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Le patrimoine religieux de la commune de Châteaulin

Dossier IA29005587 réalisé en 2013

La commune de Châteaulin présente la particularité de posséder deux églises pour une seule paroisse. Cette situation a ses racines dans l’histoire religieuse de la cité au Moyen Âge. Sur la colline de la rive gauche, se dresse l’église Notre-Dame, à proximité du château des comtes de Cornouaille dont elle constituait la chapelle. Si ses parties les plus anciennes remontent à la fin du XIIIe siècle, elle doit pourtant l’essentiel de sa silhouette aux campagnes de travaux de la fin de l’époque gothique et de l’âge classique. En face, sur le coteau de la rive droite, les bénédictins de Landévennec avaient fondé anciennement un prieuré sous le vocable de Saint-Idunet, disciple de saint Guénolé. Les deux fondations en vinrent à se concurrencer au début du XVIIIe siècle, lorsque le prieur dom Jouan de Villejouan réclama en 1715 le titre d’église paroissiale en faveur de l’église du prieuré, mettant notamment en avant l’état de délabrement de Notre-Dame, et l’évêque de Quimper jeta l’interdit sur cette dernière. Le tribunal royal de Rennes trancha la controverse en 1724 en statuant que Saint-Idunet était l’église paroissiale de Châteaulin, mais que Notre-Dame pouvait être restaurée en tant que chapelle de secours.

Cette décision imposa l’agrandissement de l’église du prieuré, dont le chevet fut reconstruit à partir de 1778. En 1835, l’architecte diocésain Joseph Bigot proposa d’harmoniser les parties anciennes et récentes en un édifice d’esthétique générale néoclassique dominé par un clocher monumental. Ce projet ne fut mis à exécution qu’une trentaine d’années plus tard, sous la conduite du même architecte, mais dans le style néogothique qui prévalait désormais. Consacrée en 1869, l’église prend place parmi les réalisations les plus réussies du Second Empire dans le département. Quant à Notre-Dame, classée parmi les monuments historiques en 1914, elle était dès lors l’objet des soins de ce service tant pour son gros œuvre que pour son mobilier.

Le patrimoine religieux de la commune comprend en outre deux chapelles : Saint-Compars à Lospars, reconstruite en 1700, et Notre-Dame à Kerluan, bâtie entre le 16e et le 18e siècle. Il faut en revanche déplorer la disparition, ancienne, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, à Kerjean, qui dépendait des Hospitaliers de La Feuillée, et celle, toute récente, de la chapelle de l’hospice, aménagée après 1689, dans une dépendance de la maison donnée à l’établissement par Urbain de Kerstrat.

Si la chapelle construite en 1887 par les Frères de Ploërmel pourl’école Saint-Louis n’est qu’une modeste réalisation néogothique, il n’en va pas de même de la chapelle du juvénat Notre-Dame – dépendant de la même congrégation – qui fut consacrée en 1964. Elle réunit en effet quelques-uns des protagonistes du grand chantier de Saint-Louis de Brest (l’architecte Yves Michel, le maître-verrier Maurice Rocher et le sculpteur Kaeppelin) et s’impose comme une des plus heureuses créations de l’art sacré des années 1960.

Le dossier, issu de l'enquête de 1967, traitant du patrimoine religieux de la commune de Châteaulin, est joint au présent dossier électronique.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations église, chapelle, croix monumentale, calvaire
Adresse Commune : Châteaulin

Références documentaires

Bibliographie
  • PORTIER, Jean-Pierre. Trésors du patrimoine dans le pays de Châteaulin et du Porzay. Impr. SOFAG, Le Faou, 2012.