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Le patrimoine maritime culturel de la commune de Camaret-sur-Mer

Dossier IA29004014 réalisé en 2006

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Aires d'études Bretagne
Adresse Commune : Camaret-sur-Mer

La commune de Camaret-sur-Mer se trouve à l´extrémité occidentale de la presqu´île de Crozon, à l´ouest de la commune du même nom. Le port et le bourg de Camaret se sont développés, dans la partie septentrionale de la commune, sur une côte basse, au fond de l´anse de Camaret, protégée de la houle par un sillon de galets. Camaret, Kameled en breton, signifie d´ailleurs port courbe. Plus à l´ouest, la côte à falaises est entrecoupée par de petites criques, dont l´anse de Pen-Hat entre les pointes du Toulinguet et de Pen-Hir. Sur les hauteurs dominant cette baie, on trouve, au lieu-dit Lagatjar, des vestiges néolithiques, traces anciennes d´occupation humaine, et les villas de la Montagne, où ont séjourné des peintres et autres artistes. La côte à falaises du sud de la commune, entre la pointe de Pen-Hir et l´anse de Dinan, est inhabitée à l´exception du hameau de Pen-Hir, au fond de la baie sableuse éponyme. Plusieurs villages, parmi lesquels Kermeur, Lambézen et Lannilien, se sont également développés sur le plateau haut d´une cinquantaine de mètres.

Camaret-sur-Mer comptait 2 618 habitants en 2004, ce qui en fait la deuxième commune de la presqu´île de Crozon, même si la décroissance de la population y est rapide (- 10,7 % entre 1990 et 2004 ; source INSEE). Enclavée à l´extrémité de la presqu´île, elle se trouve éloignée des grands axes de circulation et des centres urbains (à une heure de Brest et Quimper, une demi-heure de Châteaulin). La commune se compose de différents ensembles géographiques : un espace portuaire (lui même subdivisé entre la zone d'activités du sillon, les fronts portuaires Toudouze, du Styvel et Kléber, le quartier maritime du Notic et la zone portuaire Téphany), un bourg d'arrière-côte, un ensemble balnéaire isolé et différents héritages mono-fonctionnels isolés, essentiellement liés à la défense militaire de la côte (voir documents 1, 2 et 3).

La présence d´hommes sur son territoire est attestée depuis le Mésolithique (alignements de Lagatjar au Néolithique, talus du cap barré du Toulinguet datant de l´Âge du Fer, voie gallo-romaine). Le village ne se développe réellement qu´à partir du 10e siècle avec l´essor du cabotage et l´installation d´un port de relâche et d´abri en raison des facilités d´accès et de sa position stratégique à l´entrée de la Rade de Brest. Pour cette raison, les troupes anglo-hollandaises tentèrent ainsi un débarquement, le 18 juin 1694, à proximité du port, repoussé par les troupes royales et les miliciens gardes-côtes, aidés par la population camarétoise. La pêche côtière va devenir progressivement la principale activité économique et va permettre le développement du port et du bourg, en arrière de celui-ci. Au début du 19e siècle, quatre hameaux composent Camaret : le sillon, encore naturel, et sur lequel n´ont été bâties que la chapelle de Rocamadour en 1527 et la Tour Vauban en 1696, le hameau isolé du Styvel à l´amorce du cordon de galets, le quartier de pêcheurs et d´armateurs du Notic, séparé du précédent par la pointe rocheuse de Beg ar Gac, et le bourg, petit groupe de maisons massées autour de l´église Saint-Rémi, à l´ouest de l´étang de Prat ar Pont qui commence à être comblé. A cette époque, Camaret est un port sardinier de moyenne importance. Les sardines pêchées sont d´abord pressées, puis préparées à l´huile dans des conserveries dans la seconde moitié du 19e siècle. Parallèlement à cette activité de pêche, les caboteurs apportent du bois, de la rogue (appât pour la pêche), du sel, de l´alcool et repartent avec des matériaux et produits de la pêche et de l´agriculture. A la fin du 19e siècle, de l´huile d´olive et du métal pour les boîtes de conserves sont également débarqués à Camaret. Les chantiers de construction navale sont également nombreux. Afin de faciliter le développement de ces activités portuaires, un mur de défense en maçonnerie est construit entre 1813 et 1815 le long du Sillon par le Génie Militaire. En 1845, le quai Toudouze est également bâti sur le port par les services de l´Etat et remplace les installations précaires installées auparavant par les marins. La construction de nouvelles maisons le long du quai ne permet pas de répondre à l´afflux massif de paysans venant travailler à Camaret dans les chantiers navals et les conserveries. Le hameau du Styvel commence à se développer malgré un accès qui reste difficile.

