une création du sculpteur Roland Doré ou de son atelier. Issus du monde rural, les commanditaires sont, pour l´essentiel, des prêtres ou des paysans souvent à la tête des affaires de la paroisse (fabrique). Au moins cinq croix (Guirhoël, Keradalan, Kerfrec, Kerguz 1, Lesménez) ont été réalisées à l´initiative d´un prêtre, dans une période marquée par l'essor économique lié à l´artisanat de la toile.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Auteur(s)Auteur : Doré Roland sculpteur

Parmi les 24 croix monumentales et deux calvaires localisés, 23 ont fait l'objet d'un dossier individuel. Seule la croix située à Clostrou, provenant vraisemblablement de l´ancienne chapelle de Saint-Clou et remontée à l´époque contemporaine, a été traitée en partie constituante du hameau. Une croix de chemin et les vestiges d´un calvaire, inclus dans une propriété privée, ont été exclus du recensement. Trois croix localisées lors de l´enquête de 1980 n´ont pas été retrouvées (Pont-Glaz, Lanhéric, le Relec). Trois croix non mentionnées dans l´enquête de 1980 ont pu être localisées (Keradalan, Lile, Clostrou). Ce nombre élevé est en rapport avec l´étendue du territoire paroissial. C´est la partie centrale de la commune allant d´est en ouest qui présente les récurrences les plus élevées, plus particulièrement au bourg et à l´ouest de celui-ci. Une présence plus diffuse apparaît autour de l´ancienne abbaye cistercienne du Relec, à l´est. La partie sud de la commune (contreforts des monts d´Arrée) ainsi que le secteur nord-est couvert par le bois de Coatlosquet, en sont dépourvus. Marquant souvent les anciennes voies de communication, les croix de chemin sont largement majoritaires. Un certain nombre d´oeuvres a été déplacé, notamment lors des aménagements successifs des réseaux routiers. Sur le cadastre de 1837 figurent des croix aujourd´hui disparues (Leinhanvec, Pont Glaz, la Chaussée). Parmi les matériaux utilisés, on observe un recours prépondérant au granite pour les fûts alors que les parties sculptées sont en général en kersantite. La croix dite « Croas Ar Banten » (bourg) et celle de Guernigou portent, adjonctions tardives, de moulages de Christ en fonte. En ce qui concerne la typologie des oeuvres en pierre, on peut distinguer trois cas de figures : neuf croix frustes et sans décor (le Cleuz, Dividou, Goasmelcun, Kerguz 1 et 2, Kernélec, le Relec, Saint-Divy, Ty Nevez 2), treize croix avec décor sculptés représentant, pour l´essentiel, un Christ en croix avec ou sans Vierge à l´Enfant, parfois associés à des saints, et deux grands calvaires personnages (bourg).

Mursgranite
kersantite
schiste
Décompte des œuvres repérés 24
étudiés 23

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Finistère, 34 J 58. Fonds Le Guennec.

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.

    p. 265-267