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Le patrimoine religieux sur l'île de Ouessant

Dossier IA29010119 réalisé en 2014

Le patrimoine religieux bâti de l'île de Ouessant est assez récent : l'église paroissiale est de 1860, la chapelle Notre-Dame de Bon voyage à Locqueltas (1884), et de Notre-Dame d'Espérance à Kerber (1851). Seule la chapelle du cimetière est du 18e siècle (1778). Quant à la chapelle Saint-Guénolé on devine quelques pierres.

Ouessant comptait de nombreuses chapelles répertoriées sur plusieurs cartes des 17e, 18e et 19e siècles. Plusieurs, désaffectées après la Révolution, ont servi de casernement avant de disparaître. Le plan, établit par le Génie militaire (Atlas des bâtiments militaires des places de France, 1846), précise que 14 hommes peuvent être logés dans la chapelle Saint-Nicolas, 26 dans la chapelle Saint-Pierre, 22 dans la chapelle Saint-Michel (détruite lors de la construction du fort Saint-Michel), 14 dans la chapelle Saint-Guignolet (Guénolé) et 12 dans la chapelle Saint-Hylarion.

L'île compte de nombreuses croix de chemin, en bois ou en pierre, situées en limite de hameaux ou en bord de sentiers côtiers qui marquaient le parcours des processions. Parfois ce sont des roches qui ont été gravées de croix. La croix de chemin du Reun est située à l'emplacement de la chapelle Saint-Hilaire (indiquée ruinée sur le cadastre de 1842, la croix était situé au sud de la parcelle). Les noms des parcelles environnantes attestent de l'existence ancienne de la chapelle : Mez ar coz chapel, prat ar chapel, liors saint hilarion, liors ar chapel. A l'emplacement de la chapelle Saint-Nicolas se trouve aujourd'hui une croix (Goubars).

Dans l'enceinte du cimetière, il est à signaler le petit édicule érigé en 1868 à la mémoire des disparus en mer. On y déposait "la proëlla", "petite croix de cire blanche qui remplace le cercueil et que le plus proche parent porte à l'église sur un coussin recouvert d'un linge fin. Après l'office des Trépassés, la petite croix est déposée dans un coffret funéraire près de l'autel" avant de rejoindre le cimetière. Cette cérémonie religieuse, décrite par Odette de Puigaudeau, est pratiquée jusqu'en 1962 pour apporter une sépulture à ceux perdus en mer dont le corps n'est pas retrouvé (cérémonie de substitution dont on trouve trace en 1734 sous la forme latine de proilla).

Le cimetière des Anglais : enclos constitué des murets (restaurés en 2010). Ce cimetière reçoit les corps des naufragés identifiées comme non catholiques.

Les intérieurs ouessantins dotés de statuettes de la Vierge et d'images pieuses sont aussi à intégrer au patrimoine religieux.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations chapelle, église, église paroissiale, croix monumentale
Adresse Commune : Ouessant
Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle

Références documentaires

Bibliographie
  • Odette, du PUIGAUDEAU. Grandeur des îles. Ed. Juillard, 1989.