A partir du début du 20e siècle, la raréfaction des sardines amène les pêcheurs à se diversifier. L´activité portuaire se tourne progressivement vers la pêche aux langoustes et aux homards jusqu´à ce que celle-ci devienne l´essentiel de l´activité du port au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Les prises s´effectuent tout d´abord au large de la Cornouailles anglaise, puis progressivement les zones de pêche s´étendent jusqu´au large du Portugal, des îles britanniques, puis des côtes africaines. De nouvelles embarcations plus robustes et adaptées à ce type de pêche hauturière sont construites à Camaret pour répondre aux besoins des pêcheurs.

Aujourd´hui, le port de Camaret est essentiellement utilisé pour la pêche côtière et la réparation navale. L´intérêt architectural de la vieille ville, construite entre le 17e siècle et le 19e siècle, le cachet du front portuaire, ainsi que la beauté sauvage des falaises de grès et de quartzite de la pointe de Pen-Hir, hautes de 60 m, font de Camaret-sur-Mer un site touristique prisé des estivants visitant la presqu´île. La commune fait également partie du Parc Naturel Régional d´Armorique, deuxième parc à avoir été créé en France en 1969, qui a notamment vocation à valoriser le patrimoine naturel et culturel. La faune et la flore sont également protégées, notamment par la création d´une réserve ornithologique aux Tas de Pois, îlots prolongeant la pointe de Pen-Hir, ou les protections apportées à la lande détruite par l´érosion pédestre des touristes.

Le patrimoine culturel maritime, particulièrement riche et diversifié à Camaret, mérite également d´être préservé. Les fortifications littorales, les infrastructures portuaires anciennes, les bâtiments ayant abrités des populations littorales (Abri du Marin, maisons d´armateurs, de pêcheurs ou de peintres), ceux liés aux activités passées de constructions navales, de pêche à la sardine ou aux langoustes (ateliers, conserveries...) sont encore souvent utilisés de nos jours. Cependant, certains de ces éléments patrimoniaux semblent plus vulnérables que d´autres et exigent une attention particulière.

Sites de proctection zone de protection

Annexes

  • RECOMMANDATION DE L'OBSERVATOIRE DU PATRIMOINE MARITIME CULTUREL :

    Site de défense à l´entrée de la rade de Brest, port de pêche sardinier, puis premier port langoustier d´Europe, le port de Camaret-sur-Mer présente un grand intérêt patrimonial au plan de la défense militaire des côtes, de la pêche et de la construction navale qui lui fut liée.

    C´est un port relativement bien conservé dans son aspect hérité de la période fin du 19e-début du 20e siècles, possédant deux édifices classés sur le Sillon : la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour et la tour Vauban. C´est aussi un port actuellement en rapide transformation.

    Le changement d´usage de cet espace, devenu presque exclusivement récréatif, touristique et plaisancier, allié à la forte pression foncière s´exerçant actuellement sur les littoraux et les petits ports jugés « pittoresques », induit des menaces sur le capital patrimonial de cet espace.

    Dans le dessein de promouvoir Camaret-sur-Mer en haut lieu patrimonial de la défense littorale et de la pêche artisanale à la langouste, il est nécessaire, non seulement de conserver ce port dans son état actuel, mais de le restaurer et de l´aménager dans l´esprit qui a présidé aux constructions de la période de son essor économique et démographique maximum lié à la pêche.

