Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les chapelles de la commune de Parigné

Dossier IA35130987 réalisé en 2013

Fiche

La commune de Parigné comptait six chapelles autrefois, seules trois subsistent encore aujourd'hui.

La chapelle Saint Roch

Cette chapelle située près du village de Seye a été bâtie par les paroissiens en 1625, à la suite d'un vœu qu'ils avaient fait à l'occasion d'une épidémie, mais elle fut réédifiée en 1774. C'est ce que nous apprend l'inscription suivante, placée au-dessus de l'autel : "Haec sacra oedes voti pro pestilentia monumentum extructa a paroecis, anno 1625. Sumptibus corum prope reoedificata fuit anno 1774". Les paroissiens de Parigné construisent la chapelle Saint-Roch afin d'arrêter l'épidémie de peste qui sévit dans ce deuxième quart du 17e siècle. Saint Roch est en effet très souvent invoqué pour suspendre l'avancée de ce fléau, et de nombreuses chapelles sont érigées sous ce patronage en Bretagne au 17e siècle pour conjurer les grandes épidémies. En 1774, la chapelle est reconstruite. Depuis ce temps-là, le dimanche qui suit le 15 août, une messe est célébrée.

On remarque dans cette chapelle la vieille statue en granite de Notre-Dame trouvée dans les fondations de l'église de Parigné ; elle est honorée sous le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Garde et représente la Saint Vierge assise tenant l'Enfant-Jésus sur ses bras, deux statues de bois. On trouve aussi la statue de saint Sébastien et celle de saint Roch ; cette-dernière fut enfouie en terre, ainsi que la cloche, pendant la Révolution, par un paroissien du nom de Tumoine, qui habitait à Terrouais pour empêcher leur destruction. On trouve également un reliquaire en bois du style Louis XIV qui renferme des reliques de saint Faustin.

Un petit balcon placé sur la façade et ouvrant sur une tribune permettait d'y prêcher car l'édifice est trop petit pour contenir tous les assistants.

Saint-Martin du Boisguy

Cette chapelle est une construction du 15e siècle, accolée à l'extrémité orientale du château de ce nom. Son chevet droit offre une fenêtre flamboyante bouchée par un retable du 18e siècle, et sa porte est également de style ogival fleuri. Valentin Gravereau en 1722, et Nicolas Huart en 1789, furent chapelains du Boisguy, présentés l'un et l'autre par le seigneur du lieu. On allait autrefois en procession des Rogations à cette chapelle.

La chapelle dédiée à saint Martin, longtemps dépendance agricole, est retournée à sa vocation première. A l’entrée, une plaque commémorative rappelle aux visiteurs l’engagement des trois frères, Aimé, Guy et Louis du Boisguy.

La chapelle de la Tendrais

La chapelle de la Tendrais maintenant de la Villegontier, se trouve près de cet ancien manoir de la Tendrais, reconstruit sous le nom de la Villegontier ; elle est isolée dans le fort joli parc qui entoure le château et se compose d'un simple rectangle ajouré d'ouvertures ogivales. Elle fut construite probablement construite au 16e siècle. les murs sont percés de quelques gracieuses ouvertures : le portail que surmonte un motif décoratif et une fenêtre à deux arcades, sont particulièrement remarquables. Cette chapelle était fondée au 18ème siècle d'une messe par semaine et dotée d'une pièce de terre sise à Bonabry, près Fougères. En 1790, M. Vincent la desservait aussi bien que la suivante. Cette chapelle, bien entretenue, avait encore un chapelain naguère.La chapelle est en grand appareil et présente une porte en plein que surmonte une fenêtre en arc brisé à un meneau.

La chapelle de la Villegontier

La chapelle de la Villegontier, bâtie près du vieux manoir de ce nom, était à l'origine fondée de deux messes par semaine. Michel Rougeul en 1652, et N... Vincent en 1790, en étaient chapelains. Ce dernier déclara jouir d'une maison et d'une terre estimées 75 livres de rente.

Cette chapelle n'existe plus.

Saint Fiacre des Acres

Bâtie près du château du même nom, cette chapelle fut fondée en 1659 de deux messes par semaine, le dimanche et le jeudi. En 1735, Marie-Gillette Guérin, dame de Saint-Brice, se trouvant à son château des Acres, présenta Gilles Touchard pour desservir cette chapellenie.

La chapelle des Acres, interdite vers 1770, n'existe plus.

La chapelle du Sollier

La chapelle du Sollier est mentionnée dans l'aveu que rendirent au dauphin duc de Bretagne, en 1540, François de Channé et Bertranne de Porcon, sa femme, pour leur seigneurie du Sollier. Le manoir et la chapelle du Sollier sont tombées en ruine depuis longtemps.

Aires d'études Pays de Fougères
Dénominations chapelle
Adresse Commune : Parigné
Période(s) Principale : 15e siècle, 16e siècle, 18e siècle

Références documentaires

Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

  • ORAIN, Adolphe. Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine. Rennes : imp. A. Le Roy, 1882.

  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929

  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.