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Les bâtiments publics sur la commune de Rimou

Dossier IA35049514 réalisé en 2011

Fiche

La mairie est un bâtiment construit au 19e siècle à l’emplacement du manoir de la cour de Rimou. C’est dans cette cour, sous une tente, que fut servi le banquet lors de l’inauguration du monument de la République le 14 octobre 1906. La Marseillaise fut chantée par les 800 convives et les discours furent largement commentés et repris par la presse de l’époque. Journaux et articles en question ont été publiés dans « Rimou en 1906 ».

En 1906, le projet qui retient l'attention de la municipalité est la construction de la nouvelle école de garçons. Le conseil décide de faire bâtir cet édifice au bas du bourg, près de la croix du presbytère, entre le chemin de Saint-Rémy-du-Plain et celui de Vilhaudreux. Pour ce faire la commune acquiert le terrain et retient le devis de Mauxion, architecte voyer à Dinan. Les travaux sont achevés en décembre 1908. Cependant, dès 1833, les autorités rimoises considèrent « que l’instruction publique est le premier de tous les avantages pour un pays libre » et ils s’en donnent les moyens en réquisitionnant la maison de M. Héron, située dans une ruelle menant à la butte du Châtel et au moulin, pour y aménager l'école et le logement de l'instituteur. En 1846, l'école est agrandie pour y recevoir la mairie.

Arrivées en 1856 les religieuses de l’Immaculée Conception quittèrent Rimou en 1906. Elles « n’auraient pas fait longtemps opposition à l’instituteur laïc étant donné l’esprit jacobin des Rimois », selon le livre de la paroisse. Après cet événement, Rimou n’aura plus qu’une école laïque, une exception dans le canton d’Antrain, voire de l’arrondissement de Fougères. A cette époque les instituteurs faisaient apprendre l’histoire de Rimou à l’aide du livre de François Dépassé intitulé "Les Fastes de Rimou".

Le logement de l'instituteur et l'ancienne mairie se situe au premier plan, au fond il s'agit des bâtiments réservés à l’école.

Contrairement aux communes voisines, Rimou s'est toujours distingué par un attachement indéfectible à la République. Les événements de la Révolution permettent d'exprimer cette singularité et cette homogénéité de la mentalité rimoise : pendant la chouannerie, Rimou résiste aux guérillas par idéal républicain, et Marie Collin, héroïne locale, sauve des exactions contre-révolutionnaires son vieux père en le transportant sur son dos sur plusieurs lieues. Pour honorer les rimois qui votaient régulièrement à plus de 95% pour les républicains, le comité d’union républicaine de l’arrondissement de Rennes présidé par M. Janvier, se constitua pour offrir à la commune un monument portant statue de la République en 1906. Il fut inauguré le 14 octobre lors d’une fête qui réunit 5 à 6000 républicains. Les rimois s’approprièrent la statue en la nommant Marie Colin, héroïne des combats contre les Chouans et les conscrits instituèrent la tradition d’y poser chaque année pour une photo. Fin 1942, le monument fut mis à mal par des "collabos" et le buste emporté. Très vite le monument fut remonté et une Marianne en plâtre prit la place du buste volé. Un nouveau buste fut inauguré le 27 septembre 1947.

Aires d'études Pays de Fougères
Dénominations mairie, école, presbytère
Adresse Commune : Rimou
Période(s) Principale : 19e siècle
Toits ardoise
Décompte des œuvres repérés 4
étudiés 0

Références documentaires

Bibliographie
  • Patrimoine écrit d'Ille-et-Vilaine : Les Fastes de la République. Monographie de la commune de Rimou ou admirable conduite de Marie Colin, de Gilles Trébourg, de l'abbé Macé en 1795 et 1796. Par Victor Chapellière Instituteur public. Rennes : Conseii général d'Ille-et-Vilaine, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2008.