    Compte tenu de la richesse de ses héritages maritimes et des qualités paysagères de ce port qui sont unanimement et internationalement reconnues, l´objectif global qui préside à l´élaboration des recommandations énoncées par l´Observatoire du patrimoine maritime culturel est de démontrer que Camaret-sur-Mer est à la fois un site remarquable de défense et le type même de petit port breton développé avant les mutations des années 1960.

    Aussi, d´un point de vue de la mise en valeur patrimoniale globale du site, il importe de ne pas se limiter à sa seule fonction historique de défense (qui vient d´être internationalement reconnue par le classement patrimoine de l´humanité de la Tour Vauban en 2008) mais d´élargir protection et mise en valeur patrimoniale à l´ensemble du site portuaire, depuis le Sillon jusqu´au quai Téphany. Le port de Camaret s´est en effet développé quasi totalement, depuis 17e siècle, sous l´impulsion conquérante de l´activité de pêche. Il est donc important de promouvoir Camaret-sur-Mer en tant que tel et de s´attacher à le restaurer et à le faire évoluer dans sa qualité de port de pêche pour lui donner aussi dans ce domaine la dimension européenne patrimoniale qui lui revient incontestablement. L´économie touristique et résidentielle qui prévaut aujourd´hui aurait tout à y gagner. Dans un esprit de développement durable, les héritages culturels liés à la pêche certes moins prestigieux que ceux liés à la défense, mais qui ont créé l´espace portuaire que nous connaissons aujourd´hui, au lieu d'être détruits ou ignorés, doivent être considérés, entretenus et mis en valeur, comme autant d´atouts techniques, historiques et paysagers, d´intérêt aussi fondamental que l´héritage défensif majeur de la Tour Vauban. C´est donc sur ce double héritage militaire et halieutique que les décideurs doivent construire l'avenir de ce lieu à la fois unique et exemplaire.

    Dans cet objectif, plusieurs types de recommandations d´ensemble peuvent être faites, en particulier pour la zone portuaire et son bourg d´arrière-côte (voir document 6).

    La principale recommandation est d´interrompre la logique de réaménagement au coup par coup qui prévaut actuellement, pour privilégier la restauration de l´existant au plus près de l´esprit portuaire de Camaret-sur-Mer au moment du plus fort dynamisme de la pêche (1840-1960). Pour éviter une banalisation du port de Camaret, une politique d´aménagement avec une réelle perspective d´ensemble doit être conduite par la municipalité. Plusieurs outils sont disponibles. Dans un premier temps de protection, le Plan Local d´Urbanisme, actuellement en cours d´élaboration, pourra être enrichi d´un volet patrimonial à la hauteur de la qualité exceptionnelle des héritages maritimes du site, en utilisant l´article L123-1-7 du code de l´urbanisme sur la « protection paysagère ». Cet article intègre la notion de protection paysagère, en permettant d´identifier et de localiser les éléments de paysage et de délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou écologique et de définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection. Dans un second temps et en complément impératif à cette première mesure, la commune de Camaret-sur-Mer devra mettre en place une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP), afin de donner la cohérence et l´efficacité nécessaires à un projet d´ensemble destiné à aménager et à promouvoir le site sur le long terme.

    En parallèle, l'établissement d'une charte municipale de mise en valeur portuaire est souhaitable pour l´ensemble camarétois. Cette charte devrait comprendre un chapitre de recommandations précises adaptées à chaque partie du front portuaire urbanisé, incluant des recommandations concernant l´habillage des devantures de magasins, le dispositif des enseignes publicitaires et plus largement le mobilier urbain. Elle devrait également produire des recommandations pour la réorganisation de l'ensemble de la circulation automobile et piétonnière sur le site. De cette façon, l´exemple de Camaret-sur-Mer peut servir à une réflexion générale sur une charte des petits ports bretons d´intérêt patrimonial.

