Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Le patrimoine d'Antrain communauté

Dossier IA35049649 réalisé en 2012

Présentation de la communauté de communes d'Antrain

Cette communauté de communes regroupe les 10 communes suivantes :

- Antrain

- Bazouges-la-Pérouse

- Chauvigné

- La Fontenelle

- Marcillé-Raoul

- Noyal-sous-Bazouges

- Rimou

- Saint-Ouen-la-Rouërie

- Saint-Rémy-du-Plain

- Tremblay

Le territoire de cette communauté de communes est humide, bocager et vallonné ; il culmine en effet à 113 mètres. La forêt de Villecartier couvre près de 1000 hectares.

La superficie et la population de ces communes sont très variables. Ainsi, la commune la plus étendue est celle de Bazouges-la-Pérouse dont le territoire couvre 5820 hectares alors que la plus petite commune est celle d'Antrain, avec une superficie de 931 hectares. En termes de population, en 2008, la commune la plus peuplée était Bazouges-la-Pérouse avec 1907 habitants, alors que la commune la moins peuplée était Rimou qui comptait alors 362 habitants. A la même date, il y avait 1449 habitants dans la commune d'Antrain.

En 1872, la population totale du canton d´Antrain était de 16500 habitants alors qu´elle n´était plus de 9356 habitants en 2008, soit un déclin de plus de 40 %. Ce déclin s´explique par la position géographique enclavée de la communauté de communes d´Antrain et de la mutation des activités comme l´agriculture.

Au début du 20e siècle, les activités artisanales et « industrielles » étaient encore nombreuses et les principales étaient le tissage de la toile, les toiles d´Antrain étaient d´ailleurs réputées, la teinturerie, la filature de laine, la mouture (nombreux moulins et minoteries). Il existait également des tanneries (Antrain, Chauvigné, Tremblay) et des verreries (Saint-Rémy-du-Plain). L´industrie de l´exploitation du granite marquait également le territoire des communes de La Fontenelle, Noyal-sous-Bazouges ou encore Tremblay.

Les matériaux de construction des bâtiments reflètent la nature du sous-sol. Ainsi, le granite est-il très fréquent dans l'architecture locale car, il existe trois zones principales de granite, au nord-ouest (La Fontenelle, Bazouges-la-Pérouse, Noyal-sous-Bazouges), au sud-est (Chauvigné) et à Tremblay.

Dans ce territoire, les autres matériaux utilisés sont le schiste, sous forme de moellon, et la terre, sous forme de torchis (ménage de terre et de paille) maintenu par des quenouilles (baguettes en châtaignier), technique appelée « pan de bois », ou bien sous forme de bauge, technique consistant à élever un mur en terre sans avoir recours à un coffrage, par levées successives de 50 à 80 centimètres de haut. Les constructions ayant recours à la terre comme matériau de gros oeuvre sont principalement des dépendances.

Les matériaux de couverture traditionnels sont de trois types : ardoise, chaume et tuile plate.

L´ardoise est aujourd’hui le matériau de couverture le plus fréquent ; les ardoises peuvent être posées au clou (technique ancienne) ou bien au crochet.

Le chaume recouvrait de nombreuses toitures à l´origine, ce qui explique la forte pente de toiture de nombreux bâtiments. Ainsi, le chaume étant un matériau sensible à l´humidité, il était nécessaire de le protéger des infiltrations en créant une forte pente de toiture pour que les eaux de pluie ruissellent le plus rapidement possible. Le chaume a été remplacé par l´ardoise car ce matériau particulièrement sensible à l´humidité nécessitait un entretien permanent et, de plus, les incendies étaient fréquents. Des dépendances situées aux Noyers à Tremblay étaient encore couvertes de chaume il y a quelques années. Les couvertures en chaume étaient composées de paille de seigle ou de blé, de roseau, de genêt, de fougère ou de bruyère.

Les couvertures en tuile plate sont désormais très rares, nous en avons vu quelques exemples à la Tirelaie à Tremblay ou encore au Fretay à Chauvigné.

L'habitat de ce territoire est dispersé et entre 30 et 60 % de la population vit en dehors des villages, dans des fermes isolées ou bien dans des constructions situées en écart (hameau).

Les noms de lieux nous renseignent sur leurs origines, en effet, les toponymes en "é" ou "ac" témoignent de l'époque gallo-romaine, alors que les toponymes en "ières" remontent aux 11e-12e siècles et que ceux qui se terminent en "ais" attestent plutôt d'installations des 13e-14e siècles. Une des caractéristiques de l'habitat est la permanence de ce dernier sur des sites occupés de longue date.

En règle générale, la maison rurale tient compte du milieu naturel dans lequel elle est implantée (utilisation de matériaux provenant du sous-sol pour la construction du bâtiment, construction orientée nord-sud avec façade principale au sud, implantation à proximité de bois et de rivières). Par ailleurs, l'architecture de cette maison rurale est bien le reflet de la condition sociale de son commanditaire (dimensions, soin apporté à la construction, décor porté en façade).

Le puits et le four sont des éléments très fréquents dans ce territoire. Ainsi, il existe plusieurs types de puits : les puits de plan circulaire ou carré à margelle surmontée d'une charpente ou encore les puits couvert en maçonnerie, dit "en guérite". Les fours prennent également des formes multiples : en appentis au pignon d'une construction, de plan circulaire ou parfois, dans de véritables bâtiments uniquement destinés à cet usage, appelés "boulangeries".

Aires d'études Pays de Fougères

Références documentaires

Bibliographie
  • L'architecture traditionnelle dans le canton d'Antrain. Association pour la Promotion du Patrimoine d'Antrain et de son Canton, 1985.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 38-83