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Le patrimoine ferroviaire sur la commune de Plougonven

Dossier IA29131780 réalisé en 2015

Fiche

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations gare, pont, voie ferrée, maison
Adresse Commune : Plougonven

La loi du 22 juillet 1881 relative à l’établissement d’une ligne de chemin de fer entre Carhaix et Morlaix « déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Carhaix à Morlaix, avec raccordement sur la ligne de Paris à Brest et embranchement sur le port de Morlaix ». Le 17 juillet 1883, une convention est signée entre le Ministère des Travaux Publics et la Compagnie des chemins de fer de l’ouest, concédant à ce dernier la nouvelle ligne. Les travaux ne seront terminé qu’en 1891, date d’ouverture de la ligne de chemin de fer.

Le tracé de la voie prévoit un passage par Plougonven, qu’elle traverse du nord au sud, en passant par les vallées du Jarlot et du Squiriou. Deux gares permettent de desservir les bourgs de Plougonven et Plourin, au hameau de Coatélan, et au sud de la commune, le Cloitre et Lannéanou. Différents infrastructures ont été nécessaires à la mise en place de la ligne. Le pont noir à la limite communale entre Plougonven et Morlaix permet le passage du train, tandis que les ponts de Kermeur et de Kerdannot assurent la desserte des routes au-dessus des voies. Le tracé nécessite également la construction de maisons de garde-barrière aux intersections entre la voie et les chemins (Kermeur, Ty Avelec, l’Ermitage).

Si le traffic voyageur s’est interrompu en 1939, le trafic marchandises perdura jusque dans les années 1960. L’ancienne voie de chemin de fer, dont les rails ont été démantelés, est aujourd’hui transformée en voie verte.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle

Les constructions des deux gares ainsi que des maisons de garde-barrière reprennent des plans et matériaux standardisés. La brique, unique exemple d’utilisation sur la commune en gros-œuvre, est largement employée pour les ouvertures et chainages d’angle. Les toitures sont couvertes en tuiles mécaniques, matériau que l’on retrouve fréquemment en couverture des dépendances agricoles durant la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, d’importation anglaise.

Les deux gares de Plougonven-Plourin à Coatélan et de le Cloïtre-Lannéanou à Kermeur sont construites selon des plans type que l’on retrouve tout au long de la voie jusqu’à Carhaix (gare de Scrignac-Berrien, gare de Locamaria-Berrien, gare de Huelgoat-Locmaria…), et de manière générale, sur bon nombre de voies de chemin de fer dans le Finistère. La gare de Coatélan a conservé deux petits édifices servant anciennement d’abri de voyageur, à structure métallique, et de toilettes.

Décompte des œuvres repéré 8