    En particulier, pour parvenir à inscrire Camaret-sur-Mer dans une logique d´aménagement à long terme, il convient de :

    - Mettre en valeur de façon spécifique le quartier historique du Notic dans sa partie intérieure, construite essentiellement aux 17 et 18e siècles, actuellement délaissé. Un projet global de restauration des édifices et de valorisation touristique peut être mis en place, en retrouvant les caractéristiques originelles des habitations. Les appentis, aux murs de pierres apparentes, qui servaient pour la presse à la sardine jusqu´au milieu du 19e siècle, doivent être répertoriés et valorisés.

    - Être attentif au maintien de la cohérence architecturale du front portuaire Toudouze, construit au milieu du 19e siècle. Cet élément majeur du patrimoine camarétois, central dans le front portuaire global de l´espace portuaire, doit être plus soigné, en respectant l´aspect extérieur des façades d´origine, en recherchant l´intégration visuelle des devantures des boutiques et de la signalisation.

    - Conserver la diversité patrimoniale et paysagère du Sillon en entretenant les modestes bâtiments et cabanes goudronnées liés à la construction navale, et en maintenant le cimetière de bateaux, dont la valeur patrimoniale est unanimement reconnue par les peintres et les photographes (professionnels ou amateurs).

    - Porter une attention particulière aux futurs aménagements de la zone portuaire Téphany construite dans les années 1950. Dans un objectif patrimonial, il est souhaitable que la criée soit réutilisée et non démolie. Afin de situer cet espace dans la continuité historique du port, la reconstruction du bâti de front portuaire sur les friches laissées par la destruction des chantiers et hangars qui existaient auparavant doit être réalisée dans un style architectural portuaire contemporain de qualité.

    - Restaurer avec soin les habitations du bourg d´arrière-côte et des rues anciennes qui descendent vers le port (présence de maisons de pêcheurs ou d´artisans, d´un atelier à tanner les voiles).

    Les fronts portuaires Kléber et du Styvel, situés aux extrémités de l´ensemble du front portuaire de Camaret-sur-Mer, constituent des zones à risques pour la pérennisation de l´identité maritime paysagère du lieu. Composés d´éléments bâtis déjà hétérogènes et de qualité parfois faible mais néanmoins en accord avec la partie centrale du front portuaire (du point de vue des hauteurs, des volumes, des couvertures du toit), ils s´intègrent pour l´instant sans rupture majeure dans le paysage du port. Or ils se transforment rapidement suite à la destruction des bâtiment pour faire place à des immeubles résidentiels, à l´instar de ce qui s´est passé dans les années 1990 pour « l´usine Rouge » du Styvel, et en 2006 pour l´ancienne conserverie Béziers du front portuaire Kléber, ou à la dénaturation de l´aspect extérieur des éléments. Situé en dehors du périmètre protégé par les Monuments Historiques du Sillon, le front portuaire Kléber est particulièrement vulnérable et risque de se banaliser prochainement. Pour arrêter impérativement la logique de réaménagement au coup par coup et sans perspective d´ensemble, qui prévaut actuellement, et pour privilégier la restauration de l´existant au plus près de l´esprit portuaire du Camaret-sur-Mer, il serait opportun d´utiliser rapidement l´article L123-1-7 du code de l´urbanisme sur la « protection paysagère », en requalifiant de façon patrimoniale les bâtiments de ces deux fronts portuaires Kléber et du Styvel.

    En complément des mesures à mettre en oeuvre pour appliquer ces objectifs, l´ensemble de la circulation automobile serait à revoir. La création de zones uniquement piétonnières (au moins pendant la période touristique) - ou à priorité piétonne - serait rendue possible par l´établissement de nouveaux accès routiers en périphérie du bourg (non plus un seul accès débouchant sur le quai Kléber mais plusieurs accès) avec parkings de délestage (situés bien en arrière de l´ensemble du front portuaire). La mise en place de circuits piétonniers d´accès aux quais aboutirait à des cônes de découverte visuelle du Sillon à partir des rues anciennes du port ou des hauteurs surplombant celui-ci.

    L´esprit de ces recommandations est en accord avec les souhaits de la majorité des personnes interrogées sur site en février 2007 (se reporter aux conclusions de l´enquête de perception de Camaret-sur-Mer).

    Pour atteindre ces objectifs, la municipalité dispose déjà de deux outils : le Plan Local d´Urbanisme (actuellement en cours d´établissement), et la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (à mettre en projet).

    Elle peut en outre renforcer et accélérer son action, dans l´urgence, par l´établissement d´un PPM (Plan de Périmètre Modifié) qui, en se substituant au périmètre de 500 mètres de protection automatique des abords des Monuments Historiques, permettrait d´inclure l´ensemble des quais dans la protection.

  • ENQUETE DE PERCEPTION DU PATRIMOINE MARITIME CULTUREL DE CAMARET-SUR-MER :

    I-1 DEROULEMENT DE L´ENQUETE

    I-1 La collecte des données

    L´enquête s´est déroulée entre le 23 novembre et le 29 décembre 2006. Quatre-vingt-neuf personnes ont été interrogées durant cette période, à raison de six à neuf questionnaires par jour (un questionnaire durant de 10-15 minutes à plus d´une heure). De plus, les commentaires et « états d´âme » des personnes interrogées ont été consignés au fil des questionnaires.

    L´enquête a été menée de façon aléatoire dans les commerces et lieux publics de la commune (essentiellement dans l´espace portuaire) et par prise de rendez-vous chez des particuliers grâce à des listes de contacts données par Claude le Fur (de l´Association Nautisme Art et Culture) ainsi que par Agnès Galifot. Ainsi nous avons pu interroger, des personnes de différentes catégories socioprofessionnelles tels que des enseignants, commerçants, employés du secteur public ou privé, artisans, sans emplois, étudiants, retraités, etc.

    I-2 Constitution du groupe interrogé

    Les personne qui ont été enquêtées sont les acteurs de la commune : les habitants de Camaret-sur-Mer et les travailleurs (à l´année ou ponctuels tels que les artisans sur les chantiers). Nous avons choisi de ne pas interroger les promeneurs, afin de connaître l´opinion de ceux qui ont leur mot à dire dans la gestion, l´aménagement et l´entretien de la commune. Nous avons également interrogé quelques résidants secondaires pour avoir une idée de leur opinion sur le sujet. Ainsi, notre échantillon ne se veut pas représentatif mais va donner un ordre d´idée et des avis relativement exhaustifs sur les éléments considérés.

    Composition de la population interrogée :

    Résidants principaux 69 (78 %)

    Travailleurs extérieurs 15 (17 %)

    Résidants secondaires 5 (5 %)

    TOTAL 89

    A noter : le pourcentage des résidants secondaires ne correspond pas à la réalité car ils sont plus difficiles à joindre du fait de la période creuse et difficiles à identifier. Même si leur proportion est forte dans la commune, ils ne sont pas vraiment des acteurs majeurs. Le correctif a été établi avec les travailleurs extérieurs.

    II DEGRE DE RECONNAISSANCE PATRIMONIALE DE LA POPULATION ENQUETEE

    Afin de faire figurer les résultats de cette enquête dans les fiches d´inventaire, deux champs ont été crées : le « degré de reconnaissance patrimoniale de la population enquêtée » (DREC) et un ou des « avis de gestion selon le groupe enquêté »

    Cinq degrés de reconnaissance ont été définis : presque unanimement cité, souvent cité, moyennement cité, peu cité et jamais cité :

    Seuils pour le champ "Degré de reconnaissance patrimoniale par le groupe enquêté"

    75 % ou plus de personnes ayant cité l´élément dans au moins une question : Presque unanimement cité

    50 à 74 % de personnes ayant cité l´élément dans au moins une question : Souvent cité

    25 à 49 % de personnes ayant cité l´élément dans au moins une question : Moyennement cité

    1 à 24 % de personnes ayant cité l´élément dans au moins une question : Peu cité

    0 personne ayant cité l´élément dans au moins une question : Jamais cité

    Ainsi, les résultats obtenus donnent sur les 74 éléments recensés : trois sont presque unanimement cités (le cimetière de bateaux, la chapelle Rocamadour et la Tour Vauban), 3 sont souvent cités, six sont moyennement cités, vingt-neuf sont peu cités et trente-trois jamais cités (voir documents 4 et 5).

    III AVIS DE GESTION SELON LA POPULATION ENQUETEE

    La population est sensible au réemploi de l´existant : il ne faut plus détruire mais réhabiliter les bâtiments hérités, en faisant attention à la cohérence architecturale de l´ensemble. Aussi un encouragement de la rénovation des bâtiments tombant en ruines est-il nécessaire. Cet effort permettra d´appuyer la mise en valeur du patrimoine maritime, que la population enquêtée souhaite voir développer. La création d´un grand musée du patrimoine maritime sur le quai Téphany, l´organisation d´animations (fêtes, expositions) autour de ce thème, la mise en place de visites guidées dans Camaret-sur-Mer, doivent permettre la mise sur pied d´une réelle politique touristique basée sur la mise en valeur du patrimoine maritime. Elle devra s´intégrer dans une politique plus large, destinée à rendre plus attractive la commune. La population propose de déplacer l´Office de Tourisme place Saint-Thomas, de fermer le quai Toudouze à la circulation automobile l´été, de redynamiser l´arrière-bourg.

    Lénaïg L'Aot.

  • 20082908271NUC : - Dans "Neptune des côtes occidentales de France", Service des Vaisseaux du Roi, Dépôt Général de la Marine - Archives du Service historique de la Marine, Brest - R 3440, planche 20.6.

    20062908323NUC : Cadastre de la commune de Camaret-sur-Mer, 1831 - Archives départementales du Finistère - 3P25/1_005.

    20082908272NUC : - Extrait de la carte "Rade de Brest", Paris : Dépôt des cartes et plans de la Marine, levée en 1877, 1880, 7e édition 1934, n° 3799 (G) - Laboratoire Géomer - Non coté.

    20082908273NUC : - Extrait de la carte "Entrée de Brest", Paris : Service hydrologique de la Marine, levée en 1897 et 1899, 1901, 4e édition 1950, n° (M) 5071 - Laboratoire Géomer - Non coté.

    20082908268NUC : - Archives départementales du Finistère - 2 Fl 22/186.

    20082908270NUC : - Archives départementales du Finistère - 2 Fl 22/194.

    20072908557NUCA : Huile sur toile, 1872 - Musée d'Orsay - Non coté.

    20072908559NUCA : Huile sur toile, 1892 - Musée d'Orsay - Non coté.

    20072908592NUCA : Gouache sur papier et crayon de couleur, 1931 - Collection particulière - Non coté.

    20072908581NUC : Encre de Chine sur papier, 1955 - Collection particulière - Non coté.

Références documentaires

Bibliographie
  • LASTENNET, Yann. La mutation de la pêche à Camaret : de la sardine à la langouste (1870-1920) . Mémoire de Maîtrise d'Histoire : Université Rennes 2, 1998.

    p. 125-127
  • Le patrimoine des communes du Finistère (collection Le Patrimoine des Communes de France). Charenton-le-Pont : Flohic Éditions, 1998, t. I.

    p. 312-321
  • Candidature Pays d´Art et d´Histoire, Presqu´île de Crozon. Crozon : Communauté de Communes de la Presqu´île de Crozon, 2001.

    144 p
  • GALIFOT, Agnès. Le port de Camaret. Crozon : Le Presqu´îlien, 2002, n° 99.

    p. 22-23
  • AMGHAR, Julien. Les petits ports et les usages du littoral en Bretagne au XIXe siècle. Thèse d'Histoire : Université de Bretagne Sud, Lorient, 2006, 2 vol.

    p. 200-203 (thèse) et p. 33-38 (annexes Inventaire général vol. I)
Périodiques
  • KERDREUX, Jean-Jacques. Camaret en 1831. Crozon : Avel Gornog, 1995, n° 3.

    p. 